ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
21 janvier 2022

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Un nouveau nom d'usage pour la FFA

La fédération professionnelle de l'assurance, qui représente 247 sociétés d'assurance (soit 99 % du secteur), adopte un nom d'usage : « France Assureurs ». Ce changement s'accompagne d'une nouvelle identité visuelle et d'un site internet entièrement remanié (franceassureurs.fr). Le représentant du secteur lance également sa plateforme présidentielle hébergée sur ce nouveau support. Alors que deux livres blancs ont été publiés par la fédération ces derniers mois (le premier sur la réforme du système de santé et le second sur le financement de la dépendance), un troisième consacré à la transition écologique inaugure cette plateforme.
> Lettre ESE, 6 janvier 2022

Les tarifs des mutuelles continuent de grimper

Les cotisations des mutuelles augmentent de 3,4% cette année en moyenne, contre 2,6% en 2021, d'après une étude de la Mutualité française, menée auprès de 32 organismes couvrant 17 millions de Français. La hausse est toutefois très variable d'un organisme à l'autre. Ainsi, 20% des assurés bénéficient d'un gel des tarifs. Mais de l'autre côté, 5% voient leurs cotisations s'envoler d'au moins 5,3%. Par ailleurs, les tarifs des contrats collectifs obligatoires (+3,8%) grimpent davantage que les contrats individuels (+3,2%) et les contrats collectifs facultatifs (+2,9%). Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait pourtant demandé cet automne, en échange de la non-reconduction de la taxe Covid, que les tarifs des complémentaires santé n'augmentent pas en 2022, rappelle Le Parisien. Sa demande intervenait alors dans un contexte tendu sur fond de débats autour de la Grande Sécu, une idée aujourd'hui mise de côté. Éric Chenut, président de la Mutualité française, pointe de son côté le poids grandissant des taxes (2,5 milliards d'€ annuels, hors contribution Covid) et un taux de redistribution sous forme de remboursements à 79%. Il juge aussi la hausse de 3,4% des cotisations "modérée", puisqu'elle reflète le rattrapage des soins opérés en 2021, et reste inférieure à l'Ondam (+3,8%).

> Le Parisien, 7 janvier 2022

Le régime local d'Assurance maladie d'Alsace Moselle annonce une baisse de son taux de cotisation

05/01/2022- Le régime local d'Assurance maladie d'Alsace Moselle a annoncé, le 21 décembre dernier, trois mesures à destination de ses bénéficiaires. La première concerne son taux de cotisation qui passe de 1,5% à 1,3% à compter d'avril 2022. Cela représente une diminution annuelle des contributions au régime de 64 M€ aujourd'hui. Les exonérations existantes (exonérations en cas d'insuffisance de ressources sur les retraites, sur les allocations-chômage et sur les salaires des apprentis) sont maintenues.
Par ailleurs, le régime annonce la prolongation de la prise en charge des prestations pour 33 500 jeunes à la charge d'un parent assuré du régime local. Ils resteront couverts jusqu'à ce qu'ils atteignent 24 ans au lieu de 20 ans actuellement. Le coût de cette mesure est estimé à près de 4 M€ par an.
Enfin, le régime local confirme l'affectation de 2,3 M€ pour 2022 à ses actions de prévention en santé publique. Décidée en 2020, elle représente un budget quatre fois plus important que celui des années précédentes.

> Communiqué de presse du Régime local d'Assurance maladie Alsace Moselle, 21 décembre 2021
> Previssima, 22 décembre 2021

Rapport annuel 2021 de la complémentaire santé solidaire

Ce rapport rend compte de la gestion de la complémentaire santé solidaire, de sa montée en charge en 2020 et 2021. Il montre les évolutions du nombre de bénéficiaires de la CMU-C et de l'ACS de janvier 2019 à octobre 2019 puis de la complémentaire santé solidaire, aussi bien dans son volet sans participation financière qu'avec participation financière, de novembre 2019 à juin 2021. Il expose ensuite les modalités de financement de la complémentaire santé solidaire, présente sa mission d'analyse et de suivi de la Complémentaire santé solidaire et des dispositifs d'accès aux soins pour les publics précaires. Enfin, la dernière partie est consacrée à l'information et la communication relatives à la Complémentaire santé solidaire.

> Site securite-sociale.fr

Téléconsultations : le 100% AMO «injustifié» pour les complémentaires

L'Unocam et les trois fédérations représentant les familles d'Ocam (FNMF, France Assureurs et CTIP) protestent contre la prolongation de la prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie des téléconsultations «au plus tard jusqu'au 31 juillet 2022», prévue dans le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique. Dans un communiqué commun, elles appellent le gouvernement et le parlement à «réexaminer leur position». Si les complémentaires rappellent qu'elles sont «favorables» à la téléconsultation et approuvent les assouplissements introduits par l'avenant 9 à la convention médicale, elles estiment que «rien ne justifie cette prolongation sur le plan technique, puisque les outils sont déjà en place, et notamment les circuits de facturation SESAM-Vitale». Par ailleurs, jusqu'en juin dernier, 1 téléconsultation sur 5 était encore facturée avec un ticket modérateur, «même si la prise en charge à 100% santé était déjà possible». Les risques de confusion pour les assurés et d'insécurité juridique sont également pointés.

> Lettre ESE, 11 janvier 2022

HCAAM: un "bouclier sanitaire" plutôt qu'une "grande Sécu" ?

Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie a remis cette semaine au ministre de la Santé son rapport sur la fameuse "grande Sécu". Une idée qui semble déjà écartée après les discussions tendues de fin 2021. Toutefois, ce travail aura permis de mettre en lumière les dysfonctionnements du système, dont les frais de gestion élevés des complémentaires (7,6 milliards d'€ en 2019) et les inégalités dont pâtissent les inactifs, en particulier les retraités et les chômeurs. Ainsi, alors qu'Olivier Véran a assuré que ce rapport ne constitue qu'une "piste de réflexion, sans aucun projet", certains professionnels du secteur ne voient pas l'affaire se terminer maintenant: "il est tenace quand il a une idée en tête", s'inquiète le patron d'un grand groupe de protection sociale. "Il rêve de Matignon en cas de réélection de Macron, c'est pour lui le moyen de peser en dehors de la crise Covid", croit-il savoir. Mais la réforme pourrait s'installer ailleurs. Une annexe a été ajoutée au rapport mi-décembre afin d'évaluer le coût et l'impact de l'instauration d'un "bouclier sanitaire". Cette mesure permettrait, estime le HCAAM, de résoudre les injustices les plus criantes, ces "restes à charge catastrophiques" qui touchent autour de 1 à 1,5 million de Français, souvent âgés ou malades chroniques. Deux scénarios sont envisagés: le premier vise à plafonner les restes à charge hospitaliers à 1.100 € par an, pour un coût d'un milliard. Le second, "ville-hôpital", limiterait la dépense des patients à 1.400 € par an, pour un coût de 2 milliards. Cette solution de repli, si la "grande Sécu" ne voyait pas le jour, permettrait aussi aux complémentaires de réduire les tarifs des seniors.

> Site de France stratégie

> Egora, 19 janvier 2022

 Faux pass sanitaires : plus de 80 soignants dans le viseur de l'Assurance maladie

Au 30 décembre, le ministère de l'Intérieur recensait plus de 192.000 faux pass sanitaires en circulation, et qui étaient intégrés dans la base de l'Assurance maladie. Depuis fin août, cette dernière a d'ailleurs reçu 712 réquisitions par les services de police et de justice, portant notamment sur des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, etc.), et quelques centres de vaccination.

> Egora, 14 janvier 2022

Grande Sécu : les dépassements d'honoraires, l'impensé des scénarios du Hcaam

C'est un peu l'éléphant dans la pièce du rapport que le Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance-maladie (Hcaam) a mis en ligne sur les « quatre scénarios polaires d'évolution de l'articulation entre Sécurité sociale et Assurance maladie complémentaire ». Aucun d'entre eux – ni celui sur la Grande Sécu qui a fait couler beaucoup d'encre depuis les premières fuites sur le rapport, ni les trois autres, ni même l'annexe ajoutée in extremis sur le bouclier sanitaire – n'intègre dans sa réflexion les dépassements d'honoraires. Ceux-ci seront, en revanche, bel et bien au programme de travail de cette instance de réflexion pour l'année à venir, à la demande notamment de la CGT et du Medef.

> Le Quotidien du médecin, 17 janvier 2022

> Lettre ESE, 18 janvier 2022

Démographie

L'évolution démographique récente de la France : moins de naissances, de mariages et de migrations, plus de décès... la Covid-19 bouleverse la dynamique de la population française : Etude de l'Ined

> Site de l'Ined

Légère hausse des naissances et rebond de l'espérance de vie en France en 2021, malgré le Covid-19 : Étude de l'Insee

> Site de l'Insee

> Le Monde, 18 janvier 2022

Economie de la santé

A quoi ont servi les impôts et cotisations sociales en 2019 ? Analyse de Fipeco

> Site Fipeco

Trois millions d'arrêts de travail, 170 millions de tests et des dizaines de milliers de faux passes : l'Assurance maladie dresse un bilan vertigineux du Covid pour 2021

> Egora, 13 janvier 2022

Sécurité sociale : tous les changements au 1er janvier 2022

> Site du ministère de la santé et des solidarités

Réaliser 10% des consultations à distance permettrait d'économiser 1 milliard : Étude de l'Institut Molinari

Une étude publiée par l'Institut économique Molinari (IEM) promet 1 milliard d'€ d'économies par an, en doublant le nombre de téléconsultation et de téléexpertise en France, à 10% du total des consultations médicales. Le chemin est déjà balisé, après le pic de ces actes à 27% en avril 2020, contre une moyenne de 5% actuellement. "Nous avons initié ces travaux, parce que la télémédecine nous paraît être un levier gagnant-gagnant de réforme du système de santé", explique aux Echos Nicolas Marques, le directeur du think tank. Il cite à la fois "l'aspect qualitatif pour l'usager", qui perd moins de temps et peut accéder à des spécialistes pointus, et le gain financier et organisationnel pour le système de santé. Le chiffre de 1 milliard d'€ s'appuie sur les évaluations de plusieurs expériences de télémédecine en France et dans le monde. La moitié des économies (467 millions d'€) proviendraient de moindres dépenses de consultation en ville, dont 257 millions chez certains spécialistes, grâce notamment au  déploiement de la téléexpertise entre généralistes et spécialistes, qui permettrait de réduire de 7,2 % les dépenses de consultation. Le reste se répartit entre la diminution des dépenses de transport (293 millions d'€, souvent à la charge de l'assuré) et la baisse des passages aux urgences (284 millions).

> Les Echos, 18 janvier 2022

> Site de l'Institut économique Molinari

Etat de santé

Avis du HCSP relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique

Le HCSP actualise son avis du 22 février 2016 relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, ou SEDEN (système électronique de délivrance de la nicotine). Un travail de synthèse de la littérature lui permet de formuler 13 recommandations pour la prise en charge des fumeurs, les politiques publiques, l'information de la population et la recherche.

> Site du HCSP

Pourquoi Omicron pourrait être le dernier variant « préoccupant » et changer la donne de l'immunité collective

La question de savoir si les virus sont vivants reste controversée mais, comme tous les êtres vivants toutefois, ils évoluent. Ce fait est apparu très clairement au cours de la pandémie, avec l'émergence régulière de nouveaux variants préoccupants venant bousculer l'actualité.

> The Conversation, 4 janvier 2022

> Le Monde, 10 janvier 2022

Plus contagieux mais moins virulent que Delta, Omicron annonce-t-il la fin de la pandémie?

