DOC NEWS : VEILLE SUR L'ACTUALITE EN SANTÉ


Elaborées par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard, les Doc News rassemblent de façon thématique les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé, réalisée à partir de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que du suivi de sites français et étrangers.

De périodicité hebdomadaire, elles présentent les nouveautés sur la politique de santé selon les thématiques mentionnées ci-dessous :




DOC NEWS DU 10 AVRIL 2015

Assurance maladie

Le Premier ministre se dit "favorable" à une réforme du RSI

Annuaire sécu, 5 avril 2015
Le Premier ministre était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC mardi 31 mars. Manuel Valls a détaillé la politique du gouvernement pour les semaines à venir et s'est exprimé sur les dossiers "chauds" du moment, notamment les dysfonctionnements du régime social des indépendants. Le Premier ministre s'est dit favorable à une réforme du régime. "Le RSI, qui a été réformé il y a quelques années, est un désastre. Ca ne marche pas", a-t-il déclaré. Interrogé sur l'éventualité de le rattacher au régime général, Manuel Valls a répondu : "C'est une des possibilités", en précisant que le député socialiste du Gard, Fabrice Verdier, chargé d'une mission à ce sujet, préparait des propositions. Et d'ajouter : "encore un dossier qui n'avait jamais été traité et que nous sommes en train, je l'espère, de régler grâce à un certain nombre de propositions qui nous seront faites". Je n'ai pas retrouvé de trace de cette mission confiée au député qui avait sollicité la ministre Marisol Touraine lors des questions au gouvernement le 10 mars dernier (rien sur son blog notamment).
De son côté, Bruno Le Maire, député (UMP) de l'Eure, qui s'est emparé du sujet il y a plusieurs semaines avec une centaine de députés de l'opposition, prévient qu'il ne lâchera pas le morceau. "Nous mettrons une pression maximale sur le gouvernement pour faire évoluer ce dossier", a affirmé le parlementaire.
A lire dans l'interview du Premier ministre, son point de vue sur la nécessaire réforme pour permettre aux PME-PMI d'embaucher rapidement. Manuel Valls, qui assure écouter les entrepreneurs qui expriment leur "peur de l'embauche", souhaite "lever le frein de cette peur". Mais "il ne faut pas le faire au détriment de notre droit social", a-t-il ajouté. Concernant un éventuel contrat de travail spécifique aux petites entreprises, hypothèse relayée dans la presse, "je veux en discuter avec tous les partenaires sociaux" lors d'une conférence prévue en juin, a-t-il expliqué sur BFMTV. Mais Manuel Valls l'a assuré : "La remise en cause du CDI n'est pas dans les projets du gouvernement, ce n'est pas parce que le Medef fait un certain nombre de propositions que nous allons les prendre". Le patronat a proposé de faciliter les licenciements des salariés en CDI.
> Le Figaro, 31 mars 2015
> BFMTV - vidéo 27:32

Une proposition de loi pour réorganiser le transport des patients

Auteur d'un rapport identifiant des pistes de rationalisation et de réorganisation du transport des patients, le député Pierre Morange (UMP, Yvelines) a déposé le 25 mars à l'Assemblée nationale une proposition de loi sur ce sujet. Le texte prévoit l'intégration d'un volet transport aux schémas régionaux d'organisation des soins (SROS) des agences régionales de santé afin de "disposer d'une vision globale des transports, intégrés dans un parcours de soin" et d'"assurer une meilleure cohérence entre l'offre et la demande", Le texte transfère les procédures d'agrément des entreprises de transport sanitaire de l'ARS à la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM). La géolocalisation des véhicules serait obligatoire car conditionnée au conventionnement. Enfin, des plateformes communes de réception, de traitement et de régulation des appels seraient mises en place. Les dépenses de transport ont flambé en dix ans, passant de 2,3 milliards d'€ en 2003 à 4 milliards en 2013.
> Egora

