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QUESTIONS D'ECONOMIE DE LA SANTE 2008


Question d'économie de la santé est un mensuel de 8 pages maximum, d'une grande lisibilité, sur l'actualité de la recherche en économie de la santé.
NB : disponible en texte intégral et téléchargeable gratuitement

















Un conseil ?

L'asthme en France en 2006 : prévalence et contrôle des symptômes
Asthma in France in 2006: Prevalence and Control of Symptoms

Questions d'économie de la santé Irdes n° 138. Décembre 2008
Afrite A., Allonier C., Com-Ruelle L., Le Guen N.
avec la collaboration de Annesi-Maesano I., Delmas M.-C., Furhman C., Leynaert B.

En 2006, 6,26 millions de personnes en France métropolitaine déclarent avoir souffert d’asthme à un moment quelconque de leur vie et, parmi elles, 4,15 millions continuent à en souffrir, soit 6,7 % de la population. Les hommes sont globalement autant concernés que les femmes mais il existe des différences selon l’âge. Moins d’un asthmatique sur deux a recours à un traitement de fond, c’est-à-dire une thérapeutique indiquée pour réduire et maîtriser l’intensité des symptômes liés à l’hyperréactivité bronchique caractérisant cette maladie chronique.
Chez six asthmatiques sur dix, le niveau de contrôle des symptômes est insuffisant : partiellement dans 46 % des cas et totalement dans 15 %. Parmi ces derniers, un quart ne prend pas de traitement de fond.
Toutes choses égales par ailleurs, être obèse, fumer, vivre dans un ménage à faibles revenus ou de structure monoparentale augmente le risque d’avoir un asthme totalement non contrôlé.
Ces résultats sont issus de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) réalisée en population générale ; elle intègre un questionnement spécifique sur l’asthme afin d’identifier les personnes asthmatiques et le niveau de contrôle de leurs symptômes.









Un conseil ?

L'enquête SHARE sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe devient longitudinale. Les données de la deuxième vague sont désormais disponibles
SHARE, the Survey of Health, Ageing, and Retirement in Europe goes longitudinal. Data from wave 2 is now available

Questions d'économie de la santé Irdes n° 137. Décembre 2008
Barangé C., Eudier V., Sirven N.

L’enquête SHARE sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe est une base de données multidisciplinaire, internationale et longitudinale permettant d’étudier les problématiques du vieillissement. La seconde vague d’enquête, menée en 2006-07 auprès des répondants interrogés une première fois en 2004-05, fait désormais de SHARE un panel. Dans la mesure où le vieillissement constitue moins un état qu’un processus, cette dimension longitudinale est indispensable pour mettre en évidence les évolutions, les transitions, ainsi que les effets de génération et les phénomènes de causalité.
Ce Questions d’économie de la santé présente quelques résultats préliminaires issus de la seconde vague d’enquête de SHARE. Ces résultats portent notamment sur la dynamique de la santé et du marché de l’emploi. Ils soulignent l’influence des conditions de travail et des dispositifs mis en oeuvre d’un pays à l’autre – notamment en matière d’assurance invalidité – sur le choix de sortie prématurée d’emploi et de passage à la retraite. Par ailleurs, ces nouvelles données confirment les observations de la première vague en termes d’inégalités de santé, et apportent un éclairage complémentaire sur les déterminants individuels de l’évolution du recours aux soins.










Un conseil ?

La coopération médecins généralistes/infirmières améliore le suivi des patients diabétiques de type 2.
GPs teamed up with nurses: a skill mix experiment improves management ot type 2 diabetes patients.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 136. Novembre 2008
Bourgueil Y., Le Fur P., Mousquès J., Yilmaz E.

