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ETAT DE SANTE

L'état de santé de la population. Rapport 2009-2010 (Ministère de la Santé et des Sports, juillet 2010)

L’état de santé des Français apparaît globalement bon, mais la mortalité prématurée, c’est-à-dire survenant avant l’âge de 65 ans, reste en France l’une des plus élevées de l’Union européenne.

En outre, des disparités sensibles perdurent tant entre hommes et femmes qu’entre territoires ou entre catégories sociales et dans certains groupes de population. Des progrès pourraient être réalisés grâce à la prévention et à des améliorations des prises en charge des problèmes identifiés, et ce à tous les âges de la vie.

Télécharger le rapport et sa synthèse lien externe

Projections de l'incidence et de la mortalité par cancer en France en 2010 (InVS, mai 2010)

Ces données publiées par l’Institut de veille sanitaire (InVS) sont issues d’un partenariat entre l’InVS, le réseau français des registres de cancer, Francim, les Hospices civils de Lyon (HCL, Service de biostatistique) et l'Institut national du cancer (Inca), avec la collaboration du CépiDc-Inserm. Les chiffres accusent une légère hausse par rapport à 2009 : 357 500 personnes auront un diagnostic de cancer courant 2010 (ce chiffre était de 346 900 pour 2009) et le nombre de décès estimé est de 146 500 (147 200 pour 2009).

Présentation et accès aux données chiffrées sur le site de l’InVS lien externe

Survie attendue des patients atteints de cancers en France : état des lieux (Inca, avril 2010)

Si environ 320 000 patients ont chaque année un diagnostic de cancer, plus de 50 % de ces patients seront vivants après cinq ans (plus de 165 000) et au moins 120 000 d’entre eux guériront de leur cancer. Ce rapport met en évidence le fait qu’il n’y a pas un, mais des cancers avec des évolutions différentes. Il propose une typologie des cancers les plus fréquents en trois grandes classes : les cancers de bon pronostic (42 % des cas de cancer) dont la survie à 5 ans est supérieure ou égale à 80 %, les cancers de pronostic intermédiaire (33 % des cas de cancer) dont la survie à 5 ans varie  entre 20 et 80 % selon le type de maladie et surtout son stade d’extension et enfin, les cancers de mauvais pronostic (17 % des cas de cancer) dont la survie à 5 ans est inférieure ou égale à 20 %. Les données françaises utilisées sont cohérentes avec les données internationales.

Télécharger le rapport de l’Institut national du cancer Document pdf lien externe

Les fractures du col du fémur en France entre 1998 et 2007 : quel impact du vieillissement ? (Drees, avril 2010)

« En 2007, la fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF) est à l’origine de 77 300 séjours en médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique (MCO) pour les patients âgés de 55 ans ou plus, dont les trois quarts pour des femmes.
L’augmentation de la population âgée a entraîné entre 1998 et 2007 une hausse du nombre de séjours pour ce motif, en particulier chez les hommes (+12,9 %). Dans le même temps, les taux standardisés d’hospitalisation ont baissé (-17,5 % chez les femmes et -9,9 % chez les hommes), reflétant en partie l’impact des campagnes de prévention des chutes réalisées au cours de ces années… »

Drees, Etudes et résultats n° 723, avril 2010 Document pdf lien externe

Santé et recours aux soins des femmes et des hommes. Premiers résultats de l’enquête Handicap-Santé 2008 (Drees, février 2010)

« En 2008, 67 % des femmes et 73 % des hommes âgés de 18 ans ou plus et vivant en France à leur domicile se considèrent en bonne ou très bonne santé, d’après l’enquête Handicap- Santé 2008 effectuée auprès des ménages. À partir de 75 ans, ils ne sont plus que 25 % à se déclarer en bonne ou très bonne santé et ils sont autant à se juger fortement limités dans leurs activités quotidiennes. Femmes et hommes ont des représentations différentes de la« bonne santé », mais quel que soit le sexe, se déclarer en bonne santé va de pair avec des conditions socioéconomiques ou professionnelles favorables… »

Drees, Etudes et résultats n° 717, février 2010 Document pdf lien externe

Les femmes et la santé (OMS, 2009)

Le présent rapport utilise les données actuellement disponibles pour faire le bilan de la santé des filles et des femmes dans le monde entier et pour attirer l'attention sur les conséquences à attendre et ce qu'il en coûte si les problèmes de santé des femmes ne sont pas pris en charge au bon moment. Il montre que bien que la santé des filles et des femmes se soit beaucoup améliorée au cours des soixante dernières années, les progrès sont très inégalement répartis. Le rapport met en lumière les points communs entre les problèmes de santé auxquels doivent faire face les femmes dans le monde entier mais attire aussi l'attention sur les différences qui découlent de modes de vie très variés (extrait résumé des auteurs).

Télécharger le document complet sur le site de l’Organisation mondiale de la santé Document pdf lien externe

Télécharger le résumé d’orientation Document pdf lien externe

La mortalité maternelle en France : bilan 2001-2006 (InVS, janvier 2010)

Si la France bénéficie d’un nombre croissant de naissances (834 000 en 2008) et d’un indicateur conjoncturel de fécondité supérieur à 2, la situant au sommet des pays européens en matière de natalité et de fécondité, la mortalité maternelle, bien qu’ayant  certes régressé depuis 2001, s’y élève encore à 9,6 pour 100 000 naissances. Le plus alarmant réside dans les 50 % de morts évitables, ou présumées telles, le plus souvent liées à des mesures thérapeutiques inappropriées. La disparité entre l’Ile-de-France, les départements d’outre-mer et l’Hexagone, de même que les différences entre populations française et d’origine étrangère, sont hautement significatives.

