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VU SUR D'AUTRES SITES : retour au sommaireINEGALITES DE SANTEInégalités cantonales de santé (Ministère de la Santé et des Sports, juin 2010) « La Fédération nationale des observatoires régionaux de santé (Fnors) a conduit, sous l’égide de la Direction générale de la santé, une étude des inégalités de santé en France basée sur l’établissement d’une typologie cantonale. Ce travail permet de dresser le panorama des cantons français et de les classer à partir de critères combinant les données de mortalité, des données démographiques, socio-économiques, et de répartition de l’offre de soins selon un maillage territorial fin. »
Actes du colloque « Réduire les inégalités sociales de santé » (Ministère de la Santé et des Sports, juin 2010) Les interventions du colloque « Réduire les inégalités sociales de santé » du 11 janvier 2010 sont en ligne sur le site du ministère de la Santé et des Sports.
La santé des exilés. Rapport d’activité et d’observation 2009 (Comede, juin 2010) Le Comité médical pour les exilés (Comède) rappelle que less difficultés d’accès aux soins des exilés restent très majoritairement des difficultés d’accès aux droits, qui reposent le plus souvent sur des dysfonctionnements de la Sécurité sociale affectant en particulier les bénéficiaires potentiels de l’Aide médicale de l'Etat (AME). Sur l’ensemble de l’année, le Comede a accueilli 4 490 exilés de 97 nationalités et délivré 12 097 consultations (49 % médicales, 33 % infirmières, 13 % sociojuridiques et 6 % psychothérapeutiques).
Equity, Social Determinants and Public Health Programmes / Déterminants sociaux de la santé (Organisation mondiale de la santé, mai 2010) « This book is a collection of analyses of the social determinants of health that impact on specific health conditions. Stemming from the recommendations of the Commission on Social Determinants of Health, promising interventions to improve health equity are presented for the areas of: alcohol-related disorders, cardiovascular diseases, child health and nutrition, diabetes, food safety, maternal health, mental health, neglected tropical diseases, oral health, pregnancy outcomes, tobacco and health, tuberculosis, and violence and injuries. »
Les inégalités sociales de santé : quel constat ? Quels leviers d'action ? (Hippocrate, note du 31 mars 2010) Des inégalités sociales de santé, c'est-à-dire des différences d'état de santé entre groupes sociaux, existent aujourd'hui dans l'ensemble des pays européens. C'est notamment le cas en France où un cadre de 35 ans a encore en moyenne 46 ans à vivre, contre seulement 39 ans pour un ouvrier. Dans cette note, l’auteur se propose de faire le point de l’état des connaissances sur les inégalités sociales de santé et les leviers d’action possibles.
Observatoire des inégalités territoriales L'Observatoire des inégalités, en association avec la société Compas-Tis (Centre d'Observation et de mesure des politiques d'action sociale - Traitement des informations sociales), vient de mettre en ligne un « observatoire des inégalités territoriales ». Ce site permet d'accéder à un ensemble d’indicateurs d’inégalités aux niveaux communal, départemental et régional et de situer chaque collectivité vis-à-vis des collectivités semblables. On y trouve notamment les effectifs de professionnels de santé en 2008 pour 100 personnes de 75 ans et plus et les taux d'équipement en hébergement pour personnes âgées en 2007.
