DOC NEWS : VEILLE SUR L'ACTUALITé EN SANTé


Elaborées par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard, les Doc News rassemblent de façon thématique les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé, réalisée à partir de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que du suivi de sites français et étrangers.

De périodicité bimensuelle, elles présentent les nouveautés sur la politique de santé selon les thématiques mentionnées ci-dessous :




DOC NEWS DU 13 MAI 2016

Assurance maladie

Colère des médecins contre la standardisation des arrêts maladie : l'Assurance-maladie abandonne l'idée d'un malus contre les médecins

Face aux protestations des syndicats de praticiens, l'Assurance-maladie est revenue hier sur sa proposition de malus à l'encontre des médecins qui ne respecteraient pas certains objectifs de santé publique. Elle ne semble en revanche pas avoir abandonné l'idée d'encourager financièrement les "bonnes pratiques" en matière de durée d'arrêts de travail. Une mesure qui pose toutefois toujours problème aux syndicats. "C'est antinomique avec la pratique médicale, qui doit être attentive à la singularité du patient: son âge, l'intensité de ses symptômes, le type de métier qu'il exerce, etc.", observe Jacques Battistoni, le secrétaire général de MG-France. Pour son président, Claude Leicher, une telle normalisation, qui s'appuie selon lui sur des référentiels non validés par la Haute Autorité de santé, peut ainsi se révéler "contre-productive. Dans la réalité, il arrive souvent que l'on prescrive des arrêts moins longs !" Un argument repris par Luc Duquesnel, président de l'Unof, branche généraliste de la Confédération des syndicats médicaux français.
 > La Croix, 28 avril 2016

Marisol Touraine : "Pertinence" des arrêts de travail ne veut pas dire "prescrire moins"

La ministre de la Santé Marisol Touraine a expliqué sur les ondes de France Inter que l'Assurance maladie ne souhaitait pas rémunérer les médecins "qui diminueraient les arrêts de travail" mais les inciter à "mieux" prendre en compte les grilles existantes concernant leur durée, dans le cadre de négociations tarifaires.

> Lire la suite sur Publicsenat.fr

Marisol Touraine & Christian Eckert demandent aux directeurs du RSI et de l'ACOSS une nouvelle organisation du recouvrement des cotisations sociales.

La ministre de la santé et le secrétaire d'Etat au budget invitent les directeurs du Rsi et de l'ACOSS à engager une réflexion de fonds sur  les évolutions de l'organisation actuelle soit réalisée en vue de proposer une organisation plus cohérente, plus efficace, plus fluide et plus stable. Les propositions devront répondre aux attentes des assurés. Elles seront remises en juin 2016.

> Communiqué de presse du ministère

> Le Figaro, 27 avril 2016

Economie de la santé

Etat de santé

évaluation du programme national d'actions contre le suicide 2011-2014 par le Haut Conseil de la Santé Publique

Il existe selon les données épidémiologiques un lien étroit entre le suicide et la santé mentale. La situation touche de façon inégale la population et les différentes régions françaises. Les conclusions sont mitigées quant à l'impact du programme. On constate d'insuffisantes avancées sur la recherche et l'observation. Le ciblage des populations semble peu adapté, les populations à risque élevé, comme celles ayant déjà fait une tentative de suicide, n'étant pas les plus ciblées pour les actions. Le programme est construit en cohérence avec les modes d'intervention efficaces mis en évidence par l'Inpes. La démarche est bien entamée et à poursuivre sur plusieurs actions, notamment la sensibilisation des médias à la thématique du suicide. L'évaluation du HCSP porte en particulier sur les points suivants : la pertinence des mesures et actions du programme au regard de ses objectifs, la gouvernance du programme, son pilotage, la mobilisation des acteurs, l'apport du programme dans la politique de prévention du suicide mise en oeuvre au niveau régional, la diffusion, l'appropriation des outils élaborés par l'Inpes, l'atteinte des objectifs, l'impact du programme. Le HCSP formule 9 recommandations générales pour repenser la lutte contre le suicide. Parmi celles-ci, promouvoir un double objectif de prévention générale et de prévention spécifique, inscrire la prévention du suicide dans le champ de la santé mentale, cibler les populations à risque.

