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3 QUESTIONS À... : NOVEMBRE 2011





1/ Quelles sont les spécificités de l’enquête SHARELIFE, troisième vague de l’enquête SHARE ?

L’enquête SHARELIFE interroge sur leur histoire de vie des individus de 50 ans et plus d’une quinzaine de pays européens qu’elle a déjà questionnés lors de l’une ou l’autre des deux premières vagues de SHARE, en 2004 et/ou en 2006. Cette troisième vague comble ainsi une lacune des grandes enquêtes sur la santé et les caractéristiques socio-économiques des enquêtés : l’absence de recul temporel sur l’histoire de vie. Or, la connaissance des conditions de vie durant l’enfance est instructive, ces dernières pouvant engendrer des difficultés au cours de la vie professionnelle et après la retraite. SHARELIFE aide ainsi à mieux comprendre l’influence des systèmes de protection sociale sur la vie des individus.

2/ Quels outils participent de cette originalité de l’enquête ?

La difficulté à recueillir des informations fiables sur le passé des enquêtés a été résolue en élaborant un outil qui stimule leur mémoire : un calendrier multidimensionnel. Celui-ci permet aux enquêtés de se rappeler des événements de plusieurs façons : descendante (du plus important au moins important), chronologique à partir d’un thème (par exemple, les différents logements occupés) ou entre thèmes (une maladie intervenant au moment de la naissance d’un enfant). Ces thèmes sont par ailleurs mis en perspective avec des événements ou manifestations publics comme une élection présidentielle, une coupe du monde de football, etc.

Chaque pays a en outre utilisé un questionnaire, des outils informatiques et une méthodologie identiques afin d’harmoniser le recueil d’informations.

3/ Parmi les premiers résultats de SHARELIFE, quels sont les plus importants ?

Les premiers résultats de SHARELIFE ont fait l’objet d’un ouvrage collectif* dont la spécificité est de combiner des données individuelles sur les histoires de vie avec une base de macro-données historiques sur les politiques nationales. Son objectif a été d’identifier les mécanismes par lesquels les politiques publiques de l’Etat providence ont pu influencer l’état de santé, l’épargne ou les taux d’emploi, plus globalement, le bien-être à un âge avancé. La plupart des premières études ont identifié des effets significatifs des politiques publiques sur les trajectoires de vie. Les politiques d’éducation, par exemple, permettent d’augmenter les pensions de retraite et d’améliorer l’état de santé sur les vieux jours. Les politiques de long terme de prévention en matière de santé ont des effets positifs à la fois sur les niveaux d’activité et sur l’état de santé à un âge avancé. De meilleures conditions de travail améliorent non seulement les taux d’emploi des seniors en diminuant les retraits précoces mais tendent aussi à améliorer la santé physique et mentale. Ces conditions de travail sont jugées plus favorables dans les pays qui conduisent des politiques actives de formation continue. En revanche, certaines analyses ne montrent pas ou peu d’effets de certaines interventions publiques. Ainsi, les politiques actives sur le marché du travail ne semblent pas avoir influencé la mobilité du travail au point d’augmenter les revenus tout au long de la vie.

 

* Börsch-Supan A., Brandt M., Hank K. & Schröder M., Eds. (2011). The Individual and the Welfare State. Berlin Heidelberg, Springer-Verlag, 285 p.

Propos recueillis par Anne Evans

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8 novembre 2011