> Slate, 12 janvier 2022

> The Conversation, 13 janvier 2022

La France s'approche du pic épidémique

Plus de 360.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été rapportés le 13 janvier 2022, un niveau proche du record de la veille (368.000), et en hausse de près de 60% en une semaine. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, attend pourtant "une diminution du nombre des contaminations" dans "les prochains jours". La situation épidémique de la France pourrait en effet suivre celle de la Grande-Bretagne, où le nombre de cas a baissé de près de moitié depuis le début de l'année. De plus, "avec le nombre extrêmement élevé de contaminations en ce moment, avec plus de 300.000 cas positifs, mais en réalité plus probablement entre 500.000 et 1 million chaque jour, il y a tellement de Français qui vont être touchés par Omicron que la progression ne peut pas continuer de manière exponentielle très longtemps", indique Mahmoud Zureik, épidémiologiste et directeur du groupement d'intérêt scientifique Epi-Phare. Les observateurs attendent ensuite une baisse rapide, "sauf s'il y avait un relâchement trop rapide des gestes barrières et des comportements", prévient Mircea Sofonea, épidémiologiste à l'université de Montpellier. L'arrivée prochaine d'un pic des contaminations serait en tout cas une excellente nouvelle pour les hôpitaux, qui comptent aujourd'hui 23.300 patients Covid, dont 4.000 en réanimation. "Le pic des admissions est attendu dans la deuxième moitié de janvier, avec un impact maximal sur l'occupation des lits fin janvier - courant février", notent les modélisateurs de l'Institut Pasteur.

> Le Figaro, Les Echos, 13 janvier 2022

Le virus d'Epstein-Barr serait à l'origine de la sclérose en plaques

Selon une nouvelle étude, le virus d'Epstein-Barr (EBV) serait très probablement à l'origine de la sclérose en plaques. Des chercheurs américains ont en effet identifié sa présence dans 95% des cas chez des adultes. Cette découverte soulève l'espoir du développement possible d'un futur traitement, qui permettrait de guérir cette maladie affectant environ 2,8 millions de personnes dans le monde.

> Le Point, 15 janvier 2022

Omicron: "Le scénario du pire s'éloigne"

Après plusieurs semaines rythmées par des records inédits de contaminations au Sars-CoV-2, une fin de crue semble désormais à portée de main constatent plusieurs quotidiens. "Le scénario du pire s'éloigne, la décrue a commencé, le pic des infections a été passé ces jours-ci au moins en Île-de-France. Les admissions à l'hôpital devraient atteindre un pic dans la semaine qui vient", a indiqué hier l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, sur France Inter. La situation se stabilise aussi dans les services de réanimation, avec 3.913 patients comptabilisés hier, contre 3.904 le lundi précédent. "Concernant les hospitalisés, leur nombre total atteint 25.776, dont 2.815 ont été admis lors des dernières 24 heures. "C'est peut-être surprenant de se dire que cette vague inédite va finalement connaître un arrêt de croissance, mais c'est le résultat d'une combinaison de mécanismes. À savoir l'acquisition d'une certaine immunité induite par le nombre record d'infections naturelles et le nombre cumulé de personnes vaccinées, additionnée aux mesures de restrictions et au comportement individuel des Français", ajoute Simon Cauchemez, modélisateur à l'Institut Pasteur. Martin Hirsch, souligne également l'impact du recul du variant Delta, désormais clairement visible dans les services. "Un patient Omicron a trois fois moins de risques d'aller en réanimation qu'un patient Delta. Et quand il ne va pas en soins critiques, son hospitalisation est plus courte et ses besoins en oxygène moins fréquents."

> Sud Ouest, 17 janvier 2022

« Avec Omicron, nous assistons plus à une autre forme d'épidémie qu'à une simple nouvelle vague ». Interview de Karine Lacombe, épidémiologiste

> The Conversation, 17 janvier 2022

Géographie de la santé

Offre et Accès aux Soins Primaires : quels rôles des villes et intercommunalités ? Guide du réseau français des villes-santé de l'OMS

> Site des villes-santé

Première vague épidémique de SARS-CoV-2 en Nouvelle-Aquitaine : approche descriptive des mesures de contrôle, parcours de soins et respect des mesures barrières, mars-avril 2020 (BEH, 2022, n°1)

> Site de Santé publique France

Table ronde #1 « Territoires en santé & lien ville-hôpital : face à la désertification : Podcast, 15 décembre 2021

> Site de Nile

Cash Investigation intitulé "Liberté, santé, inégalités" sur les déserts médicaux

Diffusé ce jeudi 13 janvier, le dernier numéro de Cash Investigation intitulé "Liberté, santé, inégalités" a eu l'effet d'une bombe. Consacré en grande partie à la question des déserts médicaux, le magazine explique pendant plus de 40 minutes pourquoi la liberté d'installation des médecins en est responsable et comment les syndicats la protègent depuis des années. Des accusations jugées honteuses par la communauté médicale, épuisée par près de deux ans de lutte contre l'épidémie de Covid.

> Voir en replay

> Egora, 14 janvier 2022

Handicap

Hôpital

Hôpitaux : finançons la qualité

Guy Vallancien, membre de l'Académie de médecine et président de CHAM, appelle dans Les Échos à "financer la qualité dans les hôpitaux". Il déplore un système de tarification à l'activité actuel "qui prend mal, voire pas du tout en compte la qualité objective des résultats des traitements effectués". "Les variations importantes, allant de 1 à 10, du nombre d'actes opératoires pour une même pathologie constatées selon les départements chez des patients d'âge, de sexe, de comorbidités identiques, interrogent", souligne-t-il, en déplorant "le laisser-faire actuel que nombre d'études ont dénoncé sans que rien ne change".

