ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
13 mai 2020

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

L'incidence des Réformes du « 100 % santé » et de la complémentaire santé solidaire pour les personnes âgées : Avis du HCFEA

Face aux inégalités d'accès au système de soins les pouvoirs publics ont cherché à favoriser la couverture complémentaire, notamment pour des publics vulnérables et les ménages modestes. Cette note a pour objet de présenter des incidences pour les personnes âgées des dernières réformes relatives au 100 % santé ou « Zéro reste à charge », d'une part, et d'autre part à la Complémentaire santé solidaire.

> Site du HCFEA

T. Beaudet (Mutualité française) : « Les mutuelles n'entendent sûrement pas tirer profit de la crise du Covid-19 »

29 avril 2020 - Le coronavirus mobilise les mutuelles santé sur deux fronts. Ces assureurs complémentaires  se sont mis en ordre de marche pour assurer la permanence d'une activité vitale, alors même que le confinement perturbe fortement l'accès aux soins, et pour participer à l'effort de solidarité nationale Mais les établissements de soins mutualistes sont également partie prenante du combat contre le coronavirus.
> L'Argus de l'assurance

Couverture des risques sociaux par les organismes privés d'assurances en 2018 : chiffres de la Drees

La DREES publie les résultats des cotisations et des prestations par type d'organismes d'assurances privés pour les risques maladie, invalidité, dépendance, retraite, etc. en 2018, à partir des données de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). En 2018, les organismes d'assurances ont collecté 250,8 milliards d'euros de cotisations hors taxe, dont un peu moins d'un tiers concernent les risques sociaux (72,5 milliards d'euros). Ces organismes ont versé 193,5 milliards de prestations à leurs assurés, dont 54,7 milliards d'euros au titre des risques sociaux.

> Site de la Drees

Démographie - Mode de vie - Sociologie

Confinement : comment il perturbe notre rapport au monde, au temps....

> Impossibles voyages : le confinement, révélateur de notre rapport au monde. Meyronin B. The Conversation. 21 avril 2020.
> Michelle Perrot « Nous ne vivons pas tous le même confinement ». Balland P. Le Pélerin. n°7169. 2020/04
> Qu'est-ce que le confinement nous apprend sur notre rapport à l'espace-temps ? Erner G. La question du jour. France culture. 13 avril 2020

Le confinement amplifie l'aspiration à ralentir son rythme de vie : Étude du Credoc

À partir d'un échantillonnage représentatif des messages postés sur Twitter et de deux enquêtes réalisées en population générale fin avril et début mai 2020, cette recherche montre que, malgré la violence du choc sanitaire, économique, social et politique induit par la pandémie liée au covid-19 et le confinement qui s'est ensuivi, le moral de la population ne semble pas profondément affecté à ce jour. Certes, une large partie de nos concitoyens montrent une lassitude, de la fatigue, une grande anxiété par rapport à la maladie et se préoccupent des conséquences socio-économiques du confinement. Mais beaucoup, par ailleurs, cherchent à tirer parti de cette situation inédite pour faire une pause, prendre du temps pour soi et ses proches. Le « temps suspendu » du confinement devenant ainsi un espace, une parenthèse, pour concrétiser une des aspirations montantes de la population : ralentir le rythme frénétique de nos vies contemporaines.

> Site du Credoc

Economie de la santé

Premiers impacts de la crise sanitaire sur les remboursements de soins

Les remboursements de soins de ville du régime général ont reculé de -13,2% sur les 10 derniers jours de mars dernier (par rapport à la même période pour 2019), selon les dernières données de l'Assurance maladie. Cette diminution de l'activité est disparate selon les postes de remboursement.  Les dentistes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures sont plus touchés. Ils « ont quasiment cessé leur activité », avec une baisse entre -85% et -80%. Les masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes connaissent également un « net ralentissement », entre -50 et -40%. La diminution apparaît un peu moins marquée pour les généralistes (-30%), « la montée en charge des téléconsultations a compensé une partie de la baisse de l'activité »  (-40 % hors téléconsultation). Le recul atteint entre -30% et -20% pour les transports sanitaires. Il est enfin « plus mesuré » pour les actes infirmiers et la LPP (-10%). Les indemnités AT/MP diminuent de -2%.  En revanche, les IJ maladie augmentent de +30%. Les IJ spécifiques (garde d'enfants et personnes fragiles notamment) étaient seulement remboursées en partie fin mars. Les médicaments délivrés en ville progressent également à + 16%. Une accélération « principalement due aux facilités de délivrance des médicaments à partir d'anciennes prescriptions, entraînant une augmentation franche mais temporaire des remboursements ».

> Lettre d'Espace social européen, 28 avril 2020

Covid-19 : étude d'impact pour les complémentaires santé

La crise sanitaire et économique engendrée par la pandémie de Covid-19 ainsi que le confinement de la population révèlent leurs premiers effets sur l'économie de la santé. GEREP, société de courtage, mène depuis fin janvier des travaux d'analyse sur les régimes d'assurance santé complémentaire qu'elle détient en portefeuille. La baisse d'activité est impressionnante sur certains postes, relève son président, Damien Vieillard-Baron.

