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HISTORIQUE DES SÉMINAIRES LES "MARDIS DE L'IRDES" 2007

Les « mardis de l'Irdes » sont des séminaires où sont présentés des travaux de recherche finalisés ou en cours. Ils répondent à 2 objectifs :

  • Présenter et discuter les travaux effectués par les chercheurs de l’Irdes
  • Valoriser et échanger sur les travaux réalisés des équipes de recherches extérieures à l’Irdes

Les « mardis de l’Irdes » se déroulent deux fois par mois le mardi à 11h00 à l’Irdes et sont ouverts aux personnes extérieures (chercheurs, administrations, professionnels de santé, etc.). La durée d’un séminaire est au maximum d’une heure et demie, soit jusqu’à 45 minutes d'exposé 45 minutes de discussion.







Les disparités dans la prise en charge des bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire par les praticiens libéraux

Présentation du travail de Tô M., effectué au cours d'un stage à l'Irdes, encadré par Cases C., Lucas-Gabrielli V., Perronnin M.

Mardi 11 décembre 2007

La Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C) est un dispositif qui permet l'accès aux soins aux populations les plus modestes. Elle compte à ce jour près de 4.8 millions de bénéficiaires. Différentes analyses menées sur l'impact du dispositif ont montré que les titulaires de la CMU-C consomment plus de soins de ville et hospitaliers que les assurés du Régime général ce qui peut s'expliquer par un état de santé plus dégradé de cette population. Cependant, des refus de soins ont été constatés par les études utilisant des méthodes de testing auprès des praticiens libéraux. Ces résultats apparemment contradictoires semblent indiquer que les bénéficiaires de la CMU-C accèdent aux soins de ville de manière particulière. Nous pouvons en particulier nous interroger sur l'existence d'une concentration de ces patients sur certains praticiens libéraux et sur les caractéristiques de ces praticiens. L'analyse des variations de la proportion de la clientèle CMU-C parmi l'ensemble des patients offre un point de vue original sur cette question. Envisageant l'ensemble des praticiens libéraux exerçant en 2006, elle associe les caractéristiques de contexte et de l'offre à la composition des clientèles des praticiens et permet d'envisager différents facteurs de variation.

Les déterminants de la demande individuelle de couverture complémentaire santé en France

Legal R. (LEGOS, Université Paris IX Dauphine)

Mardi 27 novembre 2007

Alors que la question de la demande d’assurance santé privée est très bien documentée dans certains pays, notamment aux Etats-Unis où celle-ci constitue la seule couverture possible pour la majorité de la population, les recherches françaises sur le sujet sont assez limitées, en raison notamment de la difficulté d’accès à des données détaillées. Ce travail de thèse exploite le portefeuille individuel d’un important assureur santé, riche de 130.000 individus environ.

Après avoir développé un modèle théorique joint de demande d’assurance et de demande de soins, nous mettons à profit des variations interdépartementales exogènes de primes pour estimer, de façon inédite en France, la sensibilité de la demande d’assurance au montant de la prime et à certaines caractéristiques de l’offre de soins. Nous exploitons également la structure particulière de l’offre pour distinguer la demande de couverture en ambulatoire de la demande de couverture en optique/dentaire. Enfin nous estimons des modèles économétriques bivariés de demande de soins et de demande d’assurance qui nous conduisent à des mesures d’aléa moral et d’anti-sélection poste par poste.

Au final, notre travail nous permet d’obtenir une radiographie précise du comportement des assurés français en matière de couverture complémentaire.

Les déterminants du prix du médicament en France

Grandfils N. (Irdes), Lhuillery S. (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne), Paris V. (Irdes)

Mardi 2 octobre 2007

En France, les prix des médicaments remboursables font l’objet d’une négociation entre le laboratoire pharmaceutique et le Comité économique des produits de santé. Selon le Code de la Sécurité sociale, le prix doit être fixé principalement en fonction de l’Amélioration du service médical rendu (ASMR) de la spécialité, du prix des spécialités déjà commercialisées dans sa classe thérapeutique (médicaments comparateurs) et des volumes de ventes de prévus ou des conditions d’utilisation du médicament. Pour les médicaments les plus innovants, un autre élément entre en ligne de compte : le niveau de prix pratiqué dans les pays voisins (Allemagne, Espagne, Italie et Royaume-Uni).

