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DOC NEWS : VEILLE SUR L'ACTUALITÉ EN SANTÉ


Elaborées par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard, les Doc News rassemblent de façon thématique les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé, réalisée à partir de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que du suivi de sites français et étrangers.

De périodicité bimensuelle, elles présentent les nouveautés sur la politique de santé selon les thématiques mentionnées ci-dessous :




DOC NEWS DU 16 septembre 2016

Assurance maladie

Complémentaires santé : toujours d'importantes inégalités tarifaires géographiques

Le comparateur MerciHenri (ex-LeComparateurAssurance.com) publie les résultats de son enquête annuelle sur les tarifs des complémentaires santé (partenaires - 80 assureurs). Une enquête conduite sous différents angles : en fonction des départements et 4 profils-types de Français à savoir un jeune salarié de 25 ans, un travailleur libéral de 40 ans, un jeune couple avec deux enfants ainsi qu'un couple de seniors de 60 ans. Un panorama riche d'enseignements, tant géographiques que conjoncturels selon un article de l'Argus de l'assurance.
> Argus de la presse, 26 août 2016

Tarification des complémentaires santé : déclin des solidarités dans les contrats individuels : Etude de la Drees

En 2013, 34,6 millions de personnes bénéficient d'une complémentaire santé dans le cadre d'un contrat individuel et 24,7 millions dans le cadre d'un contrat collectif.  Sur le marché de la complémentaire individuelle, 50 % des personnes sont couvertes, en 2013, par des contrats de mutuelles dont les modes de tarification garantissent des solidarités entre niveaux de revenus ou classes d'âges. Cependant, les pratiques tarifaires des mutuelles en individuel semblent se rapprocher, ces dernières années, de celles des sociétés d'assurances, sans doute en raison de la pression concurrentielle. La tarification au revenu est ainsi en retrait (29 % des personnes couvertes par des mutuelles en 2013, contre 37 % en 2006). Néanmoins, près des trois quarts des personnes couvertes par une mutuelle en individuel le sont par un contrat assurant une solidarité entre classes d'âges, contre 5 % des personnes couvertes par une société d'assurances.
> Site de la Drees

Signature de la convention d'objectifs et de gestion de la MSA

Les ministres des Affaires sociales et de la santé, de l'Agriculture et le secrétaire d'État au Budget ont signé le 7 septembre la convention d'objectifs et de gestion de la MSA pour la période 2016-2020. Cette nouvelle convention répond à une double exigence : la poursuite du renforcement de la qualité de service au bénéfice des agriculteurs et des salariés agricoles d'une part, la performance de gestion du système de protection sociale d'autre part. Les ministres ont souligné que cette nouvelle convention donne au réseau « les moyens humains et financiers adaptés pour assurer sa mission de service public et poursuivre ses actions au sein des territoires ruraux ». Les moyens de l'action sanitaire et sociale sont par ailleurs reconduits avec une enveloppe de 30 M€ annuelle destinée à accompagner les agriculteurs en difficulté face aux crises.
> Communiqué de presse du ministère de la santé

Complémentaire santé d'entreprise : un assureur propose de récompenser la bonne hygiène de vie

Generali France va proposer aux entreprises, à partir du 1er janvier prochain, une complémentaire santé récompensant une bonne hygiène de vie par des cadeaux. Les volontaires rempliront un questionnaire très précis sur leur mode de vie, leurs antécédents médicaux avec des objectifs de performances. Ils gagneront des chèques-cadeaux en cas de bons comportements. L'UFC-Que choisir  et le CISS s'inquiète de cette initiative qui risque d'introduire un système à deux vitesse en plus du risque d'exploitation des données personnelles de santé.

> Les Echos, 6 septembre 2016

> Communiqué de l'UFC-Que choisir ?

Démographie - Mode de vie

Les niveaux de vie en 2014 : Etude de l'Insee

En 2014, en France, le niveau de vie médian de la population s'élève à 20 150 euros annuels, soit un montant proche de celui de 2013 en euros constants. Il stagne depuis le début de la crise, en 2008. Dans le haut de la distribution, la situation continue de se dégrader, mais de façon moins marquée qu'en 2013. Dans le bas de la distribution, après la hausse de 2013, le niveau de vie du premier décile se stabilise. En 2014, les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 770 euros. Les 10 % les plus aisés ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37 260 euros.  Après deux années de baisse, les inégalités globales, mesurées par l'indice de Gini, se stabilisent en 2014. Depuis le début de la crise économique, les inégalités se sont un peu plus réduites en France que dans le reste de l'Union européenne à 27.