> Site de l'assurance en mouvement

ACOSS : sa dette dépasse 50 milliards d'euros début mai

Entre les reports de cotisations et la chute d'activité due à l'épidémie de coronavirus et au confinement prolongé, l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) a indiqué mercredi que son endettement dépasserait 50 milliards d'euros début mai. C'est ce qu'a indiqué le directeur général de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS), Yann-Gaël Amghar, auditionné mercredi 29 avril par la commission des Affaires sociales du Sénat dans le cadre de la crise sanitaire.

> Ouest France, 29 avril 2020

Sécurité sociale: le coronavirus gâche dix-huit ans d'effort

Après 18 ans d'efforts, le déficit de la Sécurité sociale devait être définitivement comblé en 2023. Mais cet objectif, déjà retardé de 3 ans en raison de la crise des "gilets jaunes", s'est désormais évanoui avec l'épidémie. Le coronavirus va en effet creuser un nouveau trou de plus de 41 milliards d'€ dans les comptes cette année. Il s'explique d'une part par la décision du gouvernement d'engager 8 milliards d'euros de dépenses nouvelles, mais il résulte surtout de l'effondrement des recettes de la Sécurité sociale. Côté dépenses, l'objectif national des dépenses de santé (Ondam) pour 2020, qui aurait dû progresser de 2,45%, augmenterait d'environ 6,5%. Ce montant reste de surcroît "une hypothèse favorable", prévient le ministre du Budget, Gérald Darmanin. En effet, les prévisions partent du principe que l'ensemble des cotisations reportées seront payées d'ici à décembre, "ce qui ne sera probablement pas le cas". D'autant que le gouvernement travaille à des annulations pour certains secteurs, dont la restauration, l'hôtellerie, le tourisme, l'événementiel, la culture, etc. Gérald Darmanin reste cependant optimiste: "Même si la crise laissera des traces, le jour où les recettes augmenteront de nouveau, les chiffres reviendront à la normale."

> Le Figaro, 11 mai 2020

Etat de santé

COVID-19: Impact d'un mois de confinement sur le poids de l'épidémie en France : Etude de l'EHESP

Cette étude chiffrée examine l'impact du confinement en termes de décès, d'hospitalisations et de réanimations évités, au niveau national et par régions.
> Site de l'équipe Repères de l'EHESP

Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan / BEH, n°12 du 28 avril 2020

> Site du BEH

La crainte d'une  seconde vague de contaminations au covid-19 s'accroît dans le monde

29/04/2020 - Après avoir un temps régressé, le nombre de contaminations au Covid-19 repart à la hausse dans de nombreux pays d'Asie. À titre d'exemple, la Chine recensait 353 nouveaux cas le 17 avril, contre 34 deux semaines auparavant. La Malaisie annonçait 185 nouvelles contaminations le 19 avril, contre une vingtaine un mois plus tôt. À Singapour, le nombre de personnes infectées a quant à lui été multiplié par 10 en moins de quinze jours. Faut-il dès lors parler d'une deuxième vague de contaminations ? Les scientifiques restent prudents sur cette question. Un rebond de l'épidémie supposerait en effet une reprise des contaminations d'une ampleur au moins équivalente à la première. Or, cela ne semble pas être le cas jusqu'à présent. Pour Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, les "flambées épidémiques" en Asie ne sont pas comparables à celles observées il y a quelques semaines. Il s'agirait donc de la même vague qui repartirait à la hausse sous l'effet notamment du relâchement des gestes barrières. Au-delà des questions sémantiques, la situation sanitaire en Asie appelle à la plus grande prudence, en partie dans les pays d'Europe qui entament à peine leur déconfinement. En Allemagne, le nombre de contaminations repart déjà à la hausse, une semaine seulement après la réouverture des commerces. Le virologue Christian Drosten considère que le pays est en train de perdre son avance sur la maladie et met en garde contre les "mesures désespérées" qu'il faudrait prendre pour enrayer une deuxième vague plus violente que la première. Cette stratégie repose désormais encore plus sur la responsabilité individuelle des citoyens.
> France Culture, 28 avril 2020
> L'Obs, 24 avril 2020
> Sciences et Avenir, 27 avril 2020

> SécuDoc, 2 mai 2020

Covid-19 : une mutation pourrait être à l'origine d'une souche plus virulente en Europe

Le SARS-CoV-2 qui circule majoritairement en Europe pourrait être plus virulent que les souches que l'on retrouve dans d'autres régions, la faute à une mutation particulière décrite dans une étude anglo-américaine diffusée sur le site de prépublication biorxiv.

> Le Quotidien du médecin, 7 mai 2020

> Accès à l'étude anglo-américaine

Géographie de la santé

Covid-19 : les campagnes moins touchées que les villes ?

La pandémie de Covid-19 touche-t-elle moins les campagnes que les grandes villes ? En croisant plusieurs ressources cartographiques et statistiques, l'urbaniste Clément Payet formule de premières hypothèses.

