ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
22 janvier 2021

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationRessources documentairesSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Des changements dans les remboursements de santé sont en vigueur depuis le 1er janvier 2021

06/01/2021- Après les soins dentaires et les lunettes, la réforme "100% Santé" fait évoluer les remboursements des prothèses auditives. Ce volet spécifique est entré en vigueur le 1er janvier et s'appliquera à plusieurs modèles estimés à 950€. Ils seront entièrement remboursés. C'est une dépense habituellement très coûteuse pour les personnes ayant besoin de ce type de matériel, avec une moyenne de 1 500 euros par paire et un reste à charge pour les patients de plus de 850 euros. Le ministère de la Santé estime que 500 000 Français ne sont pas équipés en prothèses auditives faute d'argent. Désormais, les audioprothésistes devront proposer un devis comportant au moins l'une des paires de prothèses "100% Santé". Concernant les remboursements, l'inverse s'est produit pour l'homéopathie, qui n'est plus remboursée par la Sécurité sociale depuis le 1er janvier. Contrairement aux autres médicaments, l'homéopathie a été remboursée sans validation de son efficacité par la Haute Autorité de santé (HAS). Les complémentaires santé ne sont plus obligées de rembourser ces produits, mais certains organismes le feront partiellement en tant que produit "bien-être".
> Le Figaro, 30 décembre 2020
> France Info, 31 décembre 2020

«SI Vaccin Covid»: les médecins vont toucher 5,40 euros pour chaque patient vacciné

06/01/2020- Le web s'est une fois de plus enflammé autour de la vaccination liée à la Covid-19, cette fois-ci au regard d'une supposée rémunération cachée des médecins liée à l'injection d'une dose de vaccin. Loin d'être cachée, cette rémunération spécifique liée au renseignement d'une vaccination dans le système d'information "Vaccin Covid" permet de valoriser l'implication des médecins dans la campagne vaccinale et le temps passé à renseigner les informations. Celle-ci s'ajoute par ailleurs à une rémunération de 9,60€ pour l'injection du vaccin. Les médecins perçoivent également d'autres rémunérations en lien avec leur engagement dans la stratégie sanitaire face à la Covid-19. Certaines avaient d'ailleurs déjà pu faire débat, comme la majoration de 30€ que les médecins peuvent facturer en cas de positivité d'un de leurs patients (ainsi qu'une cotation C2 pour le renseignement dans SI-DEP). Celle-ci se veut la contrepartie de l'investissement des médecins dans l'identification et le renseignement des cas contacts dans la base "Contact Covid", mais aussi de la stratégie médicale mise en place autour du patient positif. La réalisation d'un test antigénique est également facturée 46€ auxquels s'ajoutent donc 30€ en cas de positivité. Des mesures dérogatoires sont également en place concernant les consultations en Ehpad.
> Ameli.fr, 29 décembre 2020
> Ameli.fr, 27 novembre 2020
 >Ameli.fr, 30 novembre 2020
> Ameli.fr, 17 décembre 2020

Complémentaire santé et prévoyance :  Document de travail du Hcaam

> Site du Hcaam, janvier 2021

Arrêts de travail et symptômes Covid : suppression du délai de carence et nouveau téléservice

Après les annonces de Jean Castex, jeudi dernier, les ministères de la Santé et du Travail ont apporté des précisions concernant la suppression du délai de carence pour les salariés testés positifs à la Covid-19 ou symptomatiques dans l'attente de résultat. Cette mesure vise à favoriser l'isolement dans le cadre de la stratégie «tester, alerter, protéger». Depuis dimanche, les personnes présentant des symptômes et pour lesquelles le télétravail n'est pas possible peuvent s'enregistrer sur declareameli.fr ou declare.msa.fr. «Cette démarche leur permet de bénéficier du versement d'indemnités journalières et du complément employeur, sans délai de carence ou de conditions d'ouverture du droit, dès la déclaration des symptômes et le premier jour d'arrêt et ce jusqu'à l‘obtention du résultat de leur test. Les salariés bénéficient ainsi d'un remplacement quasi-intégral de leur salaire pendant leur isolement», soulignent Bercy et l'avenue de Ségur. De son côté, la Cnam appelle les médecins à ne plus établir d'arrêt de travail pour ces patients «au risque sinon que ces derniers ne se voient appliquer un délai de carence» mais à les orienter directement vers ce nouveau téléservice. Concrètement, les salariés concernés réalisent une déclaration d'isolement via cet outil et s'engagent à passer un test de dépistage (PCR ou antigénique) dans les 2 jours. Ils peuvent télécharger un justificatif destiné à leur employeur. «L'arrêt ne sera définitivement validé qu'une fois la date de résultat du test de dépistage enregistrée sur declare.ameli.fr », précise l'Assurance Maladie. Le patient positif sera suivi dans le cadre du contact tracing. Le conseiller de l'Assurance Maladie lui prescrira alors une prolongation d'arrêt de travail pour garantir un isolement de 7 jours depuis les premiers symptômes. Des contrôles réguliers seront réalisés «pour éviter toute utilisation abusive de ce nouveau téléservice».

> Lettre ESE, 11 janvier 2021

> Site d'Ameli

Démographie - Condition de vie

France: Surmortalité et chute historique des mariages en 2020 avec le coronavirus, rapporte l'Insee

Au 1ᵉʳ janvier 2021, la France compte 67,4 millions d'habitants. Au cours de l'année 2020, la population a augmenté de 0,3 %. Cette progression est due pour moitié au solde naturel (+ 82 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès. Il a fortement baissé du fait de la forte hausse des décès liée à la pandémie de Covid-19. En 2020, 740 000 bébés sont nés en France. En recul depuis 2015, l'indicateur conjoncturel de fécondité s'établit à 1,84 enfant par femme en 2020. La France reste, en 2018, le pays le plus fécond de l'Union européenne. En 2020, 658 000 personnes sont décédées en France, soit 7,3 % de plus qu'en 2019. La pandémie de Covid-19 a particulièrement affecté les décès au printemps et en fin d'année. L'espérance de vie à la naissance s'établit à 85,2 ans pour les femmes et à 79,2 ans pour les hommes. Elle diminue nettement par rapport à 2019 (– 0,4 an pour les femmes et – 0,5 an pour les hommes). La baisse est bien plus forte qu'en 2015, année marquée par une forte grippe hivernale (– 0,3 an et – 0,2 an). En 2020, 148 000 mariages ont été célébrés, en recul de 34 % par rapport à 2019, la pandémie ayant empêché la tenue des célébrations ou incité à les repousser en raison de la limitation du nombre d'invités.
> Insee

> Challenge, 18 janvier 2021

> The Conversation : Comment la France compte ses morts ?

Covid-19 : l'évolution des pratiques culturelles lors du premier confinement

Le confinement du printemps 2020 lié à la pandémie de Covid-19 a modifié l'accès à la culture et aux loisirs. Les pratiques culturelles ont-elles été plus importantes durant ce confinement ? Les écarts entre les groupes sociaux se sont-ils maintenus ? Autant de questions auxquelles tente de répondre une récente étude du ministère de la culture.