> Site de l'Insee

Economie de la santé

Les pistes de la Direction générale du Trésor pour limiter le coût social de la surcharge pondérale en France

02/09/16 - 15,0 % des Français étaient obèses et 32,3 % en surpoids selon l'enquête " Obépi 2012 " de l'INSERM. Alors qu'elles représentent un peu moins de la moitié de la population, ces personnes en surcharge pondérale contribuent à une part plus élevée des dépenses de santé (56 % pour les soins de ville et probablement davantage à l'hôpital).  Une note de la Direction générale du Trésor, publiée le 1er septembre 2016, estime que le coût social de la surcharge pondérale avoisinait 20,4 Md€ (1 % du PIB) en 2012. Un calcul qui prend en compte des facteurs qui vont des plus évidents, comme les dépenses de santé, aux conséquences sur l'activité économique, comme les pertes de production liées à l'obésité. Il tient également compte du fait que la mortalité plus précoce entraîne pour partie des économies liées au non-versement de pensions de retraite par exemple. Les surcoûts pour l'Assurance maladie et les indemnités journalières (13,4 milliards) ainsi que les pertes de production (7,1 milliards) arrivent en tête. Les mesures de prévention passées ont principalement mis l'accent sur les campagnes d'information de masse. La  Direction générale du Trésor estime qu'il faut aller plus loin en renfonçant les incitations pour les médecins à développer la prévention, en réalisant des campagnes de prévention plus ciblées, en réorientant les mécanismes individuels affectant les choix alimentaires, et en améliorant la fiscalité comportementale (taxes nutritionnelles) pour infléchir de manière plus marquée les comportements. Le ministère dont dépend la Direction générale du Trésor n'est visiblement pas du même avis. Sur Radio Classique/Paris Première, le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin a confié ne " pas avoir trop envie " de retenir ces propositions. Alors que le gouvernement essaye " de baisser les impôts, de supprimer les taxes ", il ne souhaite pas " en voir créer par ailleurs ".  Les solutions vont être difficiles à trouver.

> Trésor-Éco N° 179, 1er septembre 2016
> 20 minutes,  2 septembre 2016

Sécurité sociale : un déficit en dessous des cinq milliards en 2016

Invitée sur RTL du "Grand Jury", la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a annoncé hier des résultats "nettement meilleurs" que prévu en 2016 pour le régime général (maladie, accidents du travail, retraite, famille, recouvrement) de la Sécurité sociale, avec un déficit qui sera "nettement en dessous" des 5,2 milliards d'€ de déficit prévus en juin. "L'horizon de l'équilibre des comptes n'est plus une utopie", a ajouté la ministre. L'ensemble de la Sécurité sociale devrait finir l'année avec un déficit de 9 milliards, en amélioration de 1,7 par rapport à 2015, ajoute Le Parisien. Une tendance qui s'explique par la révision positive de la masse salariale. L'emploi redémarre en effet doucement depuis le début de l'année, et les recettes suivent. Les chiffres définitifs seront communiqués par la Commission des comptes de la Sécurité sociale le 22 septembre.

> RTL, 4 septembre 2016

Les dépenses de santé en 2015 - Résultats des comptes de la santé -  Etude de la Drees

En 2015, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) est de 194,6 milliards d'euros. Elle progresse de 1,8 %, soit légèrement moins rapidement que le PIB en valeur (+1,9 %), contrairement à la période 2012-2014 où sa croissance était supérieure à celle du PIB. La France consacre, au total, 11 % de son PIB à la santé. La Sécurité sociale finance plus des trois quarts de la CSBM et les organismes complémentaires 13,3 %. La part restant à la charge des ménages recule pour la quatrième année consécutive et atteint 8,4 % en 2015. Les ménages consacrent ainsi un peu moins de 250 euros par habitant à leur consommation de santé, soit moins que la plupart de leurs voisins européens. Les dépenses de santé en 2015 – édition 2016 présentent également un éclairage sur les dépenses de prévention sanitaire, qui représenteraient plus de 4,8 % de la CSBM, en 2014.

