ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
11 novembre 2022

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie • RéglementationScience de l'information et de la communicationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

35 ans de regards sur la protection sociale : Revue Regards n°60, septembre 2022

> Site de Cairn

Une complémentaire santé régionale en Île-de-France

L'Île-de-France va proposer une complémentaire santé régionale à ses habitants, à compter de février prochain. Au terme d'un appel d'offres, trois opérateurs ont été retenus : Axa, La Mutuelle Familiale et Harmonie Mutuelle. « Avec cette initiative partenariale, la région poursuit résolument son action pour contribuer à un meilleur accès aux soins des Franciliens. Par le biais de la couverture santé régionale, elle souhaite par ailleurs alléger le poids que peuvent représenter les dépenses de santé dans un budget familial et limiter au maximum le renoncement aux soins», précise le rapport pour le conseil régional (qui planchera sur le dispositif lors de la séance de demain). Parmi les premiers visés les seniors, pour lesquels la part du budget consacré à une complémentaire santé est la plus lourde. Les trois Ocam proposeront des offres similaires, répondant aux critères des contrats responsables et «comprenant notamment une prise en charge renforcée des postes à fort dépassement (honoraires médicaux, chirurgicaux, spécialistes, dentaire, orthodontie) » ; ainsi que la couverture de certains actes non remboursés par la Sécurité Sociale (par exemple les bilans diététiques). Cette couverture intégrera également les priorités régionales, notamment en matière de santé des femmes ou de santé mentale. Le dispositif sera ouvert à toute personne ayant une résidence principale en Île-de-France, affiliée au RO, sans condition de revenus.

> Lettre ESE, 8 novembre 2022

Démographie

Economie de la santé

Avis du Conseil de l'âge portant sur le PLFSS 2023

> Site du HCFEA

Élisabeth Borne actionne le 49-3 sur les "dépenses" de la Sécurité sociale sur le PLFSS 2023 : le texte transmis au Sénat

La Première ministre Élisabeth Borne a engagé mercredi 27 octobre au soir à l'Assemblée la responsabilité de son gouvernement via le 49.3, sur l'ensemble de la partie "dépenses" du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le texte final "tient compte de vos échanges en commission", a-t-elle assuré aux députés, affirmant que "plus de 150 amendements ont été retenus, de la majorité comme des oppositions. Après le rejet des deux motions de censure lundi 31 octobre après-midi, le PLFSS 2023 est donc considéré comme adopté en première lecture par l'Assemblée nationale. Retour sur les principaux amendements retenus par rapport au texte d'origine, émanant principalement de la majorité et du gouvernement, mais aussi de l'opposition.  Les consultations de prévention aux trois âges clés de la vie seront aussi «le lieu de repérage des violences sexistes et sexuelles». Et ces rendez-vous auront également pour objectif de promouvoir l'activité physique et sportive, une alimentation favorable à la santé, ainsi que d'assurer la promotion de la santé mentale et sexuelle. Ils devront prendre «notamment en compte les besoins de santé des femmes et la détection des premières fragilités liées à l'âge en vue de prévenir la perte d'autonomie». A également été intégré l'amendement visant à permettre aux étudiants de 3ème cycle de médecine et de pharmacie d'administrer des vaccins dans le cadre de leurs stages. Une expérimentation, d'une durée de trois ans, concernant le dépistage néonatal de la drépanocytose «de façon systématique et obligatoire» est ajoutée. A l'initiative du gouvernement, un statut d'observateur est créé pour les représentants des maisons de santé, dans le cadre des négociations d'accords conventionnels interprofessionnels. Par ailleurs, est prévue une dérogation à la règle selon laquelle toute mesure conventionnelle ayant un impact financier n'entre en vigueur que six mois après la signature du texte. Concernant la quatrième année de médecine générale, la condition d'un encadrement lors du stage par un praticien «situé dans le bassin de vie» est retenue, de même pour la découverte d'une CPTS dans ce cadre. En matière d'accès aux soins, la création d'un guichet unique départemental d'accompagnement à l'installation des professionnels de santé est insérée dans ce budget 2023 de la Sécu. La notion de «responsabilité collective de participation à la permanence des soins», a également été ajoutée. Et la permanence des soins ambulatoires est élargie aux chirurgiens-dentistes, sages-femmes et infirmiers. L'accès direct à titre expérimental aux IPA, pendant trois ans et sur certains territoires, est confirmé dans cette nouvelle version. Une autre expérimentation prévoit d'autoriser les conseils de l'ordre des médecins à organiser obligatoirement des consultations de généralistes ou spécialistes dans les zones sous-denses, «dans un lieu différent du lieu d'exercice habituel». Outre la rémunération des actes médicaux, ces consultations font l'objet d'un financement par le fonds d'intervention régional. Les mesures sur l'encadrement de l'intérim sont élargies aux laboratoires ainsi qu'aux établissements et services médico-sociaux. La possibilité pour les médecins et infirmiers de travailler jusqu'à 72 ans dans les hôpitaux est prolongée et le cumul emploi-retraite sera possible sans délai de carence dans les déserts médicaux. Le texte sera ensuite examiné en séance publique par le Sénat à partir de lundi 7 novembre 2022.