> Site de Metropolitiques

La surmortalité durant l'épidémie de Covid-19 dans les département franciliens - premiers éléments d'analyse : Etude de l'ORS Ile-de-France

Depuis le début de la pandémie, de nombreuses analyses pointent les disparités de morbidité et de survie des personnes en fonction de leur âge. De fortes inégalités sociales de diffusion du virus commencent également à être mises en évidence. Cette étude fournit des éléments d'objectivation de la surmortalité observée dans les départements franciliens, durant le mois de mars, en phase ascendante de l'épidémie de Covid-19 .Sans visée analytique ou de mise en évidence de causalités à ce stade, ce Focus santé s'essaye à mettre en exergue les disparités locales de certains facteurs de risques et de fragilité potentiels, qu'ils soient socio-démographiques et urbains, sanitaires ou liés à l'emploi.

> Site de l'Orsif

> Le Parisien, 10 mai 2020

26 % de décès supplémentaires entre début mars et mi-avril 2020 : les communes denses sont les plus touchées : Étude de l'Insee

La crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19 a un impact sur le nombre total de décès. Du 2 mars au 19 avril 2020, 22 140 décès supplémentaires, soit 26 % de plus toutes causes confondues, ont eu lieu par rapport à la moyenne des décès survenus durant la même période entre 2015 et 2019. L'excédent des décès augmente nettement à partir de la semaine du 16 mars puis a tendance à se réduire à partir de la semaine du 6 avril. Il touche autant les hommes que les femmes et est d'autant plus fort pour les personnes les plus âgées. L'Île-de-France et le Grand Est sont les régions les plus touchées par cet excédent de mortalité. La hausse des décès est plus forte dans les territoires densément peuplés bien que la population y est en moyenne plus jeune.

> Site de l'Insee

Handicap

COVID-19 : la CNSA lance une enquête sur l'organisation de la continuité des accompagnements des ESMS pour personnes handicapées

Alors que se prépare le déconfinement, les personnes handicapées et leurs aidants sont directement concernés par la crise sanitaire et le confinement. La CNSA lance aujourd'hui une enquête auprès des établissements et services médico-sociaux (ESMS) pour analyser l‘organisation de la continuité de l'accompagnement et les coopérations mises en place dans les territoires. Les établissements et services médico-sociaux ont jusqu'au mercredi 6 mai pour répondre à l'enquête. Celle-ci a notamment pour objectif de mieux comprendre comment les ESMS ont adapté leurs modalités d'accompagnement et se sont organisés avec les autres acteurs du territoire pour poursuivre celui-ci dans les meilleures conditions.

> Site de la CNSA

Personnes en situation de handicap : les grandes lignes du plan de déconfinement

Dans la continuité des mesures annoncées par le Gouvernement, le plan de déconfinement des personnes en situation de handicap est en cours d'élaboration, en concertation avec le Conseil national consultatif des personnes handicapées et les associations du secteur. Le secrétariat d'Etat chargé des Personnes handicapées en précise les lignes générales.

>Site du secrétariat d'Etat chargé des personnes handicapées

Lancement de la plateforme "Mon Parcours Handicap"

Cette plateforme a été développée par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et la Caisse des Dépôts (CDC), pour le compte de l'État. Alors que la crise sanitaire fragilise l'économie et l'emploi des personnes en situation de handicap, cette plateforme doit permettre sans délai de leur donner toute l'aide et l'information possibles pour soutenir leurs projets professionnels. Cette plateforme 100% accessible, conçue pour et avec les personnes en situation de handicap, s'étoffera progressivement de nouveaux services, selon une logique d'amélioration continue.

> Site de la CNSA

Urgence handicap et Covid-19 : Lancement d'une plateforme juridique

Elle offre une permanence juridique « 100% accessible » pour répondre par téléphone, par écrit ou en langue des signes aux questions juridiques et de droit que rencontrent toutes les personnes vivant avec un handicap.

> www.droitpluriel.fr/urgence-covid19

Hôpital

Un cancer n'attend pas, même en temps de coronavirus

Le nombre de chirurgies en cancérologie a chuté de 28% au sein des établissements de l'AP-HP depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Les endoscopies, outils majeurs du dépistage des tumeurs digestives, ont chuté de 50%. "Des patients ont des symptômes, mais se disent qu'ils consulteront plus tard. Pour certains cancers, ce retard de prise en charge peut changer le cours de la maladie. Il y a un risque avéré d'aggravation et de perte de chance", déplore le Pr Christophe Tournigand, chef du service d'oncologie à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). Un message que partage Stéphane Pardoux, le directeur général adjoint de Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), un des plus grands centres européens de lutte contre le cancer, où l'activité a chuté jusqu'à -30% depuis mars, malgré plusieurs SMS envoyés à l'ensemble des patients. Un chiffre qui englobe les consultations et opérations non urgentes, comme des reconstructions mammaires, qui ont été reportées, mais pas seulement. "Ils sont plus liés à une diminution de la demande qu'à celle de l'offre", souligne Stéphane Pardoux, en redoutant désormais un "complexe" retour à la normale, avec une probable explosion des demandes d'examens.