> Lire le rapport

Lancement du mois sans tabac en novembre

A l'instar de la Grande-Bretagne, la France se prépare à lancer en novembre son premier mois sans tabac, selon le directeur général de Santé publique France, la nouvelle agence nationale de santé publique. "L'idée est d'inciter les fumeurs à arrêter de fumer pendant 28 jours afin de multiplier leurs chances d'arrêter de fumer par cinq", a indiqué à l'AFP François Bourdillon.

Géographie de la santé

Handicap

Hôpital

Consultations hospitalières : un tiers des usagers attendent plus d'une demi-heure

La CLCV (association de consommateurs) a mené une enquête sur le retard des médecins lors d'une consultation en établissement de santé, basé sur l'exploitation de 879 questionnaires, remplis de mi-octobre 2015 à mi-avril 2016 via leur site Internet. Les résultats montrent que, pour les consultations à l'hôpital ou en clinique (hors urgence), 75,4 % des médecins reçoivent leurs patients en retard par rapport à l'heure de rendez-vous. Ces retards atteignent plus d'une heure dans 17 % des cas et dépassent la demi-heure dans 34 % des cas.

> Résultats de l'enquête

> Les Echos, 29 avril 2016

Inégalités sociales de santé       

Médicaments   

Catherine de Salins, pressentie pour la présidence de l'ANSM, plaide pour la transparence

Auditionnée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale en vue de sa nomination à la présidence de l'ANSM, Catherine de Salins a préconisé davantage de transparence et d'échange des informations entre les différents acteurs. Elle souhaite permettre au conseil d'administration de l'agence de "réaliser ses missions, fixées par la loi, de manière efficace sans empiéter sur les prérogatives du directeur général". Pour y parvenir, elle préconise la "méthode de délibération collégiale", comme au Conseil d'Etat où elle siège. Catherine de Salins s'est également dite favorable à une communication de ses informations "de la façon la plus pédagogique possible" auprès des partenaires. "La sécurité sanitaire incombe à l'agence, mais repose sur une chaÎne d'acteurs. Il est important que chacun ait le bon niveau d'information".
> Egora, 28 avril 2016

Améliorer l'observance : traiter mieux et moins cher : étude IMS-Health/CRIP

Menée sur 170 000 patients suivis durant un an dans six pathologies chroniques, l'étude IMS Health / CRIP apporte des éclairages nouveaux sur l'importance sanitaire et sur les conséquences économiques de la mauvaise observance. L'étude fait apparaÎtre la faible part de la population observante de l'ordre de 40%. Ainsi seuls 13% des patients souffrant d'asthme sont observants, suivis par les insuffisants cardiaques (36%), les diabétiques de type 2 (37 %), les hypertendus (40 %), les patients souffrant d'hypercholestérolémie (44 %) ou d'ostéoporose (52%).
> Synthèse de l'étude

Dans son éditorial paru dans un numéro spécial du Lancet, François Hollande invite la communauté internationale à se mobiliser contrer les prix excessifs de certains nouveaux médicaments.

Le chef de l'Etat français y appelle « la communauté internationale à prendre ses responsabilités » en matière de régulation des prix des médicaments, indiquant qu'il mettra cette question à l'ordre du jour du prochain G7.

> Allodocteurs, 2 mai 2016

> Editorial à lire sur le site de l'Elysée

L'ANSM publie une mise au point sur les médicaments biosimilaires

Ce rapport rassemble les données disponibles sur les médicaments biosimilaires. Il actualise celui publié en décembre 2013 par l'ANSM. Cet état des lieux illustre l'évolution rapide du marché de ces médicaments en Europe ou 20 spécialités biosimilaires sont autorisées et/ou commercialisées en avril 2016. L'ANSM, qui suit attentivement ces médicaments biologiques similaires, propose un point sur les aspects réglementaires de l'AMM qui est délivrée au niveau européen. L'évaluation des bénéfices et des risques, la pharmacovigilance et le suivi, le bon usage des médicaments biosimilaires sont également abordés dans ce rapport qui détaille, en annexe, tous les médicaments biologiques de référence et leurs biosimilaires actuellement autorisés en Europe.