> Les Echos, 4 janvier 2022

Le court séjour hospitalier : lits et places publics et privés installés au 31 décembre 2019 par discipline, 7 décembre 2021

> Site de l'Insee

Covid-19 : la majorité des patients en réanimation sont bien non vaccinés

Face aux manipulations des données par les antivaccins, Le Monde rappelle que les statistiques montrent bien que la majorité des patients en réanimation sont non-vaccinés. En effet, selon les données de la Drees depuis le 31 mai 2021, les non-vaccinés représentent 56% des hospitalisations conventionnelles et 63% des admissions en soins critiques. Un poids d'autant plus considérable qu'ils ne sont qu'une minorité au sein de la population (5,1 millions d'adultes). Ainsi, en proportion, sur un million de vaccinés, 1,5 personne a été admise en réanimation chaque jour en moyenne, contre 26 non-vaccinés.
> Le Monde, 4 janvier 2022

Une enquête de la SFAR précise la réalité des chiffres sur la vaccination en réanimation

Face aux chiffres et spéculations sur le poids des patients non vaccinés sur l'hôpital, la Société française d'anesthésie-réanimation a mené une enquête de type "Un jour donné". Les résultats mettent l'accent sur la forte proportion de non-vaccinés parmi les patients Covid les plus graves en réanimation et la part de faux pass sanitaires.
> Hospimédia, 6 janvier 2022 (Accès abonnés)

Quand le pic hospitalier est-il attendu ? Les scénarios de l'Institut Pasteur

Un pic des admissions à l'hôpital, causées par le variant Omicron, pourrait avoir lieu "fin janvier-courant février". Cette hypothèse a été mise en avant par l'Institut Pasteur dans de nouvelles modélisations.

> Le Monde, 13 janvier 2022

> Site de l'Institut Pasteur

Quel hôpital en 2030 ? Note de la Fondation Jean Jaurès

> Site de la Fondation Jean Jaurès, 13 janvier 2022

La reprise des soins est ralentie par le manque de soignants

Les plans blancs dans les hôpitaux entraînent des reports massifs d'opérations dites "non urgentes": 77% d'actes chirurgicaux en moins sont enregistrés à Marseille et 27% en Île-de-France. Dans les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, au 7 janvier, seulement 14 lits en unité conventionnelle étaient disponibles, les 75 autres étant occupés par les patients Covid. Résultat, "les déprogrammations atteignent un niveau comparable à celui de la première vague", indique Philippe Clavert, chirurgien de l'épaule et du coude. Souvent annoncées au dernier moment, ces déprogrammations affectent le moral et parfois la santé de milliers de patients. Surtout, si certains blocs opératoires rouvrent doucement leurs portes, de longs mois d'attente sont encore annoncés. "Aujourd'hui, ce n'est plus tant la saturation par les malades de la Covid-19 que le manque de soignants qui pose problème", alerte le Pr Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). "Il y a beaucoup de soignants malades. Mais aussi, particulièrement depuis septembre, de nombreuses démissions d'infirmières", abonde le Dr Frédéric Sailhan, chirurgien orthopédiste à l'hôpital parisien Cochin. Certains patients en sont déjà à leur troisième déprogrammation, parfois plus, avec des conséquences potentielles gravissimes. "Les services de diabétologie sont parmi les premiers à être impactés", indique au ParisienJean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française des diabétiques.

> La Croix, Le Parisien, 19 janvier 2022

Hôpitaux : l'évolution des capacités en lits de soins

La pandémie de coronavirus a imposé un lourd fardeau à certains des systèmes hospitaliers les plus avancés au monde. En Europe, plusieurs pays ont été confrontés à une saturation des unités de soins dans leurs centres hospitaliers, faisant émerger des questions sur les capacités à maintenir afin de pouvoir faire face à des situations sanitaires exceptionnelles. Comme le montre les dernières données disponibles de l'OCDE, le nombre de lits de soins curatifs disponibles par habitant varie sensiblement d'un pays européen à l'autre, et on remarque qu'il est en baisse dans l'ensemble des pays étudiés ces vingt dernières années.

> Slate, 13 janvier 2022

Inégalités sociales de santé

Un rapport de l'Igas analyse la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté

> Site de l'Igas

Le revenu de solidarité active (RSA) : rapport de la Cour des comptes

> Site de la Cour des comptes

Médicament

Le midazolam en ville officiellement autorisé par le ministère

C'était une promesse d'Agnès Buzyn puis d'Olivier Véran, c'est désormais chose faite : le midazolam est désormais disponible en ville. Un arrêté a été publié au Journal officiel le 15 décembre 2021.  L'actuel ministre de la Santé avait reformulé cet engagement lors de l'annonce du cinquième plan Soins palliatifs, en septembre 2021. La publication de cet arrêté acte le fait que le midazolam est, depuis le 19 janvier, remboursé dans le cadre d'une sédation profonde et continue ou d'une sédation proportionnée.

Un médecin généraliste sur deux est confronté à des problèmes d'antibiorésistance : Étude de la Drees

> Site de la Drees

Les traitements de la Covid en ville : peut-on encore y croire ?

L'arrivée en ville de traitements innovants de la Covid-19, essentielle pour réduire le fardeau des hôpitaux, n'est toujours pas au rendez-vous, constate Le Généraliste. À l'automne, l'espoir était de pouvoir disposer du molnupiravir, mais cet antiviral n'a pas complètement tenu ses promesses. Tandis que la plupart des anticorps monoclonaux ont été mis hors jeu par l'arrivée d'Omicron. Le sujet reste toutefois d'actualité avec l'arrivée, d'ici à la fin janvier du Paxlovid® (PF-07321332 + ritonavir) de Pfizer dans les pharmacies françaises. L'administration précoce de ce médicament permettrait en effet de réduire de près de 90% le risque d'hospitalisation ou de décès chez des patients à haut risque. Toutefois, son utilisation sera aussi à surveiller, en particulier à cause de ses nombreuses interactions médicamenteuses. "Or ce médicament a vocation à être utilisé chez des personnes à risque, qui ont d'autres médicaments", relève le Pr Yazdan Yazdanpanah, directeur de l'ANRS Maladies émergentes, d'après qui le problème reste néanmoins aisément gérable.

> Le Généraliste, 17 janvier 2022

Les vaccins à ARN messager n'augmentent pas le risque d'événements cardiovasculaires graves chez les 18-74 ans : Étude d'Epi-Phare

Une vaste étude, publiée mardi 18 janvier 2022 par Epi-Phare, vient confirmer la sûreté des vaccins de Moderna et Pfizer, tout en soulignant un surrisque lié aux vaccins à adénovirus.