> Lettre ESE, 3 novembre 2022

> Texte transmis au Sénat

Etat de santé

Un nouveau rapport des Nations Unies révèle une régression alarmante de l'état de santé des femmes, des enfants et des adolescents,

> Site de l'Onu

Le réchauffement climatique met en péril la santé mondiale

03/11/2022- The Lancet Countdown, revue dédiée à l'environnement et à la santé, a publié fin octobre un rapport sur l'impact sanitaire du réchauffement climatique. Ce 7e opus du rapport annuel, auquel ont contribué 99 experts issus de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), rappelle l'urgence de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Les auteurs font le lien entre consommation des énergies non renouvelables, insécurité alimentaire, diffusion des maladies infectieuses et multiplication des vagues de chaleur.
> The 2022 Global Report - The Lancet Countdown, 26 octobre 2022 

Vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé reconnu liberté fondamental

> Site du Conseil d'état

Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire : Numéro thématique Journée mondiale du diabète, 14 novembre 2022 (état de santé des personnes présentant un diabète en France, tabagisme et diabète)

Au Sommaire : état de santé des diabétiques, tabagisme et diabète

> Site du BEH

Covid-19 et mortalité : au-delà des chiffres de l'Insee

> Blog de l'Insee

L'Institut national du Cancer publie son rapport 2022 sur la lutte contre les cancers pédiatriques en France.

> Site de l'Inca

Covid-19 : surmortalité des étrangers en France pendant la première vague

Une étude de l'Ined et l'Inserm publiée mardi 8 novembre met en lumière une surmortalité des personnes nées hors d'Europe durant la première vague de Covid-19 en France. Si de précédentes études avaient déjà constaté des inégalités face à la pandémie, ce travail montre l'ampleur de l'impact de la première vague sur ces populations.

> La Croix, 8 novembre 2022

> Site de Santé publique France

Deux tiers des émissions mondiales de CO2 ont lieu dans 10 pays

> Site de Statistica

Géographie de la santé

Recommandations de l'Académie nationale de médecine relatives aux zones médicalement sous-denses, dites « déserts médicaux » en France

> Site de l'Académie nationale de médecine

Déserts médicaux : « Sortir d'une approche purement quantitative ». Note de Terra Nova

Dans une note récente, Terra Nova revient sur la nécessité de «sortir d'une approche purement quantitative (…) pour repenser nos attentes collectives à l'égard de la qualité des soins de proximité».

> Site de Terra Nova

Carte interactive sur l'accès aux soins en France

L'UFC-Que Choisir publie ce mardi 8 novembre 2022 une carte interactive actualisée qui souligne "l'état déplorable de l'accès géographique et financier aux soins en France". L'association s'est penchée sur quatre professions: les médecins généralistes, les ophtalmologistes, les gynécologues et les pédiatres. Elle a ensuite mis en relation cette offre avec les tarifs pratiqués pour établir une classer les communes par rapport à la moyenne nationale. Ainsi, selon ce travail, 23,5% des Français, soit près d'un quart de la population, éprouveraient des difficultés pour accéder à moins de 30 minutes de route à un maillon du parcours de santé.
> Site de l'UFC-Que choisir

