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QUESTIONS D'ECONOMIE DE LA SANTE 2010


Question d'économie de la santé est un mensuel de 8 pages maximum, d'une grande lisibilité, sur l'actualité de la recherche en économie de la santé.
NB : disponible en texte intégral et téléchargeable gratuitement

















Un conseil ?

La santé des seniors en emploi : résultats de l’enquête européenne SHARE 2006
The Health of Older Workers in Europe: Results of SHARE 2006

Questions d'économie de la santé Irdes n° 160. Décembre 2010
Lenormand M.-C., Sermet C., Sirven N.

Dans un contexte de vieillissement de la population et d’allongement de la vie active, la plupart des pays sont confrontés au défi du vieillissement en bonne santé. L’enquête Survey of Health Ageing and Retirement in Europe (SHARE), utilisée ici, permet d’explorer l’état de santé des personnes âgées de 50 à 59 ans en Europe et aussi d’en étudier les déterminants.
Si des problèmes de santé non négligeables apparaissent dès 50 ans, on constate également une forte hétérogénéité des situations entre pays européens. Bien que la France détienne le record de l’espérance de vie, elle occupe actuellement une place relativement médiocre concernant l’état de santé de ses quinquagénaires. Après avoir comparé l’état de santé des actifs occupés avec celui des chômeurs et des inactifs, d’où il ressort un effet « travailleur en bonne santé », une attention particulière est portée aux déterminants de l’état de santé des seniors européens en emploi.









Un conseil ?

Apports du modèle de microsimulation Arammis : une analyse des effets redistributifs du plafonnement des restes à charge en ambulatoire
Arammis Microsimulation Model Contribution: an Analysis of the Redistributive Effects of an OOP Maximum on Ambulatory Care Expenditures

Questions d'économie de la santé Irdes n° 159. Novembre 2010
Debrand T., Sorasith C.

En France, bien qu’une grande partie des dépenses de santé soit prise en charge par le système d’Assurance maladie obligatoire, d’importants restes à charge – différence entre les dépenses de santé et les remboursements de l’Assurance maladie – peuvent persister.
Dans le cadre de la réflexion engagée sur les moyens de limiter ces restes à charge « excessifs », nous avons testé deux types de plafonnement des restes à charge, à partir du modèle de microsimulation Arammis. Nous avons simulé le remplacement du dispositif actuel de remboursement à 100 % des malades en affections de longue durée (ALD) par l’instauration de deux plafonnements appliqués à l’ensemble des assurés (hors bénéficiaires de la CMU) sur les remboursements de leurs dépenses de santé en ambulatoire (hors hôpital et dépassements d’honoraires). Le premier applique un plafond identique à tous ; le deuxième établit un plafond en fonction du revenu.
L’étude documente, à partir d’un modèle de microsimulation basé sur des données individuelles, deux mécanismes de plafonnements de restes à charge en ne modifiant pas les équilibres financiers de l’Assurance maladie obligatoire.







Un conseil ?

Les franchises ont-elles modifié les comportements d’achats de médicaments ?
Questions d'économie de la santé Irdes n° 158. Octobre 2010
Kambia-Chopin B., Perronnin M.

Les franchises de 0,5 € sur les boîtes de médicaments, mises en place le 1er janvier 2008, avaient notamment pour objectif d’inciter les individus à réguler leur consommation de médicaments. Néanmoins, la somme prélevée par boîte étant la même quelle que soit la nature du médicament, le niveau de ressource et l’état de santé des individus, cette charge financière pèse plus fortement sur les individus malades ou à faibles revenus et peut les contraindre à renoncer à des soins utiles. Afin d’apporter un premier éclairage sur ces hypothèses, une analyse a été menée à partir de données déclaratives de l’Enquête santé protection sociale (ESPS) 2008.
12 % des enquêtés déclarent avoir modifié leurs achats de médicaments suite à la mise en place des franchises. Ce comportement est influencé par le niveau de revenu et l’état de santé : la probabilité de déclarer avoir modifié ses achats est de 7 points plus élevée chez les individus gagnant moins de 870 € par mois, comparés à ceux gagnant plus de 1 167 € par mois, soit un quasi-doublement de cette probabilité. Elle est plus élevée de 2 points chez les individus souffrant d’une pathologie chronique, comparés aux autres. Une différence similaire est observée entre les individus déclarant un état de santé moyen, mauvais ou très mauvais comparés à ceux qui se déclarent en bonne santé.









Un conseil ?

La dynamique de regroupement des médecins généralistes libéraux de 1998 à 2009
Group Practice Dynamics Among Private General Practitioners from 1998 to 2009

Questions d'économie de la santé Irdes n° 157. Septembre 2010
Baudier F., Bourgueil Y., Evrard I., Gautier A., Le Fur P., Mousquès J.

