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3 QUESTIONS À... : JUILLET 2013





1/ A quels enjeux la diffusion des nouveaux antidiabétiques en France renvoie-t-elle ?

Cette classe thérapeutique représente non seulement un enjeu important de santé publique compte tenu de la prévalence croissante du diabète mais aussi un enjeu économique : en 2011, le montant remboursé pour les antidiabétiques en France avoisinait 1,2 milliard d’euros. Par ailleurs, le rythme d’innovation est très soutenu dans la classe des antidiabétiques : pas moins de huit générations se sont succédé sur une période de quarante ans. Etant donné la variabilité des coûts de traitement journalier (de 0,22€ à 3,67€), la question de la régulation de l’entrée de l’innovation se pose dans cette classe.

2/ En quoi la France se distingue-t-elle des pays étudiés (Allemagne, Australie, Royaume-Uni) en matière de diffusion de l’innovation pharmaceutique à travers les antidiabétiques ?

Si la France consomme moins d’antidiabétiques que l’Allemagne (69,3 Defined Daily Dose (DDD), soit doses journalières pour 1 000 habitants et par jour versus 74,5 DDD pour 1 000 habitants et par jour), elle devance en revanche le Royaume-Uni (60,1) et l’Australie (46,6). Surtout, sa structure de consommation est assez atypique par rapport aux autres pays : la proportion d’antidiabétiques oraux dans l’ensemble des antidiabétiques est très forte en France (78,3 %) comparativement aux autres pays qui utilisent plus l’insuline (59,8 % en Allemagne, 66,5 % au Royaume-Uni et 62,2 % en Australie). L’analyse met aussi en évidence la propension de la France à utiliser les molécules les plus récentes et les plus onéreuses : les gliptines ont ainsi connu une croissance beaucoup plus dynamique en France qu’au Royaume-Uni ou en Australie. Une même tendance à l’adoption précoce est observée pour les nouveaux antidiabétiques injectables, les agonistes de la GLP-1.

3/ Quels enseignements tirer de cette comparaison ?

La gestion de l’arrivée de nouveaux médicaments est devenue essentielle à la régulation des systèmes de santé. Un risque réel existe, en effet, d’une diffusion trop rapide des nouveaux médicaments sans l’accompagnement nécessaire permettant de garantir leur bonne utilisation, en conformité aux recommandations en termes de qualité et/ou d’efficience. L’exemple des antidiabétiques montre que les pratiques sont très diversifiées selon les pays et met en évidence une ligne de partage entre ceux qui ont mis en place de nombreuses mesures ou processus d’accompagnement de l’entrée des nouveaux médicaments et ceux où ces pratiques sont moins développées (évaluation économique, outils d’aide à la prescription, de diffusion des recommandations). L’exemple des nouveaux antidiabétiques ainsi que celui plus récent des nouveaux anticoagulants oraux doivent être l’occasion d’une réflexion afin de proposer des nouveaux outils de régulation de la diffusion de l’innovation.

Propos recueillis par Anne Evans

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9 juillet 2013