La santé des personnes sans chez soi. Plaidoyer et propositions pour un accompagnement des personnes à un rétablissement social et citoyen (Ministère de la Santé, janvier 2010) Ce rapport, commandé « afin d’élaborer des propositions pour améliorer les parcours de soins et de vie des personnes sans-abri, identifie les blocages et les leviers d’action possibles. cinq axes sont privilégiés : le décloisonnement des politiques sanitaires, la coordination des accompagnements somatiques, psychiatriques et sociaux, le développement de nouvelles pratiques professionnelles, l’hébergement et la réinsertion et la promotion de la recherche et l’évaluation. Des propositions innovantes comme le Housing first, littéralement le « logement d’abord », sont préconisées à partir d’exemples étrangers. Le ministre de la Santé a demandé la désignation d’un référent « lutte contre l’exclusion » dans chaque agence régionale de santé afin de veiller à la prise en compte transversale des problématiques santé, pauvreté et accès aux soins. Elle a également décidé de nommer un référent « santé, fragilité sociale et précarité » au sein même du ministère de la Santé. (extraits du communiqué du 8 janvier) Les inégalités sociales de santé (Inpes, novembre 2009) Ce document fait partie des trois ouvrages publiés par l’Inpes, dans sa Collection « Dossiers Varia », pour accompagner la création des ARS. Il est « conçu comme un vade-mecum à l’usage des directeurs généraux des agences régionales de santé, de leurs collaborateurs et de tous les acteurs de terrain qui s’investissent pour réduire les inégalités sociales de santé ».
L’accès aux soins des personnes sans autorisation de séjour dans 11 pays d'Europe (Médecins du Monde, septembre 2009) « Médecins du Monde publie le second rapport de l’Observatoire européen de l’accès aux soins. Cette nouvelle enquête, basée sur 1 218 entretiens dans 11 pays, constitue un témoignage inédit sur les conditions de vie, l’état de santé et l’accès aux soins des personnes parmi les plus pauvres et les plus discriminées: les sans-papiers. Et parmi eux, les plus vulnérables : les femmes enceintes et les enfants. Y aurait-il un délit de survie en Europe ? MDM publie également un premier état des lieux sur les législations comparées de 10 pays européens sur l’accès aux soins des sans-papiers et demandeurs d’asile qui sera complété en 2010. Cette recherche confirme que le droit à la santé n'est pas garanti dans l'UE. Dans aucun pays, les sans papiers ne bénéficient «du plus haut niveau possible de soins physiques et mentaux» comme cela est exigé par les textes internationaux de protection des droits de l'homme. » (extrait du communiqué de presse)
Quatrième rapport d'évaluation de la loi CMU (Fonds CMU, juillet 2009) Le quatrième rapport du Fonds CMU sur l’évaluation de la loi relative à la CMU porte une attention toute particulière au problème des refus de soins aux bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) qui a fait l'objet d'un rapport rendu public le 1er juillet 2009, à la suite d'un testing réalisé par l'Irdes Les auteurs présentent en annexe leurs propositions pour lutter contre ces refus en introduisant par exemple un indicateur de suivi des refus de soins dans la loi de finances de l’Etat ou dans la loi de financement de la Sécurité sociale. Ils soulignent que la CMU-C et l'Aide complémentaire santé (ACS) permettent à 5 millions de personnes défavorisées d’accéder à une complémentaire santé et donc aux soins et qu’ « Avec un coût moyen dans le régime général de 416 euros en 2008 pour une complémentaire santé de bonne facture, il est difficile de considérer la CMU C comme onéreuse ».
Measuring Disparities in Health Status and in Access and Use of Health Care in OECD countries (OCDE, mars 2009) « Ce document de travail évalue la disponibilité et la comparabilité de certains indicateurs de l’inégalité de l’état de santé et de l’accès et de l’utilisation des soins dans les pays de l’OCDE, en se concentrant sur les disparités selon les groupes socio-économiques... Dans tous les cas, les personnes appartenant à des groupes socio-économiques désavantagés ont tendance à avoir des taux de morbidité, d’incapacité et de mortalité plus élevés, à utiliser moins de services préventifs et de soins spécialisés que ce à quoi on pourrait s’attendre sur la base de leurs besoins, et à payer une plus large part de leur revenu pour se procurer certains biens et services de santé. »...
Rapport d’enquête : Constat : l’accès aux soins dentaires pour les bénéficiaires des CMU et AME dans 11 villes de France (Médecins du Monde, avril 2009) La loi portant sur la création de la CMU et la rénovation de l'AME datant du 27 juillet 1999 donne droit aux soins - et notamment aux soins dentaires - avec dispense d’avance de frais aux bénéficiaires de ces couvertures. Cependant, les équipes de Médecins du monde rencontrent dans leurs centres des bénéficiaires de la CMU ou de l’AME qui se sont vu refuser leur droit aux soins dentaires chez des praticiens libéraux. Ce rapport témoigne de ces refus de soins et recense les avis des praticiens sur les causes de ces refus et sur les éventuelles solutions à apporter.