Handicap

L'Agefiph et l'Ifop publient une étude sur le plein emploi des personnes en situation de handicap

 27/10/2022- L'Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et l'institut de sondage Ifop ont publié une enquête intitulée "Le plein emploi des personnes en situation de handicap est-il possible ?". L'Agefiph recense actuellement 1,1 million de travailleurs handicapés (dont 34% travaillent à temps partiel) et plus de 460 000 demandeurs d'emploi handicapés. Le sondage dresse un état des lieux des perceptions, des ressentis et des attentes auprès des personnes en situation de handicap mais également d'employeurs, de la population dans son ensemble et de la population salariée. Selon ce sondage, 18% des personnes en situation de handicap jugent que le plein emploi peut être atteint pour les personnes handicapées à horizon 2027, contre 23% pour le grand public et 31% pour les recruteurs. Ce résultat est cohérent avec les déclarations des salariés handicapés qui se révèlent "plus fatigués, plus inquiets et moins sereins que l'ensemble des salariés". 51% des personnes handicapées interrogées se disent inquiètes face aux réformes à venir (retraite, assurance chômage) et 37% craignent de devoir accepter un emploi qui ne correspond pas à leurs aspirations. Par ailleurs, 64% des employeurs interrogés estiment que les difficultés actuelles de recrutement pourraient les inciter à embaucher des travailleurs en situation de handicap, à condition d'être accompagnés.
> Site de l'Agefiph

635 000 personnes handicapées vieillissantes : quelle santé ?

> Site Informations handicaps, 26 octobre 2022

Hôpital

Crise énergétique : comment les hôpitaux se préparent à passer l'hiver

L'hôpital est l'un des secteurs les plus énergivores : il consomme en moyenne autant d'électricité que cinq millions de foyers français. A l'approche de l'hiver, zoom sur les mesures que les établissements hospitaliers mettent en place pour faire face à la crise énergétique.

> Egora, 1er novembre 2022

Le nombre d'équipements matériels lourds a augmenté de près de 15% en quatre ans

Le nombre d'équipements matériels lourds, soumis à l'autorisation des ARS, est un bon indicateur des moyens attribués au système de santé sur le territoire. Le dernier recensement de septembre 2022 montre une augmentation de près de 15% de ces équipements en quatre ans. Selon le type d'appareil, leur répartition dans l'Hexagone est très inégale.

> Hospimédia, 31 octobre 2022 (Accès abonnés)

> Site d'Atlasanté

Généralisation de l'accréditation des médecins et des équipes médicales de spécialités à risques :  rapport de la mission confiée au Pr Bertrand Millat

> Site du ministère chargé de la santé

Analyse nationale des commentaires des patients recueillis dans le cadre du dispositif e-Satis : rapport de la HAS

Dans le cadre du dispositif national de mesure de la satisfaction et de l'expérience patient, e-Satis, les patients répondent en continu à des questionnaires développés et validés par la HAS. Une analyse a été menée pour identifier, dans une approche exploratoire, les thématiques fréquemment évoquées dans ce verbatim de patients. En effet, dans le cadre d'une démarche d'amélioration des soins centrée sur le patient, il est primordial de bien connaitre leurs préoccupations en lien avec leur prise en charge en établissement de santé.

> Site de la HAS

Quand l'hôpital devient plus écolo : « C'est bénéfique aussi pour la santé »

Pour le professeur Patrick Pessaux, président du Collectif écoresponsabilité en santé (Cérès), il y a urgence à rendre plus verts nos hôpitaux. Si cela permet de réaliser des économies, il en va du bien-être de la planète mais aussi… de la santé des patients eux-mêmes.