> Vie publique

Economie de la santé

L'Assurance maladie fait le bilan du dispositif de l'Article 51 de la LFSS 2018

Le dispositif est aujourd'hui pleinement opérationnel et fait émerger de nouvelles façons de prendre en charge les patients. Deux ans et demi après son ouverture, l'Article 51 fait même preuve d'une montée en charge qui se poursuit et ce, malgré l'impact de l'épidémie de la Covid-19.

> Site ameli.fr

Etat de santé

Covid-19 : pourquoi le variant anglais de la Covid risque de rendre l'épidémie incontrôlable en France

L'épidémie de coronavirus semble encore gérable en France. Le 7 janvier 2021, le nombre de patients hospitalisés s'élevait à 24.488 et en réanimation à 2.573, soit respectivement 253 et 43 de moins que mercredi. Si les fêtes de fin d'année ont été plutôt sages, les spécialistes s'inquiètent en particulier de la propagation du variant britannique B.1.1.7, plus contagieux. Deux clusters à risque ont été rapportés hier en Bretagne et en Île-de-France. Au total, 19 cas de contamination par ce variant ont été avérés en France. Mais la situation pourrait rapidement se détériorer: en Angleterre, le variant a été détecté pour la première fois le 20 septembre dans le sud de l'île. Deux mois plus tard, il était devenu la souche dominante. Le Danemark, qui comme la France s'est doté d'un outil efficace de surveillance des mutations, a trouvé de son côté que le variant B.1.1.7 représentait 0,2% des cas dans le pays début décembre. Trois semaines plus tard, le taux avait été multiplié par dix, à 2,3%. À ce rythme, il pourrait devenir dominant dans le pays dans 40 à 50 jours. "Si on réagit trop tard et que le nouveau variant devient dominant, on risque de ne pas pouvoir contrôler l'épidémie, même avec un confinement aussi restrictif que ce qu'on a connu en France lors de la première vague", met en garde Mircea Sofonea, épidémiologiste et modélisateur à l'université de Montpellier. Au Royaume-Uni déjà, malgré la réinstauration du confinement, le gouvernement prévoit que dans douze jours, au moins 2.000 lits hospitaliers manqueront pour accueillir les malades.

> Le Figaro, 7 janvier 2021

Résultats de l'enquête Cannabis online 2020

> Site de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, décembre 2020.

Santé et bien-être des adolescents en France : nouveaux résultats de l'enquête EnCLASS : enquête EHESP/OFDT

En 2018, l'enquête nationale EnCLASS a interrogé 20 577 collégiens et lycéens âgés de 11 à 18 ans à propos de leur bien-être, de leurs comportements de santé et consommations de substances psychoactives. Les premiers résultats de cette enquête coordonnée en France par Emmanuelle Godeau, enseignante-chercheuse à l'EHESP et Stanislas Spilka, responsable des enquêtes statistiques à l'OFDT, publiés en 2019 concernaient les données relatives aux usages d'alcool, de tabac et de cannabis au Collège et au Lycée. Aujourd'hui, 5 nouvelles fiches thématiques conçues en partenariat avec l'Éducation nationale, l'Inserm et Santé publique France viennent compléter les résultats obtenus sur l'analyse des usages de substances en révélant les comportements et ressentis des collégiens face au harcèlement, au vécu scolaire, à l'alimentation, à l'activité physique et sportive et au handicap.

> Site de l'EHESP

La propagation des variants du coronavirus inquiète de plus en plus les experts

En quelques semaines, la circulation de plusieurs variants de la Covid-19 a accéléré la situation épidémique dans plusieurs pays. Au Brésil, tous les indicateurs sont repassés au rouge à Manaus, au cœur de la forêt amazonienne. Cette ville de 2,2 millions d'habitants avait déjà symbolisé la catastrophe sanitaire au Brésil en avril dernier, à travers des images de pelleteuses creusant à la va-vite des fosses communes. À nouveau, plus de 93% des lits en soins intensifs sont désormais occupés. Le nombre de décès oscille, quant à lui, de 50 à 60 victimes quotidiennes: des niveaux comparables à ceux d'il y a huit mois. De nombreux chercheurs brésiliens estiment que le variant brésilien récemment découvert dans la région pourrait être à l'origine de cette nouvelle flambée des cas, alors même que les trois quarts des habitants présentaient des anticorps au virus après la première vague. L'Afrique du Sud ensuite, relativement épargnée par la première vague avec moins de 10.000 par jour jusqu'en août, recense désormais près de 40.000 nouveaux cas par mois. Sur place, les soignants sont débordés. "Les patients sont soignés sur les parkings faute de place, d'autres patients décèdent dans les ambulances, car il n'y a pas de lit pour les prendre en charge", indique France 2. Londres enfin poursuit sa lutte contre la souche B.1.1.7, tenue pour responsable de la brutale résurgence de l'épidémie au Royaume-Uni. L'apparition de ces trois variants au même moment interroge les chercheurs, qui estiment qu'ils ne seraient pas apparentés. Selon eux, ils devraient devenir majoritaires dans de nombreux autres pays au cours des prochains. D'où l'importante d'accélérer la vaccination, comme le fait le Royaume-Uni, avec déjà 6% de sa population vaccinée, dont 45% des plus de 80 ans, et une campagne qui s'accélère encore.

> Le Monde, 19 janvier 2021

> Radiocanada, 16 janvier 2021

Géographie de la santé

Vivez-vous dans un désert médical ?

> Spallia. data.gouv. 5 janvier 2021.

Handicap

Projet Communautés 360 / Contribution sur l'admission en établissements et services médico-sociaux pour personnes en situation de handicap : note de recherche

Dans le cadre de leur projet de recherche consacré à l'admission en établissements médico-sociaux pour personnes en situation de handicap, trois chercheurs interrogent la mise en place des Communautés 360. Ils montrent que les coordinations locales installées de longue date sont un atout pour ces Communautés ; pour autant, ils présentent l'empilement des dispositifs comme un point de vigilance à prendre en considération.

> Site de la CNSA

Lancement de la réforme pour un meilleur accès aux aides techniques : installation du Comité de pilotage

Dans la continuité du rapport de Dr. Philippe Denormandie et Cécile Chevalier (CNSA), « Des aides techniques pour l'autonomie des personnes en situation de handicap ou âgées : une réforme structurelle indispensable », le comité de pilotage orientera et veillera au suivi des mesures proposées par les administrations et parties prenantes concernées (associations de personnes, fédérations, élus, professionnels de santé, fabricants et distributeurs. A l'occasion de son installation, le comité de pilotage a fait le point sur l'avancement des cinq axes de travail : Informer, évaluer, et accompagner les personnes concernées, en amont de la prescription et jusqu'à l'utilisation ; Faire évoluer les financements ; Améliorer la qualité de service ; Mettre en place un pilotage qui permette une meilleure organisation territoriale ; Renforcer le repérage et l'accès aux innovations et développer la recherche.