À partir des enquêtes Baromètre santé médecins généralistes de 1998, 2003 et 2009, l’Inpes et l’Irdes analysent ici, sur la base d’échantillons représentatifs au plan national, l’exercice en groupe des généralistes libéraux, ses caractéristiques et son évolution. L’exercice en groupe est aujourd’hui majoritaire. La part des médecins généralistes libéraux déclarant travailler en groupe est passée de 43 % en 1998 à 54 % en 2009. Cette augmentation est particulièrement marquée chez les médecins de moins de 40 ans qui sont près de huit sur dix à travailler en groupe.
Les médecins généralistes exerçant en groupe travaillent pour les trois quarts d’entre eux dans des cabinets exclusivement composés de médecins généralistes et/ou spécialistes. Ces cabinets rassemblent en majorité deux ou trois praticiens.
Le regroupement semble par ailleurs transformer le rythme de travail hebdomadaire des généralistes sans pour autant modifier leur volume d’activité sur la semaine : les généralistes exerçant en groupe déclarent en effet travailler plus souvent moins de cinq jours mais réaliser plus d’actes par jour que les médecins exerçant seuls. La pratique de groupe est également associée à un mode d’exercice qui laisse une plus grande place à la formation, l’encadrement des étudiants et s’appuie également plus fréquemment sur l’outil informatique.









Un conseil ?

Les enjeux du traitement médicamenteux des patients atteints
de polypathologies. Résultats de l'étude expérimentale Polychrome
Drug-prescription Management in Patients with Multiple Chronic Conditions
Results of the experimental Polychrome study

Questions d'économie de la santé Irdes n° 156. Juillet-août 2010
Clerc P., Le Breton J., Mousquès J., Hebbrecht G., de Pouvourville G.

Dans un contexte où les maladies chroniques sont en augmentation constante, les risques associés au traitement médicamenteux de patients atteints de multiples pathologies restent mal documentés. Or, si certains effets indésirables sont inévitables car inhérents à l’usage du médicament, d’autres sont évitables car résultant d’une utilisation non conforme aux indications et recommandations.
L’étude expérimentale Polychrome apporte un éclairage sur la question. Elle montre d’une part que la polypathologie occupe une place majeure dans l’activité des généralistes et s’accompagne inévitablement d’un phénomène de polyprescription ; et, d’autre part, que cette polyprescription n’est pas dénuée de risque iatrogénique. Toutefois, les effets indésirables graves sont relativement rares. Plus généralement, l’étude montre que la qualité des ordonnances peut être améliorée, les modifications les plus nombreuses concernant l’imprécision de la prescription ou un dosage inadéquat, et les autres modifications visant à réduire le nombre de médicaments prescrits.
Si l’étude Polychrome reste expérimentale, elle met toutefois en évidence les difficultés pour les généralistes de la prise en charge de ces patients polypathologiques, et offre des perspectives intéressantes pour favoriser le bon usage du médicament et son utilisation en association avec d’autres moyens thérapeutiques non médicamenteux.









Un conseil ?

La protection sociale complémentaire collective : des situations diverses selon les entreprises
Employer-sponsored Complementary Health Insurance: Variable Situations According to Company

Questions d'économie de la santé Irdes n° 155. Juin 2010
Guillaume S. Rochereau T.

Selon les premiers résultats de la nouvelle enquête Protection sociale complémentaire d’entreprise (PSCE) de l’Irdes, en 2009, plus de deux établissements sur cinq (hors administration et secteur agricole) proposent une complémentaire santé à leurs salariés. L’offre de complémentaire santé pouvant différer selon les établissements d’une même entreprise, l’enquête PSCE est réalisée au niveau de l’établissement. Cependant, ce sont les caractéristiques des entreprises, plus que celles des établissements, qui expliquent l’offre. Ainsi, seules 32 % des très petites entreprises (TPE de moins de 10 salariés) proposent une complémentaire alors que 91 % des établissements des entreprises de 250 salariés et plus en proposent une. De même, plus la proportion de cadres employés au niveau de l’entreprise est forte plus la proportion d’établissements proposant une couverture santé est élevée, ainsi que le niveau de garanties des contrats proposés.
Par ailleurs, la loi Fillon de 2003 a incité les entreprises à adapter l’offre de complémentaire santé aux salariés afin de conserver des exonérations fiscales et sociales. En 2009, le tiers des contrats date de moins de deux ans. Dans plus de trois établissements sur quatre, le ou les contrats sont exclusivement obligatoires ; 15 % des établissements déclarent avoir transformé un contrat facultatif en un contrat obligatoire pour se conformer à la législation.
Les employeurs participent au financement du contrat à hauteur de 57 %. Dans 85 % des établissements dont les salariés participent à ce financement, celui-ci est forfaitaire.