> Site d'Epi-Phare

> Le Monde, 18 janvier 2022

NTIC : open data, internet

Le Health Data Hub retire "temporairement" sa demande d'autorisation Cnil

Le groupement d'intérêt public (GIP) Health Data Hub (HDH) a "retiré temporairement sa demande d'autorisation pour héberger la base principale du système national des données de santé (SNDS) et les bases du catalogue dans la plateforme technologique" auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), a fait savoir le 7 janvier sa directrice, Stéphanie Combes. L'information a été confirmée le 7 janvier par la Cnil. Ce retrait temporaire s'est fait en "accord avec le ministère des solidarités et de la santé" et "dans l'attente de la finalisation de l'instruction par la Cnil de l'arrêté définissant la composition de ces bases", a précisé Stéphanie Combes.

> Site TICpharma, 10 janvier 2022 (edition abonnés)

> Le Monde, 11 janvier 2022

Doctolib à la conquête des hôpitaux

Doctolib compte partir cette année à la conquête des hôpitaux avec un logiciel dédié (préadmission en ligne des patients, envoi de SMS pour les aiguiller dans l'hôpital, etc.). L'entreprise, qui équipe déjà l'AP-HP et l'AP-HM (Marseille), espère séduire jusqu'à 900 établissements. La société prépare aussi un logiciel spécifique pour les pharmaciens, désormais dotés de nouvelles missions, et un "WhatsApp des soignants". Pour déployer ces services, quelque 300 millions d'€ seront investis, dont les deux tiers à l'Hexagone et 700 emplois seront créés en 2022, dont la moitié en France.

> Site d'Eficiens

Un comité de citoyens formule des recommandations sur Mon espace santé

Vingt-huit. C'est le nombre de citoyens réunis au sein d'un comité pour se prononcer sur Mon espace santé prévu pour début 2022. Si l'outil est jugé utile, des améliorations pourraient être faites pour qu'il soit utilisé par le plus grand nombre.

> Hospimédia, 13 janvier 2022 (Accès abonnés)

20 pistes sont proposées pour anticiper l'impact du numérique sur les professions de santé : Livre blanc

Quatre axes et vingt recommandations. Le think tank #leplusimportant s'est penché sur l'impact de la transformation numérique des professions de santé et l'utilité d'en faciliter dès à présent l'usage.

> Hospimédia, 17 janvier 2022 (Accès abonnés)

Politique de santé, politique sociale

L'État paye-t-il vraiment les études des médecins ?

"Les études de médecine sont payées par l'État", "on les finance, il semble normal qu'ils aillent travailler dans les déserts médicaux"... Régulièrement, l'idée reçue selon laquelle les études des carabins sont financées par l'État revient dans les débats d'opinion. À l'aube de l'élection présidentielle, de nombreux élus ou candidats brandissent d'ailleurs cet argument pour justifier la mise en place de mesures coercitives afin de lutter contre la désertification médicale notamment.

> Egora, 10 janvier 2022

Présidentielle 2022 : France Assos Santé monte au créneau

France Assos Santé a présenté mardi 11 janvier 2022 ses 20 propositions en vue de la prochaine campagne présidentielle avec pour principales ambitions d'apprendre de l'épisode de crise sanitaire et de davantage centrer le système de santé autour du patient. Le thème défendu par l'association représentant les usagers français en amont du lancement de la campagne présidentielle est celui de «l'unité». Pour le soutenir, une plateforme de 20 propositions est bâtie autour des trois piliers républicains : liberté, égalité et fraternité en santé.

> Lettre ESE, 12 janvier 2022

> Site de France assos santé

> Hospimédia, 11 janvier 2022 (Accès abonnés)

La dernière mise à jour (juillet 2021) des informations MISSOC sur les systèmes de protection sociale est à présent disponible

> Site du Missoc

La Mutualité française relance sa plateforme Internet "Place de la santé", qui permet de décrypter, chiffres à l'appui, les programmes des candidats à la présidentielle

Cette plateforme réunira le 1er mars prochain les différents candidats pour confronter leurs solutions, ajoute Le Figaro. La Fédération a par ailleurs redit son opposition au scénario d'une "grande Sécu" proposé par le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM). Mais aussi à la possibilité d'un "bouclier sanitaire" plafonnant le reste à charge, qui pourrait se révéler "excessivement dangereux", en poussant riches et bien portants à se désaffilier.

> Place de santé

Politique publique

Emmanuel Macron met la pression sur les non-vaccinés

Dans une longue interview accordée au Parisien, Emmanuel Macron assume pleinement sa stratégie de pression maximale sur les non-vaccinés. Face à la flambée de l'épidémie, avec 270.000 cas rapportés hier, il pointe le "mensonge et la bêtise" et une "toute petite minorité qui est réfractaire". "Celle-là, comment on la réduit ?", fait mine de s'interroger le président, qui poursuit: "On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l'emmerdant encore davantage." Face à la plus forte contagiosité du variant Omicron, le président de la République considère même que les antivax "viennent saper ce qu'est la solidité d'une nation". "Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen", assure le président. Des mots forts, mais pas forcément bienvenus auprès des parlementaires, qui ont à nouveau suspendu cette nuit l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal en raison de la tempête provoquée par le président. "Les conditions d'un travail serein ne sont pas réunies", a déclaré le président de séance, Marc Le Fur (LR), en annonçant que les débats de cette première lecture reprendraient mercredi à 15 heures. Selon les soignants, cette phrase risque aussi d'être contre-productrice.

> Le Parisien, 4 janvier 2022

> Slate, 6 janvier 2022

> Le Huffington Post, 5 janvier 2022

L'Assemblée nationale adopte le passe vaccinal sur fond d'accélération épidémique

Les records de contaminations s'enchaînent en France, avec 332.252 nouveaux cas rapportés le 5 janvier 2022 par Santé publique France, soit 22% de plus que les 272.000 tests positifs enregistrés la veille. Sur les sept derniers jours, la moyenne tutoie désormais les 200.000 dépistages positifs, portée par la circulation à toute vitesse d'omicron. Cette déferlante renforce la pression sur les hôpitaux, qui ont admis 2.483 nouveaux malades mercredi, dont 396 en soins critiques. Au total, 20.688 patients Covid sont désormais pris en charge à l'hôpital (+502), dont 3.695 en soins critiques (+30). Dans ce contexte difficile, et après trois jours de débats tumultueux, alimentés par des propos controversés d'Emmanuel Macron, prêt à "emmerder" les non-vaccinés, l'Assemblée nationale vient d'adopter le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal. Il doit désormais être examiné par le Sénat en début de semaine prochaine, pour une entrée en vigueur que le gouvernement voulait au 15 janvier, mais qui devrait être repoussée de quelques jours.