> Le Parisien, 28 avril 2020

Coronavirus: la mortalité en réanimation atteint de 30 à 40% : données REVA

Selon les données compilées par le Réseau européen de recherche en ventilation artificielle (REVA), dans une étude présentée par Le Monde, le taux de mortalité des patients malades du Covid-19 en réanimation serait de 30% à 40%. Un chiffre nettement supérieur aux 10% annoncés par Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors de sa conférence de presse du 17 avril. "On n'a jamais vu de tels taux de mortalité. Avec le H1N1, même avec les formes les plus graves, on était à 25%", souligne Matthieu Schmidt, médecin réanimateur à la Pitié-Salpétrière, à Paris, et coordinateur du REVA. Cette mortalité ne traduit cependant pas les limites de capacités des services de réanimation français. "Nous avons certes frôlé la catastrophe, mais nous n'avons pas connu la situation de nos homologues italiens qui devaient intuber dans les couloirs", explique Matthieu Schmidt. L'explication tient, selon lui, à la gravité et au caractère protéiforme de la maladie: "On n'est pas seulement sur une pneumonie, sur une simple défaillance des organes pulmonaires, mais sur une pathologie grave qui a aussi une grande composante inflammatoire, vasculaire, ou qui peut également atteindre les reins."

> Le Monde, 28 avril 2020

> Statistica : ventilation des malades en réanimation par âge

Enquête sur la mortalité réelle du Covid-19 dans le monde

Le Monde publie une enquête sur la mortalité réelle du Covid-19 dans le monde. Dans un grand nombre de pays, tous continents confondus, la comparaison des taux de mortalité d'une année sur l'autre fait en effet douter des chiffres officiels fournis par les autorités. A Djarkata, capitale de l'Indonésie, l'agence Reuters a par exemple évalué à 40% la hausse du nombre d'inhumations au mois de mars, soit près de 1.500 en plus, alors que le bilan officiel des victimes du Covid est de 84 morts.
> Le Monde, 2 mai 2020

Inégalités sociales de santé

Coronavirus SARS-CoV-2 - prise en charge des personnes en situation de précarité : Avis du HCSP

Pour faire face à la pandémie de Covid-19, le 13 mars 2020, la France a décidé le confinement de toute la population avec une limitation des déplacements autorisés. Ces décisions ont un impact important sur les conditions de vie et de santé des personnes en situation de précarité. Ces personnes, quel que soit leur lieu de vie (structures médico-sociales, hébergements d'urgence, squats, campements, etc.) n'ont pas de logement stable, ni de ressources financières régulières ; leur accès à la nourriture, au travail, à l'éducation est très limité. Elles présentent souvent un état de santé physique ou mentale fragilisé et ont beaucoup de difficultés à bénéficier d'actions de prévention et de soins. Ces conditions ne leur permettent pas de se protéger contre le risque épidémique actuel et, s'ils sont malades, leur prise en charge est souvent retardée, avec un risque accru de complications du fait de comorbidités fréquentes. En complément des actions déjà engagées, le HCSP préconise des mesures pour limiter les contaminations liées aux conditions de vie, permettre à ces personnes de respecter le confinement, faciliter l'isolement et la prise en charge des malades et développer des équipes mobiles. Il recommande aussi de garantir la continuité de l'accompagnement médico-social et alimentaire existant. Il prône la mise en place d'actions spécifiques pour faire face à l'épidémie, comme de fournir des outils d'information et d'hygiène adaptés aux différents publics ou, pour les personnes atteintes, l'ouverture de centres ou de secteurs dédiés.

> Site du HCSP

Covid-19 : « Refuser de prendre en compte les inégalités sociales face à la maladie est suicidaire »

Les trois médecins Jean-Luc Dumas, Michel Naiditch et Pierre Lombrail – qui s'expriment à titre strictement personnel – plaident dans une tribune au « Monde » pour l'adoption de mesures d'accompagnement économique et social de la population française qui doivent être prises de manière urgente et dans la durée.

> Le Monde, 30 avril 2020

Les jeunes, grands oubliés des mesures gouvernementales en direction des plus précaires ?

29/04/2020 - Le gouvernement l'a rappelé en fin de semaine dernière, plus de 50 millions d'euros sont mobilisés pour apporter un soutien alimentaire et une réponse aux besoins de première nécessité des publics les plus fragiles : SDF, bénéficiaires de minima sociaux, familles recevant une aide au logement. Certains notent toutefois que les jeunes entre 18 et 25 ans restent principalement exclus des mesures d'urgence mises en place au niveau national. Pourtant, en France, un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et une grande partie des sans-abris ont moins de 25 ans. Percevant peu d'aides sociales, ces jeunes en difficultés sont habituellement très dépendants de l'économie informelle (enchaînent normalement les petits boulots, perçoivent des revenus à travers les plateformes internet ou, pour les plus précaires, recourent à la mendicité et à l'économie informelle). Celle-ci étant extrêmement limitée depuis le début de la crise (avec la mise à l'arrêt de ces activités), le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse s'inquiète de ces situations et a notamment adressé un courrier à Édouard Philippe pour proposer des solutions impliquant de nombreux acteurs comme les missions locales, les Crous ou encore, les conseils départementaux. Au niveau local, les Crous font par ailleurs face à une augmentation de la demande d'aides d'urgence par des étudiants. 10 millions d'euros ont été débloqués début avril par le ministère de l'Enseignement supérieur pour faire face à cette vulnérabilité en hausse chez les étudiants. Selon La Croix, le gouvernement travaille actuellement sur un dispositif englobant tous les jeunes précaires et pas uniquement les étudiants afin de répondre à ces difficultés. Certains observateurs invitent à aller plus loin et à revoir les barrières d'âge mises en place pour certains dispositifs de protection sociale.
> Alternatives économiques, 27 avril 2020

