ACTUALITé santé et protection SOCIALE
22 septembre 2017

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Lancement d'une initiative citoyenne européenne pour une Sécurité sociale universelle européenne

L'aventure de l'initiative citoyenne européenne pour promouvoir une " Protection Sociale Universelle Européenne " vient d'être lancée par Gaël Drillon (Mutualité sociale agricole Auvergne). Considérant la protection sociale comme un droit humain fondamental, et comme le facteur central de la cohésion sociale pour réduire les inégalités, il souhaite avec cette initiative citoyenne européenne proposer à la Commission européenne une directive socle pour engager l'harmonisation de la sécurité sociale en Europe. Ce socle universel s'articule autour : d'un revenu citoyen, garantissant à chacun des ressources primaires ; une protection santé contre la maladie et les pollutions ; une protection sociale complémentaire, contre les risques résiduels de la vie en société ; un financement responsable et solidaire ; un gouvernement démocratique et participatif de la Sécurité Sociale Universelle.
> Site de l’initiativecitoyenne européenne

Comarep : 128 accords collectifs en protection sociale complémentaire en 2016

"En 2016, la protection sociale complémentaire a été comme en 2015, un sujet majeur de négociation collective, souligne la Comarep (Commission des accords de retraite et de prévoyance) dans son dernier rapport d'activité. Ainsi, sur les 136 accords examinés, 128 concernaient ce champ. Cette "activité soutenue", découle de la mise en route de l'Ani santé au 1er janvier 2016. 73 accords ont porté sur la prévoyance et le même nombre sur la complémentaire santé (certains recouvrant plusieurs thèmes). Parmi les textes passés au crible, 27 ont instauré des garanties santé et 46 ont modifié des régimes existants. Ces rectifications ont concerné notamment les garanties mises en place (22 accords), le niveau des cotisations (9), ou encore les conditions d'affiliation du régime (6). Par ailleurs, la Comarep a émis seulement 5 observations concernant la généralisation de la complémentaire santé aux salariés (contre 32 en 2015), ce qui, pour elle, "témoigne d'une réelle prise en compte par les partenaires sociaux du cadre juridique applicable".
> Site de la Sécurité sociale

Réforme du RSI : les administrateurs organisent la riposte

Une partie des présidents des caisses régionales du Régime social des indépendants (RSI) s’est réunie, le vendredi 15 septembre 2017, au siège de la caisse nationale du RSI. Ils entendaient alerter sur les risques que pourrait engendrer l’intégration programmée des travailleurs indépendants au régime général. Le président national du RSI, Louis Grassi, ne participe pas à cette action ponctuelle, privilégiant à ce stade les contacts avec les acteurs de la réforme et notamment avec la mission pilotée par Dominique Goorgi au moment où se finalise la rédaction du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018.

Démographie

Les niveaux de vie en 2015 : études de l'Insee

En 2015, en France, le niveau de vie médian de la population s’élève à 20 300 euros annuels, soit un montant légèrement plus élevé que celui de 2014 en euros constants. Dans le haut de la distribution, les niveaux de vie repartent à la hausse après plusieurs années de baisse, l’augmentation étant particulièrement marquée pour les plus aisés. Dans le bas de la distribution, les niveaux de vie stagnent à l’exception du premier décile dont l’augmentation compense le léger repli de l’année précédente. En 2015, les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 860 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37 510 euros.

> Site de l'Insee

Economie de la santé

Lutte contre la fraude aux prestations sociales : le Défenseur des droits alerte sur les atteintes aux droits des usagers

07/09/17 - Dans un communiqué de presse du 7 septembre 2017, le Défenseur des droits Jacques Toubon annonce la sortie d'un rapport intitulé « Lutte contre la fraude aux prestations sociales : à quel prix pour les droits des usagers ? », dans lequel il a identifié et évalué les effets des dispositifs de lutte contre la fraude aux prestations sociales sur les droits des usagers des services publics. Ce rapport fait suite à une augmentation "significative" depuis 2014 du nombre de réclamations d'allocataires, notamment auprès des délégués territoriaux du Défenseur des droits, liées "au durcissement de la lutte contre la fraude aux prestations sociales". Il relève que "l'usager est pris en tenaille entre une procédure déclarative d'accès aux prestations sociales, simplifiée mais propice aux erreurs et un dispositif de lutte contre la fraude de plus en plus étoffé, véhiculant la suspicion d'une fraude massive de la part des bénéficiaires".
> Site du Défenseur des droits

Assurance de personnes - données clés : Publication de la Fédération française de l'assurance

Ces données permettent d'établir, par type de risque, la part financée respectivement par les régimes obligatoires, par les assurances complémentaires et par les ménages eux-mêmes. La FFA s'intéresse aux frais de santé, aux dépenses de prévoyance (incapacité, invalidité, dépendance et décès), et aux prestations de retraite.

