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Toutes les éditions de l'Irdes suivent un processus de validation qui passe tant par des relectures de chercheurs (en interne et à l'extérieur), d'institutionnels et d'acteurs – spécialistes des sujets traités – que par des présentations-discussions lors de séminaires et colloques de recherche français et internationaux (internes et extérieurs), ainsi que – systématiquement pour les Questions d'économie de la santé – lors du séminaire interne pouvant réunir tous ces acteurs : « Les mardis de l'Irdes ».







DT n° 6

Psychosocial resources and social health inequalities in France: Exploratory findings from a general population survey
Jusot F., Grignon M., Dourgnon P. Document de travail Irdes n° 6. 2007/09.

We study the psychosocial determinants of health, and their impact on social inequalities in health in France.
We use a unique general population survey to assess the respective impact on self-assessed health status of subjective perceptions of social capital controlling for standard sociodemographic factors (occupation, income, education, age and gender). The survey is unique for two reasons: First, we use a variety of measures to describe self-perceived social capital (trust and civic engagement, social support, sense of control, and self-esteem). Second, we can link these measures of social capital to a wealth of descriptors of health status and behaviours.
We find empirical support for the link between the subjective perception of social capital and health. Sense of control at work is the most important determinant of health status. Other important ones are civic engagement and social support. To a lesser extent, sense of being lower in the social hierarchy is associated with poorer health status. On the contrary, relative deprivation does not affect health in our survey. Since access to social capital is not equally distributed in the population, these findings suggest that psychosocial factors can explain a substantial part of social inequalities in health in France.


Ressources psychosociales et inégalités sociales de santé en France : premiers résultats d'une enquête en population générale (ESPS 2004)
Ce document présente une étude de l'impact de déterminants psychosociaux sur l'état de santé perçu visant à expliquer les inégalités sociales de santé en France.
Les données de l'Enquête santé protection sociale 2004 sont utilisées pour évaluer l'impact sur l'état de santé déclaré de la perception subjective de l'accès à plusieurs ressources psychosociales, après contrôle par les caractéristiques socio-démographiques usuelles (occupation, niveau d'éducation, âge et sexe). Cette enquête, réalisée en population générale, est unique car elle offre une série d'indicateurs de ressources psychosociales : confiance et engagement civique, soutien social, sentiment d'autonomie au travail, estime de soi.
Les résultats montrent l'existence d'un lien entre la perception subjective de l'accès à des ressources psychosociales et l'état de santé. Parmi les déterminants de santé les plus importants, on trouve le sentiment d'autonomie au travail, l'engagement civique et le soutien social, après le niveau de revenu. En revanche, le sentiment d'être socialement désavantagé par rapport à son entourage n'a pas d'incidence sur la santé. L'accès à ces ressources psychosociales n'étant outre inégalement distribué dans la population, ces résultats suggèrent que les facteurs psychosociaux peuvent en partie expliquer le niveau des inégalités sociales de santé en France.

Paru dans : Health Economics Policy and Law, vol 3, n° 4, 2008/10, 365-391.
Access to Psycho-Social Resources and Health : Exploratory Findings from a Survey of the French Population.
Jusot F., Grignon M., Dourgnon P.

DT n° 5

Baromètre des pratiques en médecine libérale. Résultats de l'enquête 2006
"L'organisation du travail et la pratique de groupe des médecins généralistes bretons"

Beauté J., Bourgueil Y., Mousquès J. (Irdes). Avec la collaboration de Bataillon R., Samzun J.-L. (URML Bretagne) et Rochaix L. (HAS). Document de travail Irdes n° 5. 2007/08.

Le regroupement des médecins et des professionnels de santé est perçu comme un moyen de renforcer les soins de première ligne et garantir l'accès aux soins de proximité. L'exercice en groupe permettrait de faire face aux nouveaux enjeux épidémiologiques, à l'exigence croissante en termes de qualité et d'efficience des soins ou encore les tensions de la démographie médicale.
Toutefois, la pratique de groupe en France reste mal connue et davantage d'informations sont nécessaires pour envisager l'éventuelle mise en place de politiques incitatives. L'objectif de cette étude exploratoire est de décrire la pratique de groupe, de la comparer avec la pratique individuelle et d'identifier les éventuels leviers utilisables par les décideurs publics à travers l'identification des motivations des médecins exerçant en groupe ou non. Une enquête exploratoire a été menée auprès d'un panel de 120 médecins généralistes libéraux bretons au cours de l'été 2006. Le taux de réponse a été voisin de 80 %, 60 % des médecins répondant exercent dans un cabinet de groupe.
Au niveau des individus, les médecins exerçant en groupe sont plus jeunes, et ont davantage d'enfants. Les motivations pour un exercice en groupe relèvent plus de la qualité de l'exercice par la mise en commun de moyens que d'une volonté d'améliorer la qualité des soins. Au niveau du cabinet, les groupes offrent plus de moyens, que ce soit au niveau de l'équipement informatique ou médical. Les groupes offrent également des plages d'ouverture plus étendues que les cabinets individuels. Le groupe semble améliorer l'accès aux soins et offrir plus de services aux patients. Le cadre actuel du regroupement des médecins semble satisfaisant pour ceux qui ont choisi cette forme d'exercice. La moitié d'entre eux souhaite faire évoluer leur exercice de groupe.
En conclusion, l'attribution d'incitations financières pour l'installation en groupe sans contreparties telles que l'obligation de fournir certains services à la population (prévention et éducation à la santé par exemple), et l'organisation de la coopération entre professionnels risque de favoriser un effet d'aubaine chez les médecins sans bénéfices supplémentaires pour la population.

