ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
24 juin 2022

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationScience de l'information et de la communicationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Analyse de l'assurance complémentaire santé entre 2012 et 2020 : Etude de l'ACPR

> Analyses et synthèses n°135 - ACPR, 7 juin 2022

Les complémentaires santé veulent réaffirmer leur place dans le système de soins

Après avoir vu leur rôle remis en question pendant les débats de la présidentielle, les trois familles de complémentaires santé (mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance) veulent réaffirmer, dans ce second quinquennat, leur place dans le système de soins à côté de la Sécu. "Nous ne voulons pas devenir un payeur aveugle et invisible", martèle Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis. "Nous sommes un acteur central dans le système de santé, que nous voulons copiloter avec l'Assurance-maladie." Il souligne la capacité des complémentaires à innover sur l'accès aux soins. Après la Covid, elles ont par exemple mis en place avec succès le remboursement de quatre consultations chez le psychologue. Une initiative reprise ensuite par l'Assurance Maladie, mais sans trop de succès.

> Le Figaro, 15 juin 2022

La grande sécu que nous voulons : Dossier

Les auteurs de ce numéro analysent les avantages de cette Grande Sécu en termes de progrès pour les patients comme pour les soignants au-delà de l'aspect économique. L'idée est de redevenir fiers d'un système de soins de qualité qui ne laisse personne à la porte.

> Pratiques - Les cahiers de la médecine utopique (lettre du smg), n°97, avril 2022,  pp.9-65. (accès gratuit partiel)

La Sécu lance une offre pour les indépendants en difficulté

L'Urssaf annonce la généralisation d'Help, service de prise en charge coordonnée et accélérée des travailleurs indépendants présentant des difficultés financières, médicales, familiales ou sociales. Ce dispositif, lancé en lien avec les Allocations familiales, l'Assurance retraite et l'Assurance Maladie, repose sur la mobilisation des différentes caisses (Urssaf, Caf, Assurance retraite, CPAM et service social de l'Assurance Maladie) afin d'assurer un meilleur accès aux droits, aux soins et aux aides. Il permet ainsi de combiner les différents leviers d'action de chaque réseau (prestations sociales, action sociale, accompagnement social, échéanciers de paiement,… ). «Help repose sur la détection globale des fragilités rencontrées par les chefs d'entreprises, artisans, commerçants et professions libérales à partir d'une situation de défaut de paiement, de problèmes de santé récurrents, etc...», explique la branche Recouvrement.
Après une expérimentation dans la Marne, le dispositif sera progressivement étendu à l'ensemble du territoire.

> Lettre ESE, 17 juin 2022

Les résultats 2021 des Institutions de prévoyance

Elles améliorent leurs résultats en 2021 mais restent prudentes sur leurs perspectives à moyen terme.

> Site du Ctip

Fin 2018, un bénéficiaire de minima sociaux sur six n'avait pas de complémentaire santé : Étude de la Drees

> Site de la Drees

Démographie

Quel impact de la crise sanitaire sur la cohésion sociale ? Étude du Credoc

> Site du Credoc

Economie de la santé

Etat de santé

Davantage de cas de Covid malgré la vaccination parmi les patients atteints de cancer

De nombreuses  études ont montré qu'il y avait dans la plupart des cancers  un risque d'infection par le SARS-CoV-2 significativement plus élevé, en particulier pour les cancers hématologiques et pulmonaires. Les vaccins contre la Covid-19 ont démontré une grande efficacité dans la prévention de l'infection. Il existe cependant peu de données probantes sur l'efficacité des vaccins contre l'infection par le SARS-CoV-2 chez les patients atteints de cancers. Une étude récemment publiée dans le « Journal of Clinical Oncology » tente de répondre à cette question.