Démographie

La situation démographique en 2013 : Etude de l'Insee

Cet Insee Résultats présente de façon détaillée les séries définitives ou quasi-définitives relatives aux indicateurs démographiques. Certaines ont déjà pu être publiées dans le bilan démographique 2014 arrêté à fin 2014.
Les informations relatives aux événements d'état-civil 2013 sont définitives. Elles ont déjà été publiées dans des Insee résultats indépendants : respectivement en septembre et octobre 2014 pour les naissances et les décès et en février 2015 pour les mariages.
Les estimations de population sont définitives jusqu'au 1er janvier 2012. Les estimations de population restent provisoires aux 1ers janvier 2012 et 2013 en l'attente de la publication des populations légales correspondantes.
 > Site de l'Insee

Economie de la santé

L'OCDE appelle la France à réduire ses dépenses de santé

Dans une récente étude, l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) appelle la France à des actions "plus ambitieuses" pour retrouver la croissance "à moyen terme" et recommande d'agir sur les dépenses publiques "trop élevées" (57% du PIB). Les dépenses de santé représentaient ainsi 8,7% du PIB en 2012, "en constante augmentation, même si le rythme s'est nettement réduit". Les mesures prises par le gouvernement pour 2015 semblent efficaces: promotion des génériques, modération des prix des médicaments, développement de l'ambulatoire, relève Egora.fr. Mais les "possibilités d'aller plus loin sont toutefois nombreuses". Concernant les établissements, l'OCDE préconise de fermer des petits hôpitaux ruraux, générant des "économies d'échelle et plus d'investissements en nouvelles technologies", et de "réformer la gestion" des ressources humaines hospitalières. Par ailleurs, l'objectif de réduction du volume de médicaments prescrits pourrait être atteint par des "incitations appropriées" auprès des médecins.
> Egora, 7 avril 2015

La régulation du système de santé : Dossier de Vie Publique

Mis à jour au 27 mars 2015, ce dossier passe en revue les différents aspects de la régulation du système de santé : pourquoi réguler les dépenses de santé ?, le rôle de l'Etat et du Parlement dans cette régulation, qu'est-ce que l'Ondam ?...;
> Site de Vie Publique

Etat de santé

La mortalité des agents et ex-agents de l'administration pénitentiaire

L'Institut de veille sanitaire (InVS) publie un rapport documentant les causes de mortalité chez les agents et ex-agents de l'administration pénitentiaire. Menée sur la période 1990-2008 et concernant plus de 40 000 agents et ex-agents, cette étude de cohorte est une première. En prison, l'environnement de travail est particulièrement stressant et les travailleurs sont exposés à des nuisances professionnelles spécifiques. L'étude documente un excès significatif de suicides chez deux catégories d'agents que sont les surveillants pénitentiaires et les adjoints techniques. Ces résultats plaident pour la poursuite de mesures de prévention mises en place à l'administration pénitentiaire. Ils justifient que de nouvelles études soient menées (notamment étiologiques) et montrent l'importance, pour l'institution, de mettre en place un système de surveillance épidémiologique s'agissant de l'état sanitaire de l'ensemble de ses agents.
> Site de l'InVs

