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Document de travail

DOCUMENTS DE TRAVAIL 2012

N'ayant pas suivi les procédures de relecture et de validation en vigueur dans l'institution, ces documents de travail ne reflètent que l'opinion de leurs auteurs et ne sauraient engager l'Irdes.
Ils sont finalisés pour soumission et publication dans des revues à comité de lecture.
Ils s’adressent principalement à la communauté scientifique et académique.





DT n° 47

Résumé Français Payer peut nuire à votre santé : une étude de l’impact du renoncement financier aux soins sur l’état de santé
Dourgnon P., Jusot F., Fantin R.
Document de travail n° 47. 2012/04

Cet article propose d’analyser des déterminants du renoncement aux soins pour raisons financières, puis d’étudier ses conséquences sur l’évolution de l’état de santé quatre ans plus tard à partir des données de l’Enquête santé protection sociale (ESPS). L’analyse des déterminants du renoncement montre le rôle important joué par l’accès à une couverture complémentaire, au côté de celui de la situation sociale présente, passée et anticipée. L’analyse montre ensuite que les difficultés d’accès aux soins contribuent aux inégalités de santé.


Résumé Anglais Paying for health services can be dangerous for your health. A Study of Self-Assessed Unmet Needs (SUN) for financial reasons
In this paper, we analyse self-assessed unmet needs (SUN) for financial reasons and then study their consequences on health status four years later using ESPS data, a French general population survey on health, health care and insurance. Financial hurdles in accessing care as assessed by SUN are principally explained by lack of complementary health insurance coverage and life course episodes, in particular past and present socio-economic conditions and perspectives. The analysis also shows that difficulties in accessing care contribute to health inequalities.

DT n° 46

Résumé Français Cross-Country Performance in Social Integration of Older Migrants. A European Perspective
Berchet C. (LEDa-LEGOS-Université Paris-Dauphine, Irdes), Sirven N. (Irdes)
Document de travail n° 46. 2012/03

This paper provides new empirical evidence on the relationship between migration and social integration. It explores the hypothesis that migrants essentially differ from non-migrants with regard to the length of residence in the country – which is a proxy of migrants’ social distance to natives. The determinants of social participation and interpersonal trust are examined at both the individual and institutional level. Using SHARE data and macroeconomic series, we first analyse the influence of immigrant length of stay in the host country on social integration indicators. We then examine the role institutional characteristics play on cross-country differences in speed of social integration (i.e. immigrants’ propensity to social participation according to their length of stay in the host country). As expected, the immigrant population presents a lower likelihood than the native population to get involved in social activities and to trust other people. Nevertheless, the more immigrants have spent time in the host country, the more they take part in social activities. The analysis also reveals significant cross-country differences in immigrants’ speed of social integration. Macroeconomic series like the GINI coefficient of income inequality and the Corruption perceived index could explain these differences. From a public policy perspective, our results suggest that immigrants’ social integration is more rapidly achieved in “fair” countries – i.e. those with a more favourable social environment – where the levels of income inequality and perceived corruption are lower.


Résumé Anglais Une perspective européenne des performances d’intégration sociale des migrants âgés
L’objet de cette étude est d’analyser les relations entre la migration et l’intégration sociale. Notre analyse se propose d’étudier l’hypothèse selon laquelle l’intégration sociale des immigrés diffère essentiellement de celle des natifs en raison de la durée de résidence dans le pays d’accueil, facteur qui constitue dans notre analyse un indicateur de la distance sociale des migrants aux natifs. Les déterminants de la participation sociale et de la confiance interpersonnelle sont analysés au niveau individuel et institutionnel. À partir des données de l’enquête SHARE, complétées par des séries macroéconomiques, nous analysons dans un premier temps l’influence de la durée de résidence dans le pays d’accueil des immigrés sur les deux indicateurs d’intégration sociale. Nous étudions ensuite le rôle joué par les caractéristiques institutionnelles sur les différences de vitesse d’intégration entre les pays européens (i.e. la probabilité d’un immigré d’être intégré selon sa durée de résidence dans le pays d’accueil). Les résultats indiquent que la population immigrée présente une plus faible probabilité que la population native de participer à des activités collectives et d’avoir confiance en autrui. Cependant, l’intégration sociale des immigrées s’accroit avec la durée de résidence dans le pays d’accueil mais l’analyse révèle, par ailleurs, des différences de vitesse d’intégration entre les pays européens. Ces différences sont expliquées par les séries macroéconomiques telles que le coefficient de GINI et l’indice de corruption. D’un point de vue des politiques publiques, nos résultats suggèrent que l’intégration sociale des immigrés est plus rapide dans les sociétés caractérisées par un environnement social favorable, où les niveaux d’inégalité de revenu et de corruption sont faibles.

