ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
12 janvier 2018

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Validation par l'Assemblée nationale de la suppression de la Sécu étudiante

Lettre d'Espace social européen, 15 décembre 2017

Les députés ont voté, mercredi soir, la suppression du régime étudiant de Sécurité sociale, dans le cadre du projet de loi sur l'orientation et la réussite des étudiants. La délégation de gestion des mutuelles étudiantes (54 Ms € de remises de gestion en 2016) prendra fin à la rentrée 2018. Les nouveaux entrants dans l'enseignement supérieur seront maintenus au régime de leurs parents, comme ayants droit autonomes. Dès l'année suivante, l'ensemble des étudiants seront affiliés au régime général, la gestion étant reprise par les Cpam. Le projet de loi prévoit la mise en place de politiques de prévention " spécifiques " associant les associations étudiantes et la création de nouveaux centres de santé dans les universités. Les parlementaires ont voté un amendement, présenté par Gabriel Attal (LREM, rapporteur du texte au nom de la commission des Affaires culturelles et de l'Education) prévoyant une représentation des étudiants au Conseil de la Cnam, avec voix délibérative.
> Le Monde, 14 décembre 2017

Révision de la coordination des systèmes de sécurité sociale. La REIF souhaite de la Commission européenne des propositions plus ambitieuses

11/12/17 - La Représentation des Institutions Françaises de sécurité sociale auprès de l'Union européenne (REIF) annonce dans un communiqué du 11 décembre son plein soutien à l'initiative de la Commission européenne de moderniser les règles de coordination des systèmes de sécurité sociale contenues dans les règlements no 883/2004 et no 987/2009. Cependant, au regard de la proposition initiale et des débats au Parlement européen et au Conseil de l'UE, la REIF souhaite un corpus de propositions nettement plus ambitieux. En effet, l'expérience concrète acquise par les organismes français de sécurité sociale dans la gestion des dossiers leur permet d'identifier les lacunes et de proposer des moyens à mettre en œuvre pour pouvoir effectuer correctement leur mission de service public au bénéfice des assurés sociaux. Le principe directeur est la réaffirmation des principes fondamentaux de la coordination des systèmes de sécurité sociale, en particulier ceux de la lex loci laboris et de la coopération loyale. Mais la révision des règlements doit également faciliter l'exercice du droit des citoyens UE à la libre circulation par la mise en place de règles plus facilement applicables dans la pratique.
> REIF info numéro 289, 30 novembre 2017

12e Baromètre de la prévoyance CTIP/CREDOC

12/11/17 - Selon le 12e Baromètre de la prévoyance CTIP/CREDOC, présenté le 12 décembre 2017, la généralisation de la complémentaire santé en entreprise depuis 2016 et les modalités de sa mise en œuvre sont en train de transformer les couvertures santé et prévoyance mises en place dans le cadre de l'entreprise. Si les contrats santé souscrits par les employeurs sont plus nombreux (seuls 7 % des entreprises n'ont pas encore mis en place de complémentaire santé), le taux de couverture des salariés reste stable à 69 % (68 % en 2015). Ce paradoxe s'explique notamment par l'augmentation de la part des salariés couverts par la complémentaire santé collective de leur conjoint ou parents (7 % en 2015 et 13 % en 2017). Le taux de salariés sans couverture reste stable à 5 %.
> Site du CTIP

Le Conseil constitutionnel entérine l'essentiel du texte de la LFSS 2018

Par sa décision n° 2017-756 DC du 21 décembre 2017, le Conseil constitutionnel s'est prononcé sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, dont il avait été saisi par deux recours signés, l'un et l'autre, par plus de soixante députés. Il valide l'essentiel des dispositions, notamment la suppression du RSI et la hausse de la CSG compensant la baisse des cotisations sociales pour les salariés, le report de l'entrée en vigueur de la convention entre l'assurance maladie et les chirurgiens dentistes,  ainsi que le fait de ne pas maintenir la généralisation du tiers payant à l'ensemble de la population.

> Texte de la décision du Conseil constitutionnel

> Argus de l'assurance, 22 décembre 2017

COG AT-MP 2018-2022 : réduction drastique du budget

04/01/18 - La convention d'objectifs et de gestion (COG) 2018-2022 de la branche AT-MP de l'assurance maladie, qui devait être signée en janvier, ne sera vraisemblablement conclue qu'à la fin du premier trimestre, en raison d'un bras de fer sur les moyens avec la tutelle. Bercy exigerait de la branche (excédentaire) une réduction de son budget de fonctionnement de 15 % et une restitution de ses effectifs de 10 %. Première conséquence : une baisse de 20 % du budget de fonctionnement (soit une coupe de 18 M €) et de 10 % des effectifs (environ 60 postes de chercheurs qui sont ultra-spécialisés) a été annoncée aux salariés de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) alors que son périmètre d'intervention va s'élargir avec l'accueil au sein du régime général des trois millions d'indépendants du RSI. L'INRS est intégré à la branche AT/MP depuis 2014, alors qu'il était auparavant lié à la Cnamts par une convention. Depuis 2011, l'institut a déjà enregistré 60 suppressions de postes. Alors que les précédentes baisses d'effectifs se sont essentiellement traduites en départs à la retraite non compensés, les syndicats imaginent déjà des licenciements si la prochaine venait à se confirmer.
> Voir aussi : Les chercheurs de l'INRS mobilisés contre une possible baisse drastique d'effectifs - Editions législatives

Baromètre 2017 du FNIM sur la protection complémentaire

Ce baromètre 2017 rapporte un bilan négatif des dernières réformes impactant les complémentaires santé : stagnation de la part de la population couverte, forte progression de la renonciation aux soins, repli du taux de couverture des jeunes, méconnaissance des plafonds des contrats responsables (61 % des personnes interrogées), ou encore non-perception d'un effet sur les dépassements d'honoraires (54 %).