Institut de veille sanitaire, BEH  numéro thématique 19 janvier 2010 / n° 2-3 Document pdf lien externe

L'état de santé de la population en France en 2008 - Suivi des objectifs de la loi de santé publique (Drees, décembre 2009)

« L’état de santé de la population en France apparaît globalement bon mesuré à l’aune de l’espérance de vie qui est l’une des plus élevée au monde. En revanche, la mortalité prématurée avant 65 ans demeure plus élevée chez les hommes que dans les autres pays de l’Union européenne (hors nouveaux adhérents d’Europe centrale), et dans une moindre mesure chez les femmes. En outre, des disparités sensibles perdurent tant entre hommes et femmes qu’entre territoires ou catégories sociales. »…

Etudes et résultats n° 711, Drees, décembre 2009 Document pdf lien externe

Enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité (ObEpi-Roche 2009)

Selon les résultats de cette enquête, réalisée tous les trois ans, depuis 1997, la prévalence de la population en surpoids est relativement stable en France, tandis que celle de l’obésité ne cesse de progresser (14,5 % de Français obèses en 2009 contre 8,5 % en 1997 et 31,9 % en surpoids versus 29,8 % en 1997). Sur une période de 12 ans, la progression de l’obésité est plus importante pour les femmes (+ 81,9 %) que pour les hommes ( + 57,9 %), pour les employés (+ 88,5 %) et ouvriers (+ 82 %) que pour les cadres (+ 37,9 %). De manière constante depuis 1997, la prévalence de l’obésité est inversement corrélée au niveau d’instruction et aux revenus du foyer.

ObEpi-Roche 2009, 5è édition de l'enquête nationale sur la prévalence de l'obésité et du surpoids en France lien externe

La situation du cancer en France en 2009 (Inca, octobre 2009)

Ce rapport de l’Institut national du cancer, non exhaustif, est le fruit d’une collaboration avec les grands producteurs de données : Francim, les registres du cancer, l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Inserm, l’ATIH ainsi que les réseaux professionnels et associatifs.

Cet état des lieux, déjà ébauché par l’Inca dès 2007, répond à l’une des mesures du plan cancer 2009-2013 qui prévoit la publication annuelle d’un rapport de synthèse sur les données relatives aux cancers et les principaux indicateurs de la politique de lutte contre les cancers.

Télécharger le rapport sur le site de l’Inca site extérieur

Sur dix jeunes entrés en 6e en 1995, neuf se déclarent en bonne ou très bonne santé en 2007 (Insee, octobre 2009)

« À 23 ans en moyenne en 2007, neuf jeunes sur dix ont une perception positive de leur état de santé. Les garçons se déclarent en meilleure santé que les filles et semblent peu préoccupés de l’impact des conduites à risque sur leur santé. Près d’un jeune sur deux fume, filles et garçons dans les mêmes proportions. Les filles adoptent moins de comportements à risque en matière d’alcool et sont davantage attentives à leur santé. »

Insee Première n° 1261, Insee, octobre 2009 site extérieur

Projections de l'incidence et de la mortalité par cancer en France en 2009 (InVS, octobre 2009)

En 2009, 346 500 nouveaux cas de cancer devraient être recensés en France, 197 500 hommes et 149 000 femmes, soit une hausse de 10 % par rapport à 2005. Le cancer de la prostate arrive en premier chez les hommes (71 000 nouveaux cas) et le cancer du sein chez la femme (52 000). Avec 108 818 nouveaux cas, les 50-64 ans constituent la tranche d'âge la plus touchée.

Présentation sur le site de l’InVS (méthodes, données, rapport...) site extérieur

Voir aussi dans le BEH n° 38, octobre 2009 « Tendances de l’incidence et de la mortalité par cancer en France et projections pour l’année en cours : méthodes d’estimation et rythme de production » site extérieur

La mortalité par suicide en France en 2006 (Drees, septembre 2009)

« En 2006, plus de 10 400 décès par suicide ont été enregistrés en France métropolitaine.

Les suicides sont aux trois quarts masculins. Le taux de suicide a baissé de 20 % en vingt-cinq ans, mais il a diminué trois fois moins vite que l’ensemble des morts violentes.

Pour les 25-34 ans, les suicides constituent la première cause de mortalité pour les hommes et la deuxième pour les femmes, derrière les tumeurs.

Les disparités régionales de mortalité par suicide sont marquées : les régions de l’Ouest et dans une moindre mesure du Nord et du Centre sont nettement au-dessus de la moyenne nationale. Au sein de l’Europe de l’Ouest, la France présente les taux de décès par suicide les plus élevés après la Finlande. »

Études et résultats n° 702, Drees, septembre 2009

Santé dégradée, surexposition aux violences et parcours biographiques difficiles pour un tiers de la population. Résultats de l’enquête Événements de vie et santé (2/2) (Drees, octobre 2009)

« L’enquête Événements de vie et santé (2005-2006) montre que les liens entre des violences subies et un état de santé dégradé s’établissent dans des contextes biographiques personnels difficiles.

Si les deux tiers de la population âgée de 18 à 75 ans apparaissent « protégés » des atteintes violentes et des événements difficiles de la vie, le dernier tiers cumule violences subies (atteintes psychologiques, physiques ou sexuelles), état de santé mentale dégradé et parcours biographique heurté. »

Études et résultats n° 705, Drees, octobre 2009

L’état de santé de la population en France - rapport 2008 (Drees, juin 2009)

« Ce rapport constitue le troisième rapport de suivi des objectifs associés à la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004, après une première édition en 2006.

Outre une synthèse donnant une vision d’ensemble de l’état de santé de la population en France et la présentation commentée d’indicateurs de cadrage transversaux, à partir des données disponibles les plus récentes dans les champs couverts, le rapport comprend l’évaluation des indicateurs associés à 73 objectifs spécifiques. »

Le rapport sur le site de la Drees

La santé des femmes en France (Drees, juin 2009)

Publié par la Drees à la demande du ministre de la Santé, ce rapport a trois objectifs : disposer d’un état des lieux de la santé des femmes en France actualisé tous les cinq ans, nourrir les analyses des experts de la santé publique dans leur approche, et cibler les efforts à faire pour améliorer concrètement la santé des femmes. Destiné aux professionnels, il est accompagné d'un livret synthétique à destination du grand public qui sera prochainement accessible sur internet.

