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RECOURS AUX SOINS

Les bénéficiaires de l’AME en contact avec le système de soins (Drees, juillet 2008)

L’enquête effectuée au premier trimestre 2007 en Île-de-France fournit des éléments de connaissance sur les conditions d’existence, l’état de santé et le recours aux soins des bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME) en contact avec le système de soins. Il s’agit d’une population composée à 70 % de jeunes adultes âgés de 20 à 39 ans, ayant un niveau scolaire élevé et dont la majorité réside en France depuis moins de cinq ans. Soumis à des conditions d’existence précaires, les bénéficiaires de l’AME sont nombreux à percevoir leur état de santé comme dégradé. Leur renoncement à des soins de base pour des raisons financières et le refus des professionnels de santé témoignent des obstacles qu’ils ont dû affronter avant d’accéder aux soins. Ces difficultés surmontées, les bénéficiaires de l’AME entrés dans le dispositif semblent bénéficier d’une continuité de suivi. Toutefois, 15 % des patients vus en consultation et la moitié des patients hospitalisés avaient, selon les médecins, un besoin de soins urgents. (résumé Drees)

Etudes et résultats n° 645, Drees, juillet 2008

Recours urgents et non programmés à la médecine générale de ville : satisfaction des patients et suites éventuelles (Drees, février 2008)

En prenant en charge une part considérable des recours urgents ou non programmés, les généralistes de ville répondent à une demande spécifique de soins.

L'enquête menée par la Drees en 2004 permet de dessiner un panorama complet de ces recours. En effet, interrogeant à la fois le médecin et son patient, elle permet de dégager non seulement les raisons subjectives et objectives de consulter, le contenu de la séance, mais également les suites du recours : ce que le patient a fait après la consultation, ce qu'il en a pensé.

À la suite d'une consultation en urgence ou de façon non programmée chez un généraliste, 94 % des patients obtiennent une prescription de médicaments ou d'examens généralement respectée. Selon le caractère aigu ou chronique du trouble qui motive la consultation, le généraliste peut conseiller au patient d'aller voir d'autres professionnels de santé. Ces orientations, peu fréquentes, sont moins régulièrement suivies. Globalement, les patients ayant eu recours à une consultation en urgence sont très satisfaits de la manière dont cette séance s'est déroulée, même si l'attente a semblé trop longue à 15 % d'entre eux (résumé Drees).

Études et résultats n° 625, Drees, février 2008

Les allocataires des minima sociaux : CMU, état de santé et recours aux soins (Drees, octobre 2007)

Une enquête a été effectuée par la Drees au deuxième trimestre 2006 auprès de personnes allocataires de minima sociaux (RMI, API et ASS) au 31 décembre 2004. À la date de l'enquête, les allocataires toujours présents dans le dispositif bénéficient plus fréquemment de la CMU Complémentaire (CMUC) que ceux qui en sont sortis. La majorité des personnes n'ayant pas recours à la CMUC sont déjà couvertes par un organisme complémentaire ou bien ont des revenus trop élevés. L'état de santé de ces allocataires est moins bon que celui de la population générale. De plus, les bénéficiaires des minima sociaux ont plus de problèmes de santé affectant leur travail que les personnes sorties de ces dispositifs. Près d'un tiers des allocataires de l'Allocation de parent isolé (API) et du Revenu minimum d’insertion (RMI) et 45 % des allocataires de l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) disent avoir renoncé à au moins un soin pour des raisons financières dans les douze derniers mois, principalement dentaire et d’optique.

Études et résultats n° 603, Drees, octobre 2007 Document pdf

Classification des dépressifs selon leur type de recours aux soins (Drees, juin 2007)

Selon l’enquête Santé mentale en population générale réalisée entre 1999 et 2003, 7,6 % de la population souffrent d’un épisode dépressif gênant dans la vie de tous les jours. Les comportements de recours aux soins des personnes dépressives sont contrastés (...) et dessinent huit groupes de malades. Un premier groupe rassemble les dépressifs ne se soignant pas (28 %). Les groupes 2 et 3 (35 %) se caractérisent par la consultation d’un professionnel de la santé (principalement le médecin généraliste) et la consommation de médicaments. Les groupes 4 et 5 (18 %) recourent aux médecines douces. Le groupe 6 (5 %) recourt à des traitements « traditionnels » : guérisseur, marabout ou autres. Enfin, les deux derniers groupes (15 %) ont séjourné dans un hôpital psychiatrique, une clinique ou un hôpital général.

Drees, Etudes et résultats n° 577

Genèse des recours urgents ou non programmés à la médecine générale (Drees, novembre 2007)

Une grande partie de la demande de soins « en urgence » est prise en charge par la médecine générale de ville : en 2004, on estimait à 35 millions le nombre de recours urgents ou non programmés à la médecine générale de ville pendant que les services d'urgences des hôpitaux enregistraient 14 millions de passages. Si la douleur est très fréquemment invoquée par les patients pour justifier ces recours urgents, seulement un tiers d'entre eux déclarent avoir craint que leur trouble soit grave. Une majorité des usagers ont tenté de se soigner seuls ou ont déjà consulté un médecin pour ce même problème et 42 % n'ont décidé de recourir en urgence ou de façon non programmée à un généraliste que deux jours (ou plus) après les premiers symptômes. En les déclinant en sept groupes types, une typologie de ces recours conduit à cerner les comportements à l'œuvre et à mieux en appréhender la genèse.

Études et résultats n° 607, Drees, novembre 2007

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9 septembre 2008

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