> Le Parisien, 4 novembre 2022 (Accès abonnés)

Repenser le système de soins sur un fondement éthique. Leçons de la crise sanitaire et hospitalière, diagnostic et perspectives » : Avis du CCNE

> Site du CCNE

Inégalités sociales de santé

Le Conseil national de l'alimentation publie un avis pour mieux prévenir et lutter contre la précarité alimentaire

28/10/2022- Le Conseil national de l'alimentation (CNA) a publié un avis "Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire". Le CNA est une instance consultative indépendante, placée auprès des ministres chargés de l'Environnement, de la Consommation, de la Santé et de l'Agriculture. Cet avis a été préparé en concertation avec d'autres organisations qui agissent spécifiquement contre la précarité alimentaire. Un panel citoyen, constitué pour moitié de personnes en situation de précarité, a également été consulté. Le CNA formule plus de 70 recommandations à destination des pouvoirs publics et des acteurs de la chaîne alimentaire, "pour permettre à chaque personne d'avoir un accès digne à une alimentation suffisante et de qualité".
> Site du CNA

Manifeste pour une inclusion financière universelle

26/10/2022- Comment gérer son budget quand on vit sous le seuil de pauvreté ? Telle est la problématique à laquelle tente de répondre le Secours catholique. Ce dernier s'est associé à Caritas France, Emmaüs France, APF France Handicap, l'UFC que choisir, Familles rurales et la Confédération syndicales des familles afin de publier un manifeste pour l'inclusion bancaire universelle. Il s'agit de redonner des droits à détenir un compte bancaire aux personnes les plus défavorisées. Le problème reste prégnant, 11 ans après le premier manifeste sur le sujet. Six propositions de réformes sont formulées par les associations afin de donner accès aux moyens de paiements pour tous, revoir la tarification pour la rendre plus juste, favoriser l'accès au crédit pour les plus vulnérables, prévenir et éviter le surendettement et améliorer l'accès à l'épargne.
> Site du Secours catholique

Pour obtenir un rendez-vous médical, mieux vaut ne pas être bénéficiaire d'une aide à la santé

Certains praticiens refusent de prendre en consultation les personnes bénéficiant de l'aide médicale d'État (AME) ou de la complémentaire santé solidaire (C2S). Face à cette discrimination, les recours sont rares car longs et surtout méconnus des patients.

> Slate, 2 novembre 2022

Bilan de la stratégie pauvreté

> Site du gouvernement

Médicament

Santé publique France dénonce une hausse des prescriptions d'antibiotiques

Un rapport de Santé publique France, publié mercredi 2 novembre 2022, s'inquiète d'une hausse de la consommation d'antibiotiques. Environ 700 prescriptions pour 1.000 habitants ont été réalisées en 2021, ce qui vaut à la France d'être encore le quatrième pays européen le plus consommateur, derrière la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie. Depuis dix ans, leur consommation baissait pourtant régulièrement, encore plus en 2020 avec l'effondrement des consultations, conséquence des confinements. Mais un an plus tard, l'abandon des gestes barrière et la reprise des infections hivernales signent leur grand retour, en particulier chez les plus petits, de zéro à quatre ans. Les campagnes d'information, dont celle lancée le 8 octobre par SpF et l'Assurance-maladie sous le slogan "Les antibiotiques, bien se soigner, c'est d'abord bien les utiliser", peinent en outre à lutter contre des idées reçues toujours bien présentes.

> Le Parisien, 2 novembre 2022

> Site de Santé publique France

Paracétamol : l'ANSM et les syndicats de pharmaciens mobilisés pour assurer la couverture des besoins

26/10/2022- Depuis juillet, deux syndicats de pharmaciens ont signalé à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de prochaines difficultés d'approvisionnement des médicaments dont le principe actif est le paracétamol. Ce dernier étant l'un des antalgiques les plus utilisés, notamment dans le cadre des traitements contre la Covid-19. L'ANSM a déjà formulé des recommandations en faveur d'une rationalisation de la mise en vente du paracétamol le 12 juillet dernier. Le collège général des médecins a rejoint la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines, en alertant à son tour l'ANSM sur la tension d'approvisionnement de ce produit. Ainsi, les pharmaciens ont reçu pour consignes de ne pas délivrer simultanément plus de deux boites de paracétamol par patient, sauf prescription du médecin. Le préparateur en pharmacie peut, après avoir consulté le patient sur son état de santé, réadapter la prescription selon le besoin réel. De plus, il est recommandé de ne pas constituer des stocks de ce médicament. Les conséquences de la guerre en Ukraine ont ralenti l'approvisionnement en paracétamol alors même que les sites de productions ne sont pas localisés en Europe. Ceci justifie l'annonce du président de la République qui souhaite relocaliser la production de paracétamol en France pour des raisons de souveraineté.
> Site de l'ANSM