Un conseil ?

Les modes de vie : un canal de transmission des inégalités de santé ?
Lifestyles: a Channel of Intergenerational Transmission of Health Inequalities?

Questions d'économie de la santé Irdes n° 154. Mai 2010
Bricard D., Jusot F., Tubeuf S.

Plusieurs études récentes ont mis en évidence l'existence d'inégalités de santé en France liées au milieu d'origine. Afin de mieux comprendre l'effet à long terme des conditions de vie dans l'enfance, des questions spécifiques ont été introduites dans l'Enquête santé et protection sociale 2006 de l'Irdes. Les résultats montrent l'importance des inégalités des chances en santé en France : être issu d'un milieu défavorisé, avoir des parents de niveau scolaire peu élevé, adoptant des comportements à risque ou en mauvaise santé, sont autant de facteurs explicatifs des inégalités de santé à l'âge adulte.
Les comportements à risque adoptés par les parents, le niveau d'éducation de la mère et les conditions matérielles de vie difficiles pendant l'enfance conditionnent les modes de vie adoptés par les enfants qui influencent à leur tour la santé à long terme. Cet effet indirect du milieu d'origine s'ajoute aux effets mieux connus de reproduction sociale et aux effets directs des conditions de vie dans l'enfance sur la santé à l'âge adulte.
En dehors d'interventions visant à améliorer l'égalité des chances à l'école et ou plus globalement les conditions de vie, des politiques de prévention et de promotion de la santé ciblées vers les populations les plus modestes sont des pistes possibles pour réduire les inégalités des chances en santé.









Un conseil ?

Quelle subvention optimale pour l’achat d’une complémentaire santé ?
What Would be the Optimal Subsidy to Encourage Subscription to Supplementary Health Insurance?

Questions d'économie de la santé Irdes n° 153. Avril 2010
Grignon M., Kambia-Chopin B.

L’assurance santé réduit le risque financier et joue un rôle important en termes d’accès aux soins des ménages à faibles revenus. Cependant, ces ménages bénéficient le moins d’une couverture santé complémentaire. Le revenu mensuel moyen des ménages sans couverture complémentaire est de 844 € contre 1 382 € pour ceux bénéficiant d’une couverture complémentaire. Favoriser l’achat d’une assurance santé complémentaire par les ménages modestes peut se faire en subventionnant une partie de leur prime. C’est l’approche retenue par le dispositif d’Aide complémentaire santé (ACS) en France. Se pose alors la question des montants d’aide à apporter pour que la subvention permette une amélioration effective de l’accès à la complémentaire santé. L’objectif ici est de simuler l’impact de divers barèmes d’aide sur la décision d’achat d’une assurance complémentaire pour des ménages situés juste au-dessus du seuil de la CMU-C. Pour mener cette simulation, les comportements individuels d’achat de complémentaire santé sont observés. Selon nos résultats, pour que les trois quarts des bénéficiaires potentiels de l’ACS acceptent de payer une prime de 50 euros par mois, il faudrait porter le montant de l’aide à 80 % de cette prime.









Un conseil ?

Les dépenses médicales de ville des asthmatiques en 2006.
Asthma Patients’ Ambulatory Care Expenditures in 2006.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 152. Mars 2010
Com-Ruelle L., Da Poian M.-T., Le Guen N.

En France, selon les résultats de l’appariement des données de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) 2006 avec celles de l’Assurance maladie, la dépense médicale totale en soins de ville des asthmatiques est une fois et demie supérieure à celle des non-asthmatiques en raison de leur asthme, du niveau de contrôle de leurs symptômes, mais aussi d’autres maladies plus fréquentes chez eux.
Six asthmatiques sur dix ont toutefois leurs symptômes insuffisamment contrôlés et seuls 12,5 % d’entre eux ont consulté un pneumologue de ville, le médecin généraliste restant pour tous les asthmatiques en première ligne de leur suivi.
Les médicaments arrivent en tête des dépenses de ville liées à l’asthme mais se concentrent, selon les classes thérapeutiques, sur une part de consommateurs variables. Un tiers des asthmatiques n’a eu aucun traitement antiasthmatique. Ceci suggère que les professionnels de santé ont encore des marges de manœuvre pour améliorer la prise en charge des malades sur le plan médical ainsi qu’en termes d’éducation thérapeutique et de mesures environnementales.











Un conseil ?