Le communiqué de presse et le rapport sur le site de la Drees

Infarctus du myocarde : une prise en charge satisfaisante des malades pendant et après leur hospitalisation (Communiqué de presse de la Cnamts, 28 avril 2009)

Les maladies cardio-vasculaires représentent la seconde cause de mortalité en France, avec cependant un taux d'infarctus du myocarde parmi les plus bas en Europe et régulièrement en baisse. L'Assurance maladie a conduit une étude inédite sur la trajectoire de soins des personnes victimes d'infarctus qui permet de souligner les bons résultats enregistrés pour la prise en charge de ces patients, à la fois au cours de leur hospitalisation mais aussi en prévention secondaire avec des traitements médicamenteux adaptés.

Si certaines disparités de pratiques entre les régions françaises, susceptibles de générer des variations sur le plan de la santé, peuvent être relevées, un faible niveau de revenus n’impacte aucunement la qualité et le niveau de prise en charge et les patients bénéficiaires de la CMU-C suivent une trajectoire de soins équivalente au reste de la population.

Point d’information de la Cnamts du 28 avril 2009

Cancer : les causes de l’augmentation du nombre de cas en France (Institut de recherche en santé publique, avril 2009)

Le nombre de cancers a doublé entre 1980 et 2008 en France alors que la mortalité par cancer ne cesse de diminuer. Grâce aux 21 registres de cancer, coordonnés par le réseau FRANCIM, 20  à 25 % des nouveaux cas sont enregistrés et des estimations nationales régulières peuvent être fournies. Près de la moitié de l’augmentation du nombre de cas de cancers est due à l’augmentation de la population française et à son vieillissement. Si l’on prend en compte ces évolutions, l’augmentation du nombre de cas est d’abord due aux modifications des pratiques de soins : développement des techniques d’imagerie diagnostique et surtout extension des dépistages. Pour certains cancers, la question de la pertinence de la pratique actuelle de dépistage doit néanmoins être posée.

Questions de santé publique n° 4, Iresp, avril 2009

Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) : Numéro thématique - Surveillance de l’hypertension artérielle en France (Invs, décembre 2008)

Selon l'Étude nationale nutrition santé (ENNS) 2006-2007, la prévalence de l'HTA chez l'adulte est de 31 % en moyenne. Elle croît de manière linéaire avec l'âge, est plus élevée chez les hommes (34,1 %) que chez les femmes (27,8 %) et touche moins les personnes diplômées. 52 % seulement des enquêtés hypertendus se sont révélés informés de leur problème, parmi eux 82 % étaient traités dont la moitié seulement étaient contrôlés (50,9 %).
L’étude Mona Lisa, réalisée dans la Communauté urbaine de Lille et les départements du Bas-Rhin et de la Haute-Garonne entre 2005 et 2007, révèle une prévalence de l'HTA de 47 % pour les hommes et 35 % pour les femmes augmentant avec l'âge et un gradient Nord-Sud avec une prévalence plus forte à Lille et à Strasbourg qu’à Toulouse.
Malgré les campagnes d'information, il semble que nombre de personnes souffrant d'hypertension s'ignorent encore ou ne bénéficient pas d'un traitement adapté.

BEH n° 49-50, 16 décembre 2008

Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) : Numéro thématique - L'infection à VIH-sida en France (Invs, décembre 2008)

Découvrez dans ce numéro thématique du BEH un état des lieux de l'épidémie en France, ses tendances sur les années 2000 à 2007 (réseau RésIST), les nouveaux modes d'expression de la maladie, les résultats de l'étude OncoVIH décrivant la distribution des cancers chez les patients infectés par le VIH en France et la survie à un an après leur diagnostic, ainsi qu’une première évaluation dans un service d'urgence hospitalier d'Ile-de-France de l'usage des tests sérologiques dits « rapides » (TDR) pour le diagnostic de l'infection VIH ainsi que les recommandations de la HAS sur ces tests.

BEH n° 45-46, 1er décembre 2008

Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes (Invs, novembre 2008)

L'épidémie de diabète continue inexorablement de progresser en France, dépassant les prévisions récentes des experts, avec une augmentation moyenne annuelle de 5,7 % du taux de prévalence depuis 2000. Ce taux a atteint 3,95 % en 2007, soit 2,5 millions de personnes traitées pour diabète. « La mise en lumière du taux élevé de prévalence après 60 ans et de l’accroissement de disparités géographiques doit être intégrée dans les politiques de santé publique » conclut la Cnamts dans une étude réalisée à partir des données de remboursement de 56,5 millions de personnes du Régime général.

BEH n° 43, Invs 12 novembre 2008

Épisodes dépressifs : des situations multiples (Drees, octobre 2008)

Selon l’enquête Santé mentale en population générale réalisée entre 1999 et 2003, une personne sur dix souffre d’un épisode dépressif au cours des deux dernières semaines précédant l’interrogation.

Les troubles anxieux sont très souvent associés à la dépression, mais aussi aux comportements d'addiction (alcool, drogue), ainsi qu’aux troubles psychotiques.

L'intensité de l'épisode dépressif augmente quand d'autres troubles coexistent, en particulier pour ceux qui souffrent d'agoraphobie ou de phobie sociale.

Les personnes dépressives qui souffrent conjointement d'autres troubles paniques ont le plus souvent l'impression d'être malade. En revanche quasiment tous considèrent qu'un dépressif « peut guérir ».

La prise en charge et le retentissement psychosocial varient avec la présence d’autres troubles psychiques et d’addictions. Ils diffèrent aussi selon l’intensité de l’épisode dépressif et son éventuelle récurrence. Ainsi, ces personnes ne forment vraisemblablement pas une population homogène requérant un même traitement. (résumé Drees)

Études et résultats n° 661, Drees, octobre 2008

Maladie d’Alzheimer, sa prévalence et les soins délivrés aux malades (Cnamts, Point d’information du 23 octobre 2008)

A ce jour, 400 000 personnes de plus de 60 ans (tous régimes d’assurance maladie confondus) sont déclarées en affection de longue durée (ALD) et /ou traitées pour une maladie d’Alzheimer ou apparentée. Le taux de prévalence de 2,7 % sur l’ensemble de la population âgée de 60 ans et plus augmente rapidement avec l’âge pour atteindre plus de 14 % à 90 ans. L’âge moyen des patients est de 82 ans et 87,7 % d’entre eux ont 75 ans ou plus. Les femmes sont 1,4 fois plus nombreuses que les hommes et représentent près de 72 % des malades.