> Sur le site de la Drees

> Etudes et Résultats, n°971, septembre 2016

Comptes de la santé : Marisol Touraine se félicite de la baisse du reste à charge des ménages depuis quatre années consécutives

Le rapport de la DREES (Direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques) sur les dépenses de santé en 2015 a été présenté à la Commission des comptes de la santé ce lundi 5 septembre 2016. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, salue la nouvelle diminution des dépenses de santé à la charge des ménages, qui atteignent aujourd'hui un niveau historiquement bas, grâce à une politique de santé résolument tournée vers l'accès aux soins.

> Communiqué de presse

Etat de santé

Les chiffres clés de l'AVC sur le site du ministère

Le ministère publie un état synthétique des connaissances épidémiologiques de l'AVC, ses conséquences en matière de mortalité et de handicap.

> Site du Ministère

Analyse des gains en santé de plusieurs scénarios d'amélioration de la qualité de l'air en France continentale : Etude de Santé publique France

La pollution de l'air est désormais considérée comme la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde. Des résultats récents d'études de cohortes ont permis d'affiner les estimations du risque de décès associé à l'exposition chronique aux particules fines (PM2,5) dans les populations européennes et françaises. Ces nouveaux résultats épidémiologiques ont été utilisés pour mettre à jour l'évaluation de l'impact des PM2,5 sur la mortalité en France continentale.

> Lire la suite sur le site de Santé publique France

La pollution atmosphérique responsable des 10 % des décès mondiaux

La pollution atmosphérique est devenue le quatrième facteur de décès prématurés de la planète, selon un rapport de la Banque mondiale publié hier. Elle a provoqué en 2013 la mort de 2,9 millions de personnes. Si l'on y ajoute les effets de la pollution dans les foyers, notamment liée au chauffage et aux matériaux de cuisson, le nombre de morts s'élève à 5,5 millions. Les maladies causées par la pollution de l'air (maladies cardiovasculaires, cancers des poumons, maladies pulmonaires chroniques, infections respiratoires) sont donc responsables de 1 décès sur 10 dans le monde, six fois plus que le paludisme, indique Le Parisien. Un fléau sanitaire qui entraîne un colossal manque à gagner pour l'économie mondiale : 225 milliards de $ (199 milliards d'€) de pertes de revenus par an.

> Site de la Banque mondiale

Géographie de la santé

Face aux déserts médicaux, l'incitation financière peine à convaincre

Les incitations financières qui se sont multipliées depuis 10 ans se sont révélées peu concluantes pour attirer les médecins dans les zones sous-dotées ; "Ces dispositifs ont été peu évalués. Mais globalement, on peut dire qu'il s'agit de mesures assez coûteuses et peu efficaces, qui profitent aux médecins déjà installés", confirme Guillaume Chevillard, chargé de recherche à l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). En 2005, l'Assurance-maladie avait par exemple instauré une majoration des honoraires de 20% pour les médecins exerçant en groupe dans les zones déficitaires. Selon la Cour des comptes, la mesure a coûté 20 millions d'€ en 2010 pour seulement 50 professionnels installés en quatre ans. Dans la nouvelle convention médicale, la Sécurité sociale privilégie une logique différente, apportant une aide de 50.000 € au début de l'installation pour aider les intéressés à "faire face aux frais d'investissement générés par le début d'activité". Une nouvelle réponse à un problème qui n'en est pourtant pas un, estime Philippe Vigier, député UDI d'Eure-et-Loir: "Celui qui a envie de travailler dans un désert médical gagne très bien sa vie. Un médecin qui s'installe dans une zone désertifiée aura tout de suite 30 patients devant sa porte, tellement l'attente est forte dans la population. Mais face à ce problème, les aides financières ne marchent pas. Il faut un recrutement régional des médecins, et des mesures pour mieux faire connaître ce beau métier qu'est la médecine générale".
> Univadis, 1er septembre 2016

Handicap

Etude sur l'accompagnement à domicile des personnes adultes en situation de handicap psychique – Etude Handéo

L'observatoire national des aides humaines, créé en début d'année et porté par HANDEO, A réalisé une étude sur l'accompagnement à domicile des personnes en situation de handicap psychique. Plusieurs freins à cette prise en charge persistent et notamment les difficultés d'accès à la compensation financière, via la prestation de compensation du handicap.

> Lire l'étude

L'offre d'accueil des personnes handicapées dans les établissements et services médico-sociaux entre 2010 et 2014 – Etude Drees

Fin 2014, les établissements et services médico-sociaux proposent 489 200 places dans 11 250 structures accompagnant des personnes en situation de handicap. Le nombre de places offertes par rapport à 2010 a augmenté à peine plus vite que la population totale (+5,6 %).