> Site du ministère de la santé

Hôpital

Mesure de la satisfaction et de l'expérience des patients hospitalisés pour une chirurgie ambulatoire et à + 48h en MCO : deux études de la HAS

Recueillir le point de vue des patients est aujourd'hui incontournable pour mesurer et améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé. Depuis janvier 2015, la HAS pilote le dispositif national de mesure de la satisfaction et de l'expérience des patients hospitalisés : e-Satis. Les résultats 2020 de la mesure de la qualité perçue par le patient, pour les patients hospitalisés plus de 48h en MCO (e-Satis +48h MCO) ou pour les patients hospitalisés pour une chirurgie ambulatoire (e-Satis MCOCA) sont disponibles sur le site de la HAS.

> Site de la HAS

Inégalités sociales de santé

Connaissances, attitudes et pratiques liées à l'épidémie de Covid-19 et son impact chez les personnes en situation de précarité vivant en centre d'hébergement en France : premiers résultats de l'étude ECHO

Plusieurs études mettent en évidence des conséquences plus importantes de l'épidémie de Covid-19, tant sur le plan sanitaire que sur le plan socio-économique, dans les populations défavorisées. Ceci pourrait être expliqué par le cumul de plusieurs facteurs pouvant freiner l'application des mesures de prévention de l'infection à SARS-CoV-2 et le suivi du circuit de soins. L'objectif de l'étude ECHO est ainsi d'évaluer les connaissances, attitudes et pratiques liées à l'épidémie de Covid-19 (gestes barrières, vaccination, symptômes et conduite à tenir en cas de symptômes) ainsi que son impact parmi les personnes en situation de précarité vivant en centre d'hébergement en France.

> Site du BEH

Médicament

L'accord-cadre entre le Leem et le Ceps

Le Leem, représentant les entreprises du médicament, et le CEPS (Comité économique des produits de santé) ont prorogé jusqu'au 28 février prochain l'accord-cadre qui arrivait à échéance le 31 décembre 2020. Ce prolongement «s'avère nécessaire compte-tenu des circonstances particulières liées à la crise de la Covid qui mobilise fortement toutes les administrations», souligne un communiqué. Pour rappel cet accord constitue le référentiel de la fixation et de la régulation des prix des médicaments en France.

> Lettre ESE, 11 janvier 2021

Régulation économique du médicament : pourquoi n'est-elle plus adaptée ?

Selon le LEEM, la régulation économique du médicament, menée depuis plus d'une décennie en France, ne tient plus face au progrès thérapeutique. L'approche comptable court-termiste imposée par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) doit évoluer. A défaut d'anticipation, chaque innovation continuera d'être vécue comme un coût pour la collectivité quand c'est d'abord une opportunité pour les patients.

> Le Leem, 7 janvier 2021

NTIC : open data, internet

Numérique en santé : le bilan 2020

L'Agence du Numérique en Santé (ANS) vient de présenter le bilan 2020 de la feuille de route du numérique en santé. Outre les projets numériques portés dans le cadre de l'épidémie de Covid-19, l'ANS revient sur les 5 grandes orientations : renforcer la gouvernance du numérique en santé ; intensifier la sécurité et l'interopérabilité ; accélérer le déploiement des services numériques socles ; déployer au niveau national des plateformes numériques de santé ; soutenir l'innovation et favoriser l'engagement des acteurs. Ces grands axes s'articulent autour de 30 actions. Parmi les chantiers clés, la Carte vitale dématérialisée (ApCV). Une expérimentation est en cours dans les départements des Alpes Maritimes et du Rhône, 974 assurés étaient concernés en novembre dernier. Les cahiers des charges aux éditeurs de logiciels de professionnels de santé ont, quant à eux, été diffusés en octobre. Autre action phare, la e-prescription, qui devait être mise à disposition des éditeurs prescripteurs, pharmaciens et professionnels de la LPP en décembre dernier. Six éditeurs autorisés ont été préalablement retenus à l'issue d'un appel à candidatures. Elle sera élargie à partir de cette année «avec des travaux à mener avec les professionnels de santé». Sa généralisation est prévue au plus tard fin 2024. Cette année 2021 sera marquée par le développement de l'expérimentation de l'Espace Numérique de Santé (ENS) en vue d'une généralisation en 2022. La phase pilote est prévue à partir de juillet prochain pour quelque 1,3 million de personnes.

> Lettre ESE, 7 janvier 2021

La télésurveillance est un levier d'action dans l'amélioration de l'organisation des soins : Étude de la HAS

La Haute Autorité de santé (HAS) vient d'actualiser l'état des lieux de la littérature internationale sur l'efficience de la télémédecine, initialement publiée en 2013. Elle s'est plus précisément concentrée sur la télésurveillance médicale au travers de l'analyse de 61 études, discutées par 19 experts réunis en 2 groupes de travail. L'un, composé de 7 experts, a apporté une expertise méthodologie, l'autre, composé de 12 experts, a apporté une expertise ciblée de terrain au regard des expérimentations de télésurveillance. Leur conclusion est que la télésurveillance peut être considérée comme "un levier d'action permettant d'améliorer l'organisation des soins et l'efficience".

> Site de la HAS

Google en sait-il plus que l'Insee sur les Français ? Étude de l'Insee

Les grandes entreprises numériques, dont Google, recueillent des volumes considérables de données sur leurs clients. Ces nouvelles sources de données présentent des attraits indéniables, et viennent défier la statistique publique. L'Insee peut et doit naturellement tirer avantage des possibilités qu'elles ouvrent, comme il a déjà commencé à le faire depuis plusieurs années. Néanmoins, l'apport de ces nouvelles sources de données ne peut être jugé en bloc, toutes ayant leurs spécificités : la donnée ne fait pas l'information statistique, et encore moins la compréhension de phénomènes économiques ou sociaux complexes pour éclairer les débats publics. C'est autant grâce aux données qu'elle traite qu'au cadre institutionnel qui entoure ces traitements que la statistique publique remplit cette mission, fondamentale pour la vie démocratique.

> Site de l'Insee

Comment va fonctionner «SI Vaccin Covid», le fichier de suivi des personnes vaccinées

07/01/2020- Mis en place par la DGS et la Cnam, le ficher "SI Vaccin Covid" a reçu l'aval de la Cnil. Il est opérationnel depuis lundi 4 janvier. Celui-ci doit permettre dans un premier temps de cibler et d'informer les personnes concernées par la campagne de vaccination puis d'assurer un suivi de tout leur parcours de vaccination. Ce fichier facilite également la remontée à l'ANSM d'éventuels effets indésirables qui seraient recensés par les médecins. Il met également en place une collecte nationale d'indicateurs autour de la vaccination. Un espace sécurisé sur le portail AmeliPro permettra la remontée des données (nom, numéro de sécurité sociale, consentement à la vaccination, état de santé…), toutes couvertes par le secret médical.
> Site de Legifrance : Délibération n°2020-126 du 10 décembre 2020 portant avis sur un projet de décret autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif à la gestion et au suivi des vaccinations contre le coronavirus SARS-CoV-2 (demande d'avis n°20020767) - Cnil
> Le Figaro, 4 janvier 2021