DT n° 4

Sickness and injury leave in France : moral hazard or strain ?
Grignon M. (McMaster University), Renaud T. (Irdes). Document de travail Irdes n° 4. 2007/02.

From 1997 to 2001, the total payment to compensate for sickness and injury leaves increased dramatically in France. Since this change coincided with a decrease in unemployment rate, three hypothesizes should be proposed as possible explanations consistently with the literature: moral hazard (workers fear less to loose their job, therefore use sickness leave more confidently); strain (workers work longer hours or under more stringent rules); labor-force composition effect (less healthy individuals are incorporated into the labor force).
We investigate the first two strands of explanation using a household survey (ESPS) enriched with claims data from compulsory health insurance funds on sickness leaves (Epas). We model separately number of leaves per individual (cumulative logit) and duration of leaves (random-effect model).
According to our findings, in France, the individual propensity to take sickness leave is mainly influenced by strain in the workplace and by a labor-force composition effect. Conditional duration of spells is not well explained at the individual level: the only significant factor is usual weekly work duration. Influence of moral hazard is not clearly ascertained: it has few impact on occurrences of leave and no impact on duration.


Arrêts maladie et accidents du travail en France : risque moral ou pénibilité du travail ?
Entre 1997 et 2001, le montant total versé pour indemniser les arrêts maladie et les accidents du travail a considérablement augmenté en France. Cette évolution coïncidant avec la diminution du taux de chômage, trois hypothèses peuvent être avancées pour expliquer ce phénomène en accord avec la littérature : le risque moral (les travailleurs craignent moins de perdre leur emploi, ils ont donc recours aux arrêts maladie avec plus d'assurance) ; la pénibilité du travail (les travailleurs ont des durées de travail plus longues ou des conditions de travail plus difficiles) ; des effet de composition du marché du travail (des personnes en moins bonne santé intègrent le marché du travail).
Nous testons les deux premières hypothèses en utilisant les données d'une enquête réalisée auprès des ménages (Enquête Santé et Protection Sociale, ESPS) couplées à des données déclaratives fournies par le Régime général d'assurance maladie (Epas). Nous modélisons séparément le nombre d'arrêts par individu (modèle polytomique) et la durée des arrêts (modèle à effet aléatoire).
Selon nos résultats, en France, la propension individuelle à prendre un arrêt maladie est fortement liée à la pénibilité du travail et aux effets de composition du marché du travail. La durée conditionnelle des arrêts est mal expliquée au niveau individuel : l'unique facteur significatif est la durée de travail hebdomadaire habituelle. L'influence du risque moral n'est pas clairement établie : le risque moral a peu d'incidence sur le fait de recourir à un arrêt maladie et aucun sur la durée de l'arrêt.

Paru dans : Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique, vol 55, n° 4, 2007/08, 243-251.
Moral Hazard, Doctors, and Absenteism in France. Preliminary Analysis Based on Aggregate Data.
Grignon M., Renaud T.

DT n° 3

Organisation du travail et santé des seniors en Europe
Debrand T. (Irdes), Lengagne P. (Irdes). Document de travail Irdes n° 3. 2007/02.

Les conditions de travail ont rapidement évolué au cours des dernières décennies dans les pays développés. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail s’avérant être sources de pénibilité et de risques pour la santé. Dans un contexte de vieillissement des populations, ces problèmes sont particulièrement préoccupants, en matière de santé, d’emploi et de financement des retraites. Cette étude s’intéresse aux liens existant entre l’organisation du travail et la santé des seniors (50 ans et plus). A partir des données de l’enquête SHARE 2004, nous montrons que plusieurs facteurs liés à l’organisation du travail - tels qu’une forte demande psychologique, un manque de latitude décisionnelle, une récompense reçue par le travail insatisfaisante, l’absence de soutien dans le travail mais aussi l’insécurité de l’emploi - sont corrélés à l’état de santé des seniors. Dès lors, l’organisation du travail comme la santé constituent des déterminants importants de la sortie d’activité des seniors.