Mesure des inégalités géographiques d’accès aux soins hospitaliers. La densité répartie appliquée à la France 2006 (Argses, avril 2009) Avec la volonté de rationaliser la production hospitalière, le problème de l'accès à l'hôpital apparaît particulièrement central. C’est pourquoi il a semblé utile aux auteurs d'appliquer le modèle de la densité répartie (cf. La densité répartie. Un instrument de mesure des inégalités géographiques d’accès aux soins, Argses, septembre 2008) au cas de la France pour en montrer les implications. Inégalités en santé bucco-dentaire dans la population francilienne adulte, 2002-2003 (InVS, avril 2009) Parmi l’échantillon francilien de personnes de 18 ans ou plus de l’enquête décennale Santé de l’Insee réalisée en 2002-2003 et comptant 5 820 individus, 13,5 % déclarent un problème dentaire et 12,9 % ont consulté un praticien dentaire pendant la période d’enquête. Selon les auteurs, ces résultats soulignent les disparités d’atteintes, de recours, mais aussi des traitements mis en œuvre, dépendant notamment de la couverture complémentaire des individus.
Le rapport 2008 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Délégation Interministérielle à la Ville, janvier 2009) Un chapitre de ce rapport est consacré à la démographie médicale en ZUS. La densité de médecins y est estimée deux fois moindre qu’en France métropolitaine et trois fois moindre que dans les unités urbaines qui les abritent, avec une sous-densité particulièrement prononcée dans le secteur hospitalier. Cependant une offre médicale significative à proximité immédiate de ces quartiers (et notamment dans le secteur hospitalier) permet de relativiser le déficit de couverture médicale dans ces quartiers.
Comment réduire les inégalités sociales de santé ? (Inpes, novembre 2008) La revue de l’Inpes, « La Santé de l'homme » publie un dossier central d’une trentaine de pages sur le thème des inégalités de santé composé d’une quinzaine d’articles d'experts, scientifiques et intervenants de terrain, avec en première partie, un état des connaissances et un aperçu des pratiques et, en seconde partie, une présentation des programmes mis en place pour la réduction des inégalités.
Perdre un parent pendant l’enfance : quels effets sur le parcours scolaire, professionnel, familial et sur la santé à l’âge adulte ? (Drees, octobre 2008) Même si cela est devenu plus rare au fil des générations, être orphelin de père ou de mère avant l’âge de 20 ans concerne, en 2006, 11 % des adultes de 20 à 75 ans, la plupart d’entre eux étant devenus orphelins de père. Perdre un parent pendant l’enfance concerne davantage les enfants d’origine sociale modeste (7 % d’orphelins de père parmi les enfants d’ouvriers contre 3 % parmi les enfants de cadres) et issus d’une fratrie nombreuse. C’est un risque social qui peut modifier la destinée d’un individu. Les données montrent en effet que devenir orphelin avant l’âge de 20 ans peut rendre plus difficile l’accès à un diplôme (le décès du père diminue de 6 points les chances d’obtenir le baccalauréat), ce qui peut conditionner la suite du parcours professionnel. Des études plus courtes incitent également à entrer dans la conjugalité et à fonder une famille plus précocement. Enfin, les personnes ayant perdu un parent pendant l’enfance déclarent un peu plus souvent que les autres un mauvais état de santé physique, ce qui peut
Rapport 2007 de l'Observatoire de l'Accès aux soins de la Mission France de Médecins du Monde (Médecins du monde, octobre 2008) En 2007, la Mission France de Médecins du monde a mené 112 programmes dans 29 villes, dont 90 actions mobiles de proximité et 22 Centres d'accueil, de soins et d'orientation (Caso). Environ 25 000 patients différents ont été reçus dans les Caso, soit 38 034 consultations médicales et dentaires. Le profil socio-économique des patients est toujours aussi marqué par la précarité : isolement (44 % des patients vivent seuls), difficultés concernant le logement (35 % vivent dans un logement précaire, 23 % à la rue), l’emploi (deux tiers déclarent être sans emploi), les ressources (92 % ne disposent d’aucune ressource déclarable), la situation administrative (72 % des étrangers