> Site de la Drees

Hôpital

Trouver un lit après les urgences : une tâche plus facile pour les petits établissements hospitaliers – Etude Drees

Un passage aux urgences sur cinq est suivi d'une hospitalisation en dehors du service des urgences. Dans un cas sur cinq, il faut appeler plusieurs services pour trouver une place au patient. Parmi les personnes hospitalisées dans l'établissement où elles ont eu recours au service des urgences, une sur dix n'est pas hospitalisée dans un service adapté à sa pathologie. Quand le patient s'est rendu dans un point d'accueil des urgences de forte affluence, ou lorsqu'il est âgé, il est plus difficile de trouver une place d'hospitalisation, en particulier dans les services de médecine.

> Site de la Drees

Regard des Français et des patients sur l'hôpital public – Sondage réalisé par la FHF

A quelques mois des élections présidentielles, la Fédération hospitalière de France (la FHF) prépare en effet une plateforme politique qu'elle remettra aux candidats et a jugé nécessaire d'interroger les Français afin de mieux connaître leur avis sur l'hôpital. Réalisé les 25 et 26 aout par Odoxa auprès d'un échantillon représentatif des Français, ce sondage confirme l'attachement des Français à l'hôpital mais montre une inquiétude face à l'avenir de l'hôpital public.

> Communiqué de presse et résultats complets

Inégalités sociales de santé       

Quand les migrants refusent d'être aidés en France - Billet de Julien Damon - Professeur associé à Sciences po.

Le thème du non-recours campe en bonne place des discussions sur les politiques sociales. Pourquoi des migrants, sur le sol français, refusent-ils d'être pris en charge en France ? On pense à ces milliers de personnes qui, au nord, n'aspirent qu'à passer de l'autre côté de la Manche. Même après le Brexit ! Ce non-recours à la France, dont on dit pourtant que son système social aspire, intrigue. Cinq raisons (bonnes ou mauvaises) expliquent la préférence anglaise.
> Les Echos, 30 août 2016

Médicaments   

Deux essais cliniques montrent l'efficacité du baclofène pour traiter la dépendance à l'alcool

L'étude Bacloville menée en France et coordonnée par le Pr Philippe Jaury,  et l'étude Alpadir menée par une équipe de l'Hôpital Paul brousse ont permis d'assurer que le baclofène permettait bel et bien de réduire la consommation d'alcool, en particulier chez les plus gros buveurs.

> Le Monde, 3 septembre 2016

> 20 minutes, 5 septembre 2016

ANSM : les chiffres clés de 2015

Le Moniteur des Pharmacies revient sur le bilan 2015 de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Une année au cours de laquelle 93 nouveaux médicaments ont été autorisés dans le cadre de la procédure européenne centralisée. Parmi eux, 11 ont eu la France pour rapporteur. Du côté de la pharmacovigilance, 47.089 effets indésirables ont été déclarés aux centres régionaux de pharmacovigilance, en grande majorité par les laboratoires pharmaceutiques et les professionnels de santé. Quelque 2.338 déclarations ont été effectuées par les patients, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes. L'ANSM relève par ailleurs 2.169 erreurs médicamenteuses avérées, dont 54% ont entraîné des effets indésirables. Concernant la production pharmaceutique, 75 rappels de lots ont été ordonnés l'année dernière, en majorité via le dossier pharmaceutique (DP). A noter enfin, 916 ruptures d'approvisionnement avec recherche d'alternatives thérapeutiques pour les produits indispensables.
> Le Moniteur des Pharmacies, 5 août 2016
> Site de l'ANSM

Statines : des bénéfices supérieurs aux risques, selon une vaste expertise

Les bénéfices des statines, des médicaments anti-cholestérol très largement prescrits, ont été sous-estimés et leurs effets indésirables exagérés, selon une vaste synthèse d'études publiée dans la revue The Lancet.
L'étude a consisté en analyse méthodique de 30 travaux de recherches antérieurs, portant sur le suivi de près de 140.000 personnes. Selon les auteurs de cette étude, plusieurs essais randomisés (dans lesquels les malades sont répartis dans deux groupes recevant soit le traitement soit le placebo par tirage au sort) auraient montré que "pratiquement tous" les effets indésirables attribués aux statines ne seraient, en réalité, pas causés par ces médicaments.
> synthèse de l'étude sur allodocteur.fr
> article du Lancet