> Site de la FFA

L'Assurance-maladie reste l'"homme malade de la Sécurité sociale" : Rapport annuel de la Cour des comptes sur la sécurité sociale

Dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, la Cour des comptes estime que le déficit de la sécurité sociale a reculé l'an dernier au prix, en partie, d'artifices comptables. "La situation financière n'est pas encore assainie, comme l'illustre l'annonce du gouvernement d'un nouveau décalage, de 2019 à 2020, de l'objectif d'équilibre". La Cour exhorte ainsi le gouvernement à ne pas relâcher l'effort et à aller "plus vite, plus haut, plus fort". Concernant l'Assurance-maladie, qui reste "l'homme malade de la Sécu" avec un déficit stable en 2016, à 5,5 milliards d'€, hors produit exceptionnel de CSG, la Cour dénonce également "de nombreux biais qui affectent la sincérité" des comptes, dont de fausses économies, des transferts "opaques" entre branches, des prélèvements trompeurs sur les réserves...  Et pourtant "l'équilibre est à portée, à condition d'un effort rapide et déterminé d'économies". Le rapport plaide ainsi pour le développement de la chirurgie ambulatoire et de la télémédecine. Il préconise également un meilleur contrôle des dépassements d'honoraires des spécialistes libéraux.

> Site de la Cour des comptes

Etat de santé

L’accident vasculaire cérébral, une (autre) inégalité homme-femme ?

 Aujourd’hui, l’AVC est la première cause de handicap physique acquis de l’adulte et représente désormais la première cause de mortalité chez la femme dans le  monde. L’influence de certains facteurs de risque d’AVC, comme le diabète ou l’hypertension, est  plus importante chez les femmes que chez les hommes et il a été montré que la survenue d’une hypertension au cours de la grossesse affectait le risque d’AVC de nombreuses années après la grossesse. Pourtant, les femmes sont  peu informées de ces risques, restent sous représentées dans les essais cliniques, et les données disponibles concernant les  spécificités  des femmes  sont  très  hétérogènes d’un pays à  l’autre, voire manquantes.
>Site de l'Inserm

> Site de Nature Review Neurology

La santé des étudiants : une enquête de l’OVE

L'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) a publié, le 5 septembre 2017, les données relatives à la santé des étudiants issues de l’enquête nationale "Conditions de vie des étudiants". Cette enquête révèle un état de santé satisfaisant mais des fragilités psychologiques.

> Site de l'OVE

> Site de Vie publique

Géographie de la santé

Handicap

L'allocation adulte handicapé sera revalorisé fin 2018

C'est ce qu'a annoncé Edouard Philippe le 20 septembre à l'issue du premier comité interministériel du handicap (CIH). L’AAH passera donc à 860 euros le 1er novembre 2018, puis à 900 euros le 1er novembre 2019.

Hôpital

La chirurgie ambulatoire en Pays-de-la-Loire : Une synthèse régionale

La région s’approche de son taux cible 2017 (59,7%) et se situe au 3ème rang national en termes de « dynamique ambulatoire». Toutefois, ce taux doit être apprécié au regard du taux cible fixé par la DGOS (Direction générale de l'offre de soins), sur la base du potentiel de développement de chaque région. Le document disponible au téléchargement présente les principaux indicateurs retenus par l’Agence régionale de santé (ARS), pour évaluer la progression régionale et précise la situation régionale sur cet enjeu.
> Site de l'ARS Pays-de-la-Loire

Les urgences hospitalières, miroir des dysfonctionnements de notre système de santé : Rapport du Sénat

Face aux difficultés que rencontrent les services d'urgence hospitalière, ce rapport formule vingt propositions concrètes, ancrées dans l'exercice quotidien des personnels, dans la perspective d'une mise en oeuvre à court terme. Les rapporteurs proposent notamment, une amélioration du fonctionnement concret de ces services par une réforme de la tarification (modulation du montant du financement à l'activité en fonction de la gravité des pathologies et des actes réalisés, création d'un forfait de réorientation vers les structures de ville). Les autres propositions concernent les conditions de travail des équipes, les mesures incitatives pour la prise en charge des urgences légères par les médecins libéraux et la régulation médicale.
> Sur le site du Sénat