Près de 60 % des personnes en affection de longue durée pour la maladie d'Alzheimer prennent un traitement médicamenteux spécifique. La comparaison avec 4 autres pays européens montre que ce sont les patients français qui ont le plus fort recours à ces médicaments. Le taux de reconnaissance en ALD pour la maladie d'Alzheimer augmente en moyenne de 11,3 % par an depuis trois ans.

Télécharger le communiqué de presse de la Cnamts du 23 octobre 2008

Prévention de l'obésité : une mission parlementaire présente 83 propositions (Assemblée nationale, septembre 2008)

La mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité, dont la présidente Valérie Boyer souhaite faire une "grande cause nationale mobilisant l'ensemble des Français", a rendu publiques le 30 septembre ses conclusions. En France, un adulte sur deux est en surcharge pondérale et un sur six est obèse. Un enfant sur cinq souffre de surpoids. Le coût de l'obésité et du surpoids atteint 10 milliards d'euros par an pour l'Assurance maladie (7 % de l'ONDAM), a souligné la députée UMP des Bouches-du-Rhône. Un coût qui pourrait doubler d'ici 2020. .Le rapport entériné le 24 septembre par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale "sans aucune opposition" et avec quelques abstentions, selon la députée, présente 83 propositions pour répondre à ce "véritable problème de société". Pierre Méhaignerie, président de la commission, a proposé l'envoi d'une lettre au Premier ministre pour établir le calendrier dans lequel ces mesures pourraient s'inscrire. Les propositions qui viennent en appui de la politique qui a été engagée dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS) concernent aussi bien l'industrie agro-alimentaire, la distribution, les consommateurs, les médias, les professionnels de santé... Voir aussi le rapport IGF/IGAS sur la pertinence et la faisabilité d’une taxation nutritionnelle, publié en juillet 2008.

Rapport d'information de la mission sur la prévention de l'obésité

Le rapport IGF / IGAS "La pertinence et la faisabilité d'une taxation nutritionnelle" (juillet 2008)

La santé mentale en France, surveillance et enjeux (Invs, septembre 2008)

Le BEH dresse un état des lieux de la dépression en France. Entre 5 à 8 % des Français ont déjà souffert d'épisodes dépressifs majeurs. La réduction de la prévalence de la dépression et une meilleure prise en charge figurent parmi les objectifs prioritaires de la loi de santé publique de 2004. Mais le phénomène reste difficile à évaluer, comme le montrent les études présentées. Au sommaire de ce numéro : « Mesure de l’épisode dépressif majeur en population générale : apports et limites des outils » ; « Évaluation de la dépression dans une enquête en population générale » ; « Les facteurs biographiques et contextuels de la dépression : analyses à partir des données de la cohorte SIRS, agglomération parisienne, 2005 » ; « Facteurs associés à la santé mentale des étudiants : facteurs socio-économiques et universitaires, support social et contrôle de soi » ; « Améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé, une démarche participative de la Haute Autorité de santé ».

Le BEH n° 35-36

La chirurgie de la cataracte en France (Cnamts, septembre 2008)

L’Assurance Maladie a réalisé un état des lieux de la chirurgie de la cataracte en France. Cette étude s’inscrivant aussi dans le suivi de la tarification à l’activité (T2A), fait apparaître d’importantes différences de pratique selon les établissements et les départements, tant au niveau de l’activité que de la proportion de patients opérés et du recours à la chirurgie ambulatoire, 60 % de ces inégalités étant expliquées par l'âge de la population et la densité des ophtalmologues.

Cnamts, communiqué de presse du 11 septembre 2008

Asthme : Une maîtrise encore insuffisante de la maladie pour de nombreux patients. L’Assurance Maladie lance un programme d’accompagnement innovant (Cnamts, septembre 2008)

Une nouvelle étude de l’Assurance Maladie montre que plus de 3,3 millions de personnes âgées de 5 à 44 ans sont traitées par des médicaments antiasthmatiques (dont 27 % de manière régulière) et que la prise en charge thérapeutique des patients asthmatiques est pour partie inadaptée : plus d’un tiers des patients régulièrement traités ne suit pas de traitement de fond préventif par corticoïdes inhalés recommandé par les experts sanitaires et parallèlement, on constate un recours très fréquent à des traitements associés (corticoïdes + broncho-dilatateurs de longue durée d’action), pourtant réservés à un nombre restreint de patients et dans des indications précises. L’Assurance Maladie souhaite inciter les patients à mieux évaluer leur maladie et à échanger avec leur médecin traitant pour en améliorer le contrôle et la gestion au quotidien et promouvoir auprès des médecins les bonnes pratiques et le respect des recommandations sanitaires.

Cnamts, communiqué de presse du 11 septembre 2008

Les maladies chroniques psychiatriques et neurologiques des enfants et adolescents en France : prévalence des affections de longue durée en 2004 (Cnamts, septembre 2008)

Globalement, les onze millions d'enfants et adolescents de moins de 15 ans sont en bonne santé en France. Cependant plus de 180 000 (1,7 %) d'entre eux sont reconnus atteints d'une affection de longue durée (ALD) par l'Assurance Maladie (Régime général) en 2004. Les plus fréquentes sont les affections psychiatriques (51 000 soit 0,5 % des enfants et 28 % de l'ensemble des ALD des moins de 15 ans, dont 15 000 diagnostics de retard mental). Les maladies neurologiques graves concernent 30 500 enfants (0,2 % des enfants et 17 % de l'ensemble des ALD de la tranche d'âge)... (résumé Cnamts)

Points de repère n° 18, Cnamts, septembre 2008

La santé des élèves de 11 à 15 ans en France / 2006. Données françaises de l’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children (Inpes, septembre 2008)

