QUI SOMMES-NOUS ?

PUBLICATIONS

ENQUÊTES

SÉMINAIRES ET COLLOQUES

PARTENARIATS / PROJETS

SERVICES

HISTORIQUE DES SÉMINAIRES LES "MARDIS DE L'IRDES" 2012

Les « mardis de l'Irdes » sont des séminaires où sont présentés des travaux de recherche finalisés ou en cours. Ils répondent à 2 objectifs :

  • Présenter et discuter les travaux effectués par les chercheurs de l’Irdes
  • Valoriser et échanger sur les travaux réalisés des équipes de recherches extérieures à l’Irdes

Les « mardis de l’Irdes » se déroulent deux fois par mois le mardi à 11h00 à l’Irdes et sont ouverts aux personnes extérieures (chercheurs, administrations, professionnels de santé, etc.). La durée d’un séminaire est au maximum d’une heure et demie, soit jusqu’à 45 minutes d'exposé 45 minutes de discussion.







Discrimination salariale selon l’état de santé en France

Ben Halima M. A., Rococo E. (Irdes)

Mardi 18 décembre 2012


A partir des données de l’enquête ESPS, ce travail a pour objectif d’évaluer le niveau de discrimination salariale selon l’état de santé en France en 2010. Cette étude propose une mesure de la discrimination salariale selon l’état de santé qui prend en compte la sélection endogène de l’état de santé et l’impact des conditions de travail sur le salaire et la santé des individus. L’analyse est effectuée à partir de trois indicateurs d’état de santé que sont l’état de santé perçue, les limitations d’activités et les maladies chroniques.

A partir d’un modèle switching, l’état de santé et le salaire horaire des individus en bonne et en mauvaise santé sont modélisés simultanément. L’écart de salaire entre les individus en bon et en mauvais état de santé ainsi estimé est décomposé selon la méthode d’Oaxaca et Neumann (2004). La première reflète le part de l’écart de salaire dû aux différences de caractéristiques entre les individus en bon et en mauvais état de santé, la seconde reflète le niveau de discrimination salarial subit pas les individus en mauvaise santé et enfin, la troisième représente la contribution de la sélection de l’état de santé.

Les résultats de cette analyse nous permettent de conclure qu’il n’existe pas de discrimination salariale envers les individus souffrant de maladies chroniques et ce quel que soit le genre des individus. Par contre, concernant les limitations d’activités et l’état de santé perçue les résultats sont plus contrastés selon le genre. En effet, les femmes ne subissent pas de discrimination salariale selon leur état de santé. En revanche, les hommes limités dans les activités de la vie quotidienne ou en mauvais état de santé perçue font face à de la discrimination salariale.

Activité, productivité et qualité des soins des établissements de santé avant et après la T2A

Or Z. (Irdes), Bonastre J. (IGR), Journeau F. (IGR), Nestrigue C. (Irdes)

Mardi 4 décembre 2012


En France, l’activité de court séjour des hôpitaux publics et privés est financée selon le modèle de la Tarification à l’activité (T2A) depuis 2004-2005. Les objectifs de la réforme étaient d'améliorer l’efficience et la productivité des établissements de santé, d’assurer un financement équitable et d’améliorer la gestion hospitalière et la qualité des soins. Malgré les ambitions de cette réforme, le suivi de l’évolution de l’activité hospitalière suite à la mise en place de la T2A reste à ce jour partiel.

Notre étude dont l’objectif est d’évaluer l’impact de la réforme de la T2A sur l’activité des établissements de santé propose des résultats nouveaux sur les évolutions de l’activité, de la productivité, de la qualité des soins et des potentiels effets pervers de la T2A. A partir de données hospitalières collectées en routine, nous avons construit une série d’indicateurs pour étudier les évolutions annuelles sur la période 2002-2009 (avant et après l’introduction de la T2A). Les indicateurs étaient jusqu'alors indisponibles et/ou non suivis de manière systématique.