Hôpital : les infirmiers vont faire davantage de tâches médicales

L'Assistance publique -  Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est fixé l'objectif de "passer de 45 soignants impliqués dans des protocoles de coopération et de pratique avancée à 500 puis 1.000 d'ici à fin 2019". Un projet qui nécessite cependant un assouplissement législatif. Depuis la loi Bachelot, un infirmier peut en effet modifier à la marge des prescriptions médicamenteuses, dans le suivi des patients chroniques en diabétologie ou en cancérologie. Mais la procédure dure quatre ans, car il faut l'autorisation de l'Agence régionale de santé et de la Haute Autorité de santé. La direction de l'AP-HP a ainsi écrit à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour réduire le délai à six mois. Par ailleurs, elle réclame un texte réglementaire l'autorisant à rémunérer les tâches en plus, ce qui est impossible aujourd'hui. Un mouvement qu'encourage la Fédération hospitalière de France, qui veut également "déverrouiller le régime des protocoles de coopération", avec un avis réputé acquis au bout de deux mois en cas de silence de l'administration. Une commission paramédicale dirigée par Cécile Kanitzer est en train de recenser les expérimentations en cours, qui ne concernent pas que les infirmiers.
 >Les Echos, 15 septembre 2017
> Actusoins.fr, 19 septembre 2017

Dépassements d'honoraires en cliniques privées :  Etude de l'ATIH

Une application de l'ATIH, sur son site scansante.fr, permet d'avoir accès à des données sur les dépassements d'honoraires en cliniques privées, pour un acte ou une famille d’actes sur une année donnée, par territoire de santé, région ou au niveau national. Les résultats sont calculés uniquement pour les actes classants et sont présentés quand ils concernent au moins 2 établissements et au moins 20 séjours.

> Scansante.fr

Inégalités sociales de santé       

Médicament   

Levothyrox® : l'ANSM de nouveau sous le feu des critiques

Depuis le début de l'année, plusieurs décisions de l'ANSM sur des consignes de prises de médicaments ont été vivement critiquées, alors que s'organise la contestation des patients contre la nouvelle formule du Levothyrox® (lévothyroxine), accusée de provoquer des effets secondaires (crampes, maux de tête, vertiges...). Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi à Paris à l'initiative de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT). L'ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy, qui utilise également ce médicament, va devenir "le conseil juridique" de l'association. Elle déposera la semaine prochaine une plainte contre le laboratoire, mais également contre les autorités sanitaires françaises. Les critiques contre l'ANSM fusent aussi chez une partie des médecins. En juillet, la décision de l'agence de baisser drastiquement le seuil de la dose maximale de baclofène (de 300 mg à 80 mg), une molécule contre l'addiction à l'alcool en juillet, a suscité l'incompréhension. Quelques mois plus tôt, ce sont les consignes données par l'ANSM sur le docétaxel, un anticancéreux visant à éviter le risque de récidive dans le cancer du sein, qui ont provoqué un imbroglio.
> La Tribune, 9 septembre 2017

> Le Monde, 11 septembre 2017

> Atout.org, 14 septembre 2017

Faut-il payer les patients pour encourager l'observance des traitements ?

Une étude publiée par des chercheurs hollandais dans la revue BMC Psychiatry montre l'intérêt d'une incitation financière pour favoriser l'observance des patients. Elle a été menée aux Pays-Bas, auprès de 169 patients atteints de schizophrénie ou de troubles psychotiques, soignés par des injections délivrées tous les mois en milieu hospitalier. Durant douze mois, les patients du premier groupe ont reçu leur traitement comme d'habitude. Ceux du second groupe  ont reçu la somme de 30 € à chaque injection. A la fin de l'essai, 88% des patients et 81% des praticiens ont indiqué que ce type d'incitation financière était une "bonne idée". Et globalement, les uns et les autres ont estimé que cela pouvait être efficace pour favoriser l'observance. Une pratique qui laisse cependant un certain malaise. Seulement 34% des médecins ont jugé que délivrer de l'argent pour une injection était acceptable sur un plan éthique.