devant justifier d’un titre de séjour sont en situation administrative précaire). Sur la totalité des patients reçus, 78 % pourraient théoriquement bénéficier d'une couverture maladie, mais seuls 20 % de ceux qui pourraient y prétendre ont effectivement des droits ouverts. Les principaux obstacles à l’accès aux soins identifiés sont la méconnaissance du système sanitaire et social, les difficultés d'ordre administratives, la barrière linguistique, les discriminations. Les inégalités de santé : nouveaux savoirs, nouveaux enjeux politiques. Congrès des Observatoires régionaux de la santé, 16-17 octobre 2008 Les inégalités sociales en matière de santé et de mortalité s'accroissent en France. Face à ce constat, des experts nationaux et internationaux se sont réunis les 16 et 17 octobre à Marseille lors du congrès national des Observatoires régionaux de la santé (ORS) pour tenter de contribuer à la réflexion sur les dispositifs d’observation des inégalités de santé et sur les politiques et les interventions visant à les réduire en s’appuyant sur les travaux de recherche et des expériences récentes de prévention.
Une Commission de l’OMS constate que les inégalités « tuent à grande échelle » (Organisation mondiale de la Santé, août 2008) La Commission des déterminants sociaux de la santé de l’Organisation mondiale de la Santé présente ses conclusions à l’issue d’une enquête de trois ans sur les déterminants sociaux de la santé et formule trois recommandations fondamentales face aux effets dévastateurs des inégalités en matière d’espérance de vie : - Améliorer les conditions de vie quotidienne, c'est-à-dire les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent. - Lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources, c'est-à-dire les facteurs structurels dont dépendent les conditions de vie quotidienne aux niveaux mondial, national et local. - Mesurer et comprendre le problème des inégalités et évaluer l’efficacité de l’action mené.
Inégalités sociales de mortalité par cancer en France : état des lieux et évolution temporelle (Invs, septembre 2008) « De fortes inégalités sociales de mortalité par cancer sont observées chez les hommes, en particulier pour les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS). Les inégalités sociales sont moins importantes chez les femmes, mais elles sont observées pour l’utérus, l’estomac et le poumon. Les inégalités sociales de mortalité par cancer chez les hommes se sont accrues entre 1968 et 1981, et se sont stabilisées depuis les années 1980. L’augmentation est particulièrement importante pour les cancers des VADS. Chez les femmes, la sous-mortalité par cancer du sein observée au début des années 70 chez les moins diplômées s’est progressivement atténuée pour disparaître à la fin des années 90. Ces résultats soulignent l’ampleur et l’actualité du problème des inégalités sociales de mortalité par cancer en France. »
Le système des inégalités (Observatoire des inégalités, avril 2008) Que sont les inégalités sociales ? Quelles sont les interactions entre elles ? Une analyse de Alain Bihr et de Roland Pfefferkorn. Rapport 2006 de l'Observatoire de l'accès aux soins de Médecins du monde (Médecins du monde, octobre 2007) Ce septième rapport annuel montre un recul de 16 % en 2006 du nombre de patients reçus en consultations médicales dans les Centres d'Accueil, de Soins et d'Orientation (Caso). Le cumul de la méconnaissance des dispositifs, de la barrière financière et linguistique, des obstacles administratifs et parfois des refus de soins, aboutit à ce que 86 % des personnes qui se présentent à Médecins du Monde n'ont pas de couverture maladie. Les patients reçus dans les Caso sont majoritairement des hommes (55 %), jeunes (âge moyen de 34,2 ans) et étrangers (à 90 %). Les nationalités les plus représentées étaient en 2006 : les Roumains (22 % des consultations et essentiellement des Rroms), les Algériens, les Français (10 %), les Marocains et les Camerounais. 