> YouTube

Tracking universal health coverage: 2017 : Rapport de l'OMS

L'objectif de la Couverture sanitaire universelle est de permettre à tous d'accéder aux soins de santé sans être exposé à des dépenses catastrophiques. Dans un nouveau rapport, l'Organisation mondiale de la Santé fait l'état des lieux de la couverture sanitaire universelle pour 2017. Le rapport estime qu'encore la moitié de la population mondiale n'a pas accès aux services de santé essentiels. Il expose également que 800 millions de personnes consacrent au moins 10 % du budget de leur ménage à des dépenses de santé pour elles-mêmes ou un autre membre de leur famille. De plus, les dépenses de santé font basculer 100 millions de personnes dans une situation d'extrême pauvreté. Outre l'analyse des avancées de la couverture sanitaire dans les pays, le rapport examine les inégalités sociales d'accès aux services de santé essentielle à l'intérieur des pays. Il ressort notamment de cette analyse que, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, seulement 17 % des mères et des enfants des ménages les plus pauvres bénéficient de six au moins des sept interventions fondamentales de santé de la mère et de l'enfant, contre 74% dans les ménages les plus favorisés.

> Site de l'OMS

Economie de la santé

Reste à charge zéro : les pistes de la Mutualité française

L'objectif du reste à charge fait  l'objet depuis début décembre d'une concertation entre les pouvoirs publics - sous l'égide de la Direction de la sécurité sociale -, les représentants des professionnels de santé et des organismes complémentaires. Le conseil d'administration de la Mutualité française, qui s'est tenu le 14 décembre, a adopté des pistes de réflexion qui constitue sa contribution au débat. Elle propose, notamment, la constitution de "paniers de soins nécessaires et de qualité" dans lesquels seraient contractualisés les remboursements, les tarifs et la qualité des dispositifs médicaux et des prises en charge. Le contenu de ces paniers serait défini, puis renégocié régulièrement par les acteurs afin d'y intégrer les innovations. Elle propose également de moduler les taxes pesant sur les contrats des complémentaires santé, en fonction de l'effort consenti pour mettre en place ces paniers de soins.

> Communiqué de presse de la Mutualité française

> Argus de l'assurance, 15 décembre 2017

Les périmètres des dépenses de protection sociale en comparaison internationale : Rapport du secrétariat général du HCFiPS

04/12/17- Afin de comparer les systèmes de protection sociale et les dépenses de santé en Europe, Eurostat retient un critère de solidarité sociale. Ce critère, cependant, ne permet pas de donner une vision de l'effort global qu'une nation consacre à sa protection sociale. Aussi, le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS) publie un rapport consacré au périmètre des dépenses publiques à prendre en compte pour les comparaisons internationales. Le Haut conseil y expose que, selon l'approche retenue, le périmètre des dépenses de protection sociale varie plus ou moins selon les pays, ce qui interfère sur le classement des pays reflétant la part des richesses nationales qu'ils consacrent à leur protection sociale. Pour une plus grande pertinence de ces mesures, le rapport recommande une mise en regard des dépenses et des résultats obtenus s'agissant des objectifs définis par les politiques publiques.
> Site de France Stratégie

Le montant de la fraude sociale atteint le milliard d'euros en 2016, selon le dernier bilan de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude

Les résultats 2016 confirment la hausse substantielle des années précédentes, le total de la fraude sociale détectée dépassant désormais 1 Mds d'€ : la fraude aux cotisations s'élève à 601M€ en 2016 (+20,88% par rapport à 2015) et celle aux prestations sociales se situe à 664 M€ en 2016 contre 617 M€ en 2015 (+7,62% par rapport à 2015). Au cours de l'année 2016, l'Assurance maladie a détecté et stoppé des fraudes et des activités fautives pour un montant de 244,8 M€, soit une augmentation de 5,8 % par rapport à 2015 (231,5 M€).

> Site de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude
> Le Quotidien du médecin, 4 janvier 2018

Mobilité internationale - les données de la protection sociale : Rapport statistique 2016 du Cleiss

Le Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale publie, comme chaque année, un état des lieux des dépenses de soins de santé en France des assurés des régimes étrangers et des dépenses à l'étranger des assurés des régimes français. La ventilation des paiements fait ressortir qu'au cours de l'année 2016, 7,3 milliards d'euros ont été payés par la France en application des règlements européens et accords internationaux de sécurité sociale contre près de 7,4 milliards d'euros en 2015, soit une baisse de près de 1,2% représentant plus de 86,7 millions d'euros. Cette évolution s'explique essentiellement par le poste des soins de santé - contrôles médicaux (- 76,8 millions d'euros) et celui des pensions de vieillesse (-11,6 millions d'euros), et ce malgré la hausse de 6,6 millions d'euros du poste retraites complémentaires.
> Site du Cleiss

Le basculement CSG/cotisations, réforme majeure de la loi de financement de la sécurité sociale 2018, entre en application dès janvier

03/01/18 - La CSG a augmenté de 1,7 point le 1er janvier 2018. Mais en parallèle, pour les salariés, les cotisations salariales maladie et chômage vont baisser avec la suppression de la première (0,75 %) et la diminution de 1,45 point pour la deuxième. Cette dernière disparaîtra dans un deuxième temps, le 1er octobre 2018, avec une nouvelle baisse de 0,95 point. Les salaires nets vont donc croître en janvier. 21 millions d'actifs du secteur privé seraient gagnants. Seuls les retraités (huit millions d'entre eux) et les très hauts revenus (au-delà de 383 000 euros de revenu annuel brut) subiront une perte de pouvoir d'achat. Selon l'étude d'impact annexée à la LFSS, le gain net pour les salariés sera de 3 milliards d'euros, et pour les indépendants, de 180 millions en 2018, lorsque les deux étapes de baisse de cotisations auront été enclenchées. Le gouvernement a également prévu une neutralisation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires. A compter de janvier, ces derniers vont toucher une « indemnité compensatrice » de 1,67 % de leur rémunération brute, destinée à neutraliser la hausse de la CSG. Les modalités ont été précisées par décret, le 30 décembre. C'est  donc un basculement de plus de 20 milliards d'euros qui s'opère des cotisations sociales vers la CSG. Née en 1991 et devenue peu à peu le premier impôt direct de France, la CSG rapportera cette année plus de 120 milliards d'euros.
> Les Echos, 3 janvier 2018

Etat de santé

Impacts de la chaleur et du froid sur la mortalité totale en France entre 2000 et 2010 : Étude de Santé publique France

Cette étude présente une analyse des impacts de la chaleur et du froid sur la mortalité totale dans 18 zones de France métropolitaine entre 2000 et 2010.