> La Croix, 12 septembre 2017

> BMC Psychiatry, 23 août 2017

Agnès Buzyn annonce la diversification de l’offre de médicaments pour les patients atteints de troubles thyroïdiens

15/09/2017 - Dans un communiqué de presse, le ministère de la santé a annoncé que de nouvelles spécialités de levothyroxine arriveront d’ici 4 semaines sur le marché français. Cela permet de répondre aux besoins des patients présentant des effets indésirables persistants en lien avec la nouvelle formulation du Levothyrox. En outre, d’ici 15 jours, des stocks européens de l’ancienne formulation du laboratoire MERCK seront mis à disposition sur prescription médicale pour les patients présentant des effets indésirables persistants.

> Communiqué de presse

Comment 8 firmes pharmaceutiques ont triché pour faire croire à la supériorité de leurs nouvelles biothérapies sur HUMIRA® dans le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde après échec du méthotrexat – Billet de François Pesty

> Puppem.com

Antibiorésistance, un besoin urgent de nouveaux médicaments :  Rapport de l'OMS

Dans ce nouveau rapport publié ce mercredi, l'OMS pointe un "grave manque de nouveaux antibiotiques en développement", face à la "menace" croissante des bactéries résistantes. L'agence a recensé 51 nouveaux produits antibactériens en développement clinique pour traiter les agents pathogènes prioritaires résistants aux antibiotiques, de même que pour la tuberculose et l'infection diarrhéique parfois mortelle due au Clostridium difficile. Mais, parmi tous ces candidats médicaments, "huit seulement" sont des "traitements innovants" susceptibles de valoriser l'actuel arsenal de traitements antibiotiques. "La recherche sur la tuberculose est sous-financée", déplore le Dr Mario Raviglione, directeur du programme global OMS de lutte contre la tuberculose. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, estime "urgent de multiplier les investissements dans la recherche et le développement pour les infections résistantes aux antibiotiques, y compris la tuberculose".
> Pourquoi Docteur, 20 septembre 2017

> OMS : la liste des bactéries antibiorésistantes

L'Assurance-maladie lance une nouvelle campagne en faveur des génériques

L'Assurance-maladie, aux côtés du ministère de la Santé et de l'ANSM, lance ce jeudi une nouvelle campagne nationale de sensibilisation aux génériques, rapporte Le Parisien. L'objectif est de dégager cette année et en 2018 une économie de 1,2 à 1,3 milliard d'€. L'Assurance-maladie estime que les génériques sont aujourd'hui prescrits dans 45,4% des cas où il y a une alternative. Un chiffre en hausse de 2,6 points par rapport à 2014, mais qui laisse encore de belles marges d'économies. La nouvelle campagne va se concentrer sur le vécu des médecins et des patients et les situations de blocage qui persistent. Les sites Ameli.fr ou Medicaments.gouv.fr proposent ainsi des tutoriels et des quiz consacrés aux génériques. Le ministère de la Santé pourrait par ailleurs présenter dans les prochains jours un nouveau "plan génériques".
> Le Parisien, 21 septembre 2017

NTIC : open data, internet

Utilisation par la santé publique de la technologie numérique pour faire avancer l’équité en santé : Rapport de Promosanté (Refips, Canada)

Les médias sociaux sont aujourd’hui omniprésents dans notre vie. Les acteurs de la santé publique peuvent augmenter leur influence et leur impact sur les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé en mettant à contribution les médias sociaux.
> Site canadian de Promosanté (Refips)  

Politique de santé, politique sociale  

Agnès Buzyn lance les travaux d'élaboration de la Stratégie nationale de santé

18/09/2017 - Le Haut Conseil de la santé publique a remis aujourd’hui, à la ministre des Solidarités et de la Santé, un rapport sur l’état de santé des Français, marquant ainsi le début des travaux de la Stratégie nationale de santé 2017. A partir de ce rapport, la ministre des solidarités et de la santé a identifié quatre thèmes prioritaires autour desquels s’organiseront les grands chantiers en matière de santé à moyen et long terme : la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroÎtre la pertinence et la qualité des soins, l’innovation. Le ministère a également déroulé l'agenda des travaux. Après la concertation qui définira les grandes orientations, le mois de novembre sera consacré à la consultation publique des Français. Un décret sera publié en décembre pour une mise en application dès le premier semestre 2018. Sa déclinaison territoriale se fera alors par le biais d'un support préexistant : les projets régionaux de santé, pilotés par les ARS, et dont la définition repose elle aussi sur une concertation locale.