ASALEE, Action de Santé Libérale En Equipe, associe, dans le département des Deux-Sèvres, 41 médecins généralistes et 8 infirmières afin d’améliorer la qualité des soins, notamment des patients atteints de maladies chroniques. Lancée en 2004, elle représente la seule expérimentation de coopération entre professionnels de santé portant sur les soins de premiers recours. Les infirmières se voient confier par les médecins la gestion informatique de certaines données du patient et des consultations d’éducation thérapeutique, selon un protocole bien défini.
Une évaluation médico-économique du dispositif ASALEE a été menée par l’Irdes. Centrée sur les patients atteints de diabète de type 2, qui représentent un tiers de l’activité des infirmières, l’étude montre que les patients inclus dans le dispositif voient leur équilibre glycémique s’améliorer davantage que dans le groupe témoin. Ils réalisent également plus systématiquement les examens de suivi et cela sans coût supplémentaire significatif pour l’Assurance maladie. Les modalités de l’étude imposent toutefois que ces résultats soient confirmés par des analyses complémentaires.









Un conseil ?

Volume d'activité et qualité de soins dans les hôpitaux : quelle causalité ?
The volume-outcome relationship in hospitals - Lessons from the literature

Questions d'économie de la santé Irdes n° 135. Septembre 2008
Com-Ruelle L., Or Z., Renaud T.

Si la concentration de l’offre de soins hospitaliers est souvent présentée comme un moyen d’améliorer la qualité des soins, le sens de la relation entre volume d’activité et qualité des soins fait toujours débat. La revue systématique de la littérature menée par l’Irdes montre que pour certaines procédures et interventions, en particulier pour la chirurgie complexe, la possibilité d’améliorer la qualité des soins lorsque le volume d’activité augmente est réelle. L’effet d’apprentissage au niveau individuel (chirurgien) mais aussi au niveau de l’hôpital (transfert de connaissances, mode d’organisation) semble expliquer une grande partie de cette corrélation. Mais dans certains cas, l’hypothèse alternative du « renvoi sélectif », selon laquelle les patients sont orientés vers les hôpitaux ayant de meilleurs résultats, ne peut être réfutée.
Ce lien de causalité entre volume et qualité doit par ailleurs être nuancé : les résultats sont sensibles à la nature des procédures et interventions analysées ainsi qu’aux seuils d’activité retenus. Plus l’intervention est spécifique et complexe, plus la corrélation volume-qualité est affirmée. Pour la plupart des interventions, il n’existe pas de seuil d’activité unanimement accepté. De plus, certaines études montrent que la relation volume-qualité devient marginale au-delà d’un seuil qui peut être relativement bas.









Un conseil ?

Modes d'accès aux spécialistes en 2006 et évolution depuis la réforme de l'Assurance maladie.
Referral to specialist consultations in France in 2006 and changes since the 2004 Health Insurance reform.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 134. Août 2008
Le Fur P., Yilmaz E.

La réforme de l'Assurance maladie semble avoir eu en 2006 des répercussions notables sur les modes d'accès des patients au médecin spécialiste. En effet, d'après les données déclarées dans les Enquêtes Santé Protection Sociale en 2004 et 2006, la proportion d'accès direct a fortement diminué, en particulier en dermatologie et en ORL, spécialités pour lesquelles elle était importante en 2004. Parallèlement, pour de nombreuses spécialités, on constate une progression de l'accès faisant suite au conseil du généraliste (médecin traitant le plus souvent), dont l'ampleur diffère selon les spécialités. Enfin, on observe une relative stabilité de la part des accès conseillés par le spécialiste lui-même.
Entre 2004 et 2006, les déterminants de l'accès direct aux soins de spécialistes (autres que gynécologues et ophtalmologues) se sont modifiés mais sans évolution majeure. Par rapport à 2004, « toutes choses égales par ailleurs », l'influence du milieu social et du niveau d'études s'est quelque peu réduite et celle de la taille du ménage est devenue significative. Ainsi, en 2006, la proportion de séances de spécialistes résultant d'un accès direct est plus faible pour les personnes vivant dans les ménages de trois personnes et plus que pour celles vivant seules, ce qui n'était pas le cas en 2004.