Les services publics n'ont plus le droit de taxer les appels

07/01/2021- Jusqu'à ce jour, quelques organismes taxaient encore les appels. Le numéro d'entrée en relation avec les administrations était par exemple facturé 0,15€ par minute, et même l'Assurance retraite facturait les appels 0,06€ par minute. Depuis le 1er janvier, "les administrations et les organismes chargés d'une mission de service public" ne peuvent donc plus recourir "à des numéros de téléphone surtaxés pour permettre d'obtenir un renseignement, d'entreprendre une démarche ou de faire valoir vos droits", d'après le magazine Que choisir.
> Que choisir, 28 décembre 2020

Données massives, big data et santé publique

> Actualité et dossier en santé publique n° 112, septembre 2020

L'e-santé en plein boom

Sur fond de pandémie de Covid-19, l'année 2020 s'est imposée comme une année faste pour le financement de l'innovation en matière de santé. Comme le révèle le dernier rapport de Startup Health, les start-ups spécialisées dans ce secteur ont battu un nouveau record d'investissements l'année dernière, avec un total mondial de 21,5 milliards de dollars (près de 18 milliards d'euros), soit une hausse de plus de 50 % par rapport à 2019.

> Statistica, 11 janvier 2021

Doctolib, Maiia (filiale de Cegedim) et la start-up Keldoc vont assurer la prise de rendez-vous à distance des plus de 75 dans les centres de vaccination.

Les patients pourront prendre rendez-vous simultanément pour les deux doses. Ils recevront un SMS de rappel, et un courriel de suivi post-vaccinal. Il appartient désormais à chaque ARS de souscrire un abonnement auprès de l'un des trois prestataires, qui sera remboursé par Santé publique France.

> Les Echos, France Inter, 12 janvier 2021

L'Assurance Maladie a remboursé 19 millions de téléconsultations en 2020

Selon la Caisse nationale d'assurance maladie, 19 millions de téléconsultations ont été facturées en 2020, tous types de prescripteurs inclus. Ainsi, pour les médecins libéraux, 5,4% de l'ensemble des 319 millions d'actes facturés l'an dernier ont été réalisés à distance. Un bond impressionnant car avant la crise la téléconsultation ne représentait que 0,1% du total. Toutefois, malgré la politique volontariste du gouvernement, qui a prolongé jusqu'à la fin 2022 la prise en charge intégrale des téléconsultations, il n'est pas encore certain que la tendance se maintienne une fois la Covid-19 disparue. En effet, sur l'année 2020, les pics de téléconsultations s'observent essentiellement en période de confinement: 4,5 millions actes ont été réalisés en avril, contre seulement 650.000 en août. Les autorités de santé comptent désormais sur les soignants pour faire entrer solidement la pratique dans leur exercice quotidien. Cela passera par des négociations conventionnelles , qui ont échoué en novembre, mais qui devraient reprendre au deuxième trimestre. Au programme, l'assouplissement du cadre de la téléconsultation, de la téléexpertise, l'extension à d'autres métiers - sages-femmes, dentistes… - et un cadre pour développer la télésurveillance.

> Les Echos, 13 janvier 2021

Politique de santé, politique sociale

"L'épidémie est-elle une chose trop grave pour la confier à des médecins ?" : Tribune de François Chast

"Les médecins des hautes institutions comme la Haute Autorité de santé (HAS), le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) ou la Direction générale de la santé (DGS), sont-ils à la hauteur d'enjeux nationaux, tel que le lancement d'une vaste campagne vaccinale. C'est la question que se pose François Chast, pharmacien des hôpitaux de Paris et co-président du comité opérationnel qualité, gestion des risques, vigilances, relation avec les usagers. Pour lui la réponse est non. Dans cette tribune publiée dans Egora, il leur reproche "bévues, impréparation, insuffisance pédagogique", mais aussi "aucun enthousiasme et aucune dynamique". D'autres grandes voix soutiennent ce constat, comme le généticien Axel Kahn qui déplore également un manque "d'enthousiasme" des décideurs.

> Egora, 8 janvier 2021  

Politique publique

Restrictions, vaccination, dépistages…, les principales annonces de la conférence de Jean Castex

Pointant une situation sanitaire toujours fragile, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi 7 janvier 2021 que toutes les activités à l'arrêt le resteront, et que le couvre-feu à 18 heures pourrait être étendu à une dizaine de nouveaux départements. Il a également confirmé "l'accélération" de la vaccination en France, accessible aux plus de 75 ans à partir du 18 janvier. Dès la semaine prochaine, ils pourront prendre rendez-vous pour se faire vacciner via le site Sante.fr ou bien un numéro de téléphone dédié. Au moins six centres de vaccination seront ainsi ouverts dans chaque département avant la fin du mois, soit 1 pour 100.000 habitants. Selon le ministre de la Santé Olivier Véran, 45.000 personnes ont déjà reçu la première dose du vaccin Pfizer/BioNTech depuis le 4 janvier, dont au moins 25.000 jeudi, après 12.500 mercredi et 5.000 lundi. En rythme de croisière, on vaccinera "plusieurs dizaines de milliers de personnes par jour", afin d'atteindre 1 million de personnes protégées à la fin du mois, a-t-il assuré. Pour vacciner plus de monde, il sera en outre possible de différer l'injection de la deuxième dose jusqu'à six semaines au lieu de trois, en attendant l'accélération du calendrier de livraisons de doses. Depuis décembre, 1,46 million de doses Pfizer ont été livrées, et il en arrivera 500.000 de plus chaque semaine, puis 1 million par semaine à partir de mars "grâce à l'ouverture de nouvelles lignes de production", a indiqué Jean Castex. Quant au vaccin Moderna qui vient d'être autorisé en Europe, 50.000 doses arriveront lundi, 100.000 sur janvier, 500.000 en février, 1 million en mars. Quelque 78 millions de doses des cinq premiers vaccins doivent être livrées avant l'été.

> Le Monde, 8 janvier 2021

> Le Monde, 15 janvier 2021

Les effets de la crise Covid-19 sur la productivité et la compétitivité : Étude de France stratégie

Le deuxième rapport du Conseil national de productivité (CNP) se concentre sur les conséquences de la crise économique et sociale sans précédent générée par la Covid-19 sur la productivité et la compétitivité de la France. Cette crise ne frappe pas que la France et c'est pourquoi ce rapport compare les évolutions dans les différents pays européens.