Géographie de la santé

Un colloque pour le 5e anniversaire de la création des ARS

Annuaire sécu, 5 avril 2015
Un colloque intitulé "Les ARS, cinq ans après" était co-organisé le 1er avril 2015 par le Collège des Directeurs généraux d'ARS, le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, la Chaire santé de Sciences Po et l'Institut Droit et Santé–Inserm UMRS 1145 de l'université Paris Descartes. Pour les principaux acteurs de ces institutions, il s'agissait de tirer des enseignements de leur histoire en train de se faire.
Il est trop tôt pour disposer des actes de cette journée. Néanmoins, la presse a relayé l'évènement (TSA et Décision santé).
Alors qu'à leur ouverture le 1er avril 2010, les agences régionales de santé suscitaient peut-être autant d'espoir que de méfiance, la secrétaire d'Etat Laurence Rossignol (qui remplaçait Marisol Touraine), en ouverture du colloque, a livré ce satisfecit :  "Cinq ans après, nous pouvons le dire, la mise en place des ARS est une réussite". Pour autant, cette fusion de sept organismes n'a pas gommé les cloisonnements antérieurs. Ces cinq premières années auront surtout été une période d'expérimentation de vie "dans une même maison" tant les intérêts étaient contradictoires entre des cadres de l'assurance maladie et les agents venus des services de l'Etat ou des collectivités territoriales. Cinq ans après, se retrouvent les différences de cultures professionnelles.
Mais pour Sylvie Mansion, première directrice générale de l'agence de Franche-Comté, aujourd'hui directrice de la CPAM du Bas-Rhin, le décloisonnement pourrait être imminent entre les ARS et l'assurance maladie. La directrice, citée par TSA, rappelle pourtant que les deux structures n'ont guère les mêmes logiques : l'ambition planificatrice des ARS coïncide mal avec le souci de gestion des risques de l'assurance maladie. Ainsi, à partir de 2010, leurs "plaques tectoniques, au lieu de se rapprocher, vont s'écarter", au point de les mettre bientôt en "concurrence". Or "la contrainte financière a quelques vertus", explique Sylvie Mansion. Les 10 milliards d'économie d'ici à 2017 réclamés par le gouvernement forcent désormais les deux réseaux à coopérer concrètement. ARS et assurance maladie en viennent même à parler d'une seule voix dans le dialogue de gestion avec les établissements… La période est décidément "plus propice à la collaboration".
Parmi les chantiers en souffrance, il est question du devenir des délégations territoriales. Laurence Rossignol qui a confirmé que les ARS devront épouser au 1er janvier 2016 la carte des 13 régions élargies, a averti que "le rôle de la délégation territoriale devra être renforcé".
> Des portes ouvertes pour les cinq ans des ARS - TSA 2 avril 2015
> L'article de Décision santé 2 avril 2015

L'Observatoire Régional de Santé (ORS) Île-de-France édite un panorama sur la santé des Franciliens.

08/04/2015 - Ce recueil dresse en introduction un portrait synthétique de l'état de santé à l'échelle de l'Île-de-France.
Puis, une sélection d'indicateurs de l'état de santé de la population francilienne et de ses déterminants, construits à partir de sources multiples exploitées par l'ORS Île-de-France, sont présentés en sept chapitres.

> Repères sur la santé en Ile-de-France, ORSIF, avril 2015

Handicap

Une très nette augmentation des demandes d'allocation aux adultes handicapés entre 2012 et 2013.

Cnsa.fr, 2 avril 2015
La CNSA publie le troisième numéro de sa collection « Repères statistiques », qui dresse un panorama de l'évolution des demandes et des décisions d'allocation aux adultes handicapés (AAH) prises par les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) depuis 2007.
> Site de la Cnsa
> Progression de l'AAH : la CNSA cherche des "pistes d'explication", Localtis.info, 9 avril 2015

Hôpital

Inégalités de santé

Médicaments

Stratégie européenne de santé à l'horizon 2020 : Rapport de l'EMA

L'EMA et les responsables nationaux des autorités de régulation (http://www.hma.eu) ont publié la une préversion de leur stratégie à 2020. Ce document décrit la stratégie pour ce réseau pour les cinq prochaines années. Il est présenté, pour la première fois, de manière unifiée et permet ainsi de tenir compte de la nécessité d'une approche coordonnée pour répondre aux multiples défis et perspectives qui les attendent. Les progrès scientifiques affectent la nature des produits réglementés, des médicaments de plus en plus complexes émergent (exemple de la médecine personnalisée). En conséquence, le réseau doit soutenir les développements nouveaux et innovants qui contribuent à la santé publique et apporter des réponses concrètes quant à leur régulation. Parallèlement, les besoins de santé en Europe sont en train de changer : importance de la part des pathologies chroniques dans le panier de soins, allongement de la durée de vie, etc. Ainsi, en travaillant en étroite collaboration, le réseau peut s'appuyer sur les ressources et les expertises disponibles dans toute l'UE, et améliorer la charge de travail en évitant les doublons.
> Site de l'EMA

