Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Rouguiyatou Ndoye et Véronique Suhard.
De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :
• Assurance maladie • Démographie et mode de vie • Economie de la santé • Environnement et santé • Géographie de la santé • Hôpital • Inégalités sociales de santé • NTIC : Internet, open data • Politique de santé, politique sociale • Politique publique • Prévision - évaluation • Psychiatrie • Réglementation • Soins de santé primaires • Sondages • Travail et santé • Vieillissement
Ce rapport d'activité donne la parole aux dirigeants, insiste sur les temps forts de l'année écoulée, présente vidéos, chiffres-clés, campagnes de communication et publications de l'Assurance maladie
> rapport-annuel.assurance-maladie.fr/
Ce document présente une analyse des projections démographiques de la France à l'horizon 2026, en s'appuyant sur l'évolution récente de la fécondité, de la mortalité et des migrations.
Selon le comité d'alerte, le risque d'un dépassement du seuil d'alerte de 0,5 % du montant prévisionnel des dépenses (soit un peu moins de 1,4 Md€) paraît devoir être écarté. Cependant, il appelle à une grande vigilance à l'égard de l'évolution des dépenses de soins de ville et de la situation financière des établissements publics de santé, ainsi qu'à un renforcement du pilotage financier de ces derniers. L'analyse des interactions entre la construction de l'Ondam et ses effets sur les comptes des hôpitaux doit progresser. À cet égard, la remontée effective des comptes 2026 de l'ensemble de ces derniers d'ici le 8 juillet 2026 au plus tard est indispensable, alors qu'une part importante des comptes 2025 n'a pas respecté cette échéance.
La présente note vise à évaluer la pertinence et la faisabilité d'une surveillance de l'état de santé des populations potentiellement exposées ou surexposées aux PFAS. Elle s'appuie pour cela sur une synthèse des connaissances scientifiques disponibles concernant les expositions, les effets sanitaires associés à ces substances, ainsi que sur un recensement des principales études d'évaluation d'impact sanitaire. Elle propose également une analyse des enjeux liés au croisement des données d'exposition et de santé, en envisageant l'intégration de la surveillance des PFAS dans une approche plus large, déjà engagée à Santé publique France, centrée sur les effets des perturbateurs endocriniens.
> Santé publique France, 9 avril 2026
Le rapport constate que les politiques de santé environnementale en France sont très en deçà des enjeux sanitaires, économiques et sociaux. Les connaissances progressent, les signaux d'alerte s'accumulent, mais l'action publique reste morcelée, sous-financée et insuffisamment priorisée. Il appelle à un changement d'échelle, à une vision stratégique unifiée et à un portage politique fort pour protéger durablement la santé des populations.
> Site de l'Assemblée nationale
La chambre territoriale des comptes publie un rapport qui consiste en la synthèse de trois enquêtes réalisées sur la santé en Polynésie française : la lutte contre le cancer (2024), la prévention de l'obésité chez les jeunes (2025) et le centre hospitalier de Polynésie française (2025).
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) met à disposition les données sur les hospitalisations en court séjour survenues entre 2018 et 2024. Ces tableaux ont été réalisés à partir des données hospitalières (PMSI MCO) produites par l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (Atih). Ils complètent la série de données annuelles mises à disposition sur le site data.Drees depuis 2010. Ces données sont déclinées au niveau national, régional et départemental ainsi que selon le sexe et l'âge.
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) met à jour un jeu de données portant sur la pauvreté avant et après redistribution, le niveau de vie et la composition du revenu des ménages. Ce jeu de données comprend des séries longues de 2012 à 2023 ainsi qu'une actualisation des tableaux des fiches sur la pauvreté et le revenu du panorama de la Drees « Minima sociaux et prestations de solidarité ». Il repose sur l'Enquête revenus fiscaux et sociaux (ERFS) de l'Insee.
Début 2025, en France, 13,5 % de la population vivant dans un logement ordinaire se trouve en situation de privation matérielle et sociale. Cette proportion avait augmenté significativement début 2022 dans un contexte de forte inflation et elle reste ancrée depuis quatre ans à un niveau élevé. Elle dépasse ainsi les taux observés au cours de la décennie précédente, c'est-à-dire avant la crise sanitaire.