Pour une Europe du médicament au service des patients : rapport d'information du Sénat

> Site du Sénat

Santé publique France lance une campagne de communication pour limiter la consommation d'antibiotiques

> Les antibiotiques, bien se soigner c'est d'abord bien les utiliser (Thierry) - Santé publique France sur YouTube, 2 novembre 2022
> Les antibiotiques : bien se soigner, c'est d'abord bien les utiliser (Zoé) - Santé publique France sur YouTube, 2 novembre 2022

NTIC : open data, internet

Données massives de santé : enjeux éthiques pour la recherche

Les données massives de santé sont désormais incontournables pour la recherche biomédicale. Comment faciliter leur accès aux chercheurs tout en préservant les droits des personnes et la validité scientifique des travaux ? Ces questions seront au cœur de la 9e journée annuelle du comité d'éthique de l'Inserm, organisée le 8 novembre 2022, en partenariat avec l'Espace éthique Ile-de-France.

> Site de l'Inserm

Le gouvernement a formellement lancé vendredi l'Agence de l'innovation en santé, chargée de suivre l'exécution des mesures du plan "France 2030" et de son volet santé doté de 7,5 milliards d'€

Rattachée au Secrétariat général à l'investissement, l'agence est pilotée par Lise Alter, médecin de santé publique qui était depuis deux ans directrice de l'évaluation et de l'accès à l'innovation à la HAS. De nombreux appels à projets sont en cours ou attendus pour subventionner de nouveaux instituts hospitalo-universitaires (IHU), des programmes de recherche et des investissements industriels, entre autres.

> What's Up Doc

Renforcer la prise en charge de la santé mentale en soins primaires : quelle efficacité et quels usages des outils numériques ?

> Comparaisons internationales n° 3, Caisse nationale de l'Assurance maladie

Cyberattaques des hôpitaux : que veulent les hackers ?

Le 20 août 2022, le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes a été victime d'une cyberattaque. Pour le vice-amiral Arnaud Coustillère, chargé de la cyberdéfense française, la cyberattaque se définit comme « une action volontaire, offensive ou malveillante, menée au travers du cyberespace et destinée à provoquer un dommage aux informations et aux systèmes qui les traitent, pouvant ainsi nuire aux activités dont ils sont le support ».

> The Conversation, 2 novembre 2022

Mon espace santé : bilan du déploiement national et prochaines étapes

> Site d'Ameli, 3 novembre 2022

Politique de santé, politique sociale

4e Plan national santé environnement : Rapport d'avancement 2021-2022

Près d'un an après la sortie du quatrième plan national santé environnement 2021-2025 (PNSE 4), les ministères chargés de l'écologie et de la santé publient le premier rapport d'avancement du plan. Les premiers résultats indiquent que 98% des actions prévues sont d'ores et déjà lancées pour un investissement déjà réalisé à hauteur de 76 millions d'euros. Ce rapport d'avancement s'accompagne d'un livret, élaboré par le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), à destination des élus et des collectivités sur les politiques locales à mener en matière de santé environnement.

> Site du ministère de l'écologie

Concertations et propositions en faveur d'une loi "Démocratie en santé"

> Site de l'espace ethique de l'AP-HP Ile-de-France

La hausse des dérives sectaires en santé en lien avec la crise Covid se confirme : Rapport de la Miviludes

> Site de la Miviludes

Politique publique

Prévention

Un bilan de la lutte contre le tabagisme au moment de célébrer le 30e anniversaire de la loi Évin