> Lire le rapport sur le site de l'ANSM

Les dispositifs médicaux inscrits à la LPP : situation et évolution 2010-2014 - Publication de la Cnam

Ce "Points de repère" de la CNAMTS dresse un bilan des dispositifs médicaux inscrits sur la liste des produits et prestations (LPP) remboursés par l'Assurance maladie en 2014 et des évolutions depuis 2010. En 2014, le régime général a remboursé 4,3 milliards d'euros au titre des dispositifs médicaux inscrits sur la LPP, hors dispositifs implantables. Ce poste, regroupant une grande variété de produits et de soins (les lits médicaux, les fauteuils roulants, la fourniture d'oxygène, les prothèses diverses, le matériel pour le traitement du diabète, les aides auditives et visuelles, etc.) connaÎt une croissance soutenue, de l'ordre en moyenne de 6 % par an sur la période 2010-2014.

> Site de la Cnam

Philippe Douste-Blazy, candidat à la direction de l'OMS pour l'accès aux médicaments

Philippe Douste-Blazy annonce dans un entretien au Journal du Dimanche sa candidature au poste de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sera désigné en mai 2017. "Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où deux milliards d'êtres humains n'ont pas accès aux médicaments et aux vaccins essentiels. Voilà mon combat. Voici pourquoi je suis candidat au poste de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé", explique l'ancien ministre, en insistant sur l'intérêt de financements innovants pour la santé.

Rapport de la Cour des Comptes sur l'imagerie médicale

L'imagerie médicale, qui a participé activement au progrès médical depuis son invention à la fin du XIXe siècle et dont les techniques se sont diversifiées (radiographie, scanographie, échographie, IRM, scintigraphie), est confrontée aujourd'hui à de forts enjeux médico-économiques que les politiques de régulation ne permettent pas de traiter de façon satisfaisante. Pour mieux adapter les moyens aux besoins, la Cour préconise d'agir concomitamment sur trois leviers : améliorer la pertinence des actes et favoriser l'innovation en réallouant des ressources, réorganiser l'offre autour de mutualisations entre établissements de santé ainsi qu'entre secteur hospitalier et secteur libéral et, enfin, revaloriser l'imagerie hospitalière en introduisant plus de souplesse dans l'exercice des fonctions et dans les pratiques. La Cour formule huit recommandations.
> Sur le site de la Cour des Comptes

NTIC : open data, internet

Lancement du site internet de la nouvelle agence de santé publique : Santé Publique France

Ce portail permet d'accéder aux différents espaces des organismes qui constituent cette nouvelle agence, à savoir:  l'Inpes, l'invs et l'Eprus.

> SantepubliqueFrance.fr

> Portrait de François Bourdillon, directeur de Santé Publique France, Le Monde, 2 mai 2016

Les données de santé gérées par l'Assurance maladie : la Cour des comptes rend son rapport public

Le rapport a été présenté mardi 3 mai devant la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) de l'Assemblée nationale, dans le cadre de ses travaux. Pour les magistrats de la rue Cambon, l'Assurance maladie dispose avec le Système national d'information inter-régimes de l'assurance maladie (SNIIRAM) d'une formidable mine d'informations, une "base exceptionnelle par son exhaustivité, sa richesse et sa finesse d'informations", qui est source de "potentialités considérables en matière de santé publique". Oui, mais... cette base est sous-exploitée au vu des enjeux sanitaires du pays. La Cour formule ainsi une série de treize recommandations, notamment  :
-  ReconnaÎtre à la CNAMTS le statut d'opérateur d'importance vitale et la soumettre aux règles et contrôles périodiques externes de sécurité informatique y afférant ;
- Simplifier les procédures relevant de la CNIL pour l'accès ponctuel aux données du SNDS par l'élaboration, dans les meilleurs délais, de méthodologies de référence et d'autorisations cadres selon des priorités concertées avec l'état et l'Institut national des données de santé (INDS) ;
> Site de la Cour des comptes