Parmi les constats de ce rapport, l'accès effectif aux droits en France recule sous l'effet conjugué de la dématérialisation mal accompagnée, de la complexité administrative et du recul de la présence physique. En 10 ans, le taux d'usagers déclarant rencontrer des difficultés dans leurs démarches administratives est passé de 39 % en 2016 à 61 % en 2026. En matière de santé, les obstacles (prise de rendez-vous exclusivement en ligne, absence d'accessibilité des plateformes numériques et des bâtiments pour les personnes en situation de handicap, rareté des dispositifs de consultations mobiles, ou encore absence de services d'interprétariat pour les personnes qui en ont besoin) placent les patients dans des situations de rupture de soins pouvant avoir des conséquences irréversibles sur leur santé.
> Site de la Défenseure des droits
À l'occasion de la Journée mondiale de la santé, la Fédération des acteurs de la solidarité publie les premiers résultats de son Observatoire des refus de soins, réactualisé en octobre 2025. L'objectif : rendre visible un phénomène encore trop peu documenté, qui touche de nombreuses personnes en situation de précarité. Depuis sa relance, l'Observatoire a recueilli plus de 160 témoignages. Dans 92 % des cas, ils proviennent de professionnel·les de terrain (infirmier·ères, éducateurs·trices spécialisé·es, médecins ou médiateurs·trices en santé) exerçant dans des structures sanitaires, sociales et médico-sociales. Les données recueillies montrent que 61 % des refus de soins concernent des médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes. Ces situations ne sont pas localisées, mais au contraire ancrées sur tout le territoire, touchant à la fois les zones urbaines et rurales, dans les secteurs libéraux et hospitaliers.
> Site de la FAS, 7 avril 2026
La Plateforme de données de santé (PDS) annonce le choix de Scaleway comme futur hébergeur de sa plateforme technologique. La migration vers un cloud souverain marque une étape importante dans l'évolution de son offre de services pour accélérer la mise à disposition des données de santé aux acteurs de la recherche et de l'innovation. Ce nouvel hébergement permettra à la PDS de gérer en autonomie une copie de la base principale du SNDS entre la fin de l'année 2026 et le début de l'année 2027. Cette autonomie permettra de fluidifier la mise à disposition de ces données et d'accélérer l'usage secondaire des données de santé en France et en Europe. En parallèle, la PDS adopte un nouveau logo et privilégie désormais sa dénomination francophone en France, tout en conservant "Health Data Hub" pour ses activités européennes et internationales.
> Site de la PDS, 23 avril 2026
France Biotech publie un rapport sur l'interopérabilité des données de santé, soulignant son rôle essentiel dans la transformation numérique du système de soins. Le manque d'interopérabilité coûterait entre 360 millions et 1,8 milliard d'euros par an en France. L'association appelle les pouvoirs publics à adopter deux mesures législatives majeures pour améliorer l'accès aux données et favoriser l'innovation. Elle insiste sur le fait que l'interopérabilité est un enjeu stratégique pour la qualité des soins, l'efficacité du système de santé et le développement de technologies comme l'IA.
> France Biotech, 10 avril 2026
Dans une tribune au « Monde », les dirigeants de quatre agences sanitaires (ANSM, HAS, Anses et SPF) rappellent que la confiance est indispensable à toute politique de santé, avec des décisions s'appuyant sur des procédures exigeantes.
Les voies Pass et Las, instaurées en 2020, seront supprimées et remplacées par une nouvelle première année d'études de santé applicable dès septembre 2027 aux cinq filières (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie).
> Site du ministère chargé de la santé
La France devra faire face à de nouvelles crises sanitaires, liées notamment au réchauffement climatique, à la perte de biodiversité, à la mondialisation et à des menaces comme les zoonoses ou l'antibiorésistance. Ces risques, de plus en plus complexes et imbriqués, viennent s'ajouter à d'autres crises (naturelles, économiques, technologiques, géopolitiques), rendant leur gestion plus difficile. Pour y faire face, il est essentiel de renforcer la recherche scientifique et d'améliorer la coordination entre les acteurs de la prévention. Sans préparation, les décisions en temps de crise peuvent être plus brutales et avoir des effets contradictoires. Ces situations mettent aussi à l'épreuve le fonctionnement démocratique. Dans cet avis, le Cese estime qu'il faut agir dès maintenant, en impliquant la société civile, et faire de la prévention en santé une priorité majeure des politiques publiques, tout en se préparant activement aux crises futures.