> Site de France stratégie

Recherche, expertise et comparaisons internationales dans les politiques sociales et de santé : nouveau numéro de la revue française des affaires sociales

> Site cairn

Lancement du baromètre des résultats de l'action publique

Le baromètre des résultats de l'action publique est en ligne depuis ce mercredi 13 janvier 2021. Il donne à voir aux Français l'état d'avancement et les résultats concrets des 25 premières politiques prioritaires menées par le Gouvernement. Ces politiques recouvrent huit dimensions essentielles du quotidien des citoyens : la transition écologique, l'emploi et l'économie, la santé, la famille et le handicap, l'éducation, la sécurité, la culture, les services publics et le logement. Le baromètre présente aux Français, pour chaque politique, à l'aide de données chiffrées, département par département, la situation en 2017, l'état de mise en œuvre en 2020 et l'objectif du Gouvernement à l'horizon de 2022.
Toutes les données sont disponibles en open data. Le baromètre sera actualisé et enrichi de nouvelles politiques chaque trimestre. Ce projet constitue un véritable outil de pilotage de l'action publique de l'État au niveau national, régional et départemental. Il permet de passer en revue l'état d'avancement des réformes prioritaires et d'identifier et de résoudre les éventuels blocages persistants afin d'accélérer leur mise en œuvre.

> Dossier de presse sur le site du gouvernement

> Site du Baromètre

« L'insécurité budgétaire dont souffrira la nouvelle agence sur les maladies infectieuses émergentes ne peut qu'être néfaste »

Un collectif déplore dans Le Monde l'absence de financements supplémentaires pour l'ANRS maladies infectieuses émergentes, née le 1er janvier de la fusion de l'ANRS et du consortium REACTing, agissant sur les maladies émergentes. "Pour une réponse efficace et rapide aux épidémies actuelles et à venir, cette nouvelle agence requiert, selon des estimations conservatoires, 76 millions d'€ de subventions d'État dès 2021, soit 36 millions de plus que l'enveloppe dont bénéficiait l'ANRS (…). Sur ces 36 millions d'euros, seuls 2 millions d'€ ont été prévus au budget 2021.

> Le Monde, 14 janvier 2021

Prévention

Une personne sur 100.000 a fait un choc allergique au vaccin Pfizer

Une personne sur environ 100.000 a manifesté une réaction allergique grave après avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus, ont rapporté hier les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains. 21 cas de chocs anaphylactiques, une réaction allergique grave, ont en effet été rapportés, sur un total de 1.893.360 injections du vaccin effectuées entre le 14 et le 23 décembre. A titre de comparaison, les vaccins contre la grippe provoquent environ 1,3 choc anaphylactique par million de doses. Même si le taux pour le vaccin de Pfizer- est environ dix fois supérieur, le nombre de cas de réactions allergiques sévères reste "excessivement rare" et la population a tout intérêt à se faire vacciner, les risques de la pandémie de Covid-19 étant bien plus grands, a insisté Nancy Messonnier, une responsable des CDC. Parmi les 21 cas recensés, quatre ont été hospitalisés, dont trois en soins intensifs, et les 17 autres ont été pris en charge dans un service d'urgences. Aucun décès n'a été à déplorer et tous sauf un étaient rétablis au moment où l'étude a été rédigée.

> Sciences & Avenir, 7 janvier 2021

La vaccination : données historiques et scientifiques pour tous

Réalisé par le CHU de Montpellier, ce document en ligne aborde l'aspect historique des grandes épidémies ainsi que l'élaboration des vaccins. Il est centré sur les 11 maladies intégrées dans le programme de vaccination obligatoire depuis le 1er janvier 2018 en France. Il traite également de l'histoire de la variole et de la tuberculose afin de permettre de mieux comprendre l'histoire de la vaccination et les avancées scientifiques dans ce domaine. Le site de Vie publique propose aussi un dossier sur la politique vaccinale.

> Site du Chu de Montpellier

> Site de Vie publique

Et si l'éducation thérapeutique m'était contée...

L'histoire de l'éducation thérapeutique du patient (ETP) a été fortement influencée par l'évolution des théories et des concepts en médecine, en psychologie, et en pédagogie. L'ETP a toujours existé sous forme de conseils, mais elle est réellement née en 1922 avec les premiers traitements par l'insuline de patients diabétiques de type 1. Elle a connu trois périodes. La première période s'étend sur un demi-siècle, la pédagogie était verticale, autoritaire, passive. La deuxième période débute dans les années 1970 ; elle est marquée par le développement créatif d'une pédagogie humaniste, active, constructiviste. La dernière période, depuis la fin du 20e siècle et ce début de 21e siècle, est dominée par l'approche par compétences et par le management par objectifs. Cette approche opératoire sous-estime l'importance du vécu émotionnel des patients. L'ETP deviendra-t-elle une simple prestation supplémentaire, ou définira-t-elle une autre médecine ?

> Site d'Academia.edu

La confiance des citoyens envers la vaccination contre la Covid-19 ne se décrète pas : elle se gagne (L. Chambaud, C. Leport, G. Boetsch)

En France et dans tous les pays d'Europe, la vaccination contre la Covid-19 se met en place. Ce moment est d'autant plus délicat que circulent de nombreuses contre-vérités sur les vaccins et que, dans notre pays, l'hésitation vaccinale, qui était une des plus fortes au monde, demeure une préoccupation majeure.

> The Conversation, 10 janvier 2021

Vaccination contre la COVID en France : au 11 janvier 2021, plus de 138 000 personnes ont été vaccinées en France

Selon un communiqué de la Direction générale de la santé, depuis le début de la vaccination en France le 26 décembre 2020, 138 351 personnes ont été vaccinées parmi les publics prioritaires définis par les autorités sanitaires : Les personnes âgées en EHPAD ou en unité de soin de longue durée, l'ensemble des soignants de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités, les pompiers de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités, les aides à domicile de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités, les personnes handicapées vulnérables prises en charge dans les foyers d'accueil médicalisés et les maisons d'accueil spécialisées. La campagne de vaccination se poursuit et s'ouvrira dès le 18 janvier prochain à l'ensemble des personnes de plus de 75 ans. Ce communiqué intervient alors que de nombreuses voix s'élevaient contre le manque de données fiables et structurées sur la campagne vaccinale en cours.

> Le Monde, 12 janvier 2021

> Les chiffres quotidiens sur la vaccination en France sur le site du ministère

Des solutions logistiques pour un virus en pleine mutation

14/01/2021- Anne-Marie Idrac, la présidente de l'association "France logistique", inaugurée il y a tout juste un an, le 8 janvier 2020, remet en perspective la logistique de distribution du vaccin et défend le professionnalisme des entreprises spécialisées. La logistique retenue semble en adéquation avec les enjeux sanitaires, avec six plateformes centralisatrices des stocks, et ne présente pas de difficultés majeures pour le transport frigorifique. Par ailleurs, l'armée a été sollicitée pour acheminer des super-congélateurs en Outre-mer et 30 000 doses de vaccin en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. Elle aide également le ministère des Solidarités et de la Santé à gérer la campagne de vaccination.
Reste à savoir si ces efforts sont encore utiles. En effet, les vaccins pourraient perdre de leur efficacité face aux variants. Pfizer-BioNTech et Moderna indiquent que ce n'est pas le cas pour le moment. Le virus totalise environ 12 000 mutations depuis sa mise sous surveillance en janvier 2020, la plupart sans action visible. Il n'accumule que deux mutations par mois, soit environ deux fois moins que le virus de la grippe et quatre fois moins que le virus du Sida. Pour autant, ces mutations sont à l'origine de variants plus contagieux apparus au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. Les jeunes de moins de 20 ans seraient beaucoup plus contaminés. Un troisième variant vient d'être détecté au Japon, en provenance du Brésil, sans que l'on connaisse, à ce stade, ses incidences. Pfizer-BioNTech a précisé qu'un délai de six semaines suffirait pour produire un vaccin adapté à un variant.
La détection des mutations et notamment du variant anglais nécessite des analyses génomiques spécifiques. Selon Santé publique France "seul le système de RT-PCR ThermoFisher® permet à ce jour de détecter ce variant. Ce dispositif représente moins de 10% des tests actuellement réalisés en France". (source secudoc)
> The conversation, 11 janvier 2021
> Futura santé, 5 janvier 2021
> Medscape, 11 janvier 2021