56 % des patients étrangers sont en France depuis moins d'un an, le quart depuis moins de trois mois (ne pouvant bénéficier d'aucun dispositif). La quasi-totalité des patients vit sous le seuil de pauvreté et près de 70 % n'ont pas de travail, 20 % ont un travail non déclaré. L'association continue également de plaider pour une simplification du système avec « une seule couverture maladie universelle pour toutes les personnes en dessous du seuil de pauvreté au lieu du double système AME et CMU qui ne crée que confusion, méfiance et coûts supplémentaires de gestion ». Economic implications of socio-economic inequalities in health in the European Union. Conséquences économiques des inégalités socio-économiques relatives à la santé dans l'Union européenne (Commission européenne) Prof. Dr. Johan (J.P.) Mackenbach, Dr. Willem Jan (W.J.) Meerding, Dr Anton (A.E.) Kunst ERASMUS July 2007 Guide Comede 2008 (COMEDE, Comité médical pour les exilés, septembre 2007) La violence, la torture, l’exil et l’émigration provoquent chez l’être humain des traumatismes importants, dont le traitement suppose relation, reconnaissance et réparation. Conçu par l’équipe du Comede à partir de l’expérience quotidienne des professionnels, et initialement à son usage interne, ce Guide de prise en charge médico-psycho-sociale tente de proposer des réponses aux problèmes de santé les plus fréquents des personnes concernées.
Inégalités sociales de santé en Ile-de-France (CESR, septembre 2007) Le Conseil économique et sociale de la région Ile-de-France (CESR) réaffirme qu’il existe bien un lien statistique clair entre les indicateurs de mortalité ou de morbidité (rapport entre le nombre de malade et celui de sa population) et la situation sociale des personnes. Pour le CESR, plusieurs axes devraient émerger pour rendre plus efficace et plus lisible la politique nouvelle voulue par la loi de Santé Publique : Trouver un lieu de gouvernance où services déconcentrés de l’État et services régionaux tendraient à harmoniser et coordonner leurs actions, à renforcer la connaissance des situations et à réduire la dispersion des acteurs ; Informer les populations et les responsables ; Eduquer et former ; Soutenir et promouvoir les actions préventives et correctives ; Intégrer la lutte contre les inégalités sociales de santé. La fragilité sociale : un déterminant majeur des inégalités de santé (Cnamts, revue Pratiques et Organisation des Soins n° 2, 2007) Les caractéristiques socio-économiques (catégorie socio-professionnelle, niveau d'étude, revenus) sont des déterminants traditionnels des inégalités sociales de santé. L'objectif de cette étude est de montrer que la fragilité sociale, mesurée par un score individuel, est également un déterminant majeur des inégalités de santé. L'analyse multivariée montre que le score de fragilité sociale explique 50 % à 61 % des relations entre la PCS, le niveau d'études et la perception négative de la santé. A l'inverse, niveau d'études et PCS n'expliquent que 9 % à 18 % des relations entre fragilité sociale et santé perçue. Testing sur les refus de soins des médecins généralistes pour les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle ou de l’Aide Médicale d'Etat dans 10 villes de France (Médecins du monde, février 2007) Résultats d’une enquête menée par la Coordination Mission France de Médecins du monde de novembre 2005 à mai 2006. Ils soulignent que 90 % des médecins généralistes acceptent sans problème les patients couverts par la CMU (même s’ils ne sont que 79 % dans le secteur 2). 63 % des médecins généralistes acceptent aussi les porteurs de l’Aide Médicale d'Etat, mais ils ne sont plus que 41 % dans le secteur 2…
L'obésité en France : les écarts entre catégories sociales s'accroissent (Insee, février 2007) En 2003, l'Insee comptabilise 3,6 millions d'obèses adultes. 10,2 % des femmes le sont, deux fois plus qu'en 2001. Quant aux hommes, ils sont plus d'un tiers à souffrir de surpoids et 9,8 % à être obèses. Cette évolution s'observe à tous les âges, mais les écarts entre catégories sociales s'accroissent encore plus. Les agriculteurs ou les ouvriers sont beaucoup plus touchés que les cadres et les professions intellectuelles supérieures. Les différences géographiques se sont renforcées entre le Nord et l'Est, où la prévalence de l'obésité est la plus forte, et l'Île-de-France et la zone méditerranéenne, où elle est la plus faible.