Alerte de l'Onu sur les risques de famine liés à la pandémie de Covid-19

28/04/2020 - Selon le Réseau mondial contre les crises alimentaires, le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait doubler cette année si des mesures ne sont pas prises rapidement. Dans son dernier rapport annuel, il estime en effet que 265 millions d'individus sont susceptibles d'être confrontés à une situation d'insécurité alimentaire aiguë en 2020, contre 135 millions en 2019. À l'occasion de la présentation de ce rapport devant le Conseil de sécurité de l'Onu, le directeur du Programme alimentaire mondial a rappelé que les crises alimentaires résultent essentiellement de conflits armés, du changement climatique et de chocs économiques. La pandémie de Covid-19 devrait constituer un facteur aggravant, susceptible d'entraîner une catastrophe humanitaire mondiale et une "pandémie de faim".
> Le Rapport mondial sur les crises alimentaires révèle l'ampleur des crises alimentaires et la menace posée par le Covid-19 - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 21 avril 2020, communiqué de presse

Les migrants dans l'épidémie : un temps d'épreuves cumulées

 Ce numéro spécial de De facto, la revue de l'Institut des migrations, se penche sur l'impact du confinement et des bouleversements liés à l'épidémie de Covid-19 sur les immigrés.

> Institut convergences migrations, De facto n° 18

« Confinés ou déconfinés, les enfants victimes invisibles de la pandémie » : Tribune du Monde

Les conséquences psychiques et sociales du Covid-19 sur l'enfance nécessitent un suivi et une coordination des politiques sanitaires, médico-sociales et de protection sociale, soulignent, dans une tribune au « Monde », onze pédiatres et spécialistes de santé publique.

> Le Monde, 2 mai 2020

COVID-19 : "L'illusion dangereuse de l'égalité devant l'épidémie" avec Didier Fassin

L'idée commune selon laquelle le coronavirus nous affecte toutes et tous sans faire de différences, hommes et femmes, jeunes et vieux, urbains et ruraux, cadres et ouvriers, riches et pauvres, est certainement utile pour susciter l'adhésion de l'ensemble de la société aux nécessaires mesures de prévention, et l'on peut comprendre, jusqu'à un certain point, que les responsables politiques l'expriment. Mais elle est profondément fausse, et c'est même une illusion dangereuse, car elle mène à la cécité et à l'inertie là où la lucidité et l'action devraient prévaloir. L'invoquer peut donc sembler de bonne tactique, mais c'est une mauvaise stratégie.

> Lire la suite sur le site de la SFSP

COVID-19 : recensement des initiatives d'accompagnement et de soutien des groupes de population fragiles

En réponse aux effets collatéraux de la crise sur les populations les plus fragiles, de nombreuses initiatives régionales, associatives, communautaires, portées par des collectivités locales, etc., ne sont aujourd'hui que trop peu visibles et partagées, alors qu'elles reflètent des capacités de solidarité, de mobilisation collective, de lutte contre l'isolement, etc. La SFSP présente ici, par groupe de population mais aussi par niveau de réponse (national ou local), les démarches, guides et outils développés par les actrices et acteurs qui œuvrent au quotidien, depuis le début de l'épidémie, dans l'accompagnement et le soutien des populations.

> Site de la SFSP

L'entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères : rapport de la Cour des comptes

En 2019, la France a délivré 276 576 premiers titres de séjour à des ressortissants non européens. En augmentation de plus de 30 % depuis le début de la décennie, ces chiffres placent toutefois notre pays parmi les plus restrictifs en termes de séjour (3,72 titres accordés pour 1 000 habitants en 2016, contre 12,18 en Allemagne ou 7,65 en Espagne). À l'inverse, 154 620 demandes d'asile ont été enregistrées, plaçant la France dans la fourchette haute des pays de l'Union européenne et son système d'asile sous forte tension.

> Site de la Cour des comptes

Médicaments - Dispositifs médicaux

Où en est la recherche sur les vaccins contre le Covid-19 ?