> Site de Santé publique France

Les accidents de la vie courante en France métropolitaine selon l'Enquête santé et protection sociale 2012 : Étude de Santé publique France

Les accidents de la vie courante (AcVC) constituent un enjeu majeur de santé publique. Ils entraînent chaque année en France plus de 21000 décès et plusieurs centaines de milliers d'hospitalisations. Les données de l'Enquête santé et protection sociale (ESPS) ont été analysées dans un double objectif : i) mesurer les taux d'incidence des accidentés en France métropolitaine en 2012 ; ii) identifier les facteurs associés aux AcVC.

> Site du BEH

Recensement et propositions pour le développement d'interventions efficaces sur l'alimentation et l'activité physique en direction des jeunes : Rapport de Santé Publique France

Dans le cadre du Plan Cancer 2014-2019, Santé publique France est pilote de l'action 11.6 visant à développer l'éducation sur l'alimentation et l'activité physique dès la maternelle et le primaire notamment pendant le temps périscolaire. Pour répondre à cet objectif, l'agence a réalisé un état des lieux des actions mises en place dans ce domaine et proposé des pistes d'amélioration.

> Site de Santé publique France

Projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 : Rapport de Santé Publique France

Cancer du poumon, cancer du sein, cancer de la prostate, cancer du côlon-rectum… quelles sont les prévisions attendues ? Le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon, Santé publique France et l'Institut national du cancer publient les projections d'incidence et de mortalité par cancer en France métropolitaine pour 19 localisations cancéreuses.

> Site de Santé publique France

ALD. Données statistiques annuelles 2016 sur les patients du régime général : l'essor des maladies chroniques

05/01/18 - L'Assurance maladie vient de mettre en ligne, fin décembre 2017, les données statistiques 2016 sur les bénéficiaires d'une prise en charge à 100 % pour affection de longue durée (ALD). Les données de prévalence (pour l'ensemble des bénéficiaires du dispositif) et les données d'incidence (patients nouvellement affiliés au dispositif une année donnée) sont présentées par affection : dénombrement des bénéficiaires, caractéristiques d'âge et de sexe, répartition par région et par département, etc. En 2016, 10,4 millions de personnes affiliées au régime général bénéficient du dispositif des ALD, soit 16,9 % des assurés.
Année après année, le nombre d'entrées en affection longue durée accélère, constate "Les Echos". Après 1,3 million de nouveaux malades en 2014, 1,4 million en 2015, il y en a eu 1,6 million en 2016. Le diabète, avec 2,6 millions de cas, reste en tête des effectifs. Mais c'est la catégorie insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque et cardiopathies, concernant 1,1 million de personnes, qui progresse le plus vite (+18,6 %), suivie de près par les tumeurs malignes (+17,1 %) qui sont aussi la deuxième affection de longue durée la plus répandue, avec 2 millions de victimes. Les affections psychiatriques de longue durée, hors démences de type Alzheimer, progressent elles aussi vivement (+13,2 %) et touchent 1,3 million de personnes.
> Site d'Ameli
> Les Echos, 5 janvier 2017

Les femmes victimes d'infarctus meurent davantage que les hommes

Une étude anglo-suédoise publiée dans le Journal of the American Heart Association montre que les femmes qui font un infarctus du myocarde meurent davantage que les hommes, à profil cardiovasculaire et situation équivalents. En cause : des soins moins efficaces que ceux proposés aux hommes. Selon l'étude, les femmes bénéficiaient par exemple d'un tiers en moins de gestes de revascularisation (angioplastie, pontage) que les hommes.

> E-santé, 8 janvier 2018

> Journal of the American Heart Association, 14 décembre 2017

Géographie de la santé

Gynécologues: "l'inquiétante fracture sanitaire"

Le Monde a publié, le 27 décembre, les résultats d'une enquête sur les inégalités d'accès aux gynécologues en France. Outre les problèmes de répartition des spécialistes de la santé des femmes sur le territoire, c'est la différence de coût de la consultation qui marque une importante " fracture sanitaire". Chez près de la moitié (45%) des 3.000 gynécologues (médicaux et obstétriciens) exerçant dans les cent plus grandes villes de France, il faut payer au moins 60 € pour une consultation standard, soit le double du tarif "Sécu", fixé à 30 €. Dans ces communes, le tarif moyen s'élève à 47 €. Selon les chiffres obtenus sur le site de l'Assurance-maladie, seul un gros tiers (38,5%) de ces spécialistes ne fait payer que 30 € pour une consultation de suivi et seulement 18% à Paris. Interrogée par Le Monde, la Cnam reconnaît que "le dispositif de régulation des dépassements d'honoraires produit des résultats encore insuffisants pour certaines spécialités comme la gynécologie".

> Le Monde, 27 décembre 2017

L'ordonnance sur les réseaux s'attaque aux déserts pharmaceutiques

L'Ordonnance relative à l'adaptation des conditions de création, transfert, regroupement et cession des officines a été publiée, le 4 janvier 2017. Ce texte vise à "rééquilibrer le maillage officinal en prenant en considération l'évolution des modes de vie et de consommation". Il réforme ainsi la procédure de transfert, regroupement d'officines tant sur le fond, c'est-à-dire les éléments que le ou les titulaires doivent démontrer dans leur dossier déposé à l'ARS, que sur la forme, à savoir la procédure d'instruction de la demande par l'ARS. Cette réforme devrait permettre d'assouplir les procédures et l'examen au cas par cas. L'ordonnance réintroduit également la notion de zones franches, de zones de revitalisation et de quartiers prioritaires pour les créations d'officines. Il précise que dans les territoires "au sein desquels l'accès au médicament n'est pas assuré", le directeur de l'ARS peut prendre des mesures destinées à favoriser ou maintenir une offre pharmaceutique. Il a également la responsabilité de définir géographiquement ces territoires. Autre mesure phare de l'ordonnance: une "voie dérogatoire" pour l'implantation d'une officine en zone aéroportuaire, qui échappera désormais aux critères habituels de présence d'une population résidente.
> Le Moniteur des pharmacies, 4 janvier 2018

Handicap

Étude sur l'offre d'hébergement temporaire pour personnes en situation de handicap

La présente étude s'inscrit dans le contexte d'une évolution de la demande sociale des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, vers davantage de souplesse des accompagnements sociaux et médico-sociaux pour soutenir les projets de vie à domicile et mieux prendre en compte les attentes des aidants dans ce soutien, notamment pour les situations les plus lourdes. En réponse aux différents constats des derniers rapports, plans ou circulaires parus sur le sujet, la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) a souhaité réaliser une étude précise sur l'offre d'hébergement temporaire pour personnes en situation de handicap au sein de six départements.