> Synthèse de l'Argus de l'Assurance

Politique de santé, politique sociale  

Pour une véritable démocratie sanitaire : Point de vue de Nicolas Bertrand, Consultant mc2i Groupe - La Tribune 3 mai 2016

La démocratie sanitaire désigne en France deux concepts différents : le droit individuel des patients, ainsi que la démarche qui vise à associer l'ensemble des acteurs du système de santé dans l'élaboration et la mise en oeuvre de la politique de santé, par le dialogue et la concertation. Cette double définition illustre bien les deux dimensions qui sous-tendent toute réflexion sur les problématiques de santé : la santé de la personne, d'une part, et la santé publique, d'autre part. Cette tribune passe en revue les points forts et faibles de la démocratie sanitaire en France.
> La Tribune, 3 mai 2016

Le système de santé en France : Edition du Lancet

La revue médicale The Lancet publie une édition dédiée à notre système de santé :« France : de la sécurité sociale à la santé globale ». Le 6 octobre dernier, la Sécurité Sociale fêtait ses 70 ans et c'est l'occasion pour la revue de faire une étude sur les moyens mis en oeuvre par la France pour développer et maintenir une couverture santé universelle.Elle y reprend des commentaires et des articles de dirigeants français. D'ailleurs, François Hollande s'y exprime également. Il développe notamment sa volonté d'améliorer les mécanismes de surveillance et d'alerte pour les médicaments ainsi qu'une meilleure gestion des plans de crise. La nouvelle Agence Nationale de Santé Publique est d'ailleurs mise à l'honneur. Il expose sa volonté de lutter contre le prix prohibitif de certains nouveaux médicaments, tout en favorisant l'innovation. A ce titre, et c'est une première, il convoque les ministres de la santé du G7 pour permettre une meilleure coordination entre les autorités de tutelle et l'industrie pharmaceutique. Enfin, notre Ministre de la Santé a également profité de l'occasion pour témoigner sa reconnaissance vis-à-vis « de l'extraordinaire qualité de nos professionnels de santé qui ont à coeur, au quotidien, d'innover dans leurs pratiques ».
> Le Lancet, 2 mai 2016

Politique publique  

Prévention  

Alcool et santé : Dossier d'information de l'Inserm

Bien que sa consommation diminue régulièrement en France, 10% des adultes sont aujourd'hui en difficulté avec l'alcool. Une consommation abusive entraÎne des complications hépatiques, cardiovasculaires, neurologiques ainsi que des cancers, et l'alcool reste la deuxième cause de mortalité dans notre pays. Un enjeu majeur est actuellement de repérer les consommateurs à risque et de réduire leur consommation. L'étude de facteurs de vulnérabilité est en cours pour améliorer ce repérage et la prise en charge de l'alcoolodépendance.
> Lire la suite sur le site de l'Inserm

La France va tester la rémunération du sevrage tabagique auprès des femmes enceintes

06/05/16 - Dans un article intitulé "Enceinte et fumeuse ? On vous paye pour arrêter", Le Figaro explique que dans le cadre de l'étude baptisée FISCP impliquant dix-sept hôpitaux français, l'Assistance publiques-Hôpitaux de Paris et l'Institut national du cancer proposent de rémunérer des femmes en bons d'achat pour qu'elles arrêtent de fumer pendant leur grossesse. Au total, la future maman pourra cumuler jusqu'à 300 euros, sans compter tout l'argent qu'elle ne dépensera plus dans l'achat des paquets. Il s'agit de déterminer si l'argent est un levier de motivation suffisamment puissant pour stopper la cigarette. Il faut dire que dans notre pays près d'une femme sur cinq continue à fumer pendant sa grossesse. La France n'est pas le premier pays à rémunérer le sevrage tabagique, rapporte le journal. En Suisse, fin 2011, les fumeurs se sont vu offrir 1 500 francs suisses (1 356 euros) pour arrêter de fumer. En 2015, en écosse, une expérience similaire à l'étude FISCP a donné de très bons résultats.
> Le Figaro madame , 6 mai 2016