Le Figaro fait le point sur la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. Une centaine de projets sont aujourd'hui lancés dans le monde. "Protéines recombinantes, virus inactivé, vecteurs viraux, vaccin à ARN ou ADN, chacun exploite la technologie qu'il connaît le mieux et tente de l'adapter au virus", explique Bruno Pitard directeur de recherche CNRS au Centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers. Chaque jour ou presque, un nouvel acteur entre en scène. "Rien qu'en France, j'ai recensé trente projets de vaccins Covid-19", souligne Camille Locht, directeur de recherche Inserm à l'Institut Pasteur de Lille. Huit candidats sont entrés dans leur phase clinique, c'est-à-dire qui ont commencé à être injectés à l'homme pour démontrer leur innocuité. Trois de ces vaccins-candidats, développés par des acteurs chinois, reposent sur un principe très ancien: celui du virus inactivé. L'université d'Oxford en Grande-Bretagne se base de son côté sur un virus-vecteur inoffensif modifié pour transporter un brin d'ADN qui code une protéine de surface du coronavirus. Une approche courante en thérapie génique. Un autre projet entré en phase clinique, porté par le chinois CanSino Biologics, utilise aussi un adénovirus-vecteur. Les trois derniers vaccins en essais cliniques reposent sur des techniques plus innovantes encore. Le plus avancé est celui de la biotech américaine Moderna Therapeutics. Il s'agit d'un vaccin dit "à ARN". Cette technique consiste à injecter localement des brins de code génétique qui constituent en quelque sorte le mode d'emploi de fabrication des protéines, qui vont déclencher une réponse immunitaire.

> Le Figaro, 6 mai 2020

Confinement : L'usage des médicaments en net recul

Le groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE constitué par l'ANSM et la Cnam publie les résultats d'une étude portant sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d'officine après 5 semaines de confinement. Trois grandes tendances sont à relever.
La première est que la phase de stockage de médicaments, constatée dans les premiers jours de confinement, s'estompe progressivement pour refaire place depuis la mi –avril à un cycle de consommation normalisée des traitements de pathologies chroniques.
Deuxième tendance, on constate une diminution prononcée de la délivrance de produits qui nécessitent une administration par un professionnel de santé, à l'instar des vaccins (entre ‑35 et ‑71% en semaine 16 / entre -15 et -78% sur les semaines 12 à 16). Ce recul pourrait entraine une prise de retard dans le calendrier vaccinal avec les conséquences sanitaires allant avec. Net recul également en ce qui concerne les produits destinés aux actes diagnostiques médicaux tels que les coloscopies (-82% en semaine 16), les scanners (-66 %) et les IRM (-67 %).
Enfin, on constate également une forte baisse de la consommation durant le confinement d'autres traitements médicamenteux : la corticothérapie orale (jusqu'à -70%) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (jusqu'à ‑75%). Cette baisse s'expliquant probablement avec la mise en garde concernant l'utilisation d'anti-inflammatoires émise par les autorités pour un risque potentiel d'aggravation du Covid-19.

> Site de la Cnam

 Covid-19 : les masques diminuent peut-être en partie la transmission du coronavirus en population générale

 Le virus Sars-CoV-2, à l'origine de la maladie covid-19, semble transmis surtout par contact des mains contaminées avec le visage, ou par projections de gouttelettes chargées de virus lors de la toux, d'un éternuement, voire en parlant (postillons). L'utilisation de masques faciaux fait partie des mesures qui visent à limiter les projections. La revue Prescrire fait le point sur les principales études d'évaluation connues sur l'efficacité de ce style de protection.

> Site de Prescrire

Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste

À rebours de l'inquiétude ambiante, le Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien collaborateur de Didier Raoult, qui fut responsable du laboratoire de l'Institut de pédiatrie de Marseille annonce « un déconfinement "sécurisé" ». Il tire cet optimisme des résultats de deux récentes études  — chinoises et dans le Grand Est — sur l'association azithromycine-hydroxychloroquine et insiste sur l'intérêt de la première molécule pour prévenir les complications.

> Le Quotidien du médecin, 7 mai 2020

NTIC : open data, internet

L'utilisation de Smartphones pour le suivi du déconfinement du Covid-19 en France : avis de l'Académie nationale de médecine.

> Site de l'Académie

Saisine sur l'application de contact tracking "StopCOVID"

> Site du Conseil national du numérique

Publication de l'avis de la CNIL sur le projet d'application mobile « StopCovid »

> Site de la Cnil

Où en est-on des applications de surveillance numérique du covid-19 ?

28/04/2020 - Les débats autour de l'application StopCovid sont en cours, tant au niveau des protections juridiques, que philosophiques et techniques. Des alternatives voient le jour, comme AlloCovid, une permanence téléphonique automatisée pour aider, repérer et prévoir les endroits où le virus pourrait repartir. Une armée d'enquêteurs en épidémiologie pourrait également être constituée. Dans une étude du 16 avril 2020, le Sénat alerte sur les actes de cybermalveillance qui répandent de fausses informations ou portent des attaques sur les systèmes d'information des acteurs économiques, sanitaires et sociaux : 8 millions de salariés sont en télétravail, engendrant des risques accrus d'espionnage économique, de malveillance et de fraude. Par ailleurs, les communicants publics, garants du maintien du lien avec les habitants et de l'information accessible à tous, redécouvrent comment informer en ne comptant pas que sur le numérique.
> Numérique : nouveaux usages, nouvelles interrogations - France Stratégie, 28 avril 2020
> Coronavirus : AlloCovid, un nouveau service pour aider et repérer les malades et prévoir les endroits où le virus pourrait repartir - Francetvinfo, 27 avril 2020
> Pour faire la guerre au virus, armons numériquement les enquêteurs sanitaires - Libération, 26 avril 2020