NTIC : Internet, open data

Les députés débattent de l'open data

Les députés entament aujourd'hui les débats sur l'ouverture des données de santé. L'article 47 de la loi santé prévoit que les feuilles de soins gérées par l'assurance-maladie, les données hospitalières, les causes de décès, les données médico-sociales et un échantillon des données des complémentaires soient regroupés dans un "Système national des données de santé" (SNDS), anonymisés et mis à disposition du public, avec possibilité d'être réutilisés, y compris par les acteurs privés (sauf les assureurs pour cibler le risque et les laboratoires pharmaceutiques pour cibler les médecins gros prescripteurs), explique Le Monde. L'ouverture est très contrôlée: d'une part, les données ouvertes au public, agrégées ou anonymisées, non identifiables; d'autre part, les données personnelles avec un accès permanent pour les organismes ayant une mission de service public (InVS, ARS, service statistique du ministère de la Santé...), et, pour les autres, un accès au cas par cas "pour des recherches, études et évaluation d'intérêt public", après autorisation de la Cnil sur avis du Comité d'experts scientifiques (CES) et du collège de l'Institut national des données de santé (INDS). Cela devrait permettre d'évaluer la sur-prescription et les restes à charge, faciliter la pharmacovigilance, mesurer l'impact de réformes, mais pas de comparer les médecins., l
> Le Monde, 7 avril 2015

Notice technique CCAM descriptive à usage PMSI 2015

La CCAM descriptive à usage PMSI doit être utilisée depuis le 1er janvier 2015 pour décrire l'activité en hospitalisation des établissements MCO et HAD et le 29 décembre 2014 pour les établissements SSR.
> Site de l'ATIH  

Manuel des GHM - Version provisoire

La classification en groupes homogènes de malades (GHM) pour le PMSI MCO a bénéficié d'une révision au 1er mars 2015, ces documents ne constituent pas la version définitive qui sera publiée au bulletin officiel prochainement.
> Site de l'ATIH  

Snatih devient ScanSanté

La plateforme de restitution des données hospitalières Snatih évolue sur le fond et sur la forme et devient ScanSanté, qui met à disposition des acteurs du système de soins des données brutes et des indicateurs « prêts à l'emploi » sur l'activité, les finances, la pertinence, la performance, les ressources humaines…
> Site de l'ATIH

Politique de santé, politique sociale

Le Projet de loi de modernisation de notre système de santé examiné en séance publique à l'Assemblée