> Jim, 8 juin 2022

> Journal of Clinical Oncology

Vers une 7e vague du Covid en France? Les chiffres pour comprendre

Les infections liées à la Covid-19 repartent à la hausse en France. Les nouvelles contaminations ont dépassé les 55 000 cas quotidiens en début de semaine dernière selon les autorités sanitaires. Ce rebond ne se constate pas à l'hôpital, "même si la baisse des nouvelles admissions en hospitalisation et en réanimation a tendance à se réduire", souligne le professeur Bruno Megarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière pour Franceinfo. En effet, "il y a une quinzaine de jours de décalage entre le rebond des contaminations et celui éventuel des hospitalisations" souligne-t-il. Les chiffres des contaminations sont pour autant à prendre avec prudence. Les nombreux jours fériés impliquent des variations qui ont une incidence sur les chiffres quotidiens, mais également les moyennes. Dans les chiffres lissés sur sept jours de Santé publique France (qui répertorie les cas positifs), une baisse potentiellement trompeuse apparaît pour le lundi 6 juin. Ce dernier correspond au lundi de Pentecôte, férié, avec moins de tests réalisés.
> Huffington Post, 11 juin 2022

Reprise de l'épidémie de COVID : pourquoi les variants Omicron BA.4 et BA.5 gagnent la France

> The Conversation, 20 juin 2022

Géographie de la santé

Proposition de loi visant à favoriser l'accès aux soins dans les déserts médicaux. Exposé des motifs

Une proposition de loi déposée au Sénat le 3 juin porte de nouvelles propositions pour lutter contre les déserts médicaux, telle que la limitation du reste à charge aux urgences dans ces zones et la mise à disposition de médecins par les CHU.

> Site du Sénat

ANEMF est opposée à la mise en place d'une année d'internat obligatoire dans un désert médical

L'organisation des études de médecine sont actuellement en plein bouleversement, avec une réforme de la première année de médecine qui a connu quelques accrocs et une réforme du concours de l'internat qui prendra forme en 2024. Par ailleurs, les étudiants en médecine interpellent régulièrement le gouvernement sur la détérioration de la santé mentale des futurs médecins, sur leur précarité et sur des cas de harcèlement de plus en plus médiatisés. Pour évoquer ces différentes problématiques, le JIM a interrogé Alexis Loupan, étudiant en quatrième année de médecine et président de l'Association nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF) à propos de la mise en place d'une année d'internat obligatoire dans un désert médical.

> Lettre de Jim, 17 juin 2022

Handicap

L'urbanisme au service de la santé : La Santé en Action, mars 2022

> Site de Santé publique France

Hôpital

Le gouvernement dévoile une première série de mesures pour soulager les urgences

(Le Figaro, Le Parisien, Les Échos – 9 juin 2022)
La ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a présenté le 8 juin 2022, au Congrès Urgences, une première série de mesures, face à un été qui s'annonce "difficile" à l'hôpital. "Sans attendre" les conclusions de la "mission flash", l'exécutif a "décidé de réactiver le doublement de la rémunération des heures supplémentaires du personnel non médical, et du temps de travail additionnel des médecins, pour l'ensemble de la période estivale". La ministre a également annoncé "un dispositif exceptionnel" pour que "les élèves infirmiers et aides-soignants ayant achevé leur formation initiale en juin et juillet puissent commencer à exercer immédiatement". Les soignants retraités volontaires pourront "reprendre une activité", grâce à un cumul retraite facilité. Par ailleurs, les agences régionales de santé (ARS) ont été sommées de "remobiliser les dispositifs territoriaux de gestion de crise" pour coordonner hôpitaux publics, cliniques privées et professionnels libéraux. Ces annonces peinent toutefois à convaincre les soignants. "Faire appel aux étudiants, aux retraités, c'est ce qu'on fait déjà depuis deux ans et demi avec l'épidémie de Covid", rappelle Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). "Il reste beaucoup à faire, car la situation aux urgences est assez catastrophique", abonde la Dr Raïssa Brulé-Pépin, responsable de l'unité médicale des urgences pédiatriques d'Amiens (Somme). Auditionné mardi par la commission des Affaires sociales du Sénat, François Braun à la tête de la "mission flash" a de son côté recensé "plus de 150 pistes", qui seront présentées fin juin.

> Les Echos, 8 juin 2022

> Hospimédia, 8 juin 2022 (Accès abonnés)

La chirurgie ambulatoire a connu en 2021 une dynamique jamais observée en 15 ans

Le Covid-19 est passé par là mais pas seulement. En 2021, le taux de chirurgie ambulatoire a accéléré sa progression et dépassé les 61% à l'échelon national. Pour renforcer cette inversion du processus avec la chirurgie conventionnelle, qu'entérinera la refonte des autorisations, l'Assurance maladie étoffe sa gamme d'outils de datavisualisation.