L’étude présentée a été initiée en 2004 par Valérie Paris et Lise Rochaix ; elle a un double objectif. Le premier objectif est de quantifier la relation existant entre les prix des spécialités introduites sur le marché et leurs déterminants (degré d’innovation, prix des compétiteurs et taille du marché) pour évaluer leur importance relative. Le second objectif est de rechercher s’il existe un lien entre le niveau de prix accordé et certaines caractéristiques de l’entreprise qui commercialise la produit, telles que les effectifs qu’elle emploie sur le territoire français, son chiffre d’affaires, sa nationalité, ses investissements en R&D…

Cette première étude porte uniquement sur les produits évalués par la commission de transparence pour inscription entre 2001 et 2004 puis commercialisés et inscrits sur la liste des médicaments remboursés en ville. Un premier modèle étudie la relation entre le prix des produits et leurs déterminants officiels : degré d’innovation, prix des concurrents éventuels, volumes de ventes. Un second modèle incorpore les premières variables caractérisant les entreprises, tirées des enquêtes sur les entreprises (Enquête Annuelle sur les Entreprises du SESSI, Enquête R&D).

Ce séminaire présente :

- un rappel des mécanismes de fixation du prix des médicaments ambulatoires

- les données et la méthode économétrique utilisée

- les premiers résultats obtenus

Ageing & “Healthy Ageing” : Quel Avenir pour le Système de Santé Français ?

Ventelou B. et Thiébaut S. (Inserm / CNRS Greqam)

Mardi 11 septembre 2007

Nous proposons ici une estimation macroéconomique de l'impact du "healthy aging" en utilisant un double modèle de microsimulation. Le modèle intègre différents états de santé par lesquels nous faisons transiter, par microsimulation, chaque agent de la base de données (créant ainsi une dynamique épidémiologique). Pour simuler la future trajectoire individuelle de santé, nous employons une matrice de taux de transition inter état. A l'aide d'un modèle économétrique de demande de biens et services de santé, nous déduisons la dépense française en santé en 2025 par agrégation de la population représentative vieillie en 2025. Le support choisi pour la première application de l'outil est la base de donnée ESPS 2000 de l'Irdes ; le thème traité porte sur l'impact de changements épidémiologiques sur le montant des dépenses ambulatoires. Ces simulations ont été réalisé pour trois scénarios épidémiologiques : scénario tendanciel (à dynamique épidémiologique constante), vieillissement sain (healthy aging) et vieillissement sain + progrès médical (sans prise en compte des effets prix). L'écart de dépenses obtenu entre les deux premiers scénarios est faible : malgré l'amélioration de l'état de santé général de la population, les consommations ne sont pas complètement différées et le vieillissement sain compense à peine les dépenses induites par l'accroissement des effectifs des populations âgées. Enfin, si les taux de mortalité chutent grâce aux avancées technologiques et thérapeutiques de la médecine, le nombre de personnes malades augmentent et le « healthy aging » amortit encore moins le flux de dépenses de santé engendré par le vieillissement de la population.

La lutte contre le cancer en France : quels coûts ? Quelle efficacité ?

Amalric F. (Directeur adjoint du département sciences humaines - économie du cancer, INCa)

Mardi 3 juillet 2007

Ce séminaire se propose de présenter et de discuter les principaux résultats du rapport « Analyse économique des coûts du cancer en France », publié par l’Institut national du cancer en avril 2007.

La présentation sera structurée en trois parties. Premièrement, les coûts. Le rapport se distingue des travaux menés par l’Irdes et la Drees sur les comptes par pathologies ou encore par la Cnam sur le coût des ALD 30 en prenant une vue d’ensemble des coûts que le cancer fait porter à la société française, suivant une approche qui s’apparente à celle du fardeau de la maladie.

Deuxièmement, l’efficience de l’allocation des ressources dans la lutte contre le cancer. Qu’en sait-on? Est-il possible de proposer une réallocation des ressources qui amélioreraient l’efficacité globale de la lutte contre le cancer à budget constant?

Troisièmement, la stratégie de lutte contre le cancer. Une stratégie ne se réduit pas à un catalogue de mesures disjointes les unes des autres. Il y a stratégie quand les mesures sont pensées dans leurs rapports les unes aux autres – en dehors de leurs relations communes à une dotation budgétaire. Une bonne stratégie renforce les actions entre lesquelles il existe une synergie positive, et réduit autant que possible les incohérences. La science économique peut être très utile ici aussi en éclairant de multiples manières le rapport existant entre différentes actions au sein de la « stratégie » de lutte contre le cancer, et ainsi renforcer cette stratégie autrement qu’en comparant les coûts/ bénéfices de différentes actions. Quelques exemples illustreront cette idée.

La qualité de soins en France : comment mesurer pour l’améliorer ?

Or Z. (Maître de Recherche, Irdes)

Mardi 19 juin 2007

Définir et évaluer la qualité des soins est une démarche fondamentale si l'on veut améliorer le système de santé. Pourtant la France est très en retard sur ce point même si selon l’OMS, la France dispose du meilleur système de santé dans le monde. Il n’existe pas en effet à l’heure actuelle de système d’information permanent sur la qualité et la sécurité des soins et les données demeurent partielles, contradictoires et difficilement accessibles. Afin d'obtenir une image globale des problèmes de qualité de soins et développer des stratégies pour l’améliorer, il est important de recueillir des données de manière systématique et sur une base nationale cohérente. Cette présentation fournit une vue d'ensemble des données disponibles sur la qualité de soins en France en suivant le cadre et les recommandations internationales pour mesurer la qualité. En comparant la situation de la France à celles d’autres pays développés, elle vise à identifier les lacunes et les points forts du système actuel pour améliorer la gestion de la qualité des soins.