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publie les dernières données consolidées sur les dépenses d'aide sociale des départements en 2024. Ces dernières s'élèvent à 47,8 milliards d'euros et augmentent de 4,5 % en euros courants en un an. Cette évolution découle comme en 2023 d'une forte hausse des dépenses brutes d'aide sociale à l'enfance et aux personnes handicapées, d'une hausse légèrement plus faible de celles dédiées aux personnes âgées et d'une progression plus modérée de celles liées au RSA. Dans le cadre de sa politique d'ouverture des données, la Drees met également à disposition la base de données brutes sur les dépenses d'aide sociale pour l'année 2024.
Ce colloque, visible en replay, a croisé les analyses et exploré les pistes de politiques publiques à même de répondre durablement aux défis et enjeux démographiques dans les domaines suivants : politiques de protection sociale, de santé et de prise en charge de la dépendance, réexamen des politiques familiales et des conditions de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, enjeux liés aux mobilités et à l'intégration. Elles invitent également à adapter les politiques publiques à la diversité des territoires et à renforcer les outils de prospective et de coordination entre acteurs publics.
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publie un dossier sur l'apport des modèles de prédiction du parcours de soins appliqués aux données issues du système national des données de santé (SNDS). Cette base de données médico-administratives permet de reconstituer les parcours de soins de l'ensemble de la population française. Ce travail méthodologique cherche à évaluer la capacité de ces modèles à prédire la survenue de pathologies tout en soulignant leurs limites et leurs biais.
La Haute Autorité de santé a publié le bilan 2025 des évaluations de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS). À date, 37 % des structures ont été évaluées dans le cadre du dispositif déployé depuis 2023, sur la base d'un référentiel national commun centré sur la personne accompagnée. Les résultats montrent un niveau de qualité globalement satisfaisant, reflet de l'engagement des professionnels sur le terrain, notamment en matière de droits et de participation des personnes accompagnées. Ils mettent toutefois en lumière des points de vigilance persistants, en particulier sur la démarche qualité, la gestion des risques et le pilotage des organisations, qui appellent à poursuivre les efforts d'amélioration continue.
Un an après avoir alerté sur les difficultés d'accès aux soins et les besoins en psychiatrie des jeunes, les chiffres issus de l'enquête FHF Ipsos et des analyses FHF Data montrent une crise qui s'amplifie depuis 2019, avec un impact particulièrement marqué chez les jeunes et les femmes. La hausse significative des hospitalisations pour tentative de suicide constitue l'indicateur le plus préoccupant de cette dégradation.
> Site de la FHF, 15 avril 2026
Ce présent décret supprime l'exonération de la participation des assurés en affection longue durée aux frais relatifs aux médicaments à service médical rendu faible. Il circonscrit également le bénéfice de l'exonération de participation aux titulaires de rentes « accident du travail » ou « maladie professionnelle », à l'exclusion de leurs ayants droits.
En déplacement, la ministre de la Santé et la ministre de l'Aménagement du territoire et de la décentralisation, ont annoncé avoir confié une "mission flash" afin de "proposer les conditions de généralisation" d'ici fin 2026, des guichets uniques départementaux d'accompagnement à l'installation. La mission confiée devra : dresser un état des lieux des dispositifs existants et identifier les facteurs de réussite des initiatives déjà engagées ; définir un socle national de services mobilisables pour accompagner les professionnels de santé, dès la formation initiale ; préciser les missions essentielles des guichets uniques départementaux, en garantissant à la fois cohérence nationale et adaptation territoriale ; formuler des recommandations sur leur organisation opérationnelle (accueil physique, téléphonique, numérique) et leur gouvernance, associant l'ensemble des acteurs concernés (ARS, Assurance maladie, collectivités, professionnels, étudiants) ; clarifier leur articulation avec les dispositifs existants, notamment les plateformes d'accompagnement des ARS.
> Communiqué de presse, 17 avril 2026
L'édition 2025 de l'état des lieux de la permanence des soins ambulatoires met en évidence un dispositif en constante adaptation, porté par l'implication des médecins libéraux. Cette dynamique a permis de poursuivre la progression du taux de participation des médecins à la PDSA et d'assurer une couverture globale de 98 % du territoire national par un médecin de garde durant les week-ends et jours fériés. La régulation médicale, les gardes postées, l'effection mobile, la rédaction des certificats de décès ou encore la prise en charge des résidents d'Ehpad illustrent la diversité et la complexité des missions assumées par les médecins dans le cadre de la PDSA. Malgré leur engagement constant pour assurer les soins non programmés, des défis majeurs persistent, notamment une démographie médicale fragile dans certains territoires, un contexte d'insécurité croissant et des distances toujours plus importantes à parcourir durant des gardes, en particulier pour les visites à domicile.