DT n° 45

Résumé Français Employed and Happy despite Weak Health?
Labour Market Participation and Job Quality of Older Workers with Disabilities

Pollak C. (Irdes)
Document de travail n° 45. 2012/03

European countries with high senior employment rates have the highest levels of job satisfaction despite an older and more physically limited workforce. In this paper, we argue that this paradox can be explained by heterogeneous levels of job quality: better working conditions may enable older workers with disabilities to remain satisfied and employed. Using panel data from the Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe, we find that health status, job satisfaction, but also working conditions, are major individual determinants of early labour market exits. We also show that high intrinsic and extrinsic rewards can mitigate the selective effects of disability. Finally, the comparative analysis reveals that older workers with disabilities are more likely to be employed in countries where they receive higher rewards. The findings therefore indicate that improved job quality is a major factor of successful active ageing strategies. Keywords: Job satisfaction, Working conditions, Occupational health, Ageing labour supply.


Résumé Anglais En emploi et heureux malgré une santé fragile ?
Participation au marché du travail et qualité du travail des travailleurs âgés souffrant d’incapacités

Les pays européens ayant des taux d’emploi des seniors élevés ont les meilleures performances en termes de satisfaction au travail, malgré un niveau plus élevé d’incapacités chez les travailleurs âgés. Dans cet article, nous montrons que ce paradoxe peut s’expliquer par les niveaux hétérogènes de qualité de l’emploi : de meilleures conditions de travail peuvent permettre aux travailleurs âgés ayant des incapacités d’être satisfaits et de se maintenir en emploi. En utilisant des données de panel de l’enquête SHARE (Enquête sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe), nous établissons que l’état de santé, la satisfaction au travail, mais aussi les conditions de travail sont des déterminants individuels majeurs de sortie précoce du marché du travail. Nous montrons également que de bonnes conditions de travail peuvent atténuer l’effet sélectif de l’invalidité sur le marché du travail. Enfin, l’analyse comparative révèle que les travailleurs âgés ayant des incapacités sont plus susceptibles d’avoir un emploi dans les pays où ils bénéficient de récompenses intrinsèques et extrinsèques plus élevées. Les résultats indiquent que l’amélioration de la qualité du travail est un facteur majeur de réussite des stratégies de soutien au vieillissement actif.

DT n° 44

Résumé Français Estimation du surcoût des événements indésirables associés aux soins à l’hôpital en France
Nestrigue C., Or Z. (Irdes)
Document de travail n° 44. 2012/02

Les événements indésirables associés aux soins (EIS) représentent non seulement un problème de sécurité et de qualité des soins pour les patients, mais également un problème économique puisque leurs conséquences financières peuvent être importantes. Cependant, jusqu’ici en France, il n’y avait aucune étude de coût à l’échelle nationale regardant l’impact économique des événements indésirables associés aux soins. Notre étude exploite les données hospitalières collectées en routine afin d’établir l’importance et les conséquences économiques de neuf EIS à l’hôpital. Nous avons suivi la méthodologie développée aux Etats-Unis pour construire des indicateurs de sécurité des patients (PSI) et dénombrer les EIS à l’hôpital. Les surcoûts et allongements de durées de séjour liés aux EIS sont mesurés selon deux méthodes : la méthode de stratification et l’analyse de régression.

Les résultats montrent qu’environ 0,5 % des séjours hospitaliers sont associés à l’un ou l’autre des neuf événements indésirables évalués dans notre étude. Il existe toutefois de fortes disparités de surcoûts, ceux-ci pouvant varier de près de 500 € pour les traumatismes obstétricaux à plus de 15 000 € pour les septicémies. Ces surcoûts sont étroitement corrélés avec la durée des séjours et l’intensité des soins. Quatre événements indésirables (désordres physiologiques et métaboliques postopératoires, septicémies, escarres et embolies pulmonaires) concentrent 90 % du coût total de prise en charge des événements indésirables en 2007. Notre étude contribue à repérer les domaines où intervenir en priorité et cibler les ressources visant à l’amélioration de la sécurité des patients.