> Hospimédia, 8 juin 2022 (Accès abonnés)

Médiane de durée de passage aux urgences en Ile-de-France

Selon le dernier rapport d'activité de l'Observatoire régional des soins non programmés (ORSNP) d'Île-de-France, portant sur 2021, la médiane de durée de passage aux urgences est d'environ 2h dans les établissements privés et de 3h20 dans le public et les ESPIC.

> Site de l'ORSNP

Le service d'accès aux soins s'affirme en "chef d'orchestre" d'une régulation filiarisée

Expérimenté dans vingt-deux sites pilotes, le service d'accès aux soins s'apprête à passer à la vitesse supérieure et entrevoit sa généralisation. Objectif : sortir les urgences de la nasse en filiarisant systématiquement les soins dès la régulation.

> Hospimédia, 10 juin 2022 (Accès abonnés)

Crise aux urgences : les pistes de Thomas Mesnier pour passer l'été

Dans une interview au JDD, Thomas Mesnier, député sortant LREM (Charente), rapporteur général de la commission des Affaires sociales, auteur de plusieurs rapports sur les urgences et la crise hospitalière, et lui-même médecin urgentiste appelle à «se remettre en gestion de crise» pour passer le cap de l'été aux urgences. Dans ce cadre, l'élu de la majorité appelle à mettre en place un pilotage par les ARS, «des personnes dédiées à la recherche de lits au niveau de chaque département, voire un appel aux jeunes retraités de la réserve sanitaire». Le député évoque notamment la régulation de l'entrée aux urgences à l'instar de ce qui a été mis en place au CHU de Bordeaux. «Cela nécessite des moyens, et la mise en place d'un numéro unique», souligne-t-il pointant le service d'accès aux soins qui a «fait ses preuves en phase pilote et doit être généralisé». Dans les déserts médicaux, il avance la piste de gardes de télémédecine, dans les maisons médicales. Autre voie : «mieux répartir les praticiens entre l'activité des Smur et les urgences». Plus largement, Thomas Mesnier appelle à repenser l'organisation de la médecine d'urgence. En vue de la crise qui se profile cet été, il préconise également de s'appuyer sur certains professionnels de santé, comme les kinés ou les pharmaciens.

> Lettre ESE, 13 juin 2022

Face à la pénurie de soignants, les maternités amères

Plusieurs hôpitaux ont dû se résoudre ces dernières semaines à suspendre provisoirement leur maternité, faute de soignants en nombre suffisant pour assurer la sécurité des patientes. La première alerte a été lancée le 11 avril par la maternité de Nevers, fermée pendant huit jours. Celle du centre hospitalier du Chinonais (Indre-et-Loire) est fermée depuis le 18 mai, la quasi-totalité des soignants s'étant mise en arrêt maladie. Et la série noire pourrait ne faire que commencer, prévient Libération. À la maternité de Fougères (Ille-et-Vilaine) notamment, "un déficit aigu de gynécologues obstétriciens" fait craindre "un risque de rupture de continuité" dès le mois de juin. "Toutes les maternités sont aujourd'hui en danger de fermeture définitive planifiée ou de difficultés de fonctionnement obligeant à des fermetures temporaires", alerte le Pr Cyril Huissoud, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). La situation est d'autant plus préoccupante que le maillage territorial des maternités s'est relâché ces dernières années, avec la fermeture d'un tiers des maternités en vingt ans. Des regroupements pour la plupart, mais les moyens humains et financiers n'ont pas toujours suivi.

> Libération, 14 juin 2022

Incidence des événements indésirables graves associés aux soins dans les établissements de santé (Eneis 3) : quelle évolution dix ans après ?

