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3 QUESTIONS À... : OCTOBRE 2014







1/ Quelles nouvelles informations votre enquête sur les maisons, pôles et centres de santé participant aux ENMR vous permet-elle de recueillir ?

L’enquête apporte des informations nouvelles sur les caractéristiques structurelles, organisationnelles et fonctionnelles de ces différentes structures et sur les professionnels y exerçant. Elle distingue les maisons des pôles de santé qui, juridiquement, sont désormais confondus. Afin d’évaluer l’impact du regroupement pluriprofessionnel sur ces structures participant aux Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR), nous avions besoin de recueillir de l’information sur la taille, les ressources humaines, l’équipement et l’informatisation des différents sites et également sur leurs modalités d’organisation, de fonctionnement en matière d’offre de soins, de coordination et de coopération pluriprofessionnelles.

L’enquête sur 147 maisons, pôles et centres de santé inclus lors des deux premières vagues des ENMR en 2010-2011 et 2011-2012 permet d’élaborer une typologie à partir de 128 maisons, pôles et centres de santé ayant fourni suffisamment d’information pour ce faire. A partir d’analyses factorielles et de classifications, cinq classes ont ainsi été identifiées : deux pour les centres de santé, regroupant des professionnels salariés, et trois pour les maisons et pôles de santé, regroupant des professionnels libéraux.

2/ Comment se distinguent les cinq classes de sites de votre typologie ?

De nombreux critères participent à discriminer les maisons, pôles et centres de santé entre eux : leurs statut, ancienneté, accessibilité, taille, composition professionnelle, niveau d’équipement, rôles et coopération développés par les professionnels qui y travaillent, le tiers payant pratiqué et l’informatisation. Nous avons également inclus l’intensité de l’intégration – c’est-à-dire le regroupement des moyens (locaux, professionnels de santé et autres, équipements) et de l’activité accompagnée ou non de coordination entre professionnels, de coopération pluriprofessionnelle et de partage de l’information.

Deux classes de centres de santé (28) se distinguent, l’une (12) regroupant des centres de santé plus souvent associatifs, l’autre (16) des centres plus souvent municipaux. La classe des centres « associatifs » se caractérise par des centres relativement anciens (vingt-et-un ans d’ancienneté en moyenne), une coopération interprofessionnelle et une coordination pluriprofessionnelle plus fréquentes que dans les centres « municipaux ». Ces derniers, plus anciens (quarante-six ans en moyenne) voient les rôles et fonctions des professionnels non médecins qui y travaillent plus étendus que dans les centres « associatifs ».

Les trois classes de maisons et pôles de santé (98) se différencient selon leur statut et leur degré d’intégration : la première (19), comprenant essentiellement des pôles (79 %), concentre à elle seule la moitié de l’échantillon des pôles de santé ENMR. Les sites qui la composent sont très récents (deux ans d’ancienneté en moyenne) et moins intégrés. La seconde (33), réunissant surtout des maisons de santé (79 %), concentre plus d’un tiers des maisons et un quart des pôles de l’échantillon ENMR. Elle se singularise par une ancienneté assez récente de ces sites (cinq ans en moyenne) qui sont faiblement intégrés. La dernière, quant à elle, constituée de 46 maisons et pôles de santé, l’est en majorité de maisons (85 %). Elle concentre plus de la moitié de l’échantillon des maisons et un quart des pôles de santé ENMR. Relativement récents (six ans d’ancienneté en moyenne), les sites qui la composent sont plus intégrés.

3/ Quels développements cette typologie permet-elle d’envisager du point de vue de l’analyse de la performance du regroupement pluriprofessionnel dans ces structures ?

Cette typologie a permis de regrouper, sur la base des dimensions considérées comme déterminantes de la performance, des structures qui habituellement n’étaient différenciées qu’à travers leur statut (maison, pôle ou centre de santé) ou les professionnels qui y exercent, salariés ou libéraux. Ainsi, en tenant compte des différences structurelles, organisationnelles et fonctionnelles de ces sites, nous pourrons explorer l’impact du regroupement pluriprofessionnel selon le type de site sur l’activité, la productivité et la qualité des pratiques des généralistes, le recours et les dépenses de soins des assurés, ou encore le parcours des patients entre médecine de ville et hôpital.

Propos recueillis par Anne Evans

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10 octobre 2014