Annuaire sécu, 5 avril 2015
Après son examen en commission à la mi-mars, le projet de loi santé rebaptisé "Projet de loi de modernisation de notre système de santé" est débattu en séance publique à l'assemblée nationale. Quelques 2400 amendements ont été déposés sur les 57 articles du projet de loi qui va être examiné durant deux semaines. Le vote solennel par les députés est prévu le 14 avril. Le projet doit ensuite être examiné au Sénat, probablement fin juin ou juillet.
Avant que ne débute la présentation du texte à l'Assemblée nationale, mardi 31 mars, Marisol Touraine recevait la veille le rapport du Pr Pierre-Louis Druais, le président du Collège de la médecine générale, "sur la place et le rôle de la médecine générale dans le système de santé". Quatorze propositions de modifications de la loi Santé sont faites pour valoriser et asseoir la place de la médecine générale dans le système de santé. Si aucune surprise n'était à attendre des pistes qui avaient déjà été dévoilées, restait à savoir quel sort leur serait réservé. "J'ai demandé à Marisol Touraine un document écrit formalisant un retour sur le rapport", explique Pierre-Louis Druais, "détaillant, pour l'ensemble des éléments, ceux qui seront dans la loi et ceux qui seront discutés au sein de la la grande conférence de la Santé". Ce retour ministériel lui permettra de se remettre en piste. Car ce chantier à peine terminé, le président du collège de la médecine générale compte "se rapprocher d'Anne-Marie Brocas pour travailler de façon anticipée" sur la conférence de santé.
Cette première semaine de débat sur la loi de santé aura été consacrée aux dispositions de santé publique de la réforme Touraine (voir à ce sujet l'article du Généraliste.fr). On attendra la lettre de la semaine prochaine pour dresser un bilan des modifications apportées par les députés au texte initial. En attendant, les médecins sont toujours très remontés contre cette loi et la généralisation du tiers payant. A l'initiative du syndicat MG France, certains généralistes de secteur 1 commencent à facturer leur consultation 25 euros. Dans un communiqué, l'Assurance maladie met en garde contre ces pratiques et prévient qu'elle "fera usage, à chaque fois que nécessaire, de tous les moyens juridiques à sa disposition (...) pour faire respecter les obligations qui s'appliquent aux médecins conventionnés et pour protéger les assurés contre des pratiques tarifaires illicites".
Autre profession remontée, les journalistes, cette fois sur la réécriture de l'article 47 qui contient des dispositions entrouvrant l'open data sur les données de santé au public. L'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) a réagi dans son communiqué publié lundi 30 mars. Le texte entend garantir un accès facilité et encadré aux données de santé rendues anonymes, comme celles de l'Assurance maladie sur les prescriptions et les remboursements, ou celles des hôpitaux, pour "faciliter les études de santé publique ou médico-économiques", rappelle l'Ajis . Mais "la façon dont ce texte est rédigé aujourd'hui menace gravement la liberté d'informer", explique l'association qui dénonce un texte "très restrictif". Elle craint que les journalistes ne soient obligés de soumettre la "méthodologie et le résultat" de leurs enquêtes à deux instances différentes "avant publication". "Les journalistes qui utilisent les données hospitalières depuis 15 ans, par exemple ceux qui établissent les palmarès hospitaliers, (...) pourront continuer d'y avoir accès tout comme les chercheurs et les associations de patients", a indiqué Marisol Touraine, répondant à l'inquiétude exprimée par l'association. La rapporteure Hélène Geoffroy a ajouté qu'elle déposerait un amendement pour "rassurer" les journalistes.
> Le dossier législatif sur le site de l'Assemblée nationale
> Le discours de présentation de Marisol Touraine
> Le rapport du du Pr Pierre-Louis Drouais "La place et le rôle de la Médecine générale dans le système de santé"
> Après sa rencontre avec Marisol Touraine, Pierre-Louis Druais attentif aux suites réservées à son rapport -  Legeneraliste.fr
> Consultation à 25 euros, peut-être visite à 56 : MG France persiste dans la transgression tarifaire - Le Quotidien du médecin 2 avril 2015
> Les députés auscultent les données de santé - La lettre de l'AFIM 31 mars 2015 qui publie une synthèse du projet de loi et de son article 47

Les députés adoptent "le pacte national territoire santé"

L'Assemblée nationale a adopté le "pacte national territoire-santé", qui vise à "promouvoir la formation et l'installation des professionnels de santé en fonction des besoins des territoires", avec "des actions spécifiquement destinées aux territoires particulièrement isolés", mis en oeuvre par les agences régionales de santé (ARS), indique Le Généraliste. "J'ai fait le choix de l'incitation, et non de la coercition, et du respect de la liberté d'installation", plaide Marisol Touraine. Il s'agit d'organiser "un maillage du territoire", notamment grâce aux "communautés professionnelles territoriales de santé" chargées "d'assurer une meilleure coordination" de l'action des professionnels dans une zone géographique. Ces communautés remplacent le "service territorial de santé au public" et seront constituées à l'initiative des professionnels eux-mêmes, ou à défaut, les ARS prendront "des initiatives" pour en créer "en concertation" avec les syndicats médicaux.
> Le Généraliste, 8 avril 2015