Un conseil ?

La santé perçue des immigrés en France. Une exploitation de l'Enquête décennale santé 2002-2003.
Self assessed health of immigrants in France - Analysis of the 2002-03 decennial health survey.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 133. Juillet 2008
Dourgnon P., Jusot F., Sermet C., Silva J.

Selon les données de l’Enquête décennale santé menée par l’Insee en 2002- 2003, les personnes d’origine étrangère vivant en France se déclarent en moins bon état de santé que les Français nés en France. Les conditions socioéconomiques dégradées de ces populations expliquent en partie leur plus mauvaise santé perçue. Mais on observe également des différences d’état de santé selon les pays d’origine, liées au niveau de développement de ces derniers. Ainsi, les personnes originaires des pays les plus riches déclarent un meilleur état de santé que les personnes originaires des pays de niveau de développement moyen, suggérant un effet à long terme de la situation sociale et sanitaire du pays de naissance sur l’état de santé. Les personnes originaires des pays les plus pauvres déclarent également un meilleur état de santé que les personnes originaires des pays de niveau de développement moyen, ce qui peut s’expliquer par une sélection à la migration plus marquée dans ces pays. Enfin, il ne semble pas y avoir de différence d’état de santé entre les immigrés étrangers et ceux ayant été naturalisés.









Un conseil ?

La complémentaire santé en France en 2006 : un accès qui reste inégalitaire. Résultats de l'Enquête santé protection sociale 2006 (ESPS 2006).
Complementary Health Insurance in France in 2006: Access is Still Unequal.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 132. Mai 2008
Kambia-Chopin B., Perronnin M., Pierre A., Rochereau T.

En 2006, plus de 9 personnes sur 10 déclarent être couvertes par une complémentaire santé en France. Parmi les personnes non couvertes, plus d'une personne sur deux évoque des raisons financières. L'accès à la complémentaire santé reste donc encore difficile et coûteux pour les ménages dont les revenus sont faibles. En effet, ce sont eux qui déclarent les taux de couverture les plus bas. À l'inverse, les ménages ayant les revenus les plus élevés, notamment les cadres, bénéficient d'un accès plus facile à la complémentaire santé du fait de ressources financières plus importantes et d'un accès plus fréquent à la couverture d'entreprise.
Pour la première fois, l'Enquête Santé et Protection Sociale (ESPS) est utilisée pour calculer un taux d'effort, c'est-à-dire la part de revenu que les ménages consacrent à la couverture complémentaire. Ce taux d'effort varie de 3 % pour les ménages les plus aisés à 10 % pour les ménages les plus pauvres (exception faite des bénéficiaires de la CMU-C). Pour un taux d'effort trois fois plus élevé, les ménages les plus pauvres bénéficient cependant de contrats offrant en moyenne des garanties inférieures aux contrats des ménages les plus aisés.
Par ailleurs, l'absence de couverture complémentaire est un facteur important du renoncement aux soins pour des raisons financières qui concerne, en 2006, 14 % de la population.









Un conseil ?

L'Enquête santé protection sociale 2006, un panel pour l'analyse des politiques de santé, la santé publique et la recherche en économie de la santé.
The 2006 Health, Health Care and Insurance Survey, a panel for health policies analysis, public health and health economics research.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 131. Avril 2008
Allonier C., Dourgnon P., Rochereau T.