Cet ouvrage publié par l’Inpes présente les principaux résultats français de l’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children 2006 (HBSC), à laquelle plus de sept mille élèves, scolarisés dans 701 établissements de métropole, du CM2 à la première année de lycée, ont participé. Il offre une véritable photographie des opinions et comportements de santé des élèves de 11, 13 et 15 ans, permettant de mieux appréhender les facteurs influençant la santé à la primo-adolescence et de les comparer à ceux des enfants de 41 autres pays (Europe, Israël, Russie, Turquie et Amérique du Nord)

Voir le dossier de presse de l’Inpes

Voir aussi le communiqué de presse de l’Oms du 17 juin 2008 annonçant le quatrième rapport international de l’enquête sur le comportement de santé des enfants d’âge scolaire (HBSC)

Surveillance des maladies à caractère professionnel par un réseau de médecins du travail en France (Invs, août 2008)

L’Institut de veille sanitaire, en collaboration avec l’Inspection médicale du travail, s’est appuyé sur un dispositif législatif pour mettre en place un programme de surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP) signalées par un réseau des médecins du travail qui surveillent l’ensemble des salariés en activité. Ce programme était opérationnel dans sept régions en 2007. Les résultats pour les quatre régions ayant participé au programme en 2006 montrent que la prévalence des MCP est de 5,4 %. Les principales pathologies sont les pathologies de l’appareil locomoteur (59 %) et la souffrance psychique (21,5 %). Les prévalences les plus élevées sont observées dans les secteurs industriel et financier (7,1 %). Les MCP sont signalées dans 80 % des cas chez les ouvriers. La prévalence de la souffrance psychique chez les ouvriers (0,6 %) est faible comparée aux autres catégories professionnelles (entre 1,8 et 2,1 %).

Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 32 du 26 août 2008

La santé des enfants scolarisés en CM2 en 2004-2005. Premiers résultats (Drees, avril 2008)

Dans un souci de dépistage précoce de certaines pathologies telles que le surpoids, les déficiences visuelles ou auditives ou les problèmes respiratoires, les ministères de la Santé et de l'Éducation ont élaboré un cycle triennal d'enquêtes menées en milieu scolaire par les médecins et infirmiers de l'Éducation nationale, auprès de trois générations d'élèves, ceux de grande section de maternelle, de CM2 et de troisième.

En 2005, 16 % des enfants de CM2 ont un surpoids modéré et 3,7 % sont obèses. La proportion d'enfants en surcharge pondérale est restée stable entre 2002 et 2005, mais les écarts se sont accrus au détriment des enfants dont le père est « ouvrier » par rapport à ceux dont le père est « cadre ». Cette accentuation des inégalités sociales est aussi illustrée par des disparités croissantes entre les élèves scolarisés en ZEP et les autres, en ce qui concerne l'équipement en lunettes et l'appareillage dentaire. Quant à la santé buccodentaire, elle s'est dégradée dans les DOM avec une proportion d'enfants ayant des dents cariées plus importante en 2005 qu'en 2002, contrairement à la métropole où elle a diminué.

Par ailleurs, un élève de CM2 sur dix déclare avoir eu de l'asthme au cours des douze derniers mois. Pour ce qui est des vaccinations, seuls 74 % des élèves de CM2 ont reçu une seconde dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, alors qu'ils étaient 95 % à avoir reçu une première dose. (résumé Drees)

Études et résultats n° 632, Drees, avril 2008

La santé : un défi pour les étudiants (Inpes, janvier-février 2008)

Le dossier central du n° 393 de la revue « La Santé de l'homme » dresse un bilan de l'état de santé physique et mentale des étudiants. Il fait notamment apparaître une dégradation de leurs conditions de vie, la persistance des inégalités de santé et l'existence de problèmes sanitaires préoccupants.

Dossier de la revue « La Santé de l'homme » n° 393

Activité physique : Contextes et effets sur la santé (Inserm, mars 2008)

Les maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires…), qui explosent et frappent l'homme moderne, sont aussi une conséquence de sa sédentarité. À l'issue de leur rapport, les experts de l'Inserm recommandent d'informer la population et les médecins des bienfaits du sport.

Synthèse et recommandations

Le rôle du milieu social dans l'usage des substances psychoactives des hommes et des femmes (Insee, Femmes et Hommes - Regards sur la parité - Édition 2008)

Explorer les modes de consommation de différentes substances psychoactives permet de montrer que le rapport au produit ne se résume pas à une simple caractéristique sexuelle. Si certains produits sont plus consommés par les hommes (alcool et cannabis) et d'autres par les femmes (médicaments psychotropes), ces tendances peuvent varier suivant l'âge, le niveau d'éducation et le milieu social des personnes. Les modes de consommation apparaissent moins liés au sexe des individus qu'aux rôles sociaux qui modèlent les rapports entre hommes et femmes. Les différences de comportements entre hommes et femmes sont moins marquées dans les milieux favorisés que dans les milieux populaires, suggérant que la prévention, si elle a à gagner à prendre le genre en considération, ne peut faire l'économie d'accorder une place importante aux contextes sociaux de consommation. (résumé Insee)

Consulter l'article sur le site de l'Insee Consulter le rapport au format pdf

Baisse de l’incidence des cancers du sein en 2005 et 2006 en France : un phénomène paradoxal (Bulletin du cancer de janvier 2008)

Pour la première fois, la France a enregistré une baisse de l'incidence des cancers du sein entre 2005 et 2006, selon une étude menée à partir des données de l'Assurance maladie. Entre 2000 et 2004, la croissance annuelle moyenne du taux d’incidence a été de 2,1 %. Puis, ce taux a décliné : - 4,3 % entre 2004 et 2005, - 3,3 % entre 2005 et 2006. La diminution a été plus forte pour les femmes de 50 ans et plus : - 6 % et - 5,3 % respectivement aux mêmes périodes. Entre 2000 et 2006, les THM ont diminué de 62 % et le nombre de dépistages mammographiques organisés a augmenté de 335 %. La baisse de l’incidence en période de déploiement du dépistage (qui devrait logiquement induire une hausse des cas détectés) est jugée paradoxale par les auteurs qui estiment que la diminution massive et simultanée des THM est la seule modification majeure de l’environnement pouvant expliquer cette évolution.