La Norvège incertaine de la pertinence de vacciner les plus fragiles

L'Agence norvégienne des médicaments a annoncé le 15 janvier la mort de 13 personnes très âgées et affaiblies, qui pourrait être liée à des effets secondaires du vaccin Pfizer/BioNTech de la Covid-19. "Les rapports suggèrent que les réactions indésirables courantes aux vaccins contre l'ARNm, telles que la fièvre et les nausées, pourraient avoir contribué à un résultat mortel chez certains patients fragiles", indique Sigurd Hortemo, médecin en chef de l'agence. Selon cette dernière, les réactions indésirables au vaccin pourraient ainsi "contribuer à des résultats mortels chez les patients atteints d'une maladie sous-jacente grave. Les autorités sanitaires du pays recommandent donc une évaluation approfondie des avantages et des inconvénients de cette vaccination chez les personnes les plus fragiles. "La difficulté dans ces décès est de pouvoir corréler le décès au vaccin et effectivement c'est le premier pays qui rapporte un lien possible", ajoute Odile Launay. Le vice-président de la commission vaccin de la HAS indique qu'il faut désormais "analyser ces décès et statuer sur l'imputabilité", mais que la priorisation des personnes âgées n'est pas remise en cause à ce jour. Car si les personnes de plus de 85 ans sont numériquement très peu représentées dans les essais cliniques, "compte tenu du danger qu'ils encourent s'ils sont infectés au Covid, la balance bénéfice-risque est positive", fait valoir Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de santé (HAS). Par ailleurs, les premières semaines de vaccination montrent que les potentielles conséquences indésirables des vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca sont très marginales pour l'heure.

> La Presse canadienne, 16 janvier 2021

Ce que disent les documents sur les vaccins anti-Covid-19 volés à l'Agence européenne des médicaments

Certains documents dérobés en décembre lors de la cyberattaque de l'Agence européenne des médicaments (EMA) ont été diffusés sur Rutor, un navigateur Web russe, qui permet de naviguer de façon anonyme sur le Web. Selon l'EMA, certains auraient été "manipulés" par les hackeurs. Toutefois, l'agence reconnaît que les courriels récupérés par Le Monde "reflètent les problèmes et les discussions qui ont eu lieu". Ils font état de discussions autour d'une potentielle différence de qualité entre les lots commerciaux du vaccin Pfizer/BioNTech et ceux utilisés lors des essais cliniques. Ces derniers possédaient entre 69% et 81% d'ARN "intègre", c'est-à-dire la séquence entière permettant de fabriquer la protéine Spike. En revanche, des données sur les lots fabriqués dans ces nouvelles lignes de production révélaient des pourcentages plus faibles, 59% en moyenne. Toutefois, des données fournies à l'EMA montrent qu'avec un taux d'ARN plus faible, la protéine est tout de même produite dans des quantités comparables. "Dans les premiers essais de BioNTech, ils avaient des réponses immunitaires avec un seul microgramme d'ARN", indique Steve Pascolo, chercheur à l'hôpital universitaire de Zurich, spécialiste des vaccins ARN. "Là, le vaccin est censé en avoir 30 microgrammes, donc ils ont de la marge." C'est aussi le point de vue de la FDA américaine, qui n'a pas perçu cette question "comme majeure". BioNTech et Pfizer ont de plus procédé à un ajustement de leur production, pour retrouver des niveaux d'intégrité comparables aux lots des essais cliniques. Sollicitée, l'EMA a confirmé que ce problème de qualité avait été réglé.

> Le Monde, 18 janvier 2021

Vaccins COVID à ARN : faut-il se faire vacciner ?

Réalisation Dr Thierry BONJOUR - Médecin du travail
En tant que médecin, je me suis posé beaucoup de questions sur ces nouveaux vaccins à ARN contre le COVID-19. Alors voici dans cette vidéo de vulgarisation le fruit de mes recherches : du rôle d'un ARN messager à la balance bénéfice risque de la vaccination, retrouvez ici un résumé de ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas sur ces vaccins à ARN.

> Youtube

Psychiatrie

Santé mentale, changer d'approche : Étude de l'Inserm

Les maladies mentales restent trop souvent un tabou. Pour casser les stéréotypes qui freinent l'accès aux soins - et pour mieux soigner - la recherche biomédicale étudie les liens entre souffrance psychique et désordres environnementaux ou biologiques. Le magazine de l'Inserm consacre son nouveau dossier à ces recherches essentielles car, non, ce n'est pas que dans notre tête !

> Site de l'Inserm

Réglementation

Arrêté du 30 décembre 2020 modifiant l'arrêté du 19 juin 2019 relatif à l'expérimentation nationale d'un paiement en équipe de professionnels de santé en ville et fixant la liste des structures autorisées à participer à l'expérimentation à partir de 2019

Cet arrêté met à jour le cahier des charges de l'expérimentation nationale d'un paiement en équipe de professionnels de santé de ville, Peps.

> Hospimedia, 12 janvier 2020 (accès abonnés)

> Site Legifrance

Suppression de la participation forfaitaire pour la vaccination anti-covid

L'Unsa salue la publication en ce début d'année d'un décret visant à supprimer les participations forfaitaires dans le cadre de la vaccination Covid (lien). Ce texte réglementaire écarte par ailleurs les dépassements d'honoraires et généralise le tiers payant.

> Legifrance

Ressources documentaires

Spécial Covid-19. Les enjeux d'une crise sanitaire. Sélection documentaire de l'Ehesp

> G. Chevaillier, EHESP, Service de documentation et d'archives, mise à jour 21 décembre 2020, 29 p.

Soins de santé primaire

 En octobre-novembre 2020, la plupart des médecins généralistes déclarent avoir adapté leurs conditions d'exercice au contexte de crise sanitaire et se disent a priori majoritairement favorables à la vaccination contre la Covid-19

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) publie trois nouvelles études sur le comportement des médecins généralistes dans le contexte de la crise sanitaire. La première les interroge sur la gravité de l'épidémie et sur les mesures mises en place comme l'obligation du port du masque ou les campagnes massives de test. La deuxième s'intéresse aux changements de pratiques et de conditions d'exercice des médecins généralistes pour prendre en charge les patients atteints de la Covid-19. La troisième porte sur l'opinion des médecins généralistes quant aux vaccins contre la Covid-19.