Loi de santé : le tiers payant généralisé est adopté par l'Assemblée nationale

Les voix de 23 députés ont suffi ce jeudi matin pour adopter dans un Hémicycle désert la généralisation du tiers payant, mesure phare du projet de loi de santé, contestée depuis des mois par la communauté médicale.Après deux heures de discussion, 23 députés, essentiellement des rangs de la majorité, ont voté en faveur de ce dispositif alors que 12 élus UMP et UDI ont voté contre.Largement amendé par le gouvernement lors du passage en commission...
> Le Quotidien du médecin, 9 avril 2015

Les Français valident la "charte pour une santé solidaire"

Dans un sondage inédit, les citoyens réaffirment l'importance qu'ils accordent à la Sécurité sociale et au rôle de l'État. La "charte pour une santé solidaire" proposée fin mars par un collectif de professionnels de la santé, d'associations de patients et de chercheurs, séduit les Français. Ainsi, 73% souhaitent "que les gouvernements tiennent dorénavant compte de cette charte dans toutes les réformes du système", selon le carnet de santé mensuel Odoxa avec Le Figaro, France Inter et la MNH. 95% des personnes interrogées sont d'accord pour dire que "la santé est notre bien le plus précieux", 94% que "les patients doivent disposer d'un droit à l'information sur la qualité des soins", 93% que le patient doit pouvoir choisir librement son médecin et son établissement de soins, 90% que "la santé devrait être un principe constitutionnel fondamental" et 82% qu'il faut "mettre en place une formation à la santé à l'école, au collège et au lycée". Deux tiers des répondants sont favorables à une "Sécurité sociale finançant au moins à 80% les soins pris en charge par la solidarité et à 10% au-delà d'un plafond en cas de dépenses élevées restant à la charge du malade", ce qui "induirait une baisse des cotisations pour les complémentaires santé et une augmentation des prélèvements obligatoires".
> Le Figaro, 8 avril 2015 

Politique publique

Prévention

Prévision – Evaluation - Méthodologie

Psychiatrie

Réglementation

Instruction interministérielle n°DSS/1A/2015/76 du 13 mars 2015 relative aux modalités de facturation des soins urgents

L'instruction met en oeuvre l'article 69 de la LFSS pour 2015 modifiant les modalités de facturation des séjours en soins urgents. Ces soins urgents  prennent en charge les personnes étrangères en situation irrégulière, résidant en France depuis moins de trois mois (sauf les étrangers en simple séjour, avec visa de court séjour), ainsi que les personnes résidant de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, mais non bénéficiaires de l'AME car elles n'en ont pas fait la demande, ou que leur demande est en cours d'instruction ou qu'elle leur a été refusée. Ils sont pris en charge grâce à une dotation forfaitaire versée à ce titre par l'Etat à la CNAMTS, qui est comme l'AME largement dépassée chaque année.
Cette réforme de la tarification de soins urgents s'applique aux prestations dispensées en MCO dans les établissements antérieurement financés par dotation globale. La prise en charge par l'Assurance maladie est facilitée par une assimilation à l'AME.
> Bulletin officiel, 26 mars 2015

Arrêté du 20 mars 2015 fixant pour la période du 1er avril au 31 décembre 2015 le taux prévisionnel de prescription des médicaments mentionné au II de l'article L. 162-30-2 du code de la sécurité sociale

Le taux prévisionnel de prescription des médicaments inscrits au répertoire des groupes génériques est fixé, pour la période du 1er avril au 31 décembre 2015, à 39 % dans les établissements de santé. Cette mesure fait suite au décret n° 2015-309 du 18 mars 2015 visant à réguler les dépenses de médicaments liées aux prescriptions réalisées par des professionnels de santé exerçant dans les établissements de santé et remboursées sur l'enveloppe de soins de ville.
> Legifrance

Un décret allonge jusqu'à cinq ans la durée d'attribution de l'AAH pour une invalidité à moins de 80%