> Site du ministère chargé de la santé

Hôpital

Une simplification du tiers payant à l'hôpital bientôt expérimentée

Lettre d'Espace social européen, 18 décembre 2017

Le projet Roc (Remboursement des Organismes Complémentaires) s'impose, comme " l'un des chantier emblématiques " du programme SIMPHONIE (visant à simplifier le parcours administratif du patient à l'hôpital), selon le ministère de la Santé. Roc porte sur la dématérialisation des échanges entre hôpitaux et complémentaires, et a pour objectif de " simplifier l'application du tiers payant généralisé dans les établissements ". Ce dispositif comporte 3 volets : apporter la garantie d'une couverture du patient par un Ocam via de nouveaux services en ligne, connaître en temps réel la part prise en charge par l'AMC et informer le patient de son reste à charge, faciliter la facturation et le recouvrement de la part AMC sur la base d'échanges dématérialisés. Le projet ROC est piloté par DGOS en association avec la DGFiP, l'ASIP Santé (appui au pilotage opérationnel) et les 3 fédérations des familles d'Ocam : CTIP, FNMF et FFA. Annoncée pour 2017, l'expérimentation débutera finalement au premier semestre 2018, selon PSI. Un premier bilan sera établi dès novembre prochain, dans l'objectif d'une généralisation du dispositif en 2019.

Panorama 2016 de l'Observatoire régional des urgences : Publication de l'ORS des Pays-de-la-Loire

Ce Panorama Urgences 2016 a une double vocation. D'une part, celle d'offrir une analyse de l'activité des 30 services d'urgences de la région, à partir d'indicateurs issus des résumés de passage aux urgences (RPU). D'autre part, celle de détailler l'activité de l'Observatoire régional des urgences, notamment à travers la présentation des actions d'amélioration de la qualité du recueil des RPU.

> Site de l'ORS

Les hôpitaux publics rejettent la faute de leur déficit sur les médecins de ville

La Fédération hospitalière de France (FHF, hôpitaux publics) a déclenché une polémique, ce lundi, en annonçant que les établissements « devraient connaître un déficit historique de 1,5 milliard d'euros » en 2017, menaçant « la qualité des soins ».
« La ligne rouge est dépassée », affirme dans un communiqué le président de la FHF Frédéric Valletoux, appelant le gouvernement à « des réformes structurelles et financières désormais vitales ». L'un des arguments avancé par Frédéric Valletoux a offusqué les médecins libéraux. Le patron de la FHF a en effet reproché au gouvernement de vouloir, pour la 3e année consécutive, « faire payer aux hôpitaux le dynamisme des dépenses » de la médecine de ville. Selon lui, le coût de la nouvelle convention médicale passée avec les médecins libéraux à l'été 2016 a été « sous-estimé ».

> Le Généraliste, 19 décembre 2017

Le gouvernement veut agir sur les tarifs pour réformer l'hôpital

Selon une source au sein de l'exécutif rapportée par Les Echos, un plan d'action devrait être présenté rapidement face à la dégradation du résultat des hôpitaux, peut-être en janvier. Le ministère de la Santé mise notamment sur des innovations tarifaires, afin de faire baisser le poids relatif de la tarification à l'acte. L'expérimentation de paiements au forfait et au parcours de soins est une piste privilégiée. "Cela va dans le bon sens, mais reste timide, car ce sont des expérimentations limitées à 20 millions d'€", nuance Jean-Pierre Dewitte, le président de la Conférence des directeurs de CHU, dont le déficit devrait se creuser cette année à 475 millions. D'autres leviers sont étudiés, comme l'intégration de critères de qualité à côté de la T2A à l'hôpital ou le prolongement des efforts faits en chirurgie ambulatoire à la médecine ambulatoire.

> Les Echos, 19 décembre 2017

La Has publie les résultats 2017 des niveaux de satisfactions des patients à l'hôpital et en clinique

La satisfaction des patients est l'une des dimensions incontournables à prendre en compte pour évaluer la qualité des soins dans les hôpitaux et cliniques.  Depuis avril 2016, la HAS mesure la satisfaction des patients hospitalisés plus de 48h en « médecine, chirurgie, obs-tétrique » (il s'agit des courts séjours hospitaliers, qu'ils soient liés à une intervention chirurgicale, un accouchement, une investigation pour un diagnostic ou l'initiation d'un traitement). C'est une mesure par enquête nationale en continu auprès des patients hospitalisés. Les résultats de cette enquête, connue des établissements de santé sous le nom de e-Satis, sont publiés annuellement. Pour la première fois cette année, les résultats publiés couvrent une année complète, de novembre 2016 à novembre 2017.

> Site de la Has

Inégalités sociales de santé

Poids à la naissance et origine sociale : qui sont les enfants les plus exposés au surpoids et à l'obésité ? Etude Drees

La corpulence d'un enfant est associée à son poids de naissance. Ainsi, les gros bébés (4 kilogrammes ou plus) sont plus nombreux que les nouveau-nés de petit poids (moins de 2,5 kilogrammes) à être en surcharge pondérale à l'âge de 5-6 ans (20 % contre 8 %). De la même manière, les petits poids à la naissance se retrouvent davantage en sous-poids que les gros bébés en grande section de maternelle (12 % contre 2 %). Ce lien perdure jusqu'à l'adolescence. Un enfant sur deux en surpoids à 5-6 ans est en excès pondéral en classe de troisième, contre 11 % des adolescents qui étaient de corpulence normale à cet âge.

> Site de la Drees

Les niveaux de vie en 2015 : Étude de l'Insee

En 2015, en France, le niveau de vie médian de la population s'élève à 20 300 euros annuels, soit un montant légèrement plus élevé que celui de 2014 en euros constants. Dans le haut de la distribution, les niveaux de vie repartent à la hausse après plusieurs années de baisse, l'augmentation étant particulièrement marquée pour les plus aisés. Dans le bas de la distribution, les niveaux de vie stagnent à l'exception du premier décile dont l'augmentation compense le léger repli de l'année précédente. En 2015, les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 860 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37 510 euros.