Prévision – Evaluation - Méthodologie

Psychiatrie    

évaluation du plan Psychiatrie et Santé Mentale 2011-2015 par le Haut Conseil de la Santé Publique

Ce Plan a été construit autour d'objectifs stratégiques avec un rôle central des agences régionales de santé pour sa mise en oeuvre. Il est décliné autour de quatre axes pour prévenir et réduire les ruptures au cours de la vie, selon les publics et les territoires, entre la psychiatrie et son environnement sociétal ; entre les savoirs. Le HCSP dresse les constats suivants : ce plan est consensuel et pertinent. On constate des progrès dans la reconnaissance du rôle des personnes vivant avec des troubles psychiques et de leur entourage. Les études et les recommandations sur le handicap psychique se sont développées. On a assisté à un rôle accru des secteurs médico-social et social, et à un début de rééquilibrage de l'offre de soins. La santé somatique est mieux prise en compte et une attention a été apportée à la prise en charge en urgence et à l'accès aux soins des populations défavorisées.

> Lire le rapport

Réglementation

Premier décret sur les complémentaire santé "seniors"

Un décret publié au Journal officiel de mercredi, apporte des précisions concernant la labellisation des couvertures santé complémentaires destinées aux 65 ans et plus, prévue par l'article 33 de la LFSS 2016. Ce texte réglementaire prévoit trois niveaux de garanties proposés par ces contrats. Ces niveaux de garanties et les seuils seront fixés par décret et l'Autorité de la concurrence et l'ACPR seront saisies du projet de texte. Enfin, le Fonds CMU sera l'autorité habilitée à attribuer le label. Ces contrats entreront en vigueur le 1er avril 2017 et ouvrent droit à un crédit d'impôt.
 > Site de Legifrance

Décret n°2016-524 du 27 avril 2016 relatif aux groupements hospitaliers de territoire

Le décret précise les règles d'élaboration de la convention constitutive de groupement hospitalier de territoire, la définition du projet médical partagé des établissements parties au groupement hospitalier de territoire, les modalités de mise en place et de fonctionnement des instances communes ainsi que le périmètre des fonctions et  activités gérées par l'établissement support pour le compte des établissements parties au groupement hospitalier de territoire.

> Site  de Legifrance

> Localtis.info, 3 mai 2016

Décret n° 2016-523 du 27 avril 2016 relatif à la création de l'Agence nationale de santé publique

 L'ordonnance n° 2016-462 du 14 avril 2016 a créé l'Agence nationale de santé publique, reprenant l'ensemble des missions, compétences et pouvoirs exercés par l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).
Le présent décret précise l'exercice des missions de l'ANSP et son organisation et ses relations avec les autres services de l'Etat concernés par sa mission.

> Sur le site de Legifrance

Arrêté du 28 avril 2016 portant cahier des charges des expérimentations relatives à la prise en charge par téléconsultation ou téléexpertise mises en oeuvre sur le fondement de l'article 36 de la loi n° 2013-1203 de financement de la sécurité sociale pour 2014

Cet arrêt permet l'élargissement du financement de la télémédecine aux ALD et au secteur médicosocial.