03/11/2022- La loi Évin célèbre ses 30 années d'application. Mesure phare de la lutte contre le tabagisme, qu'il soit actif ou passif, elle interdit de fumer dans les lieux publics depuis 1992. Cet anniversaire, accompagné par l'évènement du "mois sans tabac" en novembre, est l'occasion de dresser un bilan contrasté de cette loi, entre baisse de la prévalence dans la population et poursuite des effets délétères en termes de santé publique. La prévalence du tabac dans son usage quotidien a baissé de 8,5 points sur les 30 dernières années, passant de 34% de fumeurs quotidiens à 25,5%. La prévalence a surtout chuté entre 2016 et 2019, avec la mise en œuvre du programme national de réduction du tabagisme : notamment, paquet neutre, avertissements sanitaires. La baisse de la consommation est notamment visible chez les plus jeunes, avec 25% de fumeurs quotidiens en 2017 contre 41% en 2000. Près de 60% des fumeurs déclarent avoir envie d'arrêter de fumer. La légère baisse de la prévalence s'explique en particulier par la hausse du prix du tabac. La hausse des tarifs a aussi provoqué un recours plus important à des traitements pour l'arrêt du tabac, comme les timbres ou substituts nicotiniques : leur vente a été multipliée par sept entre 1998 et 2018. La part des décès attribuables au tabac reste constante en moyenne, autour de 13%, entre 2000 et 2015 : elle a certes baissé pour les hommes en passant de 23% à 19% pour les hommes, mais elle a augmenté de 3% à 7% pour les femmes.
> France inter, 1er novembre 2022

Prévision - Evaluation - Méthodologie

Enquête santé européenne (EHIS) 2019 : Bilan méthodologique - France métropolitaine et DROM

> Site de la Drees

Psychiatrie

Sommet mondial sur la Santé mentale 2022 : renforcer l'action mondiale des gouvernements (Rome, 13 et 14 octobre 2022)

> Site du ministère chargé de la santé

3e édition du baromètre des proches aidants consacré à la santé mentale

A l'occasion de la Journée nationale des aidants, l 'Unafam a dévoilé la 3e édition de son baromètre des proches aidants consacré à la santé mentale et aux troubles psychiques.

> Site de l'Unafam

Réglementation

Arrêté du 24 octobre 2022 -  Jorf du 27 octobre 2022 (autorisation du protocole de coopération "Coopération entre médecins et infirmiers pour la prise en charge à domicile des patients âgés ou en situation de handicap et en difficultés pour se déplacer aux cabinets des médecins")

> Site de Legifrance

Recentralisation du RSA : les critères d'éligibilité fixés par décret

> Site de Legifrance

Science de l'information et de la communication

Soins de santé primaire

Budget de la Sécu version 49.3 : ce qui passe, ce qui casse pour la médecine de ville

Jamais deux sans trois. Après un débat houleux mercredi soir à l'Assemblée nationale, la Première ministre Elisabeth Borne a enclenché une nouvelle fois la procédure du 49.3, engageant la responsabilité du Gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023. Le texte de l'exécutif comporte des mesures décriées par les professionnels de santé, comme l'ajout d'une 4e année d'internat de médecine générale à réaliser en priorité dans les zones sous-denses, ou au contraire plébiscitées, telle l'exonération des cotisations vieillesse pour les médecins en cumul emploi-retraite.

> Egora, 27 octobre 2022

L'Assurance maladie fait le bilan du dispositif des assistants médicaux

À l'occasion du lancement du volet « Santé » du Conseil national de la refondation (CNR), le 3 octobre, le ministre de la Santé et de la prévention, François Braun, a listé plusieurs leviers pour améliorer l'accès aux soins. Parmi ceux-ci, il a annoncé vouloir porter le nombre d'assistants médicaux à 10 000 d'ici 2025, afin de libérer du temps médical pour les médecins. 3 ans après le lancement de ce dispositif, plus de 3 500 contrats ont été signés. Pour rappel, les premiers recrutements d'assistants médicaux avec l'aide financière de l'Assurance Maladie ont eu lieu en septembre 2019, à la suite de la signature de l'avenant 7 à la convention médicale. Pour les premiers contrats signés, une augmentation moyenne de près de 10 % de la patientèle médecin traitant et de plus de 5 % de la file active  a déjà été constatée.