> Site du conseil national de l'Ordre national des médecins
> Le Quotidien du médecin, 13 avril 2026 (accès abonnés)
La Drees, en partenariat avec les Observatoires régionaux de la santé (ORS) et les Agences régionales de santé (ARS) des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Pays de la Loire ainsi que l'Union régionale des médecins libéraux (URML) de la région Pays-de-la-Loire, lance la deuxième vague de la cinquième édition du Panel d'observation des pratiques et des conditions d'exercice en médecine générale. Cette deuxième vague est consacrée au repérage et à la prise en charge des violences subies par les femmes, ainsi qu'aux violences subies par les médecins généralistes dans le cadre de leur exercice.
France Assos Santé et Ipsos bva dévoilent aujourd'hui les résultats de l'édition 2026 du Baromètre des droits des personnes malades. Cette nouvelle édition montre que les droits des patients sont de mieux en mieux connus par les Français, mais que des inégalités et des obstacles concrets persistent (notamment l'obtention d'un rendez-vous médical, l'impact des dépassements d'honoraires ou encore les pénuries de médicaments) et continuent de fragiliser l'effectivité des droits des personnes malades.
> france-assos-sante.org, 15 avril 2026
> www.ipsos.com, 16 avril 2026
Ce plan, destiné à lutter contre l'absentéisme au travail, vise à renforcer les contrôles des arrêts maladie et à faciliter le signalement, par les employeurs, des cas jugés suspects auprès de l'administration. Parmi les mesures phares figurent : La limitation des prescriptions d'arrêt de travail à un mois en cas de premier arrêt et à deux mois en cas de prolongation, sauf exceptions. Les motifs d'arrêts devront obligatoirement être renseignés par les médecins. Ils auront la possibilité de saisir le service du contrôle médical de l'Assurance maladie pour les renouvellements d'arrêt dépassant 3 mois. À compter de 2027, les indemnités journalières liées aux accidents du travail et maladies professionnelles seront limitées à 4 ans. Le conseil de la Cnam rappelle que l'Assurance maladie a déjà publié à l'été 2025 des "propositions consensuelles" sur les arrêts de travail. Parmi celles-ci, figurent notamment la possibilité de prescrire du télétravail plutôt qu'un arrêt ou l'obligation pour le prescripteur d'indiquer les motifs d'arrêt et l'indication des durées prévues par les référentiels scientifiques, indique-t-il. La ministre de la Santé a invité le conseil de la Cnam à participer à la poursuite de la concertation dans la perspective du PLFSS 2027, rapporte l'instance, qui a accepté cette proposition.
> Site du Ministère chargé du travail, 9 avril 2026
Le compte professionnel de prévention (C2P) permet aux salariés exposés à certains facteurs de pénibilité d'acquérir des points pour anticiper leur départ à la retraite ou financer une reconversion. En 2023, des points sont acquis sur un C2P pour 2,8 % des emplois salariés. Ce dispositif concerne bien plus fréquemment les emplois d'ouvriers, ceux occupés par des hommes et ceux du secteur de l'industrie.
Si la lutte contre l'isolement des personnes âgées est aujourd'hui affichée comme une priorité publique, sa mise en œuvre est complexe. Elle suppose de dépasser une appréciation trop binaire de situations, où l'insertion sociale se résumerait à une quantification de contacts, et de considérer des enjeux bien plus larges de précarité et d'aménagement du territoire. Explications.
> The Conversation, 19 avril 2026
La plupart des pays développés connaissent un vieillissement rapide de leur population. Selon la base de données des Nations unies, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus dans les « pays les plus développés[1] » devrait passer de 21,5 % en 2026 à 32,3 % en 2100. Il existe toutefois de fortes disparités entre ces pays. Au Japon, par exemple, les 65 ans et au-delà représentent déjà plus de 30,5 % de la population, et d'ici la fin du siècle leur part devrait se stabiliser autour de 39 %. Dans les pays dont le profil d'âge est plus favorable, comme les États-Unis, la part des 65 ans et plus devrait passer de 19 % à 30,5 %.
> economic-research.bnpparibas.com, 16 avril 2026
ISSN 2824-9658