> Site de la Drees

Sondages

Vaccination contre le Covid19 : qu'en pensent les soignants ?

> Covigie - Nile consulting, 6 janvier 2021

Les Français, le Covid-19 et l'intention de se faire vacciner

> Site de l'Ifop

L'ANS publie la 3e vague du baromètre sur la télémédecine

Très investie sur-le-champ de la télésanté, l'ANS a lancé dès fin 2019 un baromètre Télémédecine, qui réalisée par ses partenaires Odoxa et Care Insight, se donnait pour objectifs de mesurer l'adhésion, les motivations et les freins, des professionnels de santé et des usagers vis-à-vis de cette nouvelle modalité de pratique des soins. Construite en trois vagues d'informations, la première vague de restitution en janvier 2020 nous avait permis de dresser un premier état des lieux du ressenti des acteurs un peu plus d'un an après l'entrée de la téléconsultation et de la télé expertise dans le droit commun au remboursement par l'assurance maladie. La deuxième vague nous présentait l'essor extraordinaire de la télémédecine en 6 mois à la phase initiale de la crise sanitaire liée à la covid19. L'analyse de la troisième vague de ce baromètre télémédecine confirme le recours des usagers français et européens à cette pratique et invite les pouvoirs publics à poursuivre leur travail de communication pour expliquer, et rassurer les usagers mais aussi les professionnels de santé.

> Site de l'ANS

Le tableau de bord de la vaccination anti-covid

La campagne de vaccination contre la Covid-19 s'accélère en France. Plus de 247.000 personnes ont été vaccinées, dont 57.000 jeudi 14 janvier. Selon le tableau de bord de L'Usine Nouvelle, la Normandie fait la course en tête avec 570 personnes vaccinées pour 100.000. Devant la Bourgogne-Franche-Comté (502) et la Nouvelle Aquitaine (475). Avec 0,38% de sa population vaccinée, la France est toutefois encore largement distancée par ses voisins, dont l'Italie (1,32%), l'Espagne (1,24%) ou l'Allemagne (0,9%). Le Parisien note de son côté un basculement de la population en faveur de la vaccination. "Au départ, j'avais plus de contre que de pour, puis ça s'est équilibré. Aujourd'hui, la proportion de ceux qui souhaitent être vaccinés est d'environ 60 contre 40", indique la Dr Margot Bayart, vice-présidente du syndicat de généralistes MG France. "C'est subjectif, mais j'ai l'impression qu'un changement s'opère." Il y a une semaine, Harris Interactive notait d'ailleurs une hausse de 11 points, avec 56% de Français désormais pour l'administration des doses. Pour l'Ifop, c'est 10 de plus (de 41 à 51%) entre fin novembre et début janvier. Même constat hier soir à l'institut Elabe, avec une progression de 9 points, visible notamment chez les plus de 65 ans, puis les quinquas et les cadres.

> L'Usine Nouvelle, 13 janvier 2021

Statistiques - Méthodologie

Covid-19 : ces modélisateurs qui anticipent la pandémie

Un article du Monde aborde le rôle des "modélisateurs", ces experts des chiffres qui permettent d'éclairer les décisions politiques à travers différentes projections. La discipline, habituellement discrète, s'est retrouvée en première ligne face à la pandémie, poussée à ses limites. "C'est la première fois que les modélisations ont autant servi en France", constate Lulla Opatowski, professeure à l'université Versailles-Saint-Quentin. "Améliorer l'articulation entre modélisation et aide à la décision était en cours en France", ajoute Simon Cauchemez (Pasteur). "La Covid-19 a donné un coup d'accélérateur."

> Le Monde, 5 janvier 2021

Covid-19 : quelle part de la population a été vaccinée ?

> Site de Statistica

Guide pratique de la Cnil pour les chercheurs travaillant sur les données de SNDS

La CNIL publie un guide pratique afin d'aider les chercheurs désirant travailler avec les données du Système national des données de santé (SNDS) à mettre en œuvre un circuit d'appariement conforme aux exigences de sécurité.
>Site de la Cnil

Portail épidémiologie France – Section spécifique Covid-19

Avec le soutien du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'Innovation (MESRI), l'IReSP, l'Institut santé publique de l'Inserm et l'Alliance Aviesan ont apporté des modifications au Portail Epidémiologie France afin de faciliter le recensement et l'identification des bases de données individuelles en santé utilisées pour des études concernant la Covid-19 en France.
> Accès au Portail

Confeado : Une étude sur le vécu du confinement par les enfants

En partenariat avec d'autres institutions, Santé publique France a lancé une grande enquête sur la façon dont les enfants et adolescents ont vécu le confinement et sur les conséquences de celui-ci sur leur bien-être. Baptisée Confeado, elle vise à évaluer l'état émotionnel et la résilience des 9-16 ans durant le confinement et le déconfinement «en fonction de leurs conditions de vie durant cette période» et à mesurer «un éventuel trouble de stress post traumatique au cas où un proche a été hospitalisé des suites de la Covid-19». Cette étude est réalisée à partir d'un questionnaire en ligne pour les parents et les enfants. Ses résultats seront présentés dans le courant de l'année.

> Site de Santé publique France

Un livre blanc milite pour un patient "maître de ses données de santé"

"Pour un patient maître de ses données de santé". C'est le titre du livre blanc publié le 12 janvier par deux think tank de Com'publics, le Cercle prévention et santé et le Club numérique et territoire. Présenté le 13 janvier lors d'un webinaire, ce livre blanc s'inscrit dans les grandes lignes prévues par la Délégation du numérique en santé pour la construction de l'espace numérique en santé (ENS) prévu pour 2022 pour tous les Français. Le citoyen doit être au cœur, y compris donc dans ce qui le touche au plus près, à savoir ses données de santé.

> Hospimédia (Accès abonnés)

Analyse et visualisation des "vagues" COVID en France

> Site Data.gouv. ,12 janvier 2021

Systèmes de santé

Légalisation du cannabis aux États-Unis - Modèles de régulation et premier bilan :  Note de l'OFDT

Depuis 2012, les évolutions des politiques publiques liées au cannabis ont connu une nette accélération, avec les premières initiatives de légalisation de la vente de cannabis à usage non-médical aux États-Unis (le pays même qui a lancé la « guerre à la drogue » en 1971), l'Uruguay et le Canada. Après plusieurs décennies de prohibition, deux tiers des États américains ont aujourd'hui légalisé l'usage médical de cannabis et un sur cinq en autorise l'usage non-médical pour les adultes. À l'aune des premiers résultats de ces initiatives à la fois convergentes et diverses dans leurs choix de régulation, le débat aux États-Unis se porte de plus en plus désormais sur les « modèles » qui seraient les plus « protecteurs » de la jeunesse et les plus efficaces en termes de santé publique : « comment légaliser ? » plutôt que « faut-il légaliser ? ». Même si cet enjeu a été affaibli par l'urgence sanitaire autour de la pandémie de Covid-19, le statut légal du cannabis a été un des thèmes de la campagne présidentielle de 2020.