> Site du BEH

La Caisse Générale de Sécurité Sociale s'engage en faveur du retour à domicile après hospitalisation (Prado)

16/05/2022- Le service de retour à domicile des patients hospitalisés (Prado), initié par l'Assurance maladie, est désormais opérationnel en Guadeloupe. Sur le territoire métropolitain, ce dispositif a été lancé en 2010. Il permet notamment aux personnes âgées hospitalisées (déclarées éligibles au dispositif par l'équipe médicale hospitalière) de voir la durée de leur séjour à l'hôpital diminuer, tout en bénéficiant ensuite d'une prise en charge adéquate.

> France Info, 9 juin 2022

Martin Hirsch quitte l'AP-HP, Nicolas Revel devrait le remplacer

Martin Hirsch a annoncé vendredi dernier lors d'une réunion du directoire qu'il quittait ses fonctions de directeur général de l'AP-HP à la fin du mois, après avoir occupé ce poste pendant plus de 9 ans. Selon plusieurs titre de presse, le gouvernement envisagerait de nommer Nicolas Revel pour le remplacer. Directeur général de la Cnam de 2014 à 2020, l'ancien directeur de cabinet de Jean Castex est un fin connaisseur des questions de santé. Âgé de 56 ans, cet énarque passé par la Cour des comptes a notamment été secrétaire général adjoint de l'Elysée lors du quinquennat de François Hollande.

> Lettre ESE, 20 juin 2022

> Le Quotidien du médecin, 17 juin 2022

L'évolution des soins critiques passe d'abord par les processus et non les structures

La gestion politique de l'hôpital sur le nombre de lits ne permet pas de prendre en compte les durées de séjours et la disponibilité du personnel pour accueillir des patients dans ces lits. Un état de fait qui correspond à la situation actuelle mais également à celle des soins critiques au cours des différentes vagues de l'épidémie de la maladie Covid-19. Une situation qui concerne l'Europe selon les différents témoignages rapportés lors d'une conférence, le 16 juin, organisée par l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap).

> Hospimédia, 20 juin 2022 (Accès abonnés)

Inégalités sociales de santé

Les inégalités comptent-elles ? Comment les gens perçoivent les disparités économiques et la mobilité sociale. Etude de l'OCDE

> Site de l'OCDE

Le virage ambulatoire : sécurité des patients et inégalités de santé : ADSP, n° 118, juin 2022

> Site du Haut Conseil de la Santé Publique

Médicament

L'Académie de médecine dénonce la visibilité donnée à la désinformation sur les médicaments

Dans un rapport diffusé le 7 juin, l'Académie de médecine s'inquiète de "la défiance, ou même de l'hostilité" d'une partie des Français à l'égard des médicaments et des vaccins, rapporte Le Point. Une minorité, mais qui est particulièrement "active et bruyante sur les réseaux sociaux et surévaluée par les médias". L'Académie redoute ainsi une "polarisation des esprits sur les risques" avec le risque de voir certains patients se détourner de traitements essentiels à leur santé, au profit de médecines douces inefficaces, mais jugées plus vertueuses.

> Site de l'Académie de médecine

L'Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) souligne dans une étude les avancées de la France en matière de missions des pharmaciens

"Les autres pays nous envient ce que nous pouvons désormais réaliser en officine, notamment en termes de vaccination, une mission que nous avons la chance de pouvoir bientôt élargir", se félicite Théo Favard, vice-président chargé des affaires internationales auprès de l'ANEPF. Avec un bémol toutefois pour l'e-prescription. "Nous remarquons que certains pays l'ont déjà généralisée, alors qu'en France certains médecins écrivent encore à la main."

> Le Quotidien du Pharmacien, 16 juin 2022

NTIC : open data, internet

Un Mooc sur les arrêts de travail : une formation Nell et Associés en collaboration avec la Cnam

Arrêt de travail : prévenir, prescrire, accompagner la reprise est une formation en ligne, sous forme de MOOC, proposée par l'Assurance maladie pour accompagner les professionnels de santé dans la mise en place d'une stratégie thérapeutique en cas d'arrêt de travail.

> Site du MOOC

Une plateforme numérique nationale en appui aux professionnels du Service d'Accès aux Soins (SAS)

> Site du ministère chargé de la santé

Données de santé : une plateforme privée agréée par la CNIL

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) vient d'autoriser pour la première fois l'ouverture d'un entrepôt de données de santé opéré par un consortium public-privé et non par une administration publique. Cette plateforme, Agoria Santé, est issue du partenariat annoncé l'an dernier entre AstraZeneca et Docaposte, filiale de La Poste. Elle se donne pour objectif de collecter les données de santé "en vie réelle".