La pertinence des pratiques d’hospitalisation : une analyse des écarts départementaux de prostatectomie

Verboux D. (Irdes) , Or Z. (Irdes), Barnay T.
Mardi 13 novembre 2012


Assurer l’adéquation de l’offre de soins aux besoins des patients et des populations locales est un enjeu majeur pour les politiques de santé. Toutefois, en France comme dans d’autres pays, les études montrent que les variations régionales dans les ressources et l'utilisation de soins médicaux sont loin d’être négligeables. L’analyse de ces disparités soulève des questions sur l'efficacité, l'équité et la qualité des soins fournis. Dans ce contexte, notre étude a deux objectifs : quantifier les variations de pratiques de prostatectomie entre les départements et analyser quels en sont les déterminants, au niveau régional et départemental, grâce à une modélisation multi-niveaux de comptage réalisé à partir d’un appariement de plusieurs bases de données administratives. Nos résultats montrent qu’il existe des écarts importants entre le nombre de prostatectomie pour 100 000 hommes par département. Il semble que la densité d’urologue de ville dans le département ainsi que le nombre de lits de chirurgie et le nombre d’infirmiers aient un impact significativement positif sur les taux de prostatectomie. Le revenu et la situation épidémiologique au niveau départemental ne sont cependant pas significatifs.

Flexibilisation de l’emploi, conditions de vie et santé

Lengagne P. (Irdes)
Mardi 30 octobre 2012

Au cours des dernières décennies, l’emploi dans les pays post-industriels a connu de profondes mutations. En particulier, les entreprises, qui expriment un besoin accru de flexibilité de la main-d'œuvre, y ont eu progressivement de plus en plus recours. Cette évolution n’est pas neutre en termes de coûts économiques et non économiques pour les individus. En France, alors que s’ouvrent les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail, se pose la question de savoir quelles formes de flexibilité offrent le meilleur compromis entre le besoin de flexibilité des entreprises et les conditions de vie des ménages.

Afin d’éclairer cette question, la présente étude propose d’analyser empiriquement l’influence de la flexibilisation de l’emploi - mesurée par le recours accru des entreprises à l’emploi temporaire (CDD et Intérim) - sur les conditions de vie (emploi, revenu et état de santé). Les données utilisées sont celles de l’enquête Santé et Protection Sociale de l’Irdes menée en 2010 appariées à des données départementales agrégées.

Selon les principales conclusions de cette étude, la flexibilisation de l’emploi n’a pas eu l’effet bénéfique qui aurait pu être escompté en termes d’emploi : elle n’entraîne pas de diminution du taux de chômage, ni du chômage de longue durée, toutes choses égales par ailleurs. En outre, cette évolution a une influence négative sur la qualité de l’emploi : substitution d’emplois temporaires à de l’emploi permanent, accroissement de la charge de travail et des pénibilités physiques. Enfin, les résultats indiquent que cette évolution participe également d’un phénomène de diminution des revenus des ménages et d’une dégradation de l’état de santé des personnes.

Ces résultats soulignent la nécessité de sécuriser les parcours professionnels et d’introduire une surveillance renforcée des conditions de travail, dans l’objectif de juguler les effets néfastes de la précarité de l’emploi sur les revenus et la santé. La réforme doit enfin s’accompagner d’un protocole d’évaluation de son impact sur les conditions de vie.

Le dispositif ALD et les inégalités sociales de recours aux soins

Dourgnon P., Or Z., Sorasith C. (Irdes)

Mardi 16 octobre 2012


L’exonération pour affection de longue durée vise à atténuer le poids financier que supportent les personnes dont les problèmes de santé exigent une prise en charge lourde et coûteuse. Cette étude analyse le rôle de ce dispositif du point de vue de l’équité et propose des résultats nouveaux sur la situation des personnes en ALD sur la période 1998-2008. Privilégier la solidarité entre malades et biens portants contribue-t-il à diminuer les inégalités de recours aux soins ou au contraire induit-il des recours différenciés aux services de santé ? Notre analyse se base sur les données appariées de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) et de l’Echantillon permanent des assurés sociaux (Epas) de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), du Régime social des indépendants (RSI) et de la Mutuelle sociale agricole (MSA), mobilisées sur la période de 1998 à 2008. L’association de ces deux sources permet d’analyser au niveau individuel les consommations de soins au regard de la situation socio-économique et des besoins de soins.