> Lettre ESE, 7 janvier 2022

Omicron complexifie la mission de contact tracing

05/01/2022- Entre l'arrivée du variant Omicron et les fêtes de fin d'année, le nombre de tests Covid a explosé et frôlerait, d'après Les Echos, la trentaine de millions en décembre 2021, dont 28 millions pris en charge à 100%. Sur la même période, le journal estime que le montant global pour l'Assurance maladie s'élèverait à 1 Md€. Cette explosion de cas positifs submerge également les plateformes contact tracing. Le doublement des effectifs, de 3 000 en automne à 6 000 aujourd'hui, ne suffit pas à faire face à l'afflux quotidien de déclarations positives. Par ailleurs, l'efficience du dispositif dépend des réponses des personnes contactées. Or, ces dernières déclarent de moins en moins de personnes contact : la moyenne actuelle est de 1,2 personne déclaré contre 2,3 en mars dernier. Par ailleurs, une large majorité de personnes testés positives à la Covid (63%) ne déclare plus aucun cas contact. Enfin, l'afflux de déclarations complique la délivrance des arrêts de travail dérogatoires. Ces derniers ont été multipliés par sept fin décembre, selon France info.
> Francetv.info, 4 janvier 2022
>Le Figaro, 29 décembre 2021

Passe vaccinal : le Sénat adopte en première lecture un texte sensiblement modifié

Les sénateurs ont changé l'article premier, en réservant l'usage du passe vaccinal aux périodes où les hospitalisations liées au Covid-19 dépassent les 10 000 patients. Le texte doit passer jeudi 13 janvier en commission mixte paritaire.

> Le Monde, 13 janvier 2022

Le programme de la présidence française de l'Union européenne a été publié

Le programme de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, nommé "Relance, puissance, appartenance" a été défini autour de trois ambitions :
une "Europe plus souveraine" tout d'abord, "par le renforcement de l'espace Schengen, la protection de ses frontières, la maîtrise des migrations et une politique d'asile améliorée, dans le respect de ses valeurs et de ses engagements internationaux" ; l'émergence d' "un nouveau modèle européen de croissance" qui permette notamment de concilier développement économique et ambition climatique ou qui propose aux travailleurs des emplois de qualité, qualifiés et mieux rémunérés ; une "Europe humaine" à l'écoute des préoccupations de ses citoyens, déterminée à combattre les discriminations ou encore engagée pour l'avenir de sa jeunesse. Environ 400 rendez-vous sont prévus, essentiellement sur les trois premiers mois de l'année en raison de l'élection présidentielle en France.

> Relance, puissance, appartenance - programme de la présidence française de l'Union européenne, version révisée au 11 janvier 2022

Les ventes de cigarettes reculent de 6,5% pour 2021

13/01/2022- La chute des ventes de cigarettes se poursuit en 2021, pour la troisième année consécutive. Elle recule de 6,5% l'année dernière contre 6,6% en 2019 et 1,3% en 2020. Cette baisse significative s'effectue d'ailleurs dans un contexte de stabilité des taxes, ce qui constitue une première depuis 2017. Elle se répercute également dans les prévisions de recettes des droits du tabac du PLFSS pour 2022. Les pouvoirs publics y ont inscrit 13,7 Md€ de recettes pour 2022 contre 14,2 Md€ pour 2021. Selon Les Echos, cette chute est "d'autant plus inattendue qu'on aurait pu s'attendre à ce que les Français, plus anxieux en raison de la crise sanitaire, achètent plus de cigarettes ou se (re)mettent à fumer". Pour Gérard Audureau, président de l'association Droits des non-fumeurs (DNF), cette diminution peut s'expliquer par la réduction de l'espace commercial accordé aux revendeurs de tabac. Selon lui, faute d'emplacements, les industriels du tabac ont réduit de 800 à 300 le nombre de références proposées. L'association appelle également à ce que les pouvoirs publics mettent en œuvre une taxation plus agressive du tabac chauffé et du tabac à chicha. Par ailleurs, le Haut Conseil pour la santé publique vient de déconseiller le vapotage pour sevrer les fumeurs.
> Les Echos, 7 janvier 2022

Le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire est adopté définitivement à l'Assemblée nationale mais le Conseil constitutionnel doit donner son avis

En lecture pour la seconde fois à l'Assemblée nationale, le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire a été adopté dimanche dans sa version définitive. 215 députés ont voté pour, 58 ont voté contre, et 7 se sont abstenus, entérinant ainsi la disposition du pass vaccinal. Dans la foulée du vote, LFI a déclaré avoir réuni les 60 signatures d'élus nécessaires à la saisine du Conseil constitutionnel. Le gouvernement va donc devoir attendre l'avis des Sages pour mettre en œuvre officiellement son nouvel outil.

L'impact des pass sanitaires sur le taux de vaccination, la santé et l'économie : rapport du CAE

Selon une étude publiée par le Conseil d'analyse économique, la France a évité près de 4 000 morts et la perte de 6 milliards d'euros entre juillet et décembre 2021, tout en gagnant treize points de couverture vaccinale.