> Ameli.fr

L'Académie préconise un service citoyen médical d'un an pour tout médecin diplômé

> Le Généraliste, 27 octobre 2022

Dynamiques territoriales de santé (ASV, CLS, CLSM) et exercice coordonné (CPTS, MSP, CdS) : Bibliographie commentée

> Site de l'Iresp Occitanie

Soins primaires, promotion de la santé et prévention : développer des approches populationnelles. Bibliographie

> Site de l'Iresp Franche-Comté

Top départ des négociations de la convention médicale 2023-2027

02/11/2022- Le 28 octobre dernier, François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, et Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé, ont adressé à Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam), la lettre de cadrage des lignes directrices de la prochaine convention médicale. Les quatre axes principaux mentionnés sont les suivants : l'accès aux soins, la prévention, la coopération avec les autres professionnels de santé et enfin, le numérique en santé. Ils intègrent certains éléments annoncés début octobre dans le cadre du Conseil national de la refondation, notamment "l'accès à un médecin généraliste traitant pour tous" et le triplement du nombre d'assistants médicaux pour atteindre celui de 10 000 en 2025. Cette lettre de cadrage a été suivie, le 2 novembre, de l'adoption des orientations par le conseil de l'Union nationale des caisses d'Assurance maladie (Uncam). Une première réunion entre les parties prenantes (Assurance maladie et CSMF, MG France, SML, FMF, UFML-S, Avenir Spé-Le Bloc) est annoncée pour mi-novembre. Elle sera suivie de nombreuses autres et devrait aboutir, "avant la fin du premier trimestre 2023", à un accord aussi consensuel que possible. À défaut, un "règlement arbitral" serait entériné. Les syndicats s'inquiètent dores et déjà d'une marge de négociation financière étroite, avec des dépenses en forte augmentation pendant la crise sanitaire. L'objectif national de dépenses d'Assurance maladie pour les libéraux (Ondam-Ville) fixé à 2,9%, soit en dessous de l'inflation, ne leur semble pas être un élément favorable. Ils redoutent également une permanence de soins "obligatoire" ou "l'accès direct" à d'autres soignants sans coordination médicale. Certains syndicats, comme l'Union française pour une médecine libre (UFML), envisagent d'aller un déconventionnement.
> Site du ministère de la Santé et de la Prévention, 28 octobre 2022

> Le Monde, 30 octobre 2022

Généralisation de l'accréditation des médecins et des équipes médicales de spécialités à risques : enjeux pour la qualité des soins, la sécurité des patients et la formation des professionnels : Rapport de la mission Millat

> Site du ministère chargé de la santé

La rémunération n'est pas la principale motivation des infirmiers pour l'intérim

Une enquête de l'agence Agems révèle que les impératifs de planning et l'organisation de service sont les principales raisons qui poussent les infirmiers vers l'intérim. Les jeunes diplômés utilisent aussi l'intérim pour diversifier leur expérience. Beaucoup d'infirmiers restent toutefois ouverts à un retour en établissement.

> Hospimédia, 4 novembre 2022 (Accès abonnés)

> Site de l'Agems

Les compétences vaccinales des pharmaciens étendues

Conformément à la nouvelle convention pharmaceutique, signée en mars dernier, l'élargissement des compétences vaccinales des pharmaciens d'officines est entré en vigueur lundi 7 octobre 2022. En plus des vaccins contre la grippe et la Covid-19, ces professionnels de santé sont désormais autorisés à administrer aux patients dotés d'une prescription médicale les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, les infections invasives à pneumocoque, les virus de l'hépatite A et B, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W et la rage. Les injections peuvent être pratiquées sur les mineurs âgés de 16 ans et les majeurs pour lesquels ces vaccinations sont recommandées, conformément au calendrier en vigueur. Pour procéder à la vaccination, les pharmaciens doivent être formés et déclarés à l'ARS. La rémunération est de 7,50 €. Le PLFSS 2023 prévoit d'aller plus loin, avec la création d'une nouvelle compétence de prescription vaccinale pour les pharmaciens et les infirmiers.
> Lettre ESE, 8 novembre 2022

Les formations aux professions de santé en 2021 : Une nette hausse du nombre d'inscrits et un taux de réussite qui retrouve son niveau avant crise sanitaire

> Site de la Drees

Sondages

Statistiques - Méthodologie

Statistique annuelle des établissements de santé 2021 : mise à disposition des bases statistiques

> Site de la Drees

Enquête santé européenne (EHIS) 2019 : Bilan méthodologique - France métropolitaine et Drom