La fragilité des personnes âgées en Europe : Quel rôle pour l’action sociale ?
Une analyse des déterminants socio-économiques de la fragilité à partir de SHARE

Sirven N. (Irdes) présentera un travail réalisé dans le cadre d’un projet de recherche FLARE2-ERA-AGE financé par la CNSA et l’Irdes

Mardi 25 septembre 2012


La fragilité est définie comme un état de santé vulnérable résultant de la diminution de la réserve physiologique de la personne âgée. Ce concept gériatrique est ici mobilisé en population générale comme indicateur permettant d’anticiper l’évolution de l’incapacité et d’évaluer l’impact des actions préventives et d’accompagnement de la perte d’autonomie.

A partir des données de l’enquête SHARE, l’auteur étudie les déterminants socio-économiques de la fragilité en Europe. Les différences individuelles dans la dynamique de la fragilité sont analysées au regard de trois piliers de l’action sociale : politique de soutien au revenu, lutte contre l’isolement social, promotion de l’aménagement du logement. Les différences persistantes dans les niveaux de fragilité sont explorées en utilisant les données rétrospectives sur l’histoire de vie (SHARELIFE).

Les premiers résultats indiquent la présence d’inégalités sociales de santé sous différentes formes et à différentes époques de la vie. L’importance des systèmes de protection sociale en Europe est reconnue comme un moyen d’accompagner, voire de retarder l’évolution du processus de perte d’autonomie. Plusieurs pistes pour l’action sont mises au jour, des efforts supplémentaires pourraient notamment être mis en œuvre dans le domaine de l’adaptation du logement des personnes âgées.

Faut-il tuer la T2A à l’hôpital ? Une évaluation comparative du modèle français :
ses forces, ses faiblisses et les axes d'amélioration

Or Z. (Irdes)

Mardi 12 juin 2012


Le système de paiement prospectif, reliant le financement à l’activité des établissements de santé (T2A), est devenu le mode de paiement le plus répandu en Europe. Les objectifs sont largement partagés : assurer une plus grande transparence dans le financement, en l’associant à la production des soins ; rendre le financement plus équitable, avec un même prix pour le même service ; améliorer l'efficience, en incitant à mieux utiliser les ressources hospitalières. Au-delà d’un principe de base commun, l'architecture de la T2A varie d'un pays à l'autre en fonction de leurs besoins et contraintes propres. En France, la T2A est introduite depuis 2005, mais à ce jour, ses résultats paraissent mitigés.

Cet exposé consistera à résumer les principes de base de la T2A, à présenter les différents paramètres d'ajustement possibles et à discuter les différents modèles en vigueur dans d’autres pays européens pour apprécier le modèle français. Les pistes d’amélioration envisageables seront discutées.

Une analyse transversale des prises en charge médicales ville-hôpital – l’expérience de la définition des réseaux d’adressage multi-spécialistes ville-hôpital en Ontario

Stukel T., Glazier R., Schultz S., Zagorski B.

Mardi 22 mai 2012


L’importance prise par les maladies chroniques, les situations médicales complexes dues à la poly-pathologie croissante mais également les situations médico-sociales complexes, en lien avec le vieillissement et la dépendance, constituent un enjeu économique majeur pour les systèmes de santé socialisés. La conviction qu’une meilleure articulation des trajectoires de soins des personnes entre la ville et l’hôpital et notamment un recours plus adéquat à l’hôpital permettra d’améliorer l’efficience du système de soins, est à l’origine des multiples réformes qui se sont succédées ces dernières années. La nature des outils de mesure et d’évaluation comme celle des incitations à mettre en œuvre pour analyser et améliorer la performance en prenant en compte une séquence ou une trajectoire de soins constituent autant de questions de recherche que l’Irdes souhaite explorer dans les années à venir, en associant les chercheurs impliqués dans les travaux relatifs aux soins primaires, aux soins hospitaliers et de long terme et aux territoires et santé. En pratique, ce projet s’appuie en priorité sur le partage des travaux en cours et des compétences en constitution notamment autour de la gestion et de l’utilisation conjointes des données SNIIR-AM et PMSI.

L’une des pistes envisagées, qui pourra être débattue à l’occasion du séminaire, consiste à explorer les méthodes de comparaison de trajectoires de soins de malades chroniques (identifiés dans les bases de données du SNIIR-AM) au sein de réseaux d’acteurs de ville et hospitaliers reconstitués à partir de l’analyse des données ville-hôpital. Thérèse Stukel de l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) qui est également associée aux travaux du Dartmouth Institute for Health Policy and Clinical Practice connu pour ses travaux sur les « small areas variations », est en séjour sabbatique à l’Irdes pour trois mois. Elle présentera le projet de recherche mobilisant les bases de données médico-administratives pour reconstituer des territoires de recours ville-hôpital (réseaux virtuels) dans le but de comparer, pour des pathologies données, l’efficience longitudinale des soins.