Noël Renaudin : "On ruine la production française de médicaments au profit de quelques capitalistes étrangers"

Le Quotidien du Médecin rapporte les "vérités décoiffantes" de Noël Renaudin, ancien président (1999-2011) du Comité économique des produits de santé (CEPS). Invité mercredi des rencontres du "Café nile", à Paris, l'ancien responsable a regretté l'absence de résultats dans le débat sur le prix des médicaments innovants. "Les nouveaux médicaments sont trop chers, le nombre d'innovations intéressantes explose, et l'argent est devenu rare", a-t-il souligné, en s'attaquant à certains industriels ". Mais à ses yeux, les premiers responsables restent les pouvoirs publics, accusés de ne pas vouloir sélectionner les innovations qui arrivent sur le marché. Face à un système insoutenable, Noël Renaudin avance quelques pistes: renoncer au dispositif de l'AMM conditionnelle; limiter le remboursement des médicaments sous autorisation temporaire d'utilisation (ATU) à leur prix de production ou encore mettre fin aux contrats de performance.
> Le Quotidien du Médecin, 8 septembre 2016

Marisol Touraine défend la régulation des prix des médicaments au G7 Santé

Marisol Touraine s'est rendue au Japon dans le cadre de la réunion des ministres de la Santé du G7 à Kobe, organisée les 11 et 12 septembre 2016. L'occasion de défendre la proposition de François Hollande sur une régulation internationale des prix des médicaments innovants. Selon la ministre, l'OCDE s'est saisie du dossier et prépare un diagnostic de la situation. Différentes propositions seront soumises aux ministres du G7 lors de la prochaine réunion, à Paris, en janvier 2017. L'indépendance des travaux de l'OCDE sera par ailleurs contrôlée par un groupe qui sera prochainement mis en place. "Plusieurs autres thèmes ont été abordés lors de cette réunion, dont la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et l'avenir des couvertures universelles des soins de santé face au vieillissement des populations.
> Zone Boirse, 12 septembre 2016

Les rhumatologues s'opposent au déremboursement des injections d'acide hyaluronique

L'Association française de lutte anti-rhumatismale (Aflar) s'inquiète du projet de déremboursement des injections d'acide hyaluronique, destinées à lubrifier les genoux douloureux. Dix produits, commercialisés avec le statut de dispositif médical (DM), sont visés. Ils ont tous fait l'objet d'une réévaluation de la Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) au deuxième trimestre 2015. Dans chaque cas, elle a conclu à un service rendu (SR) insuffisant. L'Aflar appelle ainsi les Français à signer la pétition stop arthrose. Elle ajoute que l'extrapolation à l'Hexagone d'une étude espagnole montre que la visco-supplémentation (qui coûte 48 millions par an pour 400.000 personnes traitées) évite la pose de 190.000 prothèses par an.
> Site de la SNMR

Prix des médicaments : le gouvernement préfère négocier que légiférer

Le Comité économique des produits de santé (CEPS) a reçu le 17 août sa lettre d'orientation pour négocier le prix des médicaments avec les industriels. Le document semble écarter tout nouveau projet législatif dédié aux traitements innovants contre le cancer, préférant la négociation avec les laboratoires. L'objectif fixé au CEPS par ses quatre ministres de tutelle est clair: obtenir un bon prix final, net de remises, dont certaines sont secrètes. "Les dispositifs de prise en compte des investissements prévus par l'accord-cadre ne sauraient avoir pour conséquence une perte d'efficience ou un impact budgétaire excessif". Les ministres n'évoquent par ailleurs pas la reconduction du "taux W" sur les traitements de l'hépatite C, mais demandent explicitement de conserver et d'adapter un autre mécanisme législatif, celui qui limite la progression du chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique dans son ensemble (taux L):