Comment expliquer l’écart de prix entre médicaments d’une même classe thérapeutique ?
Questions d'économie de la santé Irdes n° 151. Février 2010.
Bergua L., en collaboration avec Sermet C., Sorasith C. et Célant N.

Annulé et remplacé par :
Comment expliquer les écarts de prix des médicaments similaires ? Une analyse en données de panel 2001-2009
How to Explain Price Gaps between Me-too Drugs? A 2001-2009 Panel-data Analysis

Questions d'économie de la santé Irdes n° 178. Juillet-août 2012
Bergua L. (CHU de Rouen), Cartier T. (Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Irdes), Célant N. (Irdes), Pichetti S. (Irdes), Sermet C. (Irdes), Sorasith C. (Irdes)

Le débat autour des médicaments similaires, bien que datant des années 1960, reste d’actualité au regard de leur prolifération sur le marché. Ces médicaments - qui ont une structure chimique, un mode d’action thérapeutique et des indications proches du premier entrant de la classe thérapeutique à laquelle ils appartiennent - sont pour certains équivalents sur le plan clinique en raison de l’effet de classe qui les lie alors que d’autres justifient leur présence sur le marché par l’innovation même faible qu’ils contiennent. Si les médicaments similaires sont suffisamment proches du médicament original, leurs prix ne devraient théoriquement pas différer dès lors que l’un des objectifs du régulateur est de rémunérer prioritairement l’innovation thérapeutique. Or qu’en est-il ?
À partir d’une sélection de 31 groupes de médicaments similaires, élaborée et validée par un médecin clinicien, le médecin responsable de l’étude et un pharmacologue hospitalier indépendant de l’étude, il s’agit ici d’étudier et de chercher à expliquer les écarts de prix existant, sur la période 2001-2009, entre le premier entrant dans une classe thérapeutique et les entrants successifs. Les résultats montrent des écarts de prix significatifs entre similaires, avec un écart moyen par groupe de 59 % par rapport au premier entrant. Parmi les facteurs qui influencent le plus les écarts de prix, notons, ce qui est conforme aux règles de fixation du prix du médicament en France, l’innovation thérapeutique. Mais l’ampleur des écarts de prix due à cette innovation souvent minime (+ 16 % pour un degré d’innovation, + 43 % pour deux degrés ou plus) interroge. Par ailleurs, la tarification proportionnelle au dosage accroît fortement les écarts de prix, ce qui se révèle inéquitable pour les patients dont l’état de santé justifie de plus fortes doses. Au vu des expériences étrangères, la question de la gestion des flux d’entrées et de sorties des médicaments similaires pris en charge par la collectivité mérite d’être posée.









Un conseil ?

Qui a souscrit une surcomplémentaire ? Une analyse dynamique de l'auto-sélection.
Who Took out Additional Supplementary Health Insurance? A dynamic Analysis of Adverse-Selection

Questions d'économie de la santé Irdes n° 150. Janvier 2010
Franc C. (Cermes, Inserm U988, CNRS UMR8211), Perronnin M. (Irdes), Pierre A. (Irdes), en collaboration avec Cases C. (Ined)


Selon la théorie économique, les individus choisissent leur niveau de couverture en fonction de leurs dépenses de santé anticipées, révélant ainsi une partie de leur risque. Pourtant, sur le marché français de l’assurance santé, cette hypothèse, qualifiée d’« auto-sélection », n’a jusqu’ici été testée que sur la décision de souscrire ou non une complémentaire. Or, le marché de la complémentaire est très hétérogène, au moins autant que les risques des assurés.
Entre le 1er juillet 2003 et le 31 décembre 2006, une surcomplémentaire a été proposée aux assurés bénéficiant de la complémentaire santé de la Mutuelle générale de l’équipement et des territoires (MGET). Ce contexte permet de tester l’existence d’auto-sélection dans le cas d’une demande d’augmentation des garanties parmi des individus couverts par une même complémentaire santé. À partir d’une approximation du risque santé par l’âge des assurés et leurs dépenses de santé passées, les déterminants de la souscription de la surcomplémentaire sont analysés et comparés au cours du temps.
Fin 2005, environ 20 % des assurés de la MGET ont souscrit la surcomplémentaire, pour la grande majorité dès son lancement. Les premiers à l’avoir souscrite sont plus âgés, avec des besoins de soins importants principalement en consultations et visites, en optique et en dentaire. Les assurés les plus modestes auraient eu tendance à différer l’achat de la surcomplémentaire dans le temps (à partir de 2004) en anticipant des dépenses d’optique, seul poste qui conserve une influence positive significative au cours du temps.


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29 mars 2012