Un cadre d’analyse des politiques d’aide aux aidants : application à six pays européens

Naiditch M. (Irdes)

Mardi 27 mars 2012


La mise en place d’une politique spécifique destinée à garantir la présence à moyen et long terme des aidants de personnes en perte d’autonomie, est considérée en Europe comme une des composantes majeures de la politique visant les personnes âgées dépendantes. En effet derrière l’extrême diversité du mode de gouvernance, de financement, d’organisation et de délivrance des services destinés aux personnes dépendantes des pays européens, un point commun émerge : la place prédominante des aidants (familiaux ou proches) dans la délivrance de l’aide et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie. S’assurer de façon pérenne de leur présence constitue donc un enjeu majeur pour la soutenabilité du financement de la dépendance dont ils contribuent partout à atténuer le montant. Au sein du projet de recherche européen Interlink, un groupe de travail a élaboré un cadre conceptuel permettant de décrire, d’évaluer et comparer ces politiques publiques. Nous présenterons son contenu ainsi que la logique qui a présidé à sa construction. Nous montrerons comment il permet aussi de juger de leur complémentarité avec les politiques destinées aux personnes âgées en perte d’autonomie.

Perspectives sur l’intégration sociale des migrants en Europe

Berchet C. (Université Paris Dauphine Leda-Legos, Irdes) et Sirven N. (Irdes)

Mardi 6 mars 2012


L’objet de cette étude est d’analyser les relations entre la migration et l’intégration sociale (mesurée à l’aide de la participation sociale et de la confiance interpersonnelle). Notre analyse se propose d’étudier l’hypothèse selon laquelle l’intégration sociale des immigrés diffère essentiellement de celle des natifs en raison de la durée de résidence dans le pays d’accueil, facteur qui constitue dans notre analyse un indicateur de la distance sociale des migrants aux natifs.

À partir des données de l’enquête SHARE, complétées par des séries macroéconomiques, nous analysons dans un premier temps l’influence de la durée de résidence dans le pays d’accueil des immigrés sur les deux indicateurs d’intégration sociale. Nous étudions ensuite le rôle joué par les caractéristiques institutionnelles sur les différences de vitesse d’intégration entre les pays européens (i.e. la probabilité d’un immigré d’être intégré selon sa durée de résidence dans le pays d’accueil).

Impact d’une sur-assurance santé sur le reste à charge des patients

Franc C., Gosselin A., Perronnin M., Pierre A.

Mardi 24 janvier 2012


En santé, un individu averse au risque choisit de s’assurer afin de réduire le risque financier associé à la maladie. L’hypothèse naïve conduit à supposer que l’introduction d’une assurance santé réduit le Reste A Charge (RAC), c’est-à-dire la dépense de santé qu’il supporte in fine après les remboursements des organismes d’assurance maladie. Toutefois, sous l’hypothèse de sensibilité au prix de la demande de soins, la souscription d’un contrat d’assurance santé induit une modification du comportement de consommation de soins, qu’il s’agisse d’aléa moral ou d’accès aux soins. Le lien entre assurance et RAC n’est donc pas si clair.

A partir d’un panel de données individuelles d’assurés auxquels une sur-complémentaire d’assurance a été offerte (SHI), nous testons l’hypothèse selon laquelle l’assurance permet de réduire le RAC lié aux dépenses de santé (i) et nous étudions ensuite dans quelle mesure l’évolution des RAC est susceptible de caractériser une amélioration de l’accès aux soins (ii).

Les résultats montrent que SHI ne réduit pas le RAC et même l’augmente pour ceux qui ont choisi de souscrire tardivement. Cette hausse du RAC observée est principalement expliquée par une hausse du recours et non à une hausse de la dépense supportée en cas de recours. Nous montrons que SHI a permis une solvabilisation et une diversification de la demande de services de soins.

Lettre d'information
Vous inscrire
Nous contacter
Mentions légales
Commander
Plan du site
Plan d'accès
Postes à pourvoir
Liens utiles
Nouveau sur le site
Nouvelles publis


8 janvier 2013