> Avis et rapport du HCSP

> Communiqué et dossier de presse sur le site du ministère

Politique publique  

Prévention  

Cancers du sein : l'INCa veut relancer le dépistage avec une meilleure information

L'Institut du cancer (INCa) veut mieux expliquer les bénéfices et les risques liés au dépistage des cancers du sein. Un nouveau document sous-titré " S'informer et décider" sera ainsi envoyé dans un courrier à 9 millions de femmes pour leur rappeler l'intérêt d'un contrôle systématique à partir de 50 ans. En dépit de ces limites, le dépistage organisé reste, pour l'heure, le meilleur moyen de détecter un cancer précoce et de faire baisser la mortalité. "Cette nouvelle brochure sera amenée à évoluer et nous travaillons notamment sur une personnalisation par âges ainsi que sur des traductions du document", explique la directrice de l'information de l'INCa, Carine Delrieu.
> Site de l'Inca

Pilule de 3e génération : l'enquête est classée sans suite, mais les moyens de contraception changent

(La Croix, Le Monde, Le Parisien - 20 septembre 2017; Le Figaro - 19 septembre 2017)
Le parquet de Paris a classé sans suite l'enquête autour des pilules de 3e génération, ces contraceptifs suspectés de générer des troubles artériels et veineux. Après quatre ans d'enquête, les magistrats précisent que leurs "investigations (...) n'ont pas permis de caractériser l'existence d'une infraction pénale" à l'encontre des laboratoires pharmaceutiques et de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Le parquet rappelle l'existence de risques connus, mais l'enquête ne permet pas, selon lui, "d'établir avec certitude un lien de causalité entre la prise du contraceptif et les pathologies présentées par les plaignantes". Ces dernières mettent notamment en exergue des cas d'embolies pulmonaires, de phlébites, voire pour certaines d'entre elles d'AVC. A la suite de cette affaire, de nombreuses femmes ont décidé depuis d'arrêter la pilule. Les gynécologues confirment le phénomène d'une génération post-pilule.

> grazia.fr

Prévision - Evaluation - Méthodologie

Psychiatrie    

Synthèse des connaissances sur les champs d’action pertinents en promotion de la santé mentale chez les jeunes adultes

Cette synthèse des connaissances portent sur les balises qui soutiennent l’action en faveur de la santé mentale, sur les situations de vie rencontrées lors du passage vers la vie adulte et les ressources pouvant influencer la santé mentale ainsi que sur les champs d’action pertinents en promotion de la santé mentale auprès des jeunes adultes. Pour ce faire, une recension des écrits a été effectuée à partir de la littérature scientifique et de la littérature grise. Cette recension a permis d’identifier quatre balises : distinguer la santé mentale des troubles mentaux, favoriser l’épanouissement de tous en misant sur les forces plutôt que les déficits, agir sur les déterminants sociaux de la santé mentale et leur distribution, et adopter une perspective de parcours de vie.
> Site canadien de l'INSPQ

Réglementation

Décision du 21 juin 2017 de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l'assurance maladie

Cette décision de l'UNCAM, paru au JO du 12 septembre, fixe les nouveaux tarifs pour les consultations complexes (46 euros) à très complexes (60 euros). Dans cette nouvelle grille tarifaire, les visites longues sont aussi revalorisées. Limitées à trois par an et par patient, elles passent de 56 euros à 70 euros. Ces consultations concernent essentiellement les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de maladies neurodégénératives. Cette décision prendra effet au 1er novembre.

> Site de Legifrance

> Le quotidien du médecin, 12 septembre 2017

> Communiqué de presse de l'assurance maladie

Soins de santé primaire   

Médecins libéraux - une hausse modérée de leurs revenus entre 2011 et 2014 : étude de la Drees

En 2014, les médecins libéraux ont perçu en moyenne un revenu d’activité de 112 000 euros, nettement plus élevé pour les spécialistes (141 000 euros) que pour les omnipraticiens (86 000 euros). Entre spécialités, des écarts de revenus moyens importants existent, et cette hiérarchie perdure. Entre 2011 et 2014, les revenus des médecins ont progressé en moyenne de 0,3 % par an, mais ceux des spécialistes installés en secteur 2 ont diminué dans la même proportion. Le changement de régime fiscal des dividendes a en effet entraÎné une baisse de la rémunération des médecins de secteur 2 installés en société d’exercice libéral, particulièrement marquée pour les 1 % les mieux rémunérés.