> Les Echos, 15 juin 2022

Téléconsultation : plus d'un patient sur quatre vit dans un désert médical

L'association LET (Les Entreprises de Télémédecine), réunissant une quarantaine de sociétés du secteur, a récemment présenté les résultats d'une étude sur la téléconsultation en France.

> Site du Let

Téléconsultation : Étude médico-économique

> Site du Let

Data pathologies, une cartographie interactive des pathologies et dépenses de santé de 2015 à 2020

L'Assurance Maladie lance ce mardi 21 juin 2022 une nouvelle plateforme de données en accès libre, baptisée "Data pathologies" (data.ameli.fr). Elle met à disposition une cartographie dynamique des maladies et des 168 milliards d'€ de dépenses de santé annuelles, à partir des statistiques tirées de l'analyse de 1,5 milliard de feuilles de soins par an, entre 2015 et 2020. Ces données montrent par exemple une hausse des dépenses de santé de 2% en moyenne par an, soit 15,7 milliards d'€. Un niveau supérieur à l'inflation, tiré par le vieillissement de la population, mais aussi les médicaments innovants, qui ont augmenté de 18% les dépenses de traitement des cancers en phase active. Avec les immunothérapies, le coût moyen pour un cancer du poumon s'est ainsi envolé de 50%, à 25.300 € par patient, notent Les Échos. Autre information tirée de ces données, le poids croissant des maladies chroniques, qui représentent 62% des dépenses totales. En cinq ans, le nombre de malades a augmenté de 440.000 pour le diabète et de 540.000 pour les pathologies cardio-vasculaires, poursuit Le Figaro. L'année 2020 a été marquée par la Covid-19, avec des remboursements de soins, indemnités journalières incluses, qui ont atteint 1,6 milliard d'€, soit plus de 7.800 € par patient. Toutefois, avec 1,2 million de patient en moins cette année, les autres prises en charge hospitalières ont baissé de 4 milliards.

> Site d'Ameli, 20 juin 2022

> Les Echos, 21 juin 2022

> Hospimédia, 21 juin 2022

Politique de santé, politique sociale

Améliorer la participation des usagers dans les commissions des usagers et les conseils de la vie sociale : Avis n° 1/2022 du Conseil pour l'engagement des usagers

> Site de la HAS

Action sociale départementale : Données de l'Insee

> Site de l'Insee

Maladies infectieuses émergentes : un nouvel ordre sanitaire

La lutte contre les maladies infectieuses émergentes est devenue une priorité politique. Plusieurs instances nationales et supranationales ont été chargée de préparer et de gérer les futures crises sanitaires. Investir, organiser et protéger : telles seront les trois grandes priorités.

> Pharmaceutiques, 15 juin 2022

La Covid-19 a marqué un "tournant décisif" pour les politiques de ressources humaines (RH) des institutions de Sécurité sociale dans le monde : Rapport de l'AISS

> Site de l'AISS

Un remaniement ministériel est en vue mais de quelle portée ?

Si Damien Abad et Olivier Dussopt devraient conserver leur portefeuille ministériel (la Solidarité pour le premier, l'Emploi et les Retraites pour le second), la question du remplacement de Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé, battue, une énorme surprise, est posée. Parmi les députés élus ou réélus, on notera de nombreux professionnels de santé, du moins acteurs dans le champ sanitaire et social. A moins de susciter une ouverture politique individuelle avec la nomination de Philippe Juvin (député LR et chef des urgences à l'hôpital Pompidou), peu probable toutefois, deux candidats potentiellement favoris pour le poste émergent du groupe parlementaire Ensemble : le Dr Thomas Mesnier (médecin urgentiste), actuel rapporteur général du PLFSS, réélu de justesse, et Frédéric Valletoux, président de la FHF (Fédération hospitalière de France) qui obtient son premier mandat. Reste que ces deux postulants sont membres du parti Horizons d'Edouard Philippe… Parmi les autres personnalités qui pourraient être nommées à ce poste, le Dr Stéphanie Rist (médecin rhumatologue), réélue députée de la majorité présidentielle dimanche dernier, ou le maire de Reims, Arnaud Robinet, mais ce dernier est lui aussi membre de la formation de l'ancien Premier ministre.

