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3 QUESTIONS À... : JUIN 2009





3 questions à... Catherine Sermet à l’occasion de la sortie de son article sur la santé perçue des 55 ans et plus en France et au Québec, à paraître dans le prochain Questions d’économie de la santé.

1/ Quels sont vos principaux résultats concernant cette comparaison de la santé perçue des 55 ans et plus en France et au Québec ?

D’abord, les Québécois vivant à leur domicile se perçoivent globalement en meilleure santé que les Français. Ce résultat appelle deux réflexions : la première renvoie à l’importance de la culture dans la manière dont les individus appréhendent ce sujet. Nous avons effectivement remarqué à travers les réponses des enquêtés une propension très marquée des Québécois à utiliser sans restriction des adjectifs comme « excellent », « très bon », comme leur voisins américains. Cela dénote une vision plutôt positive des choses. Les Latins, en l’occurrence les Français, n’en font jamais usage. Au mieux, ils se considèrent en « bonne santé ». La deuxième réflexion est liée au fait qu’au Québec, les plus malades, les plus âgés (70 ans et plus) et les plus pauvres vivent beaucoup plus souvent en institution qu’en France.

Ensuite, même quand ils souffrent de maladies chroniques, une majorité de Français et de Québécois se perçoit en bonne santé, mais la similitude entre la proportion de Français et de Québécois se percevant en mauvaise santé dès lors qu’ils souffrent de maladies est remarquable.

Les femmes françaises se déclarent en outre davantage en mauvaise santé que les hommes, alors qu’au Québec, c’est l’inverse ; ce sont les hommes.

2/ Toutes les maladies influent-elles négativement sur la perception que les Français et les Québécois ont de leur état de santé et, quand c’est le cas, sont-elles les mêmes dans les deux pays ?

Comme nous le disions précédemment, le lien entre la maladie et une mauvaise perception de sont état de santé est avéré dans les deux pays. Québécois et Français sont par exemple environ 45 % à se considérer en mauvaise santé quand ils sont atteints de maladies cardio-vasculaires.

Par contre, ni l’hypertension artérielle ni les problèmes de thyroïde ne sont associés en France à un mauvais état de santé, ce qui est le contraire au Québec. Cette perception française est peut-être due à une méconnaissance des risques liés à ces maladies chez les personnes enquêtées. Par ailleurs, au Québec, les 55 ans et plus atteints d’un cancer se déclarent beaucoup plus fréquemment en mauvaise santé qu’en France, sans qu’on puisse, pour le moment, avancer d’explication satisfaisante.

3/ Les incapacités sont-elles également déterminantes quant à la perception d’une mauvaise santé ?

Les résultats concernant les incapacités sont beaucoup plus contrastés entre les deux pays. Si, par exemple, l’audition n’influe aucunement sur la façon dont les Français et les Québécois perçoivent leur santé, par contre, les problèmes de mobilité ou la perte d’autonomie domestique influent toujours négativement sur cette perception. Pour le reste, en France, d’une manière générale, les incapacités ont plus d’impact qu’au Québec. En effet, pour les limitations fonctionnelles, les problèmes de vision non corrigée ou de dextérité ne sont associés à une mauvaise perception d’état de santé qu’en France. Même chose pour les restrictions des activités domestiques ou les difficultés pour les soins personnels où seuls les Français s’estiment en mauvaise santé quand ils en sont atteints. Les différences culturelles soulignées tout à l’heure peuvent- elles aussi expliquer cette meilleure acceptation des problèmes d’incapacité que nous observons au Québec ?

Propos recueillis par Anne Evans

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9 juin 2009