2,5 millions de rendez-vous pris en consultation vidéo sur Doctolib

Doctolib a annoncé, la semaine dernière, avoir franchi la « barre symbolique » des 2,5 millions de rendez-vous de téléconsultations depuis sa plateforme. Le géant de la e-santé avait annoncé, début mars, la mise à disposition gratuite de son service de médecine à distance pendant l'épidémie. Plus de 31 000 médecins proposent désormais ces rendez-vous par vidéo et 833 000 patients ont effectué au moins 1 consultation de ce type via le site ou l'application, au cours des 5 dernières semaines. En mars, 12% des rendez-vous pris sur Doctolib concernaient des consultations vidéo, ils grimpent à 45% en avril, soit plus de quatre fois plus. Tous les âges sont concernés, y compris les seniors « depuis le début de l'épidémie, 34% des patients de plus de 65 ans qui ont pris un rendez-vous sur Doctolib l'ont pris en consultation vidéo ». Sur le plan géographique, la majorité des rendez-vous sont pris en Île-de-France (39%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (11%). Concernant les médecins : 70% des utilisateurs sont des généralistes, suivis par les psychiatres (5%), les dermatologues (4%) et les pédiatres (4%). Doctolib a également équipé 65 hôpitaux (2 100 praticiens) et 167 centres de santé (1 000 praticiens).

> Lettre d'Espace social européen, 5 mai 2020

Lexique français-anglais sur le covid-19 et termes apparentés

Réalisé par Michel Lemieux, professeur d'Anglais à l'IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) de la Fondation Chaptal, ce lexique rassemble 360 termes scientifiques, usuels et néologismes pour mieux comprendre le covid-19.

> Accès au lexique

 Lancement d'une plateforme SFSP de partage des offres d'emploi en santé publique

Durant de nombreuses années, la Société Française de Santé Publique a contribué au répertoire des offres d'emploi qui était hébergé par la Base de données en santé publique. A la suite de la fermeture de ce service, la SFSP ouvrira bientôt une plateforme de partage des offres d'emploi en santé publique sur son site internet. Cette plateforme sera disponible dans la première quinzaine de mai et accessible à tout organisme à travers la création d'un compte de recrutement sur le site. de la SFSP. Il est possible dès à présent de faire parvenir les offres par courriel à l'adresse en indiquant la mention "Emploi" en objet.

> Site de la SFSP

Fiches expert de l'Académie nationale des sciences

Afin de répondre à certaines interrogations sur les aspects scientifiques de la maladie à coronavirus Covid-19, l'Académie des sciences met à disposition des fiches explicatives : virus et maladie, médicaments, vaccins, traçage...

> Site de l'Académie nationale des sciences

Tempo : un temps pour comprendre

Le CRES Paca met à disposition sur son site une collection d'enregistrements audio d'experts pour mieux appréhender des sujets de santé publique et enrichir ses connaissances. La 1ère série « Mieux comprendre la pandémie » permet de faire le point sur les connaissances actuelles sur les maladies infectieuses émergentes et sur les mesures de prévention à mettre en œuvre pour contenir et lutter contre la propagation d'une épidémie, voire l'éradiquer.

> site du CRES PACA

Politique de santé, politique sociale

Coronavirus SARS-CoV-2 - Mesures barrières et de distanciation physique en population générale : Avis du HCSP

Le HCSP a été interrogé sur l'adaptation des mesures barrières et de distanciation sociale (hors champ sanitaire et médico-social), lors de la sortie du confinement. Le HCSP demande de respecter les gestes barrières, la distanciation physique, les mesures d'hygiène et les organisations individuelles et collectives. Le HCSP précise que le port d'un masque grand public, répondant aux spécifications normatives, qu'il soit fabriqué par des industriels ou par des particuliers, est une mesure complémentaire des mesures de distanciation physique, des autres gestes barrières, d'hygiène des mains, d'aération des locaux et de nettoyage-désinfection des surfaces. Le port de ces masques grand public trouve une justification en population générale pour des espaces clos, notamment mal aérés ou insuffisamment ventilés ou en milieu extérieur si la distance physique d'au moins 1 mètre ne peut être respectée ou garantie.

> Site du HCSP

Note du Collège des économistes de la santé sur les stratégies de déconfinement

Cette note synthétique sur les stratégies de déconfinement constitue une note d'étape avant de pouvoir publier une note plus complète avec des estimations macroéconomiques de différents scénarios de sortie de confinement (en collaboration avec l'OFCE).

> Site du Ces

Avis n°2 de la Conférence nationale de santé « La démocratie sanitaire à l'épreuve de l'épidémie de Covid-19 »

La Conférence nationale de santé (CNS) a émis un 2ème avis sur la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 et appelle les pouvoirs publics à y associer davantage les usagers du système de santé, les professionnels en milieu du travail et les instances de démocratie en santé.