Résumé Anglais Cost of Hospital Adverse Events in France
Adverse events in hospitals represent not only a problem of safety and quality of care for patients, but also an economic problem, as their financial consequences can be sizable. However, so far in France there was no cost study, at the national scale, looking at the economic impact of adverse events in hospitals. Our study uses routinely collected hospital data in order to estimate the magnitude and economic consequences of nine hospital adverse events in France. We followed the methodology developed in the United States by Agency for Healthcare Research and Quality to identify adverse events using patient safety indicators (PSI). In order to calculate the impact of adverse events on length of stay and cost of hospital inpatient care, we used two methods: multivariable case matching and regression analysis.

The results show that about 0,5% of the hospital stays are associated to one of these nine adverse events. There are however strong disparities of excess costs due to those events, varying from around 500 € for obstetric traumas to more than 15 000 € for postoperative sepsis. The excess costs are correlated both with the length of stay and the intensity of care. Four adverse events (post-operative physiological and metabolic disorders, postoperative sepsis and pulmonary embolisms and decubitus ulcer) concentrate 90% of the total cost of adverse events in 2007. Our study contributes to develop economic arguments to identify priority domains and target resources aiming to improve patient safety.

DT n° 43

Résumé Français Déterminants de l’écart de prix entre médicaments similaires et le premier entrant d’une classe thérapeutique
Sorasith C. (Irdes), Pichetti S. (Irdes), Cartier T. (Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Irdes), Célant N. (Irdes), Bergua L. (CHU de Rouen), Sermet C. (Irdes)
Document de travail n° 43. 2012/02

La prolifération sur le marché de médicaments similaires suscite de nombreux débats autour de leur substituabilité, de leur prix, voire de l’opportunité de leur développement. Cette recherche vise à estimer, au sein de 31 groupes de médicaments homogènes du point de vue de leur structure moléculaire et de leurs indications, l’écart de prix entre la première présentation arrivée sur le marché et les similaires qui l’ont suivie, et à analyser les déterminants de cet écart de prix. Nous nous intéressons au cycle de vie du médicament sur la période entre 2001 et 2009, en prenant en compte non seulement la date de mise sur le marché, mais aussi l’ensemble des modifications ultérieures des prix ou des conditions du marché. Pour cela, nous appliquons un modèle multi-niveaux qui tient compte de l’appartenance des similaires à un groupe et de la structure temporelle des données.

Les résultats montrent l’existence d’écarts de prix significatifs avec un écart moyen de 59 % par groupe. Au sein d’un groupe donné, l’innovation accroît les écarts de prix tandis que l’arrivée de génériques dans un groupe ou la mise sous Tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) les réduit. Pour les médicaments disponibles dans des dosages différents, la tarification proportionnelle au dosage, assez courante, accroît les écarts de prix au sein d’un groupe et introduit une iniquité horizontale entre les patients consommateurs de différents dosages. Enfin, les écarts de prix augmentent avec la part de marché du médicament, ce qui contraste avec le principe d’une fixation du prix inversement proportionnelle aux volumes de vente prévus ou réalisés.


Résumé Anglais Explaining Price Discrepancies between Me-Too Drugs
and the First-In-Class

The development of so-called me-too drugs leads to controversial debates dealing with their substitutability, the opportunity of their presence on the market and their price. In this paper, we first bring together me-too drugs in 31 homogeneous groups of drugs considering that drugs in each group have to show the same principal molecular structural features and the same therapeutic indications. We then calculate in each group the price discrepancies between the first-in-class and each me-too drug in the class and we analyze explaining factors of these gaps. We consider the life cycle of each drug as a whole over the period between 2001 and 2009, considering both the date of the arrival on the market and later events such as price changes. We use a multi-level model which takes into account the temporal structure of the data and the fact that me-too drugs belong to a group.

Results show that in a group, me-too drugs are on average 59% more costly than firstin- class. In a given group, more innovation is associated with higher price gaps. On the contrary, arrival of generic drugs on the market or the fact that drugs are included in reference price groups (so-called “Tarif Forfaitaire de Responsabilité” [TFR] in France) tend to reduce the price gaps between me-too drugs and first-in-class. For those drugs that are available in several dosages, monotonic pricing, i.e. a price which is proportional to dosage, leads to higher price discrepancies and can be considered as unfair for patients who have to buy higher dosages. Finally, price gaps increase with drugs market shares, which contrasts with the price rule announced by the regulator.

 

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10 avril 2012

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