> Site du CAE

> Le Monde, 18 janvier 2021

Prévention

Covid : comment se protéger simplement de la transmission aérienne du virus

> The Conversation, 10 janvier 2022

La protection vaccinale demeure élevée contre les formes graves d'infection au variant Omicron, même si elle est inférieure à celle contre le variant Delta : Étude de la Drees

> Site de la Drees

Prévision - Evaluation - Méthodologie

Évaluation d'impact en santé (EIS) : Bibliographie sélective

> Bec E. CREAI-ORS Occitanie, DRAPPS Occitanie. Janvier 2022

Evaluation de la filière auditive : rapport de l'Igas

Les ministres des solidarités et de la santé et de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation ont sollicité l'IGAS et l'IGéSR pour évaluer la mise en œuvre du « 100 % Santé » ainsi que les évolutions, en cours ou souhaitables, des modes d'exercice, des pratiques professionnelles et des formations au sein de la filière. Au terme de plus d'une centaine d'entretiens et de cinq mois d'investigations de terrain dans trois régions, la mission met en évidence des effets quantitatifs importants, mais des effets qualitatifs encore incertains du « 100 % Santé » dans ce domaine. Cette réforme visant à améliorer l'accessibilité financière des soins a agi finalement comme un révélateur des enjeux propres à la filière auditive : faiblesse de la prévention et du dépistage, formalisation limitée des parcours de soins, règles professionnelles éparses… La mission formule 30 recommandations concrètes : pour l'adaptation du « 100 % Santé » en audiologie, pour l'organisation et le fonctionnement de la filière et des parcours de soins, pour la formation des ORL et des audioprothésistes.

> Site de l'Igas

> Bibbliographie sur le site de l'Irdes

Avis du HCSP relatif à la réflexion prospective et aux points de vigilance en période de crise sanitaire

> Site du HCSP

Couverture vaccinale, nombre de décès et PIB : le rôle décisif du passe sanitaire en France : Étude du Cae

Selon une étude du Conseil d'analyse économique, la France a évité près de 4 000 morts et la perte de 6 milliards d'euros entre juillet et décembre 2021, tout en gagnant treize points de couverture vaccinale.

> Site du Cae

> Le Monde, 18 janvier 2022

Psychiatrie

Comment évolue la santé mentale des Français pendant l'épidémie de COVID-19. Résultats de la vague 30 de l'enquête CoviPrev

> Santé publique France, 23 décembre 2021, 4 p. (Collection : Le Point sur)

Réglementation

PDSA : revalorisation de la rémunération plancher de l'astreinte

Un arrêté publié ce 4 janvier au Journal officiel acte une revalorisation de 20 % de la rémunération des médecins dans le cadre de la permanence des soins en médecine ambulatoire.

> Site de Legifrance

Arrêté du 24 décembre 2021 fixant le montant des majorations prévues à l'article D. 242-6-9 du code de la sécurité sociale pour l'année 2022

06/01/2021- Les majorations permettant de calculer le taux net de la cotisation due par les entreprises pour 2022 pour les accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP), prévues au décret du 9 décembre 2021,  ont été publiées dans un arrêté du 24 décembre 2021. Toutefois, l'application de celles-ci pour les entreprises entre 10 et 20 salariés est repoussée au 1er janvier 2023. Pour mémoire, ce type d'entreprise paie, pour les AT/MP, une cotisation dont le taux est calculé en fonction de la sinistralité de leur secteur d'activité. Pour les entreprises de 10 à 20 salariés, le taux de cotisation AT/MP peut être majoré lorsqu'au moins un accident du travail ayant entraîné un arrêt de travail est survenu au cours des trois dernières années.

> Site Legifrance (arrêté)

> Site Legifrance (décret)

Propositions de lois organique et ordinaire relatives aux lois de financement de la Sécurité sociale : le point sur le calendrier

> Site de Vie publique

Quand effectuer sa dose de rappel pour conserver son passe sanitaire valide ?

> Site de Service public

Soins de santé primaire

Trajectoires pour de nouveaux partages de compétences entre professionnels de santé : rapport de l'Igas

Dans un contexte de revendication croissante d'autonomie des professionnels paramédicaux et d'inquiétude de la population sur l'accès aux soins, le ministre des solidarités et de la santé a confié à l'IGAS une mission d'évaluation des dispositions visant à reconnaitre et développer les compétences des professionnels non-médicaux pour les mettre en capacité d'intervenir dans des champs en principe réservés aux médecins.

> Site Igas

> Hospimédia, 5 janvier 2022 (édition abonnés)

Olivier Véran formule plusieurs annonces phares pour les Ibode et Iade

Après la publication du rapport de l'Igas, Olivier Véran a formulé plusieurs annonces pour les spécialités infirmières, ce 10 janvier. Il confirme la nécessité de reconnaître l'exercice Iade en pratique avancée. Il valide l'attribution d'une NBI pour les Ibode dès avril. En question aussi, le dispositif transitoire vers leurs actes exclusifs.

> Hospimédia, 11 janvier 2022 (Accès abonnés)

État des lieux des pratiques d'orientation des patients vers le système de santé de droit commun, à la suite d'une prise en charge en permanence d'accès aux soins de santé (BEH, 2022, n°1)

> Site du BEH

Sondages

74% des Français déplorent une dégradation de l'accès aux soins : Observatoire Biogaran

L'inquiétude sur l'accès aux soins dépasse largement la crise de la Covid-19 selon les résultats de l'observatoire Biogaran de la santé du quotidien. Il montre que 74% des Français considèrent que le système de santé s'est dégradé ces dernières années, contre 57% en 2007. À l'époque, un tiers des sondés percevaient même une amélioration, contre 9% actuellement. Une observation confirmée par Jacques Battistoni, président de MG France: "On mesure les difficultés d'accès aux soins de nos concitoyens, mais aussi les difficultés d'accéder au système hospitalier, qui est à bout de souffle. Le point le plus visible concerne les soins du quotidien, du fait du départ à la retraite de nombreux généralistes." Ainsi, 70% des Français affirment avoir au moins une fois dans leur vie renoncé à une consultation chez un médecin, dont 45% au cours des deux dernières années. Cette proportion a plus que doublé en quatorze ans. Et la situation ne devrait pas s'améliorer à court terme. "En matière de médecins, le pilotage est celui d'un paquebot et chaque coup de gouvernail se ressent dix ans après", souligne Jacques Battistoni. "Ce qu'on vit est l'effet de l'évolution du numerus clausus. Des promotions des années 1970 qui comprenaient 7.000 à 8.000 médecins partent à la retraite et ne sont pas remplacées parce que le nombre de médecins formés par promotion était tombé jusqu'à 3.000 dans les années 1990 à 2000. La situation va continuer de se dégrader pendant plusieurs années." Selon un rapport de la Drees, les effectifs des médecins, toutes spécialités confondues, vont en effet diminuer jusqu'en 2028 et ne retrouveront leur niveau actuel qu'en 2035.