> Site du ministère chargé de la santé

Le délai de réalisation des IVG médicamenteuses à domicile est augmenté de 2 semaines

Des mesures exceptionnelles ont été prises afin de répondre aux demandes d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) tout en limitant les risques de contamination au Covid-19 des femmes enceintes et des professionnels de santé. Le temps de la crise sanitaire, l'IVG médicamenteuse à domicile est ainsi autorisée jusqu'à 9 semaines après les dernières règles, contre 7 d'ordinaire. Cette disposition permet d'aligner temporairement le délai de réalisation des IVG médicamenteuses à domicile sur celui en vigueur dans les établissements de santé. Le délai maximum pour réaliser une IVG chirurgicale reste quant à lui fixé à 14 semaines. En outre, les médecins et sages-femmes ont désormais la possibilité de prescrire des IVG médicamenteuses et d'assurer le suivi de l'opération par le biais de téléconsultations.

> Site ameli.fr

L'OMS, une organisation affaiblie face à la stratégie sanitaire chinoise

Le Monde publie une série d'enquêtes sur la déflagration géopolitique provoquée par le Covid-19. Elle s'ouvre par l'affaiblissement de l'OMS face à la stratégie sanitaire chinoise. La Chine n'est pourtant que le huitième donateur de l'OMS, à hauteur de 187 millions de $. Elle ne disposerait que d'une trentaine de fonctionnaires internationaux sur près de 7.000 employés. Mais Pékin est parvenu à placer un homme d'influence dans l'entourage de son dirigeant Tedros Adhanom Ghebreyesus: Ren Minghui, sous-directeur général chargé du groupe Maladies transmissibles. Selon Nadège Rolland, chercheuse sur les questions de politiques et de sécurité en Asie-Pacifique au National Bureau of Asian Research (NBR), la Chine est ainsi parvenue en quelques années à phagocyter de nombreux échelons de la santé, en se servant de l'organisation comme d'une plate-forme pour signer ensuite des accords bilatéraux avec de multiples entités: laboratoires, hôpitaux, centres de recherches, programmes et fonds internationaux… Le Monde pointe en outre la communication déplacée de l'OMS, dont les louanges renouvelées du partenaire chinois provoquent à chaque fois la stupéfaction des journalistes. Plusieurs pays réclament par ailleurs l'ouverture d'une enquête internationale sur l'épidémie et sa gestion. C'est le cas notamment de l'Australie, qui fait depuis l'objet de menaces de rétorsions économiques de la Chine. 

> Le Monde, 29 avril 2020

Coronavirus : A quoi vont ressembler les « brigades sanitaires » pour tracer les patients contaminés ?

La Caisse nationale d'Assurance-maladie dispose d'une dizaine de jours pour affiner son dispositif de "contact tracing", qui doit permettre d'identifier les cas contacts de chaque nouveau diagnostic du Covid. Pour ce faire, la Cnam a élaboré un outil sécurisé de collecte des informations transmises par les médecins de ville, au cœur du dispositif. Ces derniers seront chargés de recenser avec les patients contaminés qu'ils ont pris en charge, l'ensemble des personnes avec qui ils ont été en contact afin d'évaluer, selon des recommandations établies par les autorités sanitaires, si elles sont susceptibles d'avoir été contaminées. Les quelque 5.000 enquêteurs téléphoniques de l'Assurance-maladie prendront ensuite le relais dans un délai de 24h. Ces agents, issus du personnel médical, social ou administratif, seront formés dans les jours à venir par les personnels des ARS et des cellules régionales de Santé publique France. Cette dernière a élaboré les questionnaires épidémiologiques qui guideront les enquêtes. Les départements s'attellent également au recrutement d'enquêteurs issus d'organisations territoriales de santé, susceptibles de seconder les équipes de traçage. La brigade se chargera de rappeler individuellement chaque personne pour les informer de leur potentielle exposition au virus et leur présenter les consignes sanitaires à suivre: un confinement de 14 jours et un test de dépistage à réaliser.

> 20 minutes, 29 avril 2020

Une mission flash de l'Assemblée nationale appelle à une reprise des soins non-Covid

Si le suivi des textes de loi et ordonnances prises dans le contexte de crise sanitaire est évidemment nécessaire, il est rapidement apparu que les travaux de la mission devaient en priorité aborder la question de l'accès aux soins des patients atteints d'autres pathologies que le Covid-19, et notamment de maladies chroniques. Les Parlementaires relèvent en effet une diminution importante et extrêmement préoccupante du recours aux soins. Le rapport souligne notamment qu'en psychiatrie, « les admissions en hospitalisation complète ont été ralenties ou arrêtées et que le suivi en ambulatoire a été réalisé le plus souvent par une prise en charge téléphonique sans exclure toutefois le recours à la téléconsultation. Le secteur privé non lucratif note cependant qu'entre 5 à 10 % des patients ont été “perdus de vue” ». Face à cette situation, « il est urgent de rassurer les patients et de les ramener vers les