Bulletin du Cancer 2008 ; 95 (1) : 11-5 Bulletin du cancer janvier 2008 pdf

Présentation des dernières données d’incidence et de mortalité par cancer en France et des tendances des 25 dernières années (1980-2005) (InVS, conférence de presse du 21 février 2008)

L’évolution des cancers ces 25 dernières années en France est marquée par des divergences entre l’incidence et la mortalité. Alors que l’incidence a considérablement augmenté, le risque de mortalité par cancer a diminué. En 25 ans (1980-2005), l’incidence du cancer a quasiment doublé chez l’homme (+ 93 %) et fortement augmenté chez la femme (+ 84 %). Ces augmentations sont liées notamment à l’essor démographique et au vieillissement de la population, mais 52 % des cas supplémentaires chez l’homme et 55 % chez la femme sont dus à l’augmentation du risque. Concernant la mortalité, on estime à 146 000 le nombre de personnes décédées d’un cancer en 2005 soit une augmentation de 13 % depuis 1980. Cette augmentation est très inférieure à celle prévue par l’accroissement et le vieillissement de la population (37 %) car le risque de mortalité a sensiblement diminué au cours de ces 25 dernières années (- 24 % globalement ; - 29 % chez l’homme et - 22 % chez la femme).

Consulter le dossier de presse de l’InVS INVS dernières données d'incidence et de mortalité par cancer pdf

Maladies cardiovasculaires : nouvelles statistiques européennes - 2008 (European Heart Network - EHN, mars 2008)

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de mortalité dans l’Union européenne : plus de deux millions de personnes en meurent chaque année. Ces statistiques démontrent qu'il existe d’importantes disparités entre les États membres.

Consulter le communiqué de presse (en anglais) Communiqué de presse pdf

Consulter le rapport (en anglais) Rapport Maladies cardiovasculaires : statistique européennes 2008 pdf

Les interruptions volontaires de grossesse en 2005 (Drees, février 2008)

Selon les estimations réalisées à l’aide des systèmes d’information hospitaliers, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) peut être évalué à 206 300 en 2005. Depuis 2002 le nombre des IVG est relativement stable avec de petites fluctuations d’une année sur l’autre. La part des IVG médicamenteuses continue de croître et représente 44 % des IVG en 2005. Le nombre d’IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans atteint 14,3 en 2005 pour la France métropolitaine, en léger recul cette année-là. Cependant le taux de recours augmente continûment chez les mineures et les femmes de moins de 20 ans ; et malgré le développement de la contraception d’urgence, le nombre d’IVG ne diminue pas. La France se situe avec la Suède, le Royaume-Uni et quatre nouveaux pays membres de l’Union européenne parmi les pays de l’Union qui ont les taux de recours à l’IVG les plus élevés. (résumé Drees)

Études et résultats N° 624 - Drees - février 2008 DREES Etudes et résultats n° 624

L'état de santé de la population en France - Indicateurs associés à la loi relative à la politique de santé publique - Rapport 2007 (Drees, janvier 2008)

Outre une synthèse donnant une vision d’ensemble de l’état de santé de la population en France et la présentation commentée d’indicateurs de cadrage transversaux, à partir des données disponibles les plus récentes dans les champs couverts, le rapport comprend l’évaluation des indicateurs associés à 64 objectifs spécifiques.
Comme en 2006, la synthèse souligne que « l'état de santé des Français apparaît globalement bon, mais la mortalité prématurée, c'est-à-dire survenant avant l'âge de 65 ans, reste, dans notre pays, l'une des plus élevées de l'Union européenne. En outre, des disparités sensibles perdurent tant entre hommes et femmes qu'entre territoires ou entre catégories sociales, et, dans certains groupes de population... »

L'état de santé de la population en France, rapport 2007 : synthèse et indicateurs de santé transversaux

L’état de santé de la population en France, données du rapport 2007 de suivi des objectifs de la loi de santé publique, Etudes et résultats n° 623, février 2008

Comment se portent les franciliens ? 4ème Lettre d’Information du programme « Santé, Inégalités et Ruptures sociales » en Ile-de-France (SIRS)(Inserm, décembre 2007)

La cohorte SIRS-IDF entend étudier la santé, les inégalités et les ruptures sociales en Ile-de-France en tenant compte de la dimension biographique de leurs déterminants. Cela nécessite de mener des enquêtes régulières et successives auprès des mêmes personnes. Après la première enquête à domicile menée à l’automne 2005, un suivi téléphonique a été réalisé au printemps 2007 : 70 % des personnes interrogées en 2005 ont pu l’être de nouveau.
Les changements vécus entre les deux vagues d’enquête par les personnes interrogées, l’origine géographique et les recours aux soins, la santé mentale ainsi que le dépistage des cancers féminins sont au sommaire de cette étude.

Lettre d’information du programme « Santé, inégalités et ruptures sociales », n° 4

La santé des plus pauvres (Insee, octobre 2007)

Cette étude montre sans surprise que les personnes aux revenus les plus faibles se perçoivent en moins bonne santé que le reste de la population. Si elles déclarent moins fréquemment certaines maladies courantes, comme celles des yeux, elles sont en revanche plus nombreuses, adultes comme enfants, à souffrir de certaines pathologies comme les maladies de l'appareil digestif ou les caries dentaires. Ce ne sont pas les personnes pauvres qui creusent le trou de la Sécu car elles vont moins souvent chez le médecin, surtout chez les spécialistes. Elles sont également moins bien couvertes : 22 % d'entre elles n'ont pas de complémentaire santé contre 7 % du reste de la population. Enfin, la prévention et le dépistage sont des pratiques beaucoup moins répandues parmi les personnes les plus pauvres, contribuant à creuser encore l'écart entre elles et le reste de la population.