Mortalité aux grands âges : encore des écarts selon le diplôme et la catégorie sociale (Insee, février 2007) À 86 ans, dans les conditions de mortalité des années 2000-2002, les femmes ayant un diplôme supérieur ou égal au baccalauréat vivraient encore 7,1 ans en moyenne, contre 6,1 ans pour les femmes sans diplôme. Pour les hommes, la durée de vie restante est moindre que pour les femmes. Mais comme pour les femmes, elle est plus longue pour les plus diplômés : 5,2 ans à 86 ans pour les hommes les plus diplômés contre 4,5 ans pour ceux qui n’ont pas de diplôme. Pour les deux sexes, les plus diplômés peuvent donc espérer à cet âge vivre encore 20 % plus longtemps que les non-diplômés. Les différences selon le diplôme et la catégorie sociale s’estompent avec l’avancée en âge. Elles ont disparu parmi les femmes et hommes de 94 ans ou plus.
Numéro thématique - Les inégalités sociales de santé en France en 2006 : éléments de l’état des lieux (InVS, janvier 2007) D’après Martin Hirsch, conseiller d’État, président d’Emmaüs France et directeur général de l’Agence nouvelle des solidarités actives, ce numéro thématique vient étayer l’un des plus troublants paradoxes de notre système de santé : l’espérance de vie augmente régulièrement, mais les inégalités de santé ne se réduisent pas. Certaines ont même tendance à s’aggraver. Ces inégalités sociales face à la santé sont particulièrement marquées pour les populations les plus vulnérables et ne touchent pas seulement les extrêmes, mais sont aussi marquées entre les ouvriers et les cadres. Les contributions rassemblées dans ce numéro donnent quelques pistes pour la réduction de ces inégalités : mobiliser les politiques sociales, repenser les politiques de prévention pour qu'elles soient efficaces vis-à-vis des populations les plus défavorisées, développer des modes de tarification, de rémunération des professionnels qui garantissent que le système de santé répond bien aux besoins des plus défavorisés. Disparités sociales et surveillance de grossesse S. Scheidegger et A. Vilain (Drees, janvier 2007) Cette étude complète les premiers résultats de l’Enquête nationale périnatale 2003, en analysant plus finement la surveillance prénatale des mères selon leur catégorie socioprofessionnelle, leur situation au regard de l’emploi, leur nationalité, leur âge, etc. Elle permet ainsi de caractériser les femmes dont la grossesse a été moins bien suivie... Des inégalités sociales dans le dépistage prénatal et la naissance d’enfants atteints de trisomie 21 Des chercheurs de l’unité Inserm 149 « Recherches épidémiologiques en santé périnatale et santé des femmes » viennent de montrer que les femmes appartenant aux groupes socio-économiques les plus bas sont moins susceptibles d’accéder au diagnostic prénatal de la trisomie 21 que les autres. L’étude, menée sur 1 433 cas de trisomie 21 issus du Registre parisien des malformations congénitales et publiée dans l’American Journal of Public Health, révèle que 70 % des foetus porteurs de cette anomalie sont dépistés avant la naissance, dont 84 % des femmes cadres, 57 % des femmes sans emploi ou 55 % de celles originaires d'Afrique du Nord.
Site Pauvreté du CERC Le site Pauvreté du Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohesion sociale a été restructuré, enrichi de nouvelles rubriques, d’un portail statistique et de nouvelles références. Il compte maintenant près de 1 500 documents en ligne.
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