> Hospimédia, 19 juin 2022 (Accès abonnés)
> Lettre ESE, 21 juin 2022

Politique publique

Origines du Covid-19 : l'OMS n'exclut plus l'hypothèse d'une fuite de laboratoire

Dans un rapport publié jeudi, un groupe d'experts convoqué par l'OMS affirme que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer comment la Covid-19 a émergé en Chine. Contrairement au premier rapport publié en mars 2021 par l'équipe conjointe OMS-Chine, qui éliminait d'emblée l'hypothèse d'un accident de laboratoire, cette équipe affirme que cette piste nécessite "des investigations supplémentaires". "Ce rapport a le mérite de relancer le débat sur les origines de la pandémie de Covid-19. Car, deux ans et demi après son apparition, aucune thèse ne s'est imposée", indique Maria Van Kerkhove, épidémiologiste de l'OMS.

> L'Express, 9 juin 2022

Prévention

Vaccination Covid-19 et effets indésirables : une «communication institutionnelle trop discrète» : Rapport d'étape de l'Opecst

Saisis par la commission des Affaires sociales du Sénat, après le dépôt d'une pétition, les députés et sénateurs membres de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) ont adopté jeudi 9 juin 2022 un rapport d'étape sur les effets indésirables après vaccination contre la Covid-19 et le système de pharmacovigilance.

> Site du Sénat

Facteurs associés à l'adhésion de la population française aux recommandations pour la prévention de la lombalgie chronique, à la suite de la campagne grand public de l'Assurance maladie : « Mal de dos ? Le bon traitement, c'est le mouvement »

> Site du BEH

Les données probantes en promotion de la santé : Note pédagogique de la FNES

> Site de la Fnes

L'action de Santé publique France en santé et sécurité au travail

> Site de Santé publique France

Prévision - Evaluation - Méthodologie

Évaluation globale des Plans nationaux santé – environnement (2004-2019) : Rapport du HCSP

> Site du HCSP

Psychiatrie

Les métiers de pair-aidance cherchent encore leur cadre professionnel

Alors que les professionnels de la pair-aidance se multiplient sur le territoire, le métier de pair-accompagnant cherche encore ses marques. Doit-il être rémunéré ou bénévole ? Doit-il être réservé aux personnes ayant suivi une formation idoine ?

> Hospimédia, 9 juin 2022 (Accès abonnés)

Le lourd impact de l'épidémie de Covid sur la santé mentale des médecins libéraux en France

> The Conversation, 13 juin 2022

Toujours plus d'étudiant·e·s en détresse, trop peu accèdent à un soutien psychologique selon un rapport

L'association Nightline, le seul service d'écoute français entièrement dédié aux étudiant·e·s. vient de publier  un nouveau rapport sur la prise en charge de la détresse étudiante, les avancées et le chemin qu'il reste à parcourir pour permettre à chaque étudiant·e de prendre soin de sa santé mentale. En dépit des mesures prises, la situation psychique des étudiant·e·s est hautement  préoccupante et en dégradation constatent les auteurs.

Une Tribune publiée dans le Monde, réunissant une quarantaine de présidents d'université, médecins, représentants de syndicats et d'associations étudiantes alerte également  de la détresse psychologique des étudiants depuis la pandémie et réclament une « stratégie nationale ».

> Site de Nightline France

> Le Monde, 14 juin 2022

> Lire la Tribune sur le site du Monde

Confrontés à la crise de l'hôpital, les étudiants infirmiers en souffrance

La santé mentale de ces étudiants s'est dégradée au cours des cinq dernières années, selon une enquête. Nombre d'élèves mettent en cause l'encadrement insuffisant lors des stages à l'hôpital. Selon une enquête de la Fnesi, 61% d'entre eux déclarent que leur santé mentale s'est dégradée depuis le début de leur formation (contre 52% en 2017). Un étudiant sur six aurait "déjà pensé au suicide durant ses études". La détérioration de leur santé psychique est également perceptible dans la part d'étudiants consommant des anxiolytiques, antidépresseurs et hypnotiques (34% d'entre eux, contre 27% en 2017), mais aussi des somnifères (28%, contre 8% en 2017).