> Site de l'Insee

Médicament   

« Le prix du médicament doit-il obéir à la loi du marché et peut-il être fixé en fonction du service rendu ?" Avis du comité d'éthique et cancer

Dans cet avis, le Comité éthique et cancer a souhaité contribuer à l'instauration d'un débat raisonnable sur la question du prix des médicaments innovants en cancérologie. En tentant de décrire les faits et positions des acteurs intéressés, puis en affirmant la nécessité d'une conciliation des mécanismes et comportements économiques avec l'exigence d'équité dans l'accès aux médicaments. Et enfin, en émettant des recommandations pour améliorer la transparence du processus de fixation des prix. Cet avis est complété par un commentaire de Claude Le Pen, économiste de la santé.

> Sur le site du comité d'éthique et cancer

Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé - L'exemple du médicament : Rapport Bégaud, Polton, Von Lennep

05/01/18 - Le Professeur Bernard Bégaud, Dominique Polton et Franck von Lennep ont remis à Agnès Buzyn, le 19 décembre 2017, leur rapport sur le suivi en vie réelle des médicaments, à partir des données issues de la prescription, de la délivrance et de la consommation des médicaments par les patients. Il est le fruit de réflexions menées avec un groupe de travail associant toutes les parties prenantes : autorités de santé, assurance maladie obligatoire et complémentaire, usagers, professionnels de santé, industriels, chercheurs. Le rapport souligne qu'avec la révolution numérique et les possibilités croissantes de collecte et d'analyse d'informations qu'elle permet, la production et l'utilisation de données observationnelles deviennent un objectif stratégique pour tous les systèmes de santé et renouvellent l'approche traditionnelle des études sur les médicaments, historiquement centrées sur les essais cliniques. Agnès Buzyn a décidé de constituer un groupe de travail entre les services du ministère, la CNAMTS et la HAS pour travailler sur les modalités d'évaluation des médicaments. Celui-ci devra préparer la mise en œuvre des propositions formulées par Bernard Bégaud, Dominique Polton et Franck von Lennep. Il devra également travailler à d'autres pistes de réforme en ce domaine, en rouvrant notamment le chantier lancé par le rapport sur l'évaluation du médicament remis par Dominique Polton en novembre 2015.
> Site de la documentation française

NTIC : open data, internet

Petit bilan de la E-santé

03/01/18 - Un récapitulatif avec TIC Santé des actualités qu'il ne fallait pas manquer ces 12 derniers mois dans le secteur des systèmes d'information (SI) en santé à commencer par les textes officiels publiés par les pouvoirs publics dans ce champ, le PLFSS pour 2018, la présentation de la stratégie nationale de santé (SNS) pour la période 2018-2022 et son important volet numérique et la convergence informatique des groupements hospitaliers de territoire (GHT).
> La dépêche TIC Santé

La téléconsultation se généralise chez les assureurs santé

De plus en plus de complémentaires santé fournissent l'accès à des consultations médicales à distance pour leurs assurés. AXA, pionnier du secteur, affiche aujourd'hui 10.000 téléconsultations par an. En 2018, Santéclair, filiale commune à Allianz, MAAF-MMA, Ipeca Prévoyance et la Mutuelle générale de la police, va lancer à son tour ce service pour ses adhérents, en s'appuyant sur la plateforme MesDocteurs.

> Les Echos, 22 décembre 2017

La Poste va lancer une offre "E-santé"

La Poste doit annoncer cette semaine lors du CES de Las Vegas le lancement prochain de l'application La Poste eSanté. "Il s'agit d'un carnet de santé numérique. Il collectera et stockera les données de santé que souhaitera y placer l'utilisateur, celles émises par les objets connectés de santé à son domicile ou bien celles transmises par le médecin ou l'hôpital à destination des particuliers, mais aussi des praticiens et des hôpitaux", explique aux Echos Nathalie Collin, directrice générale adjointe. Ces données, collectées sur un espace numérique de santé dédié et ultra-sécurisé pourront ensuite être partagées, ou non, avec un médecin, un hôpital ou une mutuelle. La Poste travaille également à la mise au point d'outils numériques dédiés aux professionnels de santé.

> Les Echos, 8 janvier 2018

Mener un achat de solutions numériques complexes en santé : Rapport de l'Anap

L'amélioration des coordinations dans une logique de parcours s'appuie sur des outils et des services numériques dédiés. Les besoins en matière de système d'information, nouveaux et à acquérir, ou déjà existants et alors à faire évoluer, ne peuvent être satisfaits qu'au terme de la mise en œuvre d'une stratégie d'achat répondant à certaines exigences et de l'exécution d'un contrat d'achat.

> Site de l'Anap

Ouverture des négociations sur la généralisation de la télémédecine

Les syndicats professionnels et l'Assurance-maladie vont se rencontrer le 18 janvier, afin d'ouvrir les discussions sur la télémédecine qui doit quitter en 2018 le domaine expérimental. Un rendez-vous tous les quinze jours devrait ensuite suivre, sans échéance pour le moment. Pour le président de la confédération CSMF, Jean-Paul Ortiz, deux mois devraient suffire. Pour celui de MG France (généralistes), Jacques Battistoni, les discussions pourraient durer jusqu'à l'été, car "si on veut faire vite, il y aura des frustrations". Il faut dire que la généralisation de la téléconsultation et de la télé-expertise votée par le Parlement en 2017 suscite des attentes importantes. "Avec la télémédecine, on aura enfin un outil valorisé pour faire évoluer nos modes d'organisation et d'exercice", se félicite d'avance Jean-Paul Ortiz. Les exigences financières sont élevées. En plus d'une rémunération spécifique, les médecins devront s'équiper, afin d'assurer une communication sécurisée et disposer d'une vidéotransmission. Ils réclament donc une hausse du forfait structure, qui est déjà en train de monter en charge (jusqu'à 275 € cette année, 2.000 l'an prochain, 4.000 à terme).
> Le Généraliste, 10 janvier 2018

Politique de santé, politique sociale  

Agnès Buzyn s'appuie sur la stratégie nationale de santé pour répondre aux attentes des Français