> Lire la suite sur le site de la Drees

L'Assurance-maladie veut un fonds d'investissement pour les soins primaires

Lors du colloque "Soins primaires" organisé par le syndicat MG France, Nicolas Revel, directeur de la Cnam, a pointé le cadre trop rigide qui empêche les expérimentations de se mettre en place rapidement, notamment pour la télémédecine. L'Assurance-maladie demande ainsi la création d'un nouveau cadre juridique ainsi que la mise en place d'un fonds d'investissement des soins primaires autre que le fonds FIR (Fonds d'investissement régional). Ce fonds permettrait aux expérimentations de passer à la vitesse supérieure. Ensuite, le levier conventionnel prendrait le relais pour rémunérer les équipes de soins.
> Le Moniteur des Pharmacies, 14 septembre 2017

Infirmiers : point sur les relations conventionnelles avec l'Assurance maladie

Le 14 septembre a eu lieu la suite des discussions entre infirmiers et Assurance maladie pour la mise au point d'un avenant à la convention qui les lie. La répartition géographique des IDE a constitué un axe de discussion, avec une redéfinition des zones prioritaires d'installation. Côté rémunérations, la profession réclame une meilleure prise en charge de la dépendance, à travers la généralisation des bilans de soins infirmiers.


Pharmaciens : l'Assurance maladie publie les principaux chiffres sur la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP)

Pour la 4e année depuis 2013, la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) a été versée à la quasi-totalité des officines au titre de l’année 2016. Elle reconnaÎt leur activité en faveur de la délivrance des médicaments génériques et de la stabilité de la délivrance de ces derniers aux personnes âgées et valorise désormais aussi, à travers un nouvel indicateur, la transmission du numéro d’identification RPPS des prescripteurs hospitaliers. Ameli propose "En chiffres et en images", tous les résultats 2016 de la Rosp.

> Sur Ameli.fr

Les réseaux de soins : rapport de IGAS

L’IGAS a été saisie en 2016 d’une mission d’évaluation des réseaux de soins, conformément à la Loi ‘Le Roux’ du 27 janvier 2014. Ces réseaux de soins reposent sur des conventions conclues entre des organismes d’assurance maladie complémentaire et des professionnels de santé. Ces derniers s’engagent contractuellement à respecter des tarifs plafonds pour une liste de produits/prestations, avec des garanties de qualité ou de service associé. Ce rapport établit ainsi, pour la première fois, un bilan approfondi des réseaux de soins : parts de marché ; conséquences pour les patients en termes d’accès aux soins et de reste à charge ; impacts sur les prix pratiqués par les professionnels, etc.

> Sur le site de l'IGAS

Sondages     

Coûts du cancer - entre méconnaissance et inquiétude : Dossier de l'Institut Curie

Selon l'Observatoire Cancer Institut Curie - Viavoice, les Français se montrent inquiets sur la capacité du système français à garantir l'accès aux traitements innovants... tout en sous-estimant largement le coût de ces derniers.
> Site de Pharmaceutiques

> Site de l'Institut Curie : dossier de presse et infographie 

Onzième baromètre Ipsos / Secours populaire : la pauvreté s'enracine et s'étend

Année après année, le baromètre Ipsos-Secours populaire français pointe un maintien de la pauvreté en France. En 2017, encore plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Depuis dix ans, cette précarisation ne cesse d'augmenter. Près de la moitié (47 %) des catégories socioprofessionnelles modestes (ouvriers et employés), ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1 200 euros (61 %) sont aujourd'hui plus exposées à la pauvreté.
> Sur le site du Secours populaire

Statistiques - Méthodologie    

Systèmes de santé     

Travail et santé

Vision Zero, la toute première campagne mondiale de l'AISS pour améliorer la sécurité, la santé et le bien-être au travail

04/09/17 - L'Association internationale de la sécurité sociale (AISS) lance à l'occasion du XXIe Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail, à Singapour, la toute première campagne mondiale de prévention organisée dans ce domaine pour atteindre l'objectif de zéro accident du travail, préjudice et maladie professionnelle. Cette campagne a pour but d'encourager les entreprises du monde entier à faire systématiquement diminuer le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles en investissant dans des ressources humaines en bonne santé et motivées. Pour faciliter l'adoption d'une approche plus systématique et plus intégrée en matière de prévention, la campagne propose, à l'intention des entreprises et partenaires de Vision Zero, sept règles d'or et des listes de critères concrets, ainsi que des supports de formation. Les travaux de recherche internationale réalisés par l'AISS sur le retour sur investissement montrent que chaque dollar investi dans la sécurité et la santé peut générer plus de deux dollars de retombées économiques positives.
> Site de Visio zéro
> Site de l’AISS