> Le Monde, 14 juin 2022

La santé mentale est une priorité pour agir face aux changements climatiques : Note de l'OMS

> Site de l'OMS

L'OMS souligne dans un rapport qu'il est urgent de transformer la santé mentale et les soins qui lui sont consacrés

Dans un nouveau rapport, elle exhorte les décideurs et les défenseurs de la santé mentale à intensifier leur engagement et leur action pour que changent les attitudes, les mesures et les approches à l'égard de la santé mentale, de ses déterminants et des soins qui lui sont consacrés. Il souligne, en s'appuyant sur les dernières données disponibles, en présentant des exemples de bonnes pratiques et en se faisant l'écho de l'expérience vécue par les individus, pourquoi et où le changement est le plus impératif et comment il peut être réalisé au mieux. Il appelle toutes les parties prenantes à travailler ensemble pour relever l'importance accordée à la santé mentale et l'engagement en sa faveur, remodeler les environnements qui l'influencent et renforcer les systèmes qui prennent soin de la santé mentale des gens.

> Le Monde, 17 juin 2022

> Communiqué de presse

> Rapport (en anglais)

Les effets de l'épidémie de covid-19 sur la santé mentale : rapport du Sénat

> Site du Sénat

Psychotropes, alcool... la "souffrance" des médecins libéraux équivalente à celle des réanimateurs : "On ne s'y attendait pas"

Après avoir analysé la santé mentale des médecins hospitaliers, les psychiatres Ariel Frajerman et Jean-François Costemale-Lacoste se sont intéressés à celle des médecins libéraux. Ils ont évalué la souffrance psychologique de 1.992 praticiens, toutes spécialités confondues, dont 48 % de médecins généralistes inscrits sur Doctolib pendant la seconde vague (novembre 2020). Bilan : 71 % des médecins libéraux souffraient de burn-out… Le Dr Costemale-Lacoste décrypte son étude pour Egora.

> Egora, 21 juin 2022

Inégalités sociales en santé mentale : une photographie de la situation à la mi-2021. Étude de la Drees

> Site de la Drees

Réglementation

Le dispositif estival pour l'accès rapide à l'exercice infirmier et aide-soignant est paru

L'arrêté mettant en place le dispositif permettant aux étudiants infirmiers et aides-soignants de commencer à exercer dans un établissement sanitaire ou médico-social immédiatement après leur formation initiale est paru ce 14 juin. Ses dispositions, réalisables sous conditions, s'appliquent jusqu'au 30 septembre 2022 uniquement.

> Site de Legifrance

Science de l'information et de la communication

Conseil scientifique du CNRS | Avis du CS sur les revues prédatrices

> La List, 6 juin 2022

> Rapport : Combatting Predatory Academic Journals and Conferences

Soins de santé primaire

La patientèle médecin traitant a augmenté de 26 % dans les maisons de santé

Le gouvernement mise particulièrement sur le développement de l'exercice coordonné et en particulier les structures comme les maisons et centres de santé pour améliorer l'accès aux soins. Et d'après le dernier bilan présenté par la Commission paritaire nationale des structures pluriprofessionnelles (CPNSP) et communiqué par AVECSanté, le développement des MSP se poursuit à un rythme encourageant.

> Le Généraliste, 10 juin 2022

3 112 contrats d'assistants médicaux signés

Fin mai, 3 112 contrats d'aide à l'embauche d'assistants médicaux avaient été signés par des médecins libéraux avec leur CPAM, selon le bilan présenté la semaine dernière par la Cnam aux syndicats de médecins libéraux. La grande majorité (78%) concerne des généralistes. Parmi les 22 % de spécialistes : 180 cardiologues, 110 ophtalmologues, 65 pédiatres, 38 psychiatres, 33 dermatologues, 16 neurologues et 14 chirurgiens. La plupart des postes d'assistants-médicaux portent sur des mi-temps (47%), pour un total de 1724 ETP, contre un objectif de 4 000 dans le plan «Ma santé 2022». Le contrat d'aide à l'embauche a par ailleurs permis une hausse de près de 10% du nombre de patients ayant un médecin traitant (entre le 30 juin 2019 et le 31 décembre 2021).

