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3 QUESTIONS À... : DECEMBRE 2006





Le cancer du côlon est au deuxième rang des tumeurs malignes en France en termes d’incidence et de mortalité. Votre étude analyse les coûts qu’il génère en Ile-de-France. Quels en sont les principaux enseignements ?

Selon notre étude basée sur les données d’une enquête menée par l’UrcamIF, les dépenses médicales d’un patient nouvellement admis en Affection de longue durée (ALD) pour un cancer du côlon s’élevaient à 28 000 € en 2002. Les 9/10es de ce montant sont imputables au cancer lui-même. Les dépenses d’hospitalisation constituent la composante majeure du coût médical. Cette dépense est très largement prise en charge par l’Assurance maladie, à hauteur de 96 %. Chaque patient supporte donc en moyenne 4 % de sa dépense globale. Ce reste à charge, qui semble marginal relativement à la dépense totale, n’est pas négligeable en valeur absolue, 1 260 € avant un remboursement éventuel par une complémentaire santé.

Les Parisiens dépensent en moyenne 5 000 € de plus pour le traitement de leur cancer que les autres patients habitant d‘Ile-de-France ? Comment s’explique cette différence ?

En effet, la dépense médicale des Parisiens est plus élevée que celles des résidants des départements limitrophes. Ces fortes disparités persistent lorsque l’on contrôle l’effet du stade de gravité de la maladie et celui de l’existence ou non d’autres affections de longue durée. Ainsi, l’écart est de 46 % entre Paris et les Yvelines, les deux départements extrêmes. Ces écarts de coûts correspondent en partie à l’utilisation de l’offre locale de soins hospitaliers. Les Parisiens recourent plus fréquemment à une offre de soins publique et spécialisée en cancérologie. Or, l’hospitalisation dans un établissement public (et a fortiori de l’AP-HP) augmente la dépense médicale par une élévation simultanée de la durée d’hospitalisation et du coût moyen journalier.

Les habitants d’Ile-de-France bénéficient d’une offre médicale importante et très spécialisée. Ont-ils tendance à sortir de leur département de résidence pour se faire soigner dans des structures spécialisées dans le traitement de ce cancer ?

Un quart des séjours hospitaliers est effectué hors du département de résidence. C’est dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis que la mobilité est la plus importante en raison de l’attraction qu’exercent les hôpitaux parisiens sur les patients de ces départements limitrophes. A l’opposé, c’est à Paris et dans les départements les plus excentrés (Val-d’Oise et Seine-et-Marne) que la tendance à l’hospitalisation hors du département de résidence est la plus faible ; ceci traduit clairement une offre hospitalière suffisante et de qualité dans le cas de Paris mais, pour les autres départements, il s’agit plutôt d’un effet d’éloignement limitant la commodité d’un déplacement.


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7 mars 2007