Agnès Buzyn a participé vendredi au débat des Contrepoints de la santé, à Paris. Selon un baromètre présenté à cette occasion, seulement 43% des Français jugent aujourd'hui que l'action du gouvernement en matière de santé "va dans le bon sens". Un résultat qui montre, selon la ministre de la Santé, une attente immense de la part de la population dans tous les territoires. "Le système de santé tel qu'il est organisé aujourd'hui n'est plus adapté", a-t-elle admis. La ministre compte ainsi sur la stratégie nationale de santé, qui doit être publiée cette semaine sous la forme d'un décret, pour établir de nouvelles priorités, selon les résultats de la précédente consultation citoyenne. "Des tarifications vertueuses au parcours ou au forfait de soins" seront notamment mises en place. Agnès Buzyn compte également sur les médecins libéraux pour participer au "virage ambulatoire". Elle s'est ainsi engagée à donner à la profession les outils nécessaires pour libérer du temps médical. Cela passe sans doute par de nouveaux forfaits structure et une valorisation accrue de la coordination.
> Le Quotidien du médecin, 18 décembre 2017

Le décret définissant la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022 est paru

La prévention, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d'accès à la santé, la qualité et sécurité des prises en charge et l' innovation sont les quatre axes prioritaires autour desquels s'articule la stratégie nationale de santé pour la période 2018-2022. Au sein de ces quatre axes, elle détermine 11 domaines d'actions prioritaires déclinées en 43 objectifs nationaux d'amélioration de la santé et de la protection sociale contre les conséquences de la maladie, de l'accident et du handicap. Un volet précise les priorités de la politique de santé de l'enfant, de l'adolescent et du jeune. Des volets spécifiques relatifs à la Corse et aux collectivités d'Outre-mer sont également inclus.

> Stratégie nationale de santé sur le site du ministère

> Décret sur le site de Legifrance

Bilan de la politique de santé dans le monde en 2017

Les réalisations et événements marquants sont présentés sur le site de l'Organisation mondiale de la santé.

 > Site de l'OMS

Politique publique  

Comment la France se compare-t-elle en matière d'emploi public : Note de synthèse de France stratégie

La France passe volontiers pour la championne toutes catégories en matière d'emploi public. Qu'en est-il réellement ? Notre pays fait-il vraiment figure d'exception parmi les pays développés, avec un secteur public particulièrement volumineux, voire pléthorique ? En d'autres termes, la France est-elle « sur-administrée » ? Souvent à l'ordre du jour, la question revient avec plus d'acuité en période de contraintes sur les finances publiques. En mobilisant les données de l'OCDE et d'Eurostat, le Tableau de bord de l'emploi public réalisé par France Stratégie se propose de comparer les niveaux d'administration des pays développés. Si on regarde les effectifs, la France se situe de fait parmi les pays où la proportion de l'emploi public dans la population comme dans l'emploi total est élevée. Mais sans excès : son taux d'administration de 90 emplois publics pour 1 000 habitants la place dans la moyenne haute, devant le Royaume-Uni et les États-Unis, mais bien en deçà des pays scandinaves.

> Site de France Stratégie

Prévention  

SRETP : un nouveau dispositif en région pour promouvoir l'éducation thérapeutique du patient

Mise en place en 2017 avec le soutien de l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire, la Structure régionale d'éducation thérapeutique du patient (SRETP) Pays de la Loire doit permettre de développer l'éducation thérapeutique du patient en région.
La SRETP est ouverte aux acteurs et décideurs de la région concernés par l'ETP et désireux d'en savoir plus et de partager leurs expériences. Cela concerne les professionnels des secteurs sanitaires, médico-social, les structures « ressources » en ETP, les associations de patients et d'usagers, les institutionnels et élus locaux, les acteurs universitaires et le monde de la recherche.
> Lettre info du SRETP

> Communiqué de presse

Que dit la science à propos des 11 vaccins obligatoires en 2018 : l'Inserm contre-attaque face au discours des militants antivaccins

L'Inserm a publié une " mise au point" scientifique sur les 11 vaccins qui deviendront obligatoires au 1er janvier prochain. Ce document apporte ainsi des éléments "scientifiquement prouvés" sur l'efficacité et l'innocuité des 11 vaccins. "Les effets indésirables, quand ils existent, sont généralement mineurs et de courte durée". L'Institut revient ainsi sur les diverses études qui ont infirmé la suspicion de liens entre la vaccination contre la rougeole et l'autisme, ou celle contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Autre sujet sensible, celui des sels d'aluminium (adjuvants), "indispensables" pour assurer l'efficacité des vaccins. "Au vu des données disponibles à ce jour à l'échelle internationale, avec un recul d'utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées, l'innocuité des sels d'aluminium contenus dans les vaccins ne peut être remise en cause".

> Site de l'Inserm.

Vaccination en pharmacie : l'expérimentation rencontre le succès

02/01/18 - L'expérimentation lancée en octobre en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine pour trois ans est déjà un succès. Au 28 décembre, 145 163 vaccinations ont été effectuées dans les 2 810 pharmacies volontaires qui ont obtenu l'agrément de l'ARS.
Les objectifs des pouvoirs publics semblent déjà largement dépassés. En Auvergne-Rhône-Alpes, les pharmaciens ont réalisé 92 535 vaccinations et 60 % des officines participent à l'expérimentation. Selon l'Ordre national des pharmaciens, "dans les pays où la vaccination par les pharmaciens est autorisée, on observe une amélioration tangible de la couverture vaccinale".
> Dernières Nouvelles d'Alsace, 30 décembre 2017

L'infarctus du myocarde est sous-évalué chez les femmes

Dans une série de vidéos intitulée " Genre et santé: attention aux clichés !", le comité d'éthique de l'Inserm déplore le manque de prise en compte et de prévention du risque cardio-vasculaire féminin. "L'infarctus du myocarde est sous-évalué chez les femmes, car il est considéré comme une maladie masculine, caractéristique des hommes stressés au travail", explique l'institut de recherche. Et pourtant le nombre d'hospitalisations de femmes pour un infarctus du myocarde ne cesse d'augmenter: +4,8% par an entre 2009 et 2013, contre +3% par an entre 2002 et 2008.