Présentation de l'étude comparative des coût de l'HAD et des SSR

Afrite A., Com-Ruelle L., Or Z., Renaud T. (Irdes)

Mardi 15 mai 2007

Ce travail a fait l'objet du question d'économie de la santé Irdes n° 119 en février dernier.

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Etude de l'hétérogénéité sociale dans la mesure de l'état de santé.

Devaux M., Jusot F., Sermet C. (Irdes)

Jeudi 3 mai 2007

L'objectif de cette recherche est d'explorer l'impact de l'instrument choisi pour mesurer l'état de santé sur l'ampleur des inégalités sociales de santé. Nous avons mis en évidence dans l'enquête santé 2002-2003 des différences dans l'ampleur des inégalités mesurées selon l'indicateur de santé utilisé. Globalement, l'utilisation de l'indicateur de l'état de santé perçu conduit à la mise en évidence d'inégalités sociales de santé plus élevées ; ce qui justifie de s'interroger sur l'existence de biais de déclaration. Pour analyser l'hétérogénéité de déclaration de l'état de santé, nous avons utilisé un modèle d'équations structurelles à variables latentes appelé MIMIC (Multiple Indicators Multiple Index Causes). Il s'agit de créer une variable latente « santé vraie » non observée à partir d'indicateurs de santé observés tels que l'état de santé perçu, les limitations d'activité, les maladies chroniques et la santé mentale mesurée dans le SF-36. Nous séparons ensuite la contribution des variables sociodémographiques à l'explication de la variable latente de « santé vraie », de leur contribution à chacun des indicateurs de santé. Alors que nous constatons toujours des inégalités de santé mesurées sur la variable latente de « santé vraie », nous observons en outre des effets directs (interprétables comme des biais de déclaration ou des effets spécifiques) de certaines caractéristiques socioéconomiques sur chacun des indicateurs d'état de santé. En particulier, à « santé vraie » donnée, les femmes, les personnes âgées, les individus ayant fait des études supérieures, ayant de hauts revenus déclarent davantage de maladies chroniques alors que les individus vivant en couple avec enfant les sous-déclarent. Les femmes, les personnes seules ou de familles monoparentales sur-déclarent une mauvaise santé mentale alors que les personnes âgées la sous-déclarent. Les inactifs et les retraités déclarent davantage de limitations d'activité. Enfin, les individus de familles monoparentales sur-déclarent un mauvais état de santé perçu alors que les étudiants le sous-déclarent.

Pourquoi et comment accompagner le regroupement des médecins généralistes ? Résultats d’une enquête pilote auprès des médecins du panel de l’Union Régionale des Médecins Libéraux de Bretagne

Beauté J., Bougueil Y., Mousquès J. (Irdes)

Lundi 2 avril 2007

Le regroupement des médecins libéraux est de nouveau à l'ordre du jour, présenté comme une possible réponse à des problématiques telles que la démographie médicale ou encore l'amélioration des pratiques. Le nombre de médecins exerçant en groupe en France augmente depuis plusieurs décennies sans que l'on ait de données précises quant à la structure et à la pratique de ces groupes. L'objet de cette étude est de décrire les cabinets de groupe (composition, organisation), de les comparer avec les cabinets individuels (équipement, personnel, satisfaction, productivité etc..), d'analyser les motivations conduisant à un type d'exercice et enfin d'identifier les potentiels leviers susceptibles d'être utilisés dans le cadre d'une politique publique incitative.

Défavorisation et santé au Québec.
Développement et utilisation d’un proxy écologique des conditions socio-économiques de la population.

Pampalon R (Ph.D. Géographe et chercheur à l’Institut national de santé publique du Québec)

Mardi 20 mars 2007

L’étude des disparités sociales de santé est limitée par l’absence d’information socio-économique dans les fichiers statistiques et administratifs. À l’instar de nombreux pays, et notamment de l’Angleterre, le Québec a mis au point un indice écologique, dit de défavorisation, proposant deux dimensions, l’une matérielle et l’autre sociale. Dans cette courte présentation, on verra d’abord les éléments conceptuels et de construction de l’indice ainsi que des exemples de son utilisation. On dressera par la suite un bilan de l’indice, en indiquant les problématiques sanitaires étudiées, les produits disponibles ainsi que les limites et avantages de ce genre d’outil.

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2 octobre 2009