Insee Première n° 1161, octobre 2007

Evolution de l’hypertension artérielle et ses facteurs de risque associés entre 2000 et 2006 (Cnamts, octobre 2007)

La croissance de la prévalence de l'hypertension artérielle (HTA) traitée au sein de la population adulte est passée de 19,6 % en 2000 à 22,8 % en 2006. Ainsi, 10,5 millions de personnes sont traitées en France pour hypertension artérielle en 2006 (près d’un adulte sur cinq), un chiffre en augmentation de 2 millions en 6 ans, en raison de l'accroissement et du vieillissement démographique, de la progression de l'obésité et du diabète, maladies fréquemment associées à l’hypertension artérielle ou encore de l'amélioration de la prise en charge des malades. Elle constitue ainsi l'une des pathologies les plus fréquentes, la 3ème cause de prise en charge à 100 %, derrière le diabète et les cancers. Les évolutions thérapeutiques combinées à l'augmentation du nombre de patients diagnostiqués et donc traités, ont entraîné une hausse importante des dépenses liées à l'hypertension artérielle et à ses facteurs de risque : de 2,6 milliards d'euros en 2000 à 4,4 milliards d’euros aujourd’hui. Sur la même période, le coût moyen des traitements s'est alourdi de 40 % environ. L'Assurance maladie sensibilise les professionnels de santé à l'importance de privilégier le meilleur rapport coût/efficacité dans le traitement.

Communiqué de presse de la Cnamts, 19 octobre Document pdf

Les indicateurs transversaux de santé publique dans les régions de France (Fnors, octobre 2007)

Ces indicateurs transversaux de santé publique viennent compléter les indicateurs proposés en regard des 100 objectifs figurant en annexe de la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. À ce titre, ils ont pour vocation d'être des instruments de pilotage et d'amélioration de la politique de santé. Ils visent à donner des éléments de compréhension des problèmes de santé publique et notamment des inégalités sociales de santé pour lesquels on dispose de données régionales en abordant les questions de démographie et de contexte socio-économique parallèlement à la mortalité, à la morbidité et aux principaux problèmes de santé. La réalisation de ce document repose sur les données disponibles dans la base SCORE-santé.

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Surveillance épidémiologique des causes de décès en France (InVS, septembre 2007)

La conclusion de cette étude est « une tendance à la diminution des taux de décès qui s’est renforcée depuis 2000 ainsi qu’une évolution de la structure des causes avec en particulier une progression du poids des pathologies cancéreuses. Dans ce contexte général, certaines causes ont une évolution contrastée, notamment les suicides qui ne régressent pas ou le cancer du poumon et la maladie d’Alzheimer qui progressent. »

InVS - BEH n° 35-36

Diabète traité : Evolutions entre 2000 et 2005 (Point d’information mensuel de la Cnamts, 7 juin 2007)

En France, le nombre de diabétiques (pris en charge à 100 % au titre d’une affection de longue durée) a doublé en dix ans, aujourd’hui 8 diabétiques sur 10 sont pris en charge à 100 %. Le diabète est la deuxième affection de longue durée en terme de prévalence, il représente un enjeu de Santé publique considérable. L’étude de la Cnamts, publiée dans la revue « Pratiques et Organisation des Soins », porte sur la consommation de soins des patients diabétiques traités de l’échantillon permanent des assurés sociaux (Epas) sur la période 2000-2005 et met en lumière les éléments suivants :

  • La prévalence du diabète a fortement augmenté entre 2000 et 2005, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,7 %. Les classes d’âge élevées et les hommes sont plus particulièrement concernés par cette hausse.
  • La prise en charge médicamenteuse des facteurs de risque cardiovasculaire a progressé tandis que les traitements médicamenteux du diabète apparaissent plus agressifs.
  • L’augmentation du nombre de patients combinée à ces évolutions thérapeutiques ont multiplié par deux le coût de la prise en charge des traitements en 5 ans.

Communiqué de presse

Revue « Pratiques et Organisation des Soins », 2007 n° 1

La santé des adolescents scolarisés en classe de troisième en 2003-2004. Premiers résultats (Drees, mai 2007)

Avec un adolescent sur six en surpoids (obésité incluse) en classe de 3e et des écarts de prévalence qui vont du simple à plus du double entre les enfants de cadres et d’ouvriers non qualifiés (9,8 % contre 23,4 %), le surpoids apparaît comme le miroir des inégalités sociales, avec un effet loupe si on s’intéresse uniquement à l’obésité. L’état de santé bucco-dentaire et la prise en charge des troubles sensoriels sont également des marqueurs indirects des inégalités sociales. Si globalement près de 5 % des élèves de 3e ont au moins deux dents cariées non soignées, la proportion atteint 10 % dans les collèges situés dans une zone d’éducation prioritaire (ZEP).

Drees, Études et Résultats n° 573, mai 2007

Un numéro thématique du BEH sur la Journée mondiale sans tabac de 2007 (Invs, mai 2007)

Ce numéro spécial publié à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai est consacré aux données relatives à la lutte contre le tabagisme. Au sommaire, l’éditorial du professeur Didier Houssin « Lutte contre le tabac : l’offensive se poursuit », des articles sur le tabac dans les lycées français de 2002 à 2006 et sur l’application de la loi Evin sur le tabac dans les hôpitaux publics français en 2006, les résultats de deux enquêtes, la première sur le mode de consommation de la chicha en 2007 en France, la seconde sur l’évolution du tabagisme sur le lieu de travail avec l’interdiction de fumer au 1er février 2007.

BEH n° 21 du 29 mai 2007

Surveillance et perception des infections nosocomiales en France (InVS,avril 2007)

La surveillance est une composante clé de la prévention des infections nosocomiales (IN) qui s'est développée en France à partir de 1988. Près de 20 ans plus tard, la nécessité de disposer d'outils pour piloter les programmes de prévention n'est plus discutable. La surveillance des IN continue cependant de poser des questions que l'InVS traite dans ce numéro thématique à travers sept articles sur le sujet.