L'Assurance maladie-risques professionnels publie son rapport annuel

2016 est la quatrième année consécutive pour laquelle la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) affiche un résultat annuel positif. Les quelques 760 M€ ainsi dégagés en 2016 contribuent à résorber les déficits cumulés qui précédaient et amènent la branche, pour la première fois depuis dix ans, à renouer avec une situation nette cumulée excédentaire. En matière de sinistralité, l’année 2016 connait une légère baisse de la fréquence globale des accidents du travail (33,8 AT/1.000 salariés contre 33,9 en 2015) ainsi qu'une baisse des maladies professionnelles (-4,3%).

> Lire la suite sur le site de l'assurance maladie-risques professionnels

> Synthèse du rapport

Vieillissement

Le Sénat donne le coup d'envoi au débat sur la future réforme systémique des retraites : Rapport (émary-Dumas, Roche)

07/09/17 – Alors que le gouvernement va s’attaquer à une réforme systémique des retraites, dans les prochains mois, cela fait déjà 15 ans que les 35 régimes de base et complémentaires existant en France, organisés dans un "interrégimes" animé par le GIP Union retraite, tentent d'apporter une réponse pragmatique aux assurés. Le rapport d'information, présenté jeudi 20 juillet 2017 devant la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) du Sénat par Anne Emery-Dumas (LREM) et Gérard Roche (UC), dresse un bilan de l'interrégimes en matière de retraite au service des assurés, et apporte un éclairage inédit sur l'ensemble des actions de simplification menées par le GIP depuis sa création en 2003, au premier rang desquelles le droit à l'information retraite. Les rapporteurs ont souhaité avec ce rapport "donner le coup de projecteur mérité au travail accompli depuis quatorze ans" et surtout souligner que "la logique de l'interrégimes, de mettre en œuvre une simplification de façade du système de retraites sans remédier au fond à sa complexité, atteint désormais ses limites". Ils appellent le gouvernement à profiter de la réforme systémique à venir pour engager une réflexion sur la nécessaire simplification de l'architecture du système de retraites à commencer par la réduction du nombre de régimes.
> Site du Sénat

Cumul emploi-retraite - deux personnes sur trois travaillent à temps partiel : étude de la Drees

07/09/17 – Cette étude dresse le profil des assurés en cumul emploi-retraite pour 2016. 478 000 personnes travaillaient tout en percevant une pension de retraite. Les personnes cumulant emploi et retraite représentent respectivement 3,4 % des retraités et 8,2 % des seniors en emploi. Ils ont pour la majorité d'entre eux 64 ans ou moins, contre seulement moins d'un retraité non cumulant sur cinq. Ils sont également plus diplômés et neuf sur dix d'entre eux travaillaient encore juste avant de percevoir leur retraite, contre les deux tiers des retraités non cumulants.
> Lire la suite sur le site de la Drees

L’accueil des personnes âgées en établissement - résultats de l’enquête EHPA 2015 : étude de la Drees

Fin 2015, les établissements d’hébergement pour personnes âgées, au nombre de 10 600, proposent près de 752 000 places d’accueil. Si le nombre de structures est en lente progression entre 2011 et 2015 (+1,1%), leur capacité d’accueil s’est accrue plus rapidement (+4,5%). Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) représentent 70% des structures d’hébergement pour personnes âgées et totalisent 80% des places sur ce champ.
> Lire la suite sur le site de la Drees

Une exploitation de la Banque nationale de données Alzheimer : étude de la Fondation Médéric Alzheimer

Le 3e Plan Alzheimer (2008-2012) a suscité la création de la Banque nationale de données Alzheimer (BNA) en 2009 afin de disposer d’un outil de suivi épidémiologique et d’adaptation de l’offre spécialisée en lieux de diagnostic. L’Observatoire des dispositifs de prise en charge et d’accompagnement de la Fondation Médéric Alzheimer s’est intéressé à ce dispositif, dans l’objectif de mieux connaÎtre la population consultant dans les lieux de diagnostic mémoire. La Fondation Médéric Alzheimer a donc entrepris, en partenariat avec le CMRR de Nice, une exploitation sur trois ans de ces données, avec notamment une perspective géographique. L’analyse des données a permis de mieux comprendre le parcours de la clientèle fréquentant les lieux de diagnostic mémoire. On constate que sur les 100 000 nouveaux consultants annuels, près des deux-tiers ne sont pas revus au-delà de la première année, ce qui semblerait indiquer que les consultations mémoire ne sont pas toujours associées aux activités de suivi, au-delà du diagnostic. Notre analyse s’est concentrée sur les 15 % de consultants suivis trois ans de suite, ce qui permet de mieux comprendre comment la consolidation du diagnostic peut s’effectuer dans la durée. Il ressort que les diagnostics restés en attente au terme de la première année sont étayés neuf fois sur dix dans les deux ans, le plus souvent en direction d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. On constate par ailleurs que le maillage du territoire français en consultations mémoire est globalement de qualité puisque plus de 90 % des consultants habitent dans un rayon de 50 km.
> Sur le site de la Fondation Médéric Alzheimer