> Les Echos, 13 septembre 2016

NTIC : E-santé, open data

Big data en santé : Dossier d'information de l'Inserm, juillet 2016

> Site de l'Inserm

E-santé : des serious game à l'hôpital

E-santé : des applications en manque d'évaluation
Dans un dossier consacré à l'utilisation des serious game dans la santé, Le Monde pointe le manque d'évaluation de ces applications. Certains programmes, comme Toap Run, un serious game développé par le groupe Genious en collaboration avec l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), suivent un véritable parcours de développement auprès de malades afin d'évaluer leur efficacité. Marie-Laure Welter, neurologue à l'ICM, explique ainsi au journal qu'après une étude pilote, un test randomisé sera lancé, avec un groupe de patients qui utilisera le jeu en plus de son traitement et un autre qui ne suivra que la prise en charge habituelle. "Mais les essais contrôlés randomisés rigoureux sur le plan méthodologique sont rares" dans le domaine, indique Thomas Fovet, psychiatre au CHU de Lille.
> Le Monde, 7 septembre 2016

Suivi de traitement, les meilleures applications

Les assureurs proposent de nombreuses applications mobiles pour aider les patients à mieux gérer leurs traitements. La Tribune de l'assurance vient de comparer trois d'entre elles. L'application « Mes traitements » de Malakoff Médéric arrive en tête avec une note de 17/20. Elle propose à la fois la gestion des prises...
> Celtipharm, 12 septembre 2016

Politique de santé - Politique sociale  

PLFSS : les hôpitaux publics appellent à financer la télémédecine

A quelques jours de la présentation, le 23 septembre, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2017 par le gouvernement, la fédération hospitalière de France (FHF) le presse de faire évoluer le financement de la télémédecine, afin d'en déverrouiller l'usage. Le lobby des hôpitaux publics demande ainsi une rémunération "à l'activité" des actes de médecine effectués à distance. Sans cette valeur financière, "les hôpitaux n'auront pas de visibilité pour développer la télémédecine", explique au Monde David Gruson, le délégué général de la FHF. Selon lui, la télémédecine est un outil essentiel du remodelage de la carte hospitalière."Toutes les expérimentations montrent que lorsqu'on favorise les expertises entre médecins, on évite les hospitalisations inutiles, dont certaines peuvent coûter jusqu'à 3.000 € la nuit".
> Site de la télémédecine : propositions de la FHF

Politique publique  

Prévention  

Prévision – Evaluation - Méthodologie

Psychiatrie    

Réglementation

Soins de santé primaire - Professions de santé    

Hausse des bénéfices imposables de seize spécialités : Embellie pour les revenus des médecins libéraux en 2015

Seize spécialités affichent une hausse de revenus en 2015, selon le bilan fiscal des associations régionales agréées des professions libérales (ARAPL) que dévoile « le Quotidien ».  Les généralistes ont vu leur BNC augmenter modérément de 2,2 %, principalement grâce à un surcroît d'activité et à la prime sur objectifs.
> Le Quotidien du médecin, 15 septembre 2016

Praticien territorial de médecine : la répartition des 500 nouveaux postes

Quatre arrêtés du 30 août et du 1er septembre fixent - pour l'année 2016 - le nombre et la répartition régionale des contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) et des contrats de praticiens isolés à activité saisonnière (PIAS). Ces deux dispositifs  font partie des mesures destinées à faciliter l'accès aux soins et à lutter contre les territoires ruraux. Le contrat de PTMG a ainsi été mis en place en 2012 et se déploie progressivement depuis 2013.

> Localtis.info, 15 septembre 2016

Sondages     

Baromètre  Ipsos-Secours Populaire de la pauvreté  2016 centré sur la problématique de l'accès aux soins

Ce dixième baromètre annuel montre que 36 % des Français interrogé font état de difficultés d'accès aux soins. Parmi les Français les plus pauvres (ceux qui appartiennent à un ménage dont le revenu mensuel net est inférieur à 1 200 €), la moitié a déjà renoncé ou repoussé une consultation chez le dentiste, soit un bond de 22 points par rapport à 2008, et près de 4 sur 10 un rendez-vous chez un ophtalmologiste (39 %, +9 points). Dans les foyers les plus modestes, 64 % indiquent avoir eu des difficultés au moment de payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale.

> Site du Secours Populaire

Statistiques - Méthodologie    

Systèmes de santé     

Travail et santé

Le nombre d'arrêts maladie en Allemagne en nette augmentation

Selon les derniers chiffres publiés par la caisse d'assurance maladie DAK, le nombre d'arrêts maladie a atteint au premier semestre de l'année 2016 un nouveau record (4,4 %, contre 4 % en 2015 sur la même période). Plus d'un actif sur trois (37 %) a, ainsi, bénéficié d'un arrêt de travail au cours du semestre. En moyenne, la durée d'un arrêt maladie est actuellement de 12,3 jours, contre 11,7 jours l'an dernier. On observe par ailleurs davantage d'arrêts maladie à l'est qu'à l'ouest - avec respectivement 5,5 % d'arrêts maladie, contre 4,2 %.