> Site de l'OFDT

Santé: ces innovations dans la prise en charge des patients (Article 51)

Depuis deux ans, l'Assurance Maladie donne carte blanche aux professionnels de santé, afin de tester leurs innovations sur le terrain. Cette disposition, encadrée par l'article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale 2018, l'autorise même à mettre en place des financements dérogatoires pour ces projets originaux: un budget de 380 millions est prévu sur 5 ans, dont 100 millions en 2021. "On n'évalue pas des innovations thérapeutiques, mais des innovations organisationnelles et tarifaires", explique Natacha Lemaire, rapporteur nationale "article 51" au ministère de la Santé. Une fois sélectionnés, les projets, portés par des hôpitaux, des regroupements d'acteurs (fédérations, associations, syndicats) ou des professionnels de santé de ville, sont suivis et évalués. L'objectif est qu'ils facilitent l'accès aux soins des patients et soient ensuite reproductibles par d'autres sur tout le territoire. Fin octobre, sur 71 expérimentations autorisées, 50% avaient démarré et bénéficiaient déjà aux patients. À Lyon, le centre Léon-Bérard expérimente par exemple avec succès l'immunothérapie à domicile, à travers une vraie organisation entre l'oncologue de l'hôpital, le médecin traitant, les infirmières libérales, etc. Durant la pandémie, face aux hôpitaux saturés, cette nouvelle approche a montré toute sa pertinence.

> Le Figaro, 14 janvier 2021

Travail et santé

Proposition de loi sur la santé au travail

Les députés de la majorité ont déposé le 23 décembre dernier une proposition de loi (PPL) sur la santé au travail. Co-rédigé par les élues LREM Charlotte Parmentier-Lecocq et Carole Grandjean, le texte transpose les dispositions de l'ANI conclu le 9 décembre dernier. Il comprend également certains ajouts, en particulier la possibilité de mettre en place des campagnes vaccinales dans le milieu professionnel, notamment contre la Covid-19. La PPL facilite également les échanges d'informations entre médecine du travail et de ville. Il permet ainsi aux médecins et infirmiers en santé au travail d'accéder au dossier médical partagé (DMP). Les professionnels de santé en charge du diagnostic et du soin pourront également consulter le dossier médical de santé au travail (DMST). L'examen à l'Assemblée nationale est prévu en février prochain et en avril pour le Sénat.

> Lettre ESE, 5 janvier 2021

> Site de l'Assemblée nationale

Suppression du jour de carence pour les salarié(e)s testés positifs à la Covid-19 ou symptomatiques à la Covid-19 dans l'attente du résultat de leur test

13/01/2021- Depuis le 10 janvier, le gouvernement permet aux salariés de faire une demande d'arrêt de travail sans jour de carence dès qu'ils présentent des symptômes de la Covid-19. Cette démarche nécessite cependant de réaliser un test de dépistage dans les 48h suivant la déclaration à la Sécurité sociale. Les personnes concernées bénéficient ainsi d'indemnités journalières et du complément employeur, sous la seule condition qu'elles ne puissent pas télétravailler. L'objectif est d'inciter le maximum de personnes symptomatiques à s'isoler pour éviter les contaminations.
D'après les données de l'Assurance-maladie, au moins 2 500 demandes d'attestations d'arrêt de travail immédiat ont été déposées dès ce lundi 11 janvier. Le directeur général de l'Assurance-maladie, Thomas Fatôme, estime que "ça démarre normalement", rappelant que 30 000 demandes d'arrêt maladie sont réalisées quotidiennement en France. Les représentants des employeurs s'inquiètent des risques d'abus "risquant de désorganiser les entreprises". Thomas Fatôme a toutefois rassuré en affirmant qu'il est possible de "repérer si une personne, sur quinze jours, utilise deux fois le dispositif.

> Communiqué de presse du ministère

> Le Figaro, 12 janvier 2020

> Rtl.fr, 12 janvier 2020

Vieillissement

L'augmentation annuelle des tarifs des services d'aide et d'accompagnement à domicile (Saad) et des établissements d'hébergement pour personnes âgées (Ehpa) est encadrée en lien avec la crise sanitaire

05/01/2021- Les Saad délivrés par les opérateurs non habilités à intervenir auprès de bénéficiaires de l'aide sociale fixent librement le prix de leurs prestations de service lors de la signature du contrat conclu entre le prestataire et le bénéficiaire. L'évolution annuelle du tarif est ensuite limitée par arrêté, avec un taux maximum à ne pas dépasser, sauf dérogation départementale. Il prend en compte l'évolution des salaires et des coûts des services. L'objectif est de ménager l'équilibre financier des opérateurs et la soutenabilité de la hausse des prix pour les usagers. Les fédérations professionnelles du secteur peuvent faire part des contraintes économiques rencontrées. Le taux 2021 a été fixé à 3,80%, pour l'année 2021, contre 3% en 2020 et 1,42% en 2019. Il tient compte des incidences économiques de la crise sanitaire et a été salué par la Fédésap. De la même façon, les Ehpa non habilités à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale voient leur augmentation tarifaire limitée à 0,46% pour 2021, en se basant sur le premier trimestre 2020. En effet, l'augmentation est établie selon l'évolution des coûts de la construction et des loyers, des produits alimentaires et des services ainsi que du taux d'évolution des retraites de base de l'année écoulée. Cette année, le mode de calcul habituel conduisait à un taux négatif de -1,23%. Ce taux était de 0,8% en 2020 et de 1,25% en 2019.
> Arrêté du 16 décembre 2020 relatif aux prix des prestations d'hébergement de certains établissements accueillant des personnes âgées - JORF du 24 décembre 2020
> Tarifs hébergement des Ehpa privés : + 0,46% maximum en 2021 - Le média social, 4 janvier 2021
> Arrêté du 15 décembre 2020 relatif aux prix des prestations de certains services d'aide et d'accompagnement à domicile - JORF du 24 décembre 2020

Finir sa vie, hâter la mort au grand âge : Gérontologie et Société, 2020, n°163

Le titre de ce numéro « finir sa vie, hâter la mort » constitue une illustration des trois axes que comptent ce numéro avec des articles abordant l'accompagnement et les parcours de fin de vie des personnes âgées, d'autres qui interrogent les procédures d'euthanasie et de suicide assisté au grand âge et enfin des articles qui mettent en question les différentes formes de constructions, normalisations et pathologisations de la mort au grand âge

> cairn Info

Cumul emploi-retraite au régime général : un quart d'emplois familiaux : Etude de la CNAV

En 2017, 84 700 salariés de particuliers employeurs sont retraités du régime général, ce qui correspond à 24 % des situations de cumul emploi-retraite au régime général. Comme ces emplois sont principalement occupés par des femmes, ce secteur d'activité concentre près de 39 % des situations de cumul emploi-retraite au régime général des femmes, et seulement 10 % de celles des hommes. Les retraités du régime général qui sont salariés de particuliers employeurs se distinguent de l'ensemble des cumulants par des pensions en moyenne plus faibles et des revenus d'activités très limités, souvent en lien avec un temps de travail très partiel.

> Site de la CNAV

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