En Île-de-France, les retraités perçoivent une pension supérieure de 23 % à la moyenne nationale : étude de la Drees

Fin 2012, les retraités de droit direct représentent 21,6 % de la population française. Ils sont proportionnellement plus nombreux dans l’ouest et le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne où plus d’une personne sur quatre est retraitée. A contrario, ils sont moins présents dans les DROM et en Île-de-France (respectivement 12 % et 16,4 %).

> Site de la Drees

Réponse accompagnée pour tous : de nouveaux outils pour les territoires pionniers. Rapport de la CNSA

La CNSA poursuit son appui aux territoires engagés dans la démarche « une réponse accompagnée pour tous » en leur diffusant un rapport issu de l’expérience des 24 sites pionniers qui ont lancé la démarche fin 2015.

> Site de la CNSA

La mission "flash" sur les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pointe les difficultés auxquelles ils sont confrontés

Le 13 septembre, Monique Iborra, députée, a présenté devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée, les conclusions de la "mission flash" sur la situation des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).  Bien que ces établissements accueillent des personnes de plus en plus âgées et dépendantes, la prise en charge n'est pas adaptée à cette évolution. La mission dénonce également les conditions de travail des aides soignantes, une médicalisation défaillante et les effets indésirables de la réforme de la tarification. Face à ces difficultés, cinq propositions immédiatement opérationnelles sont avancées : mise en place d'un groupe de travail sur l'évolution des missions et statut des aides soignantes, présence d'une infirmière de nuit dans les établissements, concertation sur l'aménagement de la réforme de la tarification au niveau du territoire, maintien des emplois aidés, une plus grande transparence sur la qualité des prestations. Au-delà des mesures immédiates, la mission préconise également d'engager une réflexion sur l'Ehpad de demain.

> Texte de la communication

> Les Echos, 13 septembre 2017

Les coûts de la prise en charge en EHPAD - résultats 2015 : Rapport de l'ATIH

Une première étude nationale de coûts (ENC) en établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) a été menée sur les données 2015, après deux enquêtes de coûts réalisées par l’ATIH. Grâce à des informations recueillies au niveau du résident, un coût de prise en charge pour chaque résident est disponible. La restitution s’effectue selon 83 groupes de résidents, constitués par des experts médicaux selon l’état de santé et le degré d’autonomie des résidents.

> Sur le site de l'ATIH

Nominations

Michel Ballereau, nouveau délégué général de la FHP

Il succède à Elisabeth Tomé-Gerteinrichs qui occupe ce poste depuis septembre 2012. Michel Ballereau est médecin pneumologue, ancien interne des hôpitaux de Paris et a exercé plusieurs fonctions dont directeur de l'ARS Bourgogne de 2005 à 2007, avant de devenir conseiller au ministère de la santé. En 2010, il a rejoint un groupe d’établissements de santé privés et préside depuis 2015 le comité stratégique de normalisation santé et action sociale de l’Afnor.

> Communiqué de presse

Jean-Paul Delevoye nommé haut commissaire en charge de la réforme des retraites.

Ancien ministre de Jacques Chirac, ex-Médiateur de la République, ancien président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Jean-Paul Delevoye a été nommé au poste du haut commissaire en charge de la réforme des retraites en conseil des ministres. Selon le décret publié mardi au Journal officiel qui précise ses attributions sa mission sera d’ « organiser la concertation avec les principaux acteurs du champ des retraites » et de « coordonner, au niveau interministériel, les travaux de préparation de la réforme des retraites, de rédaction des projets de textes législatifs et réglementaires et de suivi de leur mise en œuvre ".

> Les Echos, 14 septembre 2017

> Le Monde, 15 septembre 2017

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