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3 QUESTIONS À... : FEVRIER 2010





1/ Qu’est-ce que le phénomène d’auto-sélection, objet de votre étude sur l’acquisition d’une surcomplémentaire à la MGET ?

L’auto-sélection désigne le fait que les assurés choisissent un niveau de couverture adapté à leurs besoins de santé, ce qui permet à l’assureur de les distinguer selon leur risque. Ce phénomène permet de « contrer » les problèmes d’anti-sélection auxquels sont confrontés les organismes complémentaires santé. En effet, en l’absence d’information parfaite sur le risque santé des assurés, les assureurs pourraient être amenés à proposer un contrat unique basé sur un compromis entre les besoins des individus ayant des risques faibles et ceux ayant des risques élevés. Cela pourrait conduire à la fuite des assurés ayant un faible risque, comme les jeunes en bonne santé, car le contrat serait trop cher au regard de leurs besoins de soins. L’organisme complémentaire doit alors faire face à ce phénomène, qualifié d’anti-sélection. Afin de ne pas perdre les bas risques, il est donc amené à proposer plusieurs contrats avec différents niveaux de garanties (et de primes) : en choisissant le contrat le mieux adapté à leur risque, les assurés révèlent ainsi une partie de leur risque en s’auto-sélectionnant.

2/ Quels sont les principaux facteurs qui ont influencé la souscription de la surcomplémentaire MGET+ dès sa mise en service ?

Parmi tous les individus ayant souscrit la MGET+, les assurés ayant choisi d’en bénéficier dès son lancement (c’est-à-dire au second semestre 2003) sont largement majoritaires : 73 %. Les personnes présentant des risques santé élevés ont choisi de souscrire la surcomplémentaire dès son lancement : leurs dépenses de santé avant la souscription sont plus élevées parmi les postes de soins les plus concernés par les remboursements de la MGET+ à savoir les consultations et visites, l’optique et le dentaire. De ce fait, leur état de santé général est probablement plus dégradé. De plus, entre 20 et 80 ans, l’âge a un effet croissant sur la probabilité de souscrire la MGET+, ce qui peut être interprété comme le signe d’un besoin de soins plus important lié à un état de santé plus dégradé.

3/ Ces facteurs ont-ils évolué dans le temps ? Si oui comment ?

A partir du premier semestre 2004, l’influence des variables liées au risque santé tend à s’atténuer : au second semestre 2004, les dépenses d’optique, de dentaire, de consultations et de visites impactent toujours positivement la souscription mais dans des proportions beaucoup plus faibles. Parmi ces trois postes, seules les dépenses d’optique conservent une influence positive au dernier semestre 2004 et au premier semestre 2005. Enfin, plus aucune dépense n’impacte la probabilité de souscrire la surcomplémentaire au second semestre 2005. Notons également qu’à partir du second semestre 2004, la surcomplémentaire attire des assurés beaucoup plus jeunes. Il existe donc bien une différence entre les primo adhérents et les autres souscripteurs : ceux qui ont choisi de souscrire précocement tendaient à cumuler des risques avec des dépenses attendues élevées, notamment en optique et en dentaire, ce qui caractérise un coût d’opportunité de l’assurance plus faible.

Propos recueillis par Anne Evans

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23 février 2010