Depuis 1988, l’Enquête santé protection sociale (ESPS) interroge les Français sur leur état de santé, leur recours aux services de santé et leur couverture santé. Par sa fréquence, l’étendue de ses questionnements et sa dimension longitudinale, elle participe à l’évaluation des politiques de santé, au suivi des problèmes de santé publique en population générale et sert de support à la recherche en économie de la santé.
En 2006, ESPS a interrogé 8 100 ménages et 22 000 individus. Un suréchantillon de ménages couverts par la Couverture maladie universelle complémentaire a complété l’échantillon habituel, afin de mieux décrire les caractéristiques d’état de santé et d’accès aux soins de cette population.
L’enquête 2006 incorpore de nouveaux questionnements. Elle vise en particulier à participer à l’évaluation de la réforme du « médecin traitant » et du parcours de soins coordonnés. Des questions sur la santé respiratoire et l’asthme permettront d’évaluer l’évolution de la maladie, d’étudier ses déterminants sociaux et environnementaux, puis d’évaluer l’adéquation des traitements effectifs avec les normes de bonnes pratiques médicales. Un module sur les conditions de vie dans l’enfance et l’état de santé des parents permettra d’approfondir les travaux menés sur les mécanismes intergénérationnels à l’œuvre dans la construction des inégalités des chances en santé, notamment la transmission des comportements à risque pour la santé.









Un conseil ?

Comment expliquer les fortes disparités de clientèle CMU-C des praticiens libéraux ?
Explaining the strong disparities observed in the CMU-C clientele of independent practitioners?

Questions d'économie de la santé Irdes n° 130. Mars 2008
Cases C., Lucas-Gabrielli V., Perronnin M., To M.

La proportion de bénéficiaires de la CMU complémentaire (CMU-C) dans la clientèle des médecins généralistes, spécialistes ou dentistes, varie fortement d’un praticien à l’autre. En dehors de la répartition des bénéficiaires de la CMU-C sur le territoire, cette variabilité s’explique en partie par la nature des besoins de soins de cette population. Elle est en effet jeune, plutôt féminine et caracté-risée par des problèmes de santé spécifiques (troubles mentaux et du sommeil, maladies du système nerveux et de l’oreille…). L’environnement socio-économique des communes d’exercice des médecins joue également, notamment le niveau de revenu moyen des communes. On constate une « spécialisation » relative des médecins des communes les plus défavorisées, celles-ci attirant les bénéficiaires CMU-C des communes avoisinantes plus riches.
L’existence d’une certaine discrimination vis-à-vis des patients CMU-C de la part de certains professionnels n’est pas à exclure : les patients CMU-C sont en effet moins présents chez les médecins du secteur à honoraires libres et les dentistes. Il est toutefois difficile de faire la part des choses entre un choix dé-libéré du patient CMU-C (lié à ses caractéristiques et à ses préférences) et un choix contraint suite à un refus de soins de la part du praticien.









Un conseil ?

Les problèmes d'alcool en France : quelles sont les populations à risque ?
Alcohol consumption in France: one more glass of French paradox

Questions d'économie de la santé Irdes n° 129. Janvier 2008
Com-Ruelle L., Dourgnon P., Jusot F., Lengagne P.

En France, le risque d’alcoolisation excessive, ponctuel ou chronique, concerne surtout les hommes : plus de quatre hommes sur dix et plus d’une femme sur dix. Entre 25 et 64 ans, il touche un homme sur deux.
Ces comportements sont moins fréquents chez les personnes vivant au sein d’une famille, sauf lorsque l’un des membres présente un usage à risque.
Les liens entre le risque d’alcoolisation excessive et les catégories socioéconomiques sont contrastés. Chez les femmes, le risque n’est patent que pour les cadres alors que chez hommes, il touche aussi bien les ouvriers que les cadres, mais moins fréquemment les employés. Le risque chronique prédomine sur le risque ponctuel lorsque les personnes ont connu des épisodes de précarité au cours de leur vie, chez les hommes de profession intermédiaire, artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, ou encore aux revenus faibles.
Ces résultats sont issus d’une enquête en population générale qui pour la première fois en France distingue les modes de consommation d’alcool à risque des modes sans risque et de non-consommation. Ils mettent d’ailleurs en évidence une plus forte probabilité de non consommation dans les catégories peu aisées.


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22 juillet 2011