> Sur le site de Legifrance

Soins de santé primaire   

Nouvelle convention médicale : la première phase des négociations entre l'assurance maladie et les syndicats se terminent

L'objectif de cette première phase de négociations étaient de balayer les thèmes de la prochaine convention. La réunion du 4 mai portait sur l'accessibilité financière aux soins à travers le CAS et les relations entre les professionnels et l'Assurance maladie. Sur le premier aspect, un document de travail de la CNAMTS dresse un bilan jugé positif du contrat d'accès aux soins (CAS), un dispositif ayant permis, depuis sa mise en place en décembre 2013, de freiner la dynamique des dépassements d'honoraires des médecins libéraux. Mais la compensation financière touchée par les 11 249 praticiens adhérents, qui consiste aujourd'hui dans une prise en charge d'une partie de leurs cotisations sociales (6 525 euros en moyenne en 2016 au titre de 2014), leur parvient trop tard. Tout en pérennisant le contrat d'accès aux soins, l'Assurance maladie souhaite faire évoluer ce dispositif afin de "permettre une augmentation du taux d'adhésion". Elle propose de remplacer la prise en charge des cotisations sociales par une rémunération ad hoc qui serait fonction d'un pourcentage d'honoraires facturés aux tarifs opposables. Le même jour, Marisol Touraine recevait les syndicats d'étudiants, internes et jeunes médecins qui n'ont pu assister qu'à la première séance, dédiée à la démographie médicale. Faute d'avoir pu être écoutés par l'Assurance maladie et les syndicats seniors lors des séances suivantes, REAGJIR, le SNJMG, l'ISNCCA, l'ISNI, l'ISNAR-IMG ou encore l'ANEMF ont présenté directement à la ministre de la Santé leurs revendications, à travers une plateforme commune, et demandé, pour la suite des négociations, à être reconnus officiellement comme " observateurs ". Ils souhaitent aborder quatre thèmes principaux : l'accompagnement à l'installation, la reconnaissance du remplaçant comme futur professionnel installé, la diversification de la rémunération et la réorganisation des soins ville/hôpital. La jeune génération a obtenu une rencontre directe avec Nicolas Revel le 11 mai.
> Les Echos, 4 mai 2016
> Le Quotidien du médecin, 4 mai 2016

Sondages     

Statistiques - Méthodologie    

Santé et capacité de travail aux âges élevés : deux méthodes d'évaluation - Document de travail INSEE

L'état de santé constitue l'une des barrières possibles aux politiques de remontée de l'âge de la retraite. Ce travail examine l'application au cas français de deux méthodes qui ont été proposées par la littérature pour quantifier cette contrainte. Les deux méthodes évaluent un concept de « health related work capacity » correspondant à l'écart entre les taux d'emploi effectifs et ceux qui prévaudraient sur la base d'une relation de référence conventionnelle entre emploi et indicateurs d'état de santé.

> Sur le site de l'Insee

Systèmes de santé     

Travail et santé

La journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail s'est déroulée le 28 avril

A l'occasion cette la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, l'OIT publie un rapport qui met l'accent sur les tendances mondiales actuelles concernant le stress au travail et son impact.

> Lire le rapport

> Dossier de l'Inrs sur le stress au travail

Le CNOM s'inquiète des conséquences du projet de loi « El Khomri » sur le rôle de la médecine du travail

Le Conseil national de l'Ordre des médecins est inquiet des orientations prises en matière de santé au travail par le projet de loi «  EL KHOMRI » qui prévoient de  modifier les modalités  d'accès  des salariés à la médecine du travail,  dénaturant ainsi son rôle.

> Communiqué de presse du 27 avril 2016

L'impact du chomâge sur la santé des personnes concernées et leur entourage : avis du  CESE

Bien que le chômage soit désormais un phénomène massif, (3,6 millions de personnes en 2015 – Pôle emploi), le traumatisme qu'il entraine, ses conséquences sociales et l'impact sur l'entourage restent encore trop méconnus. Pour le Conseil économique, social et environnemental, les politiques publiques, notamment sanitaires, doivent mieux accompagner les personnes pendant le temps qui les sépare d'un retour à emploi. Au-delà, c'est toute la société qui doit s'impliquer pour changer de regard sur les personnes en situation de chômage.

