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Health economics of Ageing and Participation in Society
Vieillissement et participation à la société :
une approche en économie de la santé



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PRESENTATION DU PROJET

L’Europe est le continent où les gens sont le plus âgé. L’âge médian (38 ans) y est le plus élevé et 20,6% de sa population a 60 ans ou plus. L’Europe vieillit. Les Etats membres de l’Union européenne, lors du sommet informel d’Hampton Court d’octobre 2005, ont insisté sur le fait que le vieillissement démographique est l’un des principaux challenges que l’union européenne aura à affronter dans les années à venir.

Le risque est que le vieillissement entraîne de mauvaises conditions de santé, et en conséquence, réduise les performances économiques et accroisse les dépenses publiques en matière de soin. La promotion de la santé de la population vieillissante n’est pas seulement un objectif de santé publique, mais aussi un objectif intermédiaire pour le développement économique.

En Europe, les concepts de “vieillissement actif” et de “vieillissement en bonne santé” influencent les politiques des pays européens de manière croissante. L’objectif est de permettre une participation accrue des seniors dans la société.

Le concept de vieillissement en bonne santé ou “healthy ageing” repose sur la combinaison entre de bons résultats de santé des seniors et leur capacité à mener des vies productives socialement et économiquement. Le gain d’espérance de vie ne constitue en effet un gain de qualité de vie que dans la mesure où il est associé à un état de santé satisfaisant, à des interactions nombreuses et à une capacité à maintenir un rôle social productif.

L’implication active des seniors dans la société est souvent pensée en termes de volontariat, d’aide au sein de la famille mais elle inclut également la participation des seniors au marché du travail. En plus de l’apport en termes de qualité de vie, le travail des seniors permet de maintenir l’équilibre des systèmes de sécurité sociale à travers l’Europe, mis en danger par le vieillissement démographique.

D’un point de vue des politiques publiques, la promotion du vieillissement en bonne santé vise à atteindre une société « intégrée » basée sur la participation active des personnes âgées dans la société à travers le social et la participation sociale. La plupart des Etats de l’Union européenne (UE) ont d’ores et déjà mis en œuvre des politiques et des stratégies pour le vieillissement en bonne santé en accord avec les objectifs de l’agenda de Lisbonne.

L’Union Européenne et les Etats membres ont récemment lancé plusieurs programmes de suivi de l’évolution de la santé. Ainsi une large gamme de données concernant les personnes âgées est désormais disponible (ex. SHARE, ECHI, MAGGIE, EPIC, etc.). Bien que cette information statistique ait déjà contribuée à l’expansion rapide de la littérature académique sur les déterminants du vieillissement en bonne santé, leur contribution à la définition et à l’évaluation des politiques publiques est peu développée. HEAPS a donc pour ambition d’évaluer l’efficacité et la coût-efficacité des actions de promotion de la santé et des actions de prévention de maladie ou de la mauvaise santé, tout au long de la vie, et particulièrement chez les sujets âgés.

ORIENTATIONS SCIENTIFIQUES

Les conséquences économiques du vieillissement sur la participation en société ont souvent été analysées comme un partage entre travail et loisirs. Nous nous proposons de reprendre la littérature avec une attention particulière aux 50-70 ans avec pour objectif de lier les recherches récentes sur les arbitrages entre travail et loisirs au contexte institutionnel dans lequel les individus évoluent. Notre analyse de fond commence avec le travail comme participation sociale avant de s’intéresser aux loisirs comme participation sociale.

Le travail comme participation sociale

Bien que le Conseil Européen de Stockholm en 2003 ait fixé l’objectif d’un taux d’activité de 50 % des 55-64 ans en Europe, il n'est aujourd'hui que de 42,3 % en moyenne. A l’exception de la Suède, du Danemark, du Royaume-Uni et du Portugal, le taux d’activité des seniors atteint difficilement 40 % dans six pays européens y compris l’Allemagne, la France et l’Italie. Ces différences dans les taux d’activité parmi les pays européens sont essentiellement dues à (i) des différences institutionnelles (âge légal de départ à la retraite, mesures disponibles pour faciliter une retraite précoce), (ii) la structure du marché du travail et, (iii) des choix ou des caractéristiques personnelles qui sont influencés par la vie familiale et l’état de santé des personnes à la fin de leur vie active. L’emploi ou la participation des travailleurs âgés à la force de travail dépend de très nombreuses variables. On peut identifier deux types de déterminants : déterminants « non financiers ou comportements individuels » et déterminants « financiers ou institutionnels ».

Des articles scientifiques examinent les décisions individuelles de travailleurs et trois contextes institutionnels : (i) l’arbitrage entre niveau de retraite et durée de retraite (loisirs) ; (ii) les schémas d’incapacité (l’état de santé des travailleurs âgés influence leur décision de partir à la retraite) ; (iii) l’impact de la législation en matière d’emploi et d’inactivité. A notre connaissance, il manque des articles influents qui mettent en relation les choix individuels des travailleurs âgés avec ces trois variables. Un axe de recherche pour HEAPS est donc d’analyser les complémentarités et le caractère substituable de ces variables, dans un contexte européen.

Parmi les déterminants non financiers, on peut noter quelques paramètres démographiques. Le niveau d’éducation et le type d’emploi exercé ont généralement un effet sur l’intérêt porté à son travail et peuvent influencer le choix de poursuivre une activité. S’y ajoutent des facteurs socio-économiques comme les conditions de santé et de travail, la situation familiale – coordination des périodes de retraite avec un conjoint ou l’aide à apporter à un parent.

Les « loisirs » comme participation sociale

Au sein du cadre théorique de l’arbitrage entre l’utilité procurée par le travail ou les « loisirs », l'arrêt du travail au profit des loisirs est souvent perçu comme limitant le développement économique. Néanmoins, des contributions récentes dans l’analyse de la participation sociale suggèrent que le temps passé à entretenir des relations sociales (hors contexte professionnel) peut avoir une certaine rentabilité économique. Le temps passé en « loisirs » est une forme d’investissement en ce qu’il construit des ressources réseau, souvent appelées capital social. Mais l’impact positif du capital social sur la santé n’est pas sans ambiguïté.

Si le lien entre santé et capital social n’est pas certain pour la population générale, il semble en revanche avoir un impact significatif chez la population âgée, qui ne travaille plus ou a des contraintes familiales réduites. Cet investissement en capital social pourrait aider à conserver un bon état de santé et ce, pour deux raisons : (i) le nombre d’interactions relationnelles tend à décroître à partir d’un certain âge en l’absence d’activité sociale ; (ii) la retraite est associée à une perte des capacités cognitives des individus que l’activité sociale palie par l’effort cérébral qu’elle requiert. Si ces deux affirmations sont vraies, alors participer à des activités sociales pourrait aider à améliorer l’état de santé des adultes âgés.

En utilisant les données de SHARE pour les répondants de 50 ans et plus en 2004, nous avons montré que la participation sociale contribue par trois points de pourcentage à l’augmentation du nombre d’individus déclarant être en bonne ou très bonne santé. De plus forts taux de participation sociale pourraient améliorer l’état de santé et réduire les inégalités au sein de l’échantillon entier et au sein de chaque pays. Les politiques de vieillissement en bonne santé basées sur la promotion de la participation sociale pourraient donc bénéficier à la population âgée en Europe.



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2 septembre 2013