> Lettre ESE, 20 juin 2022

Plus de patients grâce aux assistants médicaux : la Sécu dévoile les premiers résultats

L'Assurance maladie a présenté un bilan du déploiement des assistants médicaux lors de la commission paritaire nationale des médecins libéraux le 15 juin dernier. Ainsi, 3.217 contrats ont déjà été signés ou sont en cours de signature. Bien qu'il soit en hausse constante, ce chiffre reste en deçà des 4.000 contrats promis par Emmanuel Macron lors de son premier mandat.

> Egora, 20 juin 2022

Sondages

Statistiques - Méthodologie

L'inflation en 4 épisodes

> Site de l'Insee

Systèmes de santé

Rapport européen EMCDDA 2022 sur les drogues

Le rapport fournit la dernière vue d'ensemble de la situation en matière de drogues en Europe, en explorant les tendances à long terme et les menaces émergentes. Alors que la situation internationale soulève de nouveaux défis, le rapport examine également comment les événements mondiaux en cours pourraient à l'avenir affecter la dynamique du problème des drogues en Europe.

> Site de l'OFDT

> Le Monde, 14 juin 2022

Réforme de la dernière chance pour un système de santé à bout de souffle : contribution de la Mutualité à la mission flash sur les urgences hospitalières

> Site de la Mutualité française

> Contribution de la Mutualité Française à la mission confiée au Dr. F. Braun sur l'accès aux soins urgents et non programmés

Travail et santé

Quelle reconnaissance en AT/MP du Covid-19 en Europe en 2022 ? Focus Eurogip

> Site d'Eurogip

Des inégalités de classe et de genre dans les jugements de reconnaissance d'AT-MP : Étude de l'Institut des Études et de la Recherche sur le Droit et la Justice

Des chercheurs se sont intéressés aux pratiques de jugements en matière de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP). Cette étude met notamment en lumière les inégalités, de classe et de genre, soit "l'influence des propriétés des justiciables". En première instance, dans les tribunaux des affaires de Sécurité sociale (Tass) et les pôles sociaux, les inégalités de classe "façonnent fortement la forme et le contenu de la requête des justiciables venus seuls".

> Site de l'Institut des Études et de la Recherche sur le Droit et la Justice

La Conférence internationale du Travail ajoute la sécurité et la santé aux Principes et droits fondamentaux au travail

À l'occasion de la 110e conférence internationale du travail (CIT) qui s'est tenue du 27 mai au 11 juin 2022, les délégués des États membres ont adopté une résolution pour une cinquième catégorie de droits relative à un environnement de travail "sûr et sain" dans le corps de la déclaration de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Elle comportait, depuis 1998, quatre catégories : la liberté d'association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective ; l'élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire ; l'abolition effective du travail des enfants ; l'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession.

> Communiqué de presse de l'OIT, 10 juin 2022

Vieillissement

La CNSA accompagne six plateformes expérimentales à destination des aidants

> Site de la CNSA

La maltraitance des personnes âgés, une problématique mondiale

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'environ une personne âgée de plus de 60 ans sur six est victime de maltraitance dans son environnement chaque année, dans le monde. Les taux de maltraitance des personnes âgées sont particulièrement élevés dans les institutions (maisons de retraite, établissements de soins de longue durée…). Dans ces dernières, deux membres du personnel sur trois reconnaissent avoir commis un acte de maltraitance (données issues de 52 études réalisées dans 28 pays de diverses régions publiées en 2017). L'ONU relève que la maltraitance a augmenté durant la pandémie de Covid-19. De plus, elle alerte sur l'augmentation des populations âgées à venir : entre 2020 et 2030, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus devrait augmenter de 38%, passant de 1 à 1,4 milliard. Une plus grande attention doit être accordée aux défis spécifiques auxquels sont confrontées les personnes âgées, notamment dans le domaine des droits de l'homme.

> Site de l'OMS

Nominations


ISSN 2824-9658