Quelle influence des conditions de travail sur la consommation de tabac ? - Etude DARES

Cette étude s'interroge sur l'influence de l'environnement professionnel sur la consommation de tabac. L'enquête SIP  (Santé et Itinéraire Professionnel) permet de décrire les liens entre la consommation de tabac des actifs occupés et les conditions de travail, et apporte ainsi des éclairages nouveaux sur leurs évolutions respectives.

> Sur le site de la DARES

Vieillissement

L'accord Agirc-Arcco d'octobre 2015 améliore sensiblement le solde de l'ensemble des régimes de retraite : Note du Trésor

29/08/16 - L'ensemble des mesures de l'accord sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco conclu le 30 octobre 2015 permettrait d'améliorer le solde de l'ensemble des régimes de retraite de 0,3 % de PIB à partir de 2020, soit six milliards gagnés chaque année, estime une note de la direction du Trésor diffusée lundi 29 août.
Selon les projections de la DG Trésor réalisées avec le modèle de microsimulation des retraites Aphrodite, cette amélioration du solde financier, qui se maintiendrait jusqu'en 2060, proviendrait "principalement" des régimes Agirc-Arrco, "pour deux tiers par une baisse des dépenses, et pour un tiers par une hausse des recettes", écrit la direction générale du Trésor.
> Lettre Trésor-Éco N°178, 29 août 2016
> Les Echos, 30 août 2016

Etat des lieux 2015 des dispositifs de prise en charge et d'accompagnement de la maladie d'Alzheimer- Etude de la Fondation Médéric

L'enquête 2015 de la Fondation Médéric Alzheimer a permis d'identifier 14 690 dispositifs, du lieu de diagnostic à l'accompagnement des aidants. Ces structures, dont certaines n'existaient pas lorsque la Fondation a commencé, il y a plus de dix ans, ce travail de repérage, se développent, et sont toujours davantage au plus près des besoins des personnes malades et de ceux qui les entourent. Les résultats de cette enquête permettent d'observer la montée en puissance des dispositifs créés par le troisième Plan Alzheimer et dont le déploiement se poursuit dans le cadre du Plan maladies neurodégénératives : dispositifs MAIA, plateformes d'accompagnement et de répit, UHR et PASA.
> Sur le site de la Fondation

Étude Aviva : le déficit des retraites en France s'élève à 241 milliards d'€

Aviva, société d'assurance publie la seconde édition de son étude consacrée au déficit des retraites en Europe au regard d'un niveau de vie cible selon les critères de l'OCDE. L'étude montre que le financement des retraites est tout autant un enjeu européen que français. En Europe, le déficit d'épargne s'élève à 2 010 milliards d'€ en 2016 (contre 1 903 milliards en 2010). En France, ce déficit est plutôt stable entre 2010 (244 milliards) et 2016 (241 milliards). Aviva souligne l'importance de la collaboration entre les pouvoir publics et les acteurs privés pour notamment : sensibiliser davantage les populations à l'enjeu majeur du financement des retraites, faire évoluer les produits d'épargne retraite existants pour plus de flexibilité et stabiliser le cadre fiscal de l'assurance-vie à long terme.

> Communiqué de presse

Nominations

Yvanie Caillé nommée nouvelle directrice du GIP-IDS

Anne-Gaëlle Javelle, conseillère technique open data & e-santé de Marisol Touraine, désignée fin juin pour succéder à Richard de Cottignies en tant que directrice générale, n'assumera pas le poste pour raisons personnelles. C'est finalement Yvanie Caillé, fondatrice et directrice générale de Renaloo (association de patients souffrant d'une maladie ou insuffisance rénale, dialysés ou transplantés, membre du Ciss), qui occupera cette fonction. Nommée mardi 30 août 2016 par l'assemblée générale extraordinaire, elle prendra les rênes de l'IDS à la fin de l'année, le temps de trouver un ou remplaçant(e) au sein de son association. D'ici là, la directrice adjointe assurera l'intérim. Elle travaillera en particulier sur la préfiguration du futur Institut national des données de santé dont la création est prévue par la loi de modernisation de notre système de santé.

> Dépêche TIC Santé, 2 septembre 2016

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16 septembre 2016