> Le Monde, 19 décembre 2017

Les nouveaux traitements plus efficaces que le dépistage pour réduire la mortalité par cancer du sein

Une étude indépendante menée aux Etats-Unis montre que le dépistage et les traitements combinés des cancers du sein ont permis une baisse de la mortalité de 49% en 2012 (contre 37% en 2000). Mais les progrès réalisés dans la prise en charge thérapeutique sont associés à des baisses plus importantes de mortalité que les progrès dans le dépistage. Selon l'étude des chercheurs, publiée dans le JAMA et rapportée par Le Quotidien du Médecin, 37% de cette baisse est ainsi associée au dépistage et 63% aux traitements (sur ces 63%, la chimiothérapie comptait pour 31%, la thérapie hormonale pour 27% et le trastuzumab pour 4%). Alors qu'en 2000, la baisse de la mortalité de 37% était associée pour 44% au dépistage et pour 56% aux traitements. Les chercheurs notent cependant que même si la part du dépistage est moins importante que celle des traitements, elle demeure significative, et que celui-ci peut conduire à traiter des cancers plus précocement et donc moins agressivement, ce qui entraîne moins d'effets secondaires et de comorbidités.
> Le Quotidien du médecin, 10 janvier 2018

Prévision - Evaluation - Méthodologie

Evaluation économique des impacts de l'exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale : Étude de l'Ecole d'économie d'Aix-Marseille

Ce document évalue monétairement les impacts de l'exposition chronique aux particules fines sur la mortalité calculés par Santé publique France (Pascal et al., 2016a, 2016b) en France continentale. Il reprend les 5 scénarios de réduction retenus et les deux méthodes de mesure de la mortalité : en nombre de décès prématurés évités et en nombre total d'années de vie gagnées. Les calculs sont effectués pour la France continentale entière, et pour chacune des 12 nouvelles régions. Ils apportent un argument supplémentaire sur la nécessité de réduire l'exposition des populations à la pollution de l'air ambiant en France.

> Rapport

> Synthèse

Qualité de la prise en charge de l'AVC, l'hémorragie post-partum, l'hémodialyse et la chirurgie de l'obésité en 2017 : résultats de l'étude de la HAS

Dans le cadre de ses missions, la HAS a évalué cette année encore les pratiques des professionnels de santé au regard des recommandations, pour l'hémorragie du post-partum, l'hémodialyse, l'AVC et la chirurgie de l'obésité. Elle en publie les résultats au niveau national mais également par établissement. Ces derniers sont consultables dès aujourd'hui sur www.scopesante.fr

> Site de la Has

Réglementation

Arrêté du 21 décembre 2017 fixant les montants du forfait journalier hospitalier prévu à l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale

Sous réserve des dispositions de l'article 2 du présent arrêté, le montant du forfait journalier mentionné à l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale est fixé à 20 euros à compter du 1er janvier 2018. Le montant du forfait journalier en cas d'hospitalisation dans un service de psychiatrie d'un établissement de santé, mentionné à l'article R. 174-5-1 du code de la sécurité sociale, est fixé à 15 euros à compter du 1er janvier 2018.
> Site de Legifrance

Arrêté du 27 décembre 2017 fixant le nombre d'étudiants de première année commune aux études de santé autorisés à poursuivre leurs études en médecine à la suite des épreuves terminales de l'année universitaire 2017-2018 et le nombre d'étudiants pouvant être admis directement en deuxième année de ces études à la rentrée universitaire 2018-2019 en application de l'article 9 du décret no 2014-189 du 20 février 2014 tendant à l'expérimentation de modalités particulières d'admission dans les études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et maïeutiques

> Site de Legifrance

Décret n° 2017-1866 du 29 décembre 2017 portant définition de la stratégie nationale de santé pour la période 2018-2022

> Site de Legifrance

Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018

> Site de Legifrance

Ordonnance n° 2018-3 du 3 janvier 2018 relative à l'adaptation des conditions de création, transfert, regroupement et cession des officines de pharmacie

> Site de Legifrance

Soins de santé primaire

Jeunes médecins : le think tank Terra Nova propose une meilleure représentation dans les lieux de négociation et de décision sur la politique de santé

> Site Terra Nova

Médecins : le débat sur la fin du numerus clausus est relancé

Olivier Véran, député, rapporteur de la commission des affaires sociales de l'Assemblée s'interroge sur le maintien du numerus clausus en première année de médecine. Le dispositif avait déjà été dénoncé comme "inefficace et injuste" par Emmanuel Macron. Pendant la campagne, il avait promis d'y mettre "un terme" en cas de victoire. Selon les propos d'Olivier Véran, "Le numerus clausus n'est qu'un instrument qui empêche les jeunes Français de faire médecine en France". "Aujourd'hui, plus du quart des nouveaux inscrits à l'Ordre ont obtenu leur diplôme à l'étranger". La preuve, selon lui, que le numerus clausus est bien contourné... "On écarte précocement des étudiants brillants et motivés qui auraient fait d'excellents médecins, pour finir par en retenir, voire en chercher d'autres, dont la formation est inégale". Une réunion sur l'avenir du système sera prochainement organisée à l'Elysée.
> Le Figaro, 10 janvier 2018

Le SML adhère à la convention médicale

Le SML a décidé, lors de son assemblée générale de samedi dernier, de rejoindre la convention médicale. " Un nombre important des revendications et propositions contenues dans (notre) projet pour la médecine libérale ont été reprises dans les orientations de la nouvelle politique de santé, en particulier dans le plan de lutte contre les déserts médicaux, la stratégie nationale de santé et la LFSS pour 2018 " souligne le syndicat présidé par le docteur Philippe Vermesch. La CMSF est désormais la seule organisation représentative des médecins libéraux à ne pas avoir signé la convention médicale.

Sondages

Selon le baromètre Digital Gouv' 2017, les services publics numériques les mieux conçus sont la fiscalité et les impôts, la sécurité sociale et l'état civil

12/12/17 - Pour la troisième année consécutive, Sopra Steria en partenariat avec IPSOS, publie son enquête sur la transformation numérique de l'Etat. Le baromètre Digital Gouv' a été mené en octobre 2017 sur Internet dans 4 pays (Allemagne, France, Norvège et Royaume-Uni) auprès de 4 000 citoyens représentatifs de la population nationale. Le Blog du modérateur, le média des professionnels du digital, reprend les principaux résultats de l'enquête 2017. 66 % des Français estiment que les services publics numériques sont assez ou très avancés. Seuls les Norvégiens ont une meilleure perception de leurs services publics. En revanche, on note une légère baisse de la satisfaction des Français depuis un an. 84 % pensent que "l'État et l'administration ont développé de plus en plus d'outils et de services numériques" et 66 % trouvent "qu'ils sont de plus en plus faciles à utiliser". Les mieux conçus sont la fiscalité et les impôts (- 2 points), la sécurité sociale (+ 5 points - en tête des 4 pays analysés) et l'état civil (+ 1 point) – tandis que la santé, l'éducation, l'enseignement supérieur, la justice et la police sont très en retrait selon les Français.
> Site d'Ipsos