> Lire la suite sur le site du CESE

> Allodocteurs, 11 mai 2016

Vieillissement

Convention d'objectifs et de gestion 2016-2019 : la nouvelle feuille de route de la CNSA

Récemment signée par les ministres, la convention d'objectifs et de gestion entre la CNSA et l'état pour la période 2016-2019 guidera l'action de la Caisse pour les quatre années à venir. Elle prévoit 5 axes pour améliorer les réponses aux personnes âgées et handicapées et sera assortie de moyens humains et financiers qui évolueront en fonction des priorités et du calendrier des travaux. Les 5 axes stratégiques : améliorer la connaissance des besoins des personnes âgées et handicapées pour adapter les réponses individuelles et l'offre collective ; améliorer l'accès aux droits des personnes handicapées, des personnes âgées et des aidants, dans le cadre d'une réponse accompagnée, construire des réponses adaptées et efficientes dans une logique de parcours, garantir une gestion équitable et performante des financements aux établissements et services médico-sociaux, en assurant le pilotage de la dépense et améliorer le fonctionnement et l'intervention de la Caisse.

> Sur le site de la CNSA

Les retraités et les retraites - Etude Drees - édition 2016

En 2014, 15,8 millions de retraités, vivant en France ou à l'étranger, perçoivent au moins une pension acquise en contrepartie de leur carrière. Ces effectifs progressent de 1,3 %, à l'instar des trois années précédentes. Tous régimes confondus, ils bénéficient d'une pension moyenne de 1 322 euros bruts mensuels, soit une hausse de 1,2 % en euros courants par rapport à 2013. Les retraités et les retraites – édition 2016 passent au crible toutes les données statistiques de l'année 2014, tenant compte des modifications législatives ou réglementaires, notamment celles survenues depuis la réforme des retraites de 2010. L'ouvrage se penche également sur les 554 100 allocataires du minimum vieillesse et sur les adhérents aux produits de retraite supplémentaire. Enfin, il décrit les opinions, les souhaits et les motivations des nouveaux pensionnés en matière de retraite.

> Sur le site de la Drees

La Fondation Médéric Alzheimer publie le 1er Baromètre « Risque de perte d'autonomie et comportements des Français »

Selon une étude réalisée par TNS-Sofres et l'école d'économie de Paris et commanditée par la fondation Méderic ALzheimer, 63 % des 50-79 ans déclarent se soucier peu ou pas du risque de dépendance souvent lié à la vieillesse. 42 % « ne souhaitent pas entendre parler du risque d'être un jour dépendant ». Enfin, 27 % estiment quant à eux « qu'ils ne seront jamais dépendants ». (source AFP).

> Silvereco.fr, 2 mai 2016

Les retraités du régime agricole en 2015: Publications de la Msa

Deux "Info-stat" MSA dressent un portrait des retraités du régime agricole en 2015. Fin 2015, 1,5 million de retraités relèvent du régime de base des non-salariés agricoles (NSA), un effectif en baisse de 3,1 % en un an. Ce recul est dû d'une part à la réforme de 2010 et d'autre part à la structure démographique vieillissante du régime. Au cours de l'année 2015, en France métropolitaine, 34 160 nouveaux retraités ont liquidé une pension auprès du NSA . Les nouveaux retraités ont un âge moyen de 63 ans et 2 mois, en hausse de 10 mois sur un an. Fin 2015, 2,5 millions de personnes bénéficient d'une retraite auprès du régime des salariés agricoles, en progression de + 0,2 % en un an. Cette population augmente sous l'effet de la prise en compte, en tant que pensionnés salariés agricoles, des bénéficiaires du versement forfaitaire unique (VFU) qui perçoivent leur retraite sous forme de rente. Au cours de l'année 2015, en France métropolitaine, 126 576 nouveaux retraités ont liquidé une pension au régime des salariés agricoles (SA), en progression de + 3,9 % en un an. Cette évolution est consécutive à la hausse des départs avant l'âge légal, dans le cadre du dispositif de départ anticipé pour carrière longue. L'âge moyen de départ à la retraite s'établit à 62 ans et 7 mois, en progression de 9 mois par rapport à 2014.
> Site de la Msa

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