> Site de la Drees

Systèmes de santé

Projection vers le système de Santé en 2032

11 octobre 2022 - En 2032, la Santé sera globale et citoyenne et l'écosystème français aura repris son leadership, dans un monde où la gouvernance sanitaire sera territoriale et où de nouveaux métiers auront vu le jour. Ce travail prospectif réalisé par le Think tank « Innovation Days » est le fruit de la réflexion ses divers acteurs, issus des secteurs universitaire, soignant, industriel ou de représentants de patients réunis sous cette bannière qui se veut éphémère.
> Site de cadredesante.com

Travail et santé

Quels sont les salariés les plus touchés par les accidents du travail en 2019 ?

> Site de la Dares

La Dares analyse le travail en horaires atypiques

> Site de la Dares

Vieillissement

Réforme des retraites : la question de la pénibilité au cœur des futures négociations

03/11/2022- Dans les phases de discussions préalables à la réforme des retraites, les syndicats de salariés ont indiqué au gouvernement que le recul de l'âge de départ à la retraite devrait a minima s'accompagner d'une meilleure prise en charge de la pénibilité du travail. L'extension des facteurs de pénibilité au-delà des six critères actuellement retenus dans le Compte professionnel de prévention (C2P) est donc au programme. Le port de charges lourdes, l'exposition au risque chimique ou les postures pénibles pourraient faire leur retour après avoir été exclues des critères en 2017. Des enquêtes récentes permettent de dresser le tableau des emplois dont les conditions de travail sont dégradées. D'après une analyse du Laboratoire de sciences actuarielle et financière (SAF) parue en août dernier sur financements publics, les dix facteurs de pénibilité retenus initialement dans le Compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) concernaient 13,5 millions de personnes résidant en France métropolitaine en 2017, soit 61% des salariés cette année-là. Cette analyse montre une montée en charge des postes avec postures pénibles et vibrations, avec des gradients différents selon le métier (les ouvriers étant les plus touchés) et des effets visibles sur les accidents du travail. La pénibilité (au sens large) trouve un écho particulier au vu des difficultés de recrutement auxquelles elle semble liée. 85% des entreprises dont plus de la moitié des postes sont exposés à la pénibilité, ont des difficultés à les pourvoir, contre 63% des postes ouverts par les établissements où aucun salarié ne serait concerné par des contraintes physiques ou temporelles, d'après l'enquête Conditions de travail 2019 de la Dares. Une troisième étude publiée en octobre 2022 par Santé publique France dresse un panorama du travail de nuit, qui concernerait surtout les secteurs du transport et de la santé et dont la part de travail "habituelle" s'est intensifiée entre 1982 et 2015. Le travail de nuit posté est classé comme cancérogène probable d'après le Centre international de recherche sur le cancer.
> Site de Santé publique France, 19 octobre 2022

 Impact de la surmortalité des retraités en 2020 et 2021 sur les dépenses de retraite en France : Etude Cnav

La pandémie liée à la Covid-19 a entraîné une augmentation inattendue du nombre de décès sur les années 2020 et 2021 (qui se poursuit début 2022). Les vagues successives de l'épidémie ont généré un ralentissement des masses financières versées par les régimes de retraite. En effet, un nombre plus important de décès induit le non-versement de pensions qui auraient dû l'être en l'absence de pandémie. Cette étude se focalise sur l'estimation de la surmortalité des retraités au cours des années 2020 et 2021 et sur son impact à court et moyen terme sur les masses de pensions de droit direct versées. Elle ne traite donc ni des effets de la crise sur les recettes, ni sur les dépenses via les conséquences de la pandémie sur les droits acquis. Parmi les retraités de droit direct âgés de 60 ans et plus fin 2019, 90 000 sont décédés en 2020 ou 2021 alors qu'ils seraient encore en vie au 1er janvier 2022 en l'absence d'épidémie (soit 0,6 % de la population initiale de plus de 16 millions de retraités tous régimes). La surmortalité, plus marquée chez les plus de 70 ans en 2020, a surtout concerné les moins de 80 ans et les hommes en 2021.
> Cadr'age, n° 47, octobre 2022

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ISSN 2824-9658