Bulletin épidémiologique hebdomadaire 3 avril 2007 n°12-13

La prise en charge de la douleur chez les personnes âgées vivant à domicile (Drees, avril 2007)

Hormis dans les moments de douleur intense, les personnes âgées sollicitent très peu les soignants et craignent les médications qui les rendraient passives. En effet, bien que signe certain de l'âge, la douleur est avant tout ressentie comme preuve de vie. Être en capacité d'y résister atteste d'une vitalité active. Aussi, les médecins éprouvent des difficultés à interpréter ce silence et à évaluer l'intensité de la douleur. La récurrence dans le discours des patients et des soignants du poncif sur « les douleurs de l'âge » marque des failles dans la considération et le traitement de la douleur. En outre, il y a souvent des divergences d'appréciation du phénomène douloureux entre médecins et infirmiers, ces derniers étant, par leurs pratiques, plus proches des patients. Les personnes âgées ont tendance à banaliser leur douleur ; elles préfèrent avoir recours aux antalgiques de base, évitant parfois certaines médications par crainte d'effets secondaires gênants. Le plus important pour elles et de garder une part d'autonomie et de se maintenir à domicile.

Drees - Études et résultats n° 566, avril 2007

L'enfant et l'adolescent : un enjeu de société, une priorité du système de santé (Ministère de la Santé et des Solidarités, 29 mars 2007)

Mme le Professeur Danielle Sommelet a remis au ministre de la Santé et des Solidarités son rapport sur la santé de l'enfant et de l'adolescent commandité par Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé en avril 2005. Une douzaine de propositions visent à rationaliser la politique de prévention et de protection, évaluer les besoins démographiques réels de l'ensemble des acteurs, assurer le recueil de données épidémiologiques fiables sur l'état de santé et les besoins des enfants et adolescents, mieux coordonner les différents acteurs de santé, mettre en oeuvre une véritable politique de santé de l'enfant et de l'adolescent grâce à la création sous l'égide du ministère de la Santé, d'une commission interministérielle en lien avec les collectivités territoriales.

Le communiqué de presse (lien vers le rapport, les annexes et les 12 propositions)

Le rapport intégral (600 pages)

Surveillance des cancers en France : état des lieux et perspectives en 2007 (InVS, mars 2007)

« Globalement sur la période 1998-2002, les cancers sont annuellement responsables de 87 000 décès chez les hommes et 57 000 chez les femmes » nous rappelle ce numéro thématique du BEH. La France dispose désormais d’une banque vivante de données sur l’épidémiologie des cancers comprenant près de 250 000 enregistrements, dont plus de 200 000 avec des données de survie exploitables, sans cesse enrichie par les nouvelles données collectées dans plus de 20 départements français par les registres de cancer du réseau Francim.

BEH 13 mars 2007 / n° 9-10

Lutte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles en France. 10 ans de surveillance, 1996-2005 (InVS, 22 mars 2007)

Ce rapport fait la synthèse de la surveillance de l’infection à VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles (IST), conduite entre 1996 et 2005, par le Réseau national de santé publique (RNSP) puis par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Le rapport complet et la synthèse

Les troubles neurologiques affectent des millions de personnes dans le monde (OMS, 27/02/07)

Un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèle que les troubles neurologiques, qui vont de l'épilepsie à la maladie d'Alzheimer en passant par les accidents vasculaires cérébraux et les maux de tête, affectent près d'un milliard d'habitants de notre planète. Les troubles neurologiques incluent également les traumatismes cérébraux, les neuroinfections, la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson.

Le communiqué de l'OMS

Le rapport (en anglais)

Rapport d'information déposé par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la santé et la protection sociale des étudiants (Assemblée nationale. Commission des affaires culturelles, familiales et sociales, 2006)

Le rapport dresse un bilan et constate une dégradation de l'état de santé des étudiants ainsi qu'un faible taux de couverture complémentaire. Pour préserver la santé des étudiants, le rapport préconise de simplifier la couverture sociale et de faciliter l'accès à la couverture maladie complémentaire en créant un chèque santé, de doter la politique de santé des étudiants d'outils efficaces en instaurant notamment des "maisons de la santé étudiante" et de mettre en œuvre une politique de prévention pour préserver l'avenir des étudiants.

Rapport sur la santé et la protection des étudiants

Prévalence des céphalées à travers l’enquête décennale Santé 2002-2003 (Drees, décembre 2006) M. Moisy

Près d’une personne sur deux âgée de 15 ans et plus déclare être sujette à des maux de tête, le plus souvent ponctuels et de courte durée. Ces maux s’accompagnent d’une douleur gênante dans 60 % des cas, voire incapacitante pour 16 % des enquêtés. Ces pourcentages expliquent en partie le recours élevé à la prise de médicaments, prescrits ou non, qui concerne plus de neuf céphalalgiques sur dix, dont 28 % de façon systématique. Ces résultats sont issus de l’enquête décennale Santé réalisée par l’Insee en 2002-2003

Drees, Études et résultats n° 542

Facteurs de risque des épisodes dépressifs en population générale (Drees, décembre 2006) I. Leroux, Th Morin

Les femmes présentent, toutes choses égales par ailleurs, entre 1,5 et 2 fois plus de risques de vivre un épisode dépressif que les hommes. Les troubles dépressifs apparaissent également étroitement liés à la situation conjugale et notamment au fait d’avoir vécu ou non une rupture. Les chômeurs déclarent un épisode dépressif entre 1,4 et 2,1 fois plus souvent que les actifs occupés. Ces résultats sont issus de trois enquêtes menées en population générale : l’enquête Santé mentale en population générale (SMPG), réalisée par le centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en partenariat avec la Drees, l’enquête décennale Santé de l’Insee et la Drees et le baromètre Santé de l’Inpes.

Drees, Études et résultats n° 545

La mortalité maternelle en France - Bilan et perspective (InVS, décembre 2006)

Avec de 9 à 13 décès pour 100 000 naissances, soit 70 à 80 décès par an, la France a l'un des taux de mortalité maternelle parmi les plus élevés en Europe. Près de la moitié de ces décès survenus pendant ou peu après l'accouchement seraient évitables. La France est le seul pays européen où les hémorragies constituent la première cause de mortalité maternelle. Après une nette diminution entre 1996 et 2000, un renversement de tendance est observé depuis 2001. L'augmentation de l'âge de la mère et l'important développement des accouchements par césarienne sont des facteurs d’explication.

BEH 12 décembre 2006 / n° 50

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21 septembre 2010

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