Work organization and health of seniors citizens in Europe
Working conditions have greatly evolved in recent decades in developed countries. This evolution has been accompanied with the appearance of new forms of work organisation that may be sources of stress and health risk for older workers. As populations are ageing, these issues are particularly worrying in terms of the health, labour force participation and Social Security expenditure.
This paper focuses on the links between quality of employment and the health of older workers, using the Share 2004 survey. Our research is based on two classical models: the Demand-Control model of Karasek and Theorell (1991) and the Effort-Reward Imbalance model of Siegrist (1996), which highlight three main dimensions: Demand that reflects perceived physical pressure and stress due to a heavy work load; Control that refers to decision latitude at work and the possibilities to develop new skills; and Reward that corresponds to the feeling of receiving a correct salary relatively to efforts made, of having prospects for personal progress and receiving deserved recognition. These models also take into account the notion of support in difficult situations at work and the feeling of job security.
Our estimations show that the health status of older workers is related to these factors. Fairly low demand levels and a good level of reward are associated with a good health status, for both men and women. Control only influences the health status of women. Lastly, the results reveal the importance on health of a lack of support at work and the feeling of job insecurity; regardless of gender; these two factors are particularly related to the risk of depression. Thus health status and working conditions are important determinants of the labour force participation of older workers.

Paru dans : Economie et Statistique, n° 403-404, 2007/12, 19-38.
Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe.
Debrand T., Lengagne P.

A donné lieu à : Questions d'économie de la santé Irdes n° 120, 2007/03.
Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe.
Debrand T., Lengagne P.

DT n° 2

Les comparaisons internationales d’état de santé subjectif sont-elles pertinentes ? Une évaluation par la méthode des vignettes-étalons
Lardjane S. (CREST-ENSAI, Laboratoire de Statistique d’Enquêtes), Dourgnon P. (Irdes). Document de travail Irdes n° 2. 2007/02.

Lorsque les modalités de réponse à une question de santé subjective sont utilisées différemment par différents individus, on dit que celles-ci sont affectées d’un effet DIF. Nous présentons une méthode non-paramétrique de détection et de correction de tels effets dans les auto-évaluations de santé subjective. Nous illustrons cette méthode par la mise en évidence d'un effet DIF potentiel dans le cas de l'auto-évaluation du niveau de douleur physique ressenti par des personnes âgées issues de différents pays européens et montrons comment le prendre en compte dans l’analyse statistique.

Paru dans : Economie et Statistique, n° 403-404, 2007/12, 165-177.
Les comparaisons internationales d'état de santé subjectif sont-elles pertinentes ? Une évaluation par la méthode des vignettes-étalons.
Lardjane S., Dourgnon P.



DT n° 1

Aspiration à la retraite, santé et satisfaction au travail : une comparaison européenne
Blanchet D. (Insee- Département des Etudes Economiques d’Ensemble), Debrand T. (Irdes). Document de travail Irdes n° 1. 2007/02.

Ce travail utilise la première vague de l’enquête européenne SHARE pour analyser l’effet de l’état de santé et de la satisfaction au travail sur les préférences en matière d’âge de départ en retraite dans 10 pays européens. Les préférences concernant l’âge de départ sont mesurées par la probabilité de réponse positive à une question sur le souhait de partir à la retraite le plus rapidement possible. Nous nous intéressons aux rôles joués par la santé et les conditions de travail pour expliquer à la fois les différences de préférence au niveau individuel et les différences de préférence entre les pays. Au niveau individuel, les effets obtenus sont conformes aux attentes, mais ne contribuent que faiblement à expliquer les différences moyennes constatées entre pays. A état de santé et conditions de travail individuelles identiques, nous observons un gradient nord-sud du souhait de départ précoce à la retraite qui reste proche de l’effet brut. Ces résultats sont robustes au contrôle par des indicateurs de contexte institutionnel (générosité des systèmes de retraite) et au contrôle du biais de sélection lié au fait que la question ne touche que des individus encore en activité.
Mots-clés : Retraite, santé, conditions de travail


Preference for Early Retirement, Health and Job Satisfaction: a European Comparison
This work uses the first wave of SHARE to analyze the impact of health and satisfaction at work on preferences concerning age at retirement in 10 European countries. Preferences concerning age at retirement are measured by the rate of people wishing to retire as soon as possible. We examine how health and work conditions contribute to explain differences in these preferences both at the individual level and between countries. At the individual level, the effects that are obtained are consistent with expectations, but they are of little help for explaining international differences. Fixing health and work conditions, we observe a north-south gradient of preferences for early retirement which remains close to the gross cross country differentials. All these results are robust to control by institutional features of pension systems (overall generosity of pension systems) and to control for the selection bias implied by the fact that preferences are only measured on people that are still in employment.

Paru dans : Economie et Statistique, 403-404, 2007/12, 39-62.
Souhaiter prendre sa retraite le plus tôt possible : santé, satisfaction au travail et facteurs monétaire.
Blanchet D., Debrand T.

A donné lieu à : Questions d'économie de la santé Irdes n° 103. 2005/12.
Aspiration à la retraite, santé et satisfaction au travail : une comparaison européenne.
Blanchet D., Debrand T.

A donné lieu à : Insee Première, n° 1052, 2005/12, 1-4.
Aspiration à la retraite, santé et satisfaction au travail : une comparaison européenne.
Blanchet D., Debrand T.

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10 mai 2011