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3 QUESTIONS À... : JUILLET 2014







1/ Quelles sont les spécificités de l’enquête ESPS ?

L'Enquête santé et protection sociale (ESPS), conduite tous les deux ans par l’Irdes, recueille des données sur l’état de santé des individus, leur statut économique et social, leur recours ou renoncement aux soins, et propose un module unique, riche, sur la complémentaire santé. En 2012, ESPS a interrogé plus de 8 000 ménages, soit 23 000 personnes. Elle est représentative d'environ 95 % de la population de France métropolitaine vivant en ménage ordinaire (à l’exclusion des personnes en institution).

Sa périodicité courte, sa dimension longitudinale et son enrichissement avec les données de consommations de soins de l’Assurance maladie et avec des données de contexte de vie géolocalisé en font un outil précieux de suivi de la santé publique en population générale. ESPS contribue également activement à la recherche en économie de la santé et en sciences sociales. Outil de la statistique publique reconnu d’intérêt général par le Conseil national de l’information statistique (Cnis), ESPS permet de traiter les problématiques d’équité du système de soins et alimente ainsi la réflexion sur les politiques publiques de santé.

2/ Quels grands résultats retenir de cette nouvelle enquête ESPS ?

L’enquête ESPS est composée de modules pérennes sur la santé, la couverture complémentaire santé et le statut économique et social, ainsi que de modules ponctuels visant à répondre aux besoins des chercheurs et des partenaires institutionnels de l’enquête. En 2012, le module sur la santé a été totalement rénové et intègre, de façon permanente, une partie des questions de l’enquête santé européenne (EHIS) - dont ESPS est le support en 2014.

Ainsi, selon l’enquête ESPS 2012, deux personnes sur trois se déclarent en bonne ou très bonne santé. Les principales maladies chroniques déclarées par les individus sont les troubles ostéo-articulaires (19,2 % de la population), les allergies (13,8 %), l’hypertension artérielle (13,1 %) et le diabète (8,5 %). Enfin, les bronchites chroniques concernent 5,8 % des enquêtés et la dépression, 5,9 %. Toutes ces affections sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes et, à l’exception de l’asthme et des allergies, leur déclaration augmente avec l’âge.

Du point de vue de la complémentaire santé, 89 % des personnes déclarent bénéficier d’un contrat privé et 6 % de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). 5 % de la population déclare donc ne pas être couverte par une complémentaire santé.

Le renoncement aux soins dentaires pour raisons financières concerne 18 % des bénéficiaires de l’Assurance maladie, 10 % pour l’optique, 5 % pour les consultations de médecins. Ce sont les personnes sans complémentaire santé qui déclarent le plus souvent renoncer aux soins, comme cela a déjà été montré dans les précédentes enquêtes ESPS, situation qui malgré l’existence de la CMU-C et de l’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) concerne surtout les 20 % de ménages les plus pauvres.

3/ Comment les données de l’enquête sont-elles diffusées ? Quels sont les projets de recherche en cours ?

Réservées pendant un an aux financeurs, les données de l’enquête ESPS 2012 seront mises librement à disposition des organismes et centres de recherche du secteur public ou assimilés en décembre 2014, via l’Irdes ou les Archives de données issues de la statistique publique (Adisp, partenaire du réseau Quetelet).

Comme à chaque édition, de nouvelles questions ont été introduites en 2012, qui répondent aux besoins des équipes de recherche partenaires de l’Irdes. L’enquête ESPS 2012 a ainsi proposé de nouveaux modules sur l’assurance du risque de dépendance (en collaboration avec la Drees), sur la fragilité des personnes âgées (en collaboration avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, CNSA), les parcours de soins des patients atteints de maladie chronique, sur le don du sang (en collaboration avec l’Etablissement français du sang, EFS), les conditions de travail (en collaboration avec la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques, Dares), la vaccination DTP et papillomavirus, le dépistage du cancer de l’utérus et les accidents de la vie quotidienne (pour l’Institut de veille sanitaire, InVS). Trois de ces projets font l’objet de premières analyses dans le rapport ESPS 2012.

Dans un avenir proche, l’enquête ESPS permettra d’évaluer l’impact de la généralisation de la complémentaire santé collective prévue au 1er janvier 2016 dans le cadre de l’Accord national interprofessionnel (Ani), et d’étudier l’assurabilité du risque de dépendance.

Propos recueillis par Anne Evans

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7 juillet 2014