> Le Parisien, 11 janvier 2022

> Site de l'Ifop

Statistiques - Méthodologie

L'ECDC publie une mise à jour de sa carte épidémique de l'Espace économique européen qui vire au rouge vif dans la plupart des pays.

> Site de l'ECDC

L'Assurance Maladie annonce la publication de toutes les données essentielles liées à la vaccination contre la Covid-19

> Site Data Vaccin Covid

Systèmes de santé

Retour sur l'année 2021 en 11 graphiques : la pandémie des inégalités

> Site de la Banque mondiale

L'Institut Montaigne présente ses propositions sur le système de santé dans une note intitulée " Santé 2022 - tout un programme"

> Site de l'Institut Montaigne

Temps de travail des internes en médecine : ce que révèle l'enquête du ministère

Les internes travaillent-ils plus de 48 heures hebdomadaires ? Dans le cadre de leurs engagements pour préserver la santé mentale des carabins, les ministères de l'Enseignement supérieur et de la Santé ont mené une grande enquête visant à estimer leur temps de travail moyen. Selon les premiers enseignements de cette étude, plus de 70% des internes dépassent aujourd'hui le plafond légal. Respect des demi-journées, volume horaire, repos de sécurité… Le point en chiffres sur les conditions d'exercice des futurs médecins. 

> Egora, 14 janvier 2022

Travail et santé

Télétravail : le Covid a accéléré la mise en place de formules « à la carte »

> The Conversation, 5 janvier 2022

La visite médicale du travail se raréfie : Étude de la Dares

Une récente étude montre un affaiblissement notable du suivi des salariés par la médecine du travail. Y compris pour les travailleurs exposés à des risques spécifiques, sur lesquels les moyens devaient normalement être concentrés.

> Santé & travail, 8 décembre 2021

> Site de la Dares

En 2020, la crise sanitaire a rendu plus difficile l'accès à l'emploi à la sortie des études : Insee Focus

> Site de l'Insee

Vieillissement

Cartographie de la perte d'autonomie des personnes âgées : Note de l'Institut des politiques publiques

> Site de l'IPP

Les gérontopôles vont contribuer à la réforme de l'autonomie

12/01/2022- À l'occasion d'une visioconférence réunissant les neuf gérontopôles français, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'Autonomie, leur a présenté les lignes directrices qui vont guider leurs contributions à la réforme de l'autonomie. Trois actions sont ainsi mises en œuvre : la rédaction d'un cahier des charges définissant leurs missions et leur feuille de route pour les années à venir, leur participation à la préfiguration du futur "centre national de preuves" pour aider à faire émerger et à évaluer les innovations dans le champ de la prévention de la perte d'autonomie ; et enfin, leur association au déploiement du plan antichute des personnes âgées. Nés dans les années 2000, les gérontopôles fédèrent autour d'une même entité des acteurs du "bien-vieillir" afin de promouvoir la santé des personnes âgées. Ils sont à l'origine de nombreuses pratiques innovantes. Celui de Toulouse, par exemple, présidé par le Pr Vellas, a implémenté le programme Icope de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée. Son objectif est d'évaluer 200 000 seniors en cinq ans et de promouvoir le vieillissement en bonne santé en s'appuyant sur des outils numériques .
> Communiqué de presse du ministère chargé de la santé

Problème de financement du Ségur dans le secteur personnes âgées

> Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA)

Science de l'information et de la communication

Création d'un Observatoire de l'édition scientifique

Le ministère français de la Culture annonce, ce 17/12/21, la création d'un Observatoire de l'édition scientifique, une instance de concertation et de dialogue entre les acteurs de l'édition scientifique, privés et publics, et le monde de la recherche.

> Site du ministère chargé de la culture

Gallicagram : outil de lexicométrie pour la recherche en SHS

Bases & Netsources' (Fla Consultants) publie, ce 05/01/22, un nouveau « Conseils Veille » qui présente Gallicagram, un logiciel permettant de générer des graphiques interactifs et de quantifier la présence/ le nombre d'occurrences d'un ou plusieurs termes en tirant profit de la base de données d'archives de presse française de Gallica.

> Accès à l'article

Le doctorat en France Regards croisés sur la formation doctorale

> Site de HAL

Diffuser librement et immédiatement votre article scientifique ou son postprint

C'est une exigence du programme Horizon Europe, également des bailleurs du consortium COAlition S qui a lancé le Plan S et dont font partie la Commission européenne et l'Agence nationale de la recherche (ANR, France). En France, le Deuxième Plan national pour la science ouverte (2021-2024) l'encourage avec « l'objectif d'atteindre 100 % de publications en accès ouvert en 2030 ».

> Site de Coopist

Désinformation en ligne : ce que dit le rapport Bronner

Fausses nouvelles, théories complotistes... ces phénomènes existent depuis toujours mais sont amplifiés par le numérique. Comment renforcer la vigilance des citoyens sans limiter des valeurs essentielles comme la liberté d'expression, d'information et d'opinion ? Le rapport Bronner esquisse des propositions.

> Site de Vie publique

Nominations

La Cnam annonce la nomination d'Aurélie-Anne Le Mouellic, en tant que nouvelle secrétaire générale

Elle succède à Aurélie Le Sueur qui occupait cette fonction depuis 2017.

Didier Tabuteau est nommé  vice-président du Conseil d'État.

Didier-Roland Tabuteau, jusqu'alors président de la section sociale de l'institution, est également responsable de la chaire Santé de l'Institut d'études politiques de Paris et codirecteur de l'institut Droit et Santé.