Services publics : la santé devient la priorité des Français après l'emploi

14/12/17 - Le baromètre Kantar Public / Paul Delouvrier mesure l'opinion des Français vis-à-vis de neuf services publics de l'État (leur image) et la satisfaction des usagers qui ont eu recours à ces services publics au cours de la période récente. Après une édition 2016 particulière qui avait enregistré une hausse extraordinaire des attentes dans les domaines régaliens liés à la sécurité (police et gendarmerie, justice et défense) dans un contexte d'attentats terroristes, on assiste cette année au retour du trio de tête habituel des priorités des Français, emploi, santé et éducation nationale : la sécurité sociale (+ 5 points), le logement (+7 points), et surtout la santé publique (+6 points) qui atteint son plus haut niveau dans ce baromètre avec 42 % de citations et dépasse pour la première fois l'éducation nationale (37 % de citations) pour devenir la deuxième attente des Français. On distingue des disparités territoriales dans les attentes. En Île-de-France, Bretagne et Pays de la Loire, la santé publique devance l'emploi. Dans les Hauts-de-France, en Paca, Centre et Bourgogne-Franche-Comté, la police et la gendarmerie dépassent l'éducation nationale.
> Site du Baromètre Kantar/Delouvrier

Travail et santé

La santé des dirigeants des TPE et PME s'améliore : sondage de Malakoff Médéric

Selon un sondage réalisé par Malakoff Médéric, 86% des dirigeants des TPE et PME s'estiment en bonne ou en très bonne santé, contre seulement 68% des salariés, rapporte La Croix. Ils n'étaient que 79% dans ce cas en 2015. Près de sept patrons sur dix ont cependant consulté un médecin généraliste au cours des douze derniers mois, et 10 % ont eu un arrêt de travail, que peu ont respecté entièrement. Une majorité estime d'ailleurs qu'il leur est impossible de s'arrêter.

> La Croix, 14 décembre 2017

Quelles sont les évolutions récentes des conditions de travail et des risques psychosociaux ? Etude de la Dares

Les premiers résultats de la dernière enquête « Conditions de travail » conduite en 2016 font état d'une stabilisation des contraintes de rythme de travail et d'une baisse de certaines contraintes psychosociales (charge mentale en diminution, horaires moins contraignants, soutien social fort et stabilisation de la demande émotionnelle) qui s'accompagnent d'un recul des comportements hostiles. En revanche l'autonomie des salariés poursuit son recul. Les contraintes physiques sont globalement stabilisées à un niveau qui reste élevé.

> Site de la Dares

4e baromètre de la gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles (Atequacy)

Les résultats de cette enquête, réalisée d'août à septembre 2017 auprès de 300 entreprises implantées en France employant au total 893 634 salariés, montrent que les risques professionnels impactent chaque année une majorité d'entreprises. Près de deux tiers des entreprises interrogées ont déclaré au moins un sinistre affectant un salarié (accident du travail, accident de trajet ou maladie professionnelle) sur l'année écoulée. Sur l'ensemble des sinistres déclarés, plus d'un cas sur deux est un accident du travail, un tiers concerne un accident de trajet et 10% une maladie professionnelle.
> Etude et communiqué de presse

Vieillissement

Accompagner la fin de vie des personnes âgées. Recommandation de bonnes pratiques professionnelles : Étude de l'ANESM

L'élaboration de deux recommandations de bonnes pratiques professionnelles sur l'accompagnement de fin de vie des personnes de plus de 60 ans est inscrite au programme de travail 2015-2016 de l'Anesm. L'une est destinée aux professionnels des services de soins et d'accompagnement intervenant à domicile (SSIAD, SAAD, SPASAD, SAVS et SAMSAH) et l'autre aux professionnels des Ehpad, celle-ci peut également être utile aux professionnels intervenant dans les établissements d'hébergement pour personnes adultes handicapées.

> Site de l'ANESM

Réunion du Conseil d'Orientation des retraites du 20 décembre 2017 : Les opinions sur la retraite

Dans le contexte de réforme annoncée, le présent dossier fait le point sur les enseignements qu'il est possible de tirer de trois enquêtes récentes permettant de recueillir les opinions des Français sur la retraite : le baromètre annuel de la DREES (résultats de 2015-2016), l'enquête « Attentes et perception des Français à l'égard de la retraite » réalisée par la Caisse des Dépôts en 2012 et la quatrième vague de l'enquête « Motivations de départ à la retraite » réalisée auprès des nouveaux retraités en 2017. La première partie revient sur les opinions vis-à-vis du système de retraite actuel. Au-delà de ces premiers résultats, elle cherche à savoir comment ces opinions se forment et comment elles évoluent dans le temps. La seconde partie du dossier présente les souhaits en matière de réforme tandis que la troisième partie analyse les opinions des individus sur leur propre départ à la retraite, notamment sur les motivations des nouveaux retraités et les appréciations sur l'information individuelle en matière de retraite.
> Site du Cor

Nominations

Un nouveau "dir cab'" pour Agnès Buzyn

Lettre d'Espace social européen, 18 décembre 2017

Nommé en mai dernier, Gilles de Margerie (ancien directeur général adjoint d'Humanis) va prochainement quitter son poste de directeur de cabinet d'Agnès Buzyn. Gilles de Margerie sera remplacé par Raymond Le Moign à partir du 2 janvier prochain. Directeur général du CHU de Toulouse depuis février, ce dernier retrouve l'avenue de Ségur après y avoir occupé le poste de directeur adjoint en charge de la santé au cabinet de Marisol Touraine.

Jérôme Salomon est nommé directeur de la DGOS

Praticien à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), spécialiste des maladies infectieuses et tropicales et de santé publique, Jérôme Salomon été nommé directeur général de la Santé. Il était conseiller santé d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Il succèdera au professeur Benoît Vallet, lui-même nommé "conseiller maître à la Cour des comptes".

Par décret du 30 décembre 2017, il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de Stéphane Seiller, directeur général de la Caisse nationale du régime social des indépendants.

Philippe Renard est nommé directeur général de la Caisse nationale déléguée pour la sécurité sociale des travailleurs indépendants

> Site de Legifrance

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