Localtis.info, 8 avril 2015
Un décret du 3 avril 2015 modifie la durée d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour les personnes présentant un taux d'incapacité compris entre 50% et 79% et dont la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) a reconnu, "compte tenu de [leur] handicap, une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi". Cette durée d'attribution était jusqu'alors de un à deux ans, avant révision de la situation et prolongation éventuelle.
> Lire la suite sur Localtis.info
> Décret 2015-387 du 3 avril 2015 sur Legifrance

Soins de santé primaire

Première réunion de l'observatoire sur l'évolution du mode de rémunération des officinaux. Fin de non recevoir de l'Assurance maladie pour la réouverture des négociations

Annuaire sécu, 5 avril 2015
La première réunion de l'observatoire sur la rémunération entre les syndicats des pharmaciens et l'Assurance maladie s'est tenue le 31 mars 2015. Cette réunion était destinée à préparer la mise en place de l'observatoire (composition, méthodologie…). L'analyse économique présentée pour l'occasion par la CNAMTS tend à démontrer que la marge des pharmaciens a augmenté en 2014. Pour 2015, on pourrait assister à une stabilité de leurs rémunérations. Mais certains syndicats de pharmaciens sont convaincus que leurs marges sont en train de s'écrouler. L'UNPF dénonce "cette présentation fallacieuse et partielle qui intègre dans les revenus des pharmaciens le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE),  l'indemnisation des gardes et les entretiens pharmaceutiques censés compenser un impact de 217 millions d'euros sur la marge (baisses de prix) et un marché des médicaments délivrés en ville en recul de -0,8 %".  Même son de cloche pour le président de L'UPSO : "On s'est moqué de nous ; ils se sont entendus pour suivre la rémunération en y incluant les remises génériques, les astreintes, les rémunérations sur objectifs de santé publique, le CICE… mais pas la marge qui décroît". Pour la FSPF, seul syndicat signataire de la réforme, l'impact de la nouvelle rémunération sur la marge est déjà positif ! Mais elle souligne également que les effets positifs de la réforme sont absorbés par les baisses de prix de 2015 des médicaments prévues dans les économies de l'Assurance maladie (estimées à 170 millions d'euros cette année, mais ce sera peut-être plus proche de 300 millions), et qu'il faut revaloriser l'honoraire !
À partir des résultats des 14 000 officines du réseau Pharmastat, la société IMS Health confirme que la quasi-totalité des officines seraient gagnantes avec la réforme selon ses simulations révélées par Le Quotidien du pharmacien.
Prochain rendez-vous en septembre 2015, date à laquelle est prévue la seconde réunion de l'observatoire. L'UNPF et l'UPSO demandaient la réouverture des négociations sur la rémunération. Les représentants de l'Assurance maladie ont répondu que cette réforme conclue avec la majorité de la profession ne pourrait être rediscutée qu'après les élections aux URPS qui doivent se tenir à la fin de l'année.
A noter que selon le Quotidien du pharmacien, la rémunération sur objectif de santé public (ROSP) pour la substitution générique rapportera 148 millions d'euros au réseau des pharmaciens pour l'année 2014. C'est un peu plus que l'année précédente, où elle avait permis de dégager 140 millions d'euros. Cette somme, qui sera répartie par officine en fonction de leurs objectifs, doit être versée aux pharmaciens au cours du mois d'avril 2015.
> Sources : JIM Observatoire sur la rémunération des officinaux: fin de non recevoir de l'Assurance maladie - Le Quotidien du pharmacien Honoraires : pas de réouverture des négociations - et Les Echos Les pharmaciens s'alarment de la baisse des marges

Les MG gagnent 60 % du revenu moyen des spécialistes

Egora.fr, 7 avril 2015
 Selon les statistiques de l'assurance maladie pour 2014,les honoraires libres des spécialistes rapportent bien plus que les forfaits des généralistes. Ces derniers gagnent 60 % du revenu moyen des spécialistes.

> Sur Egora

> Les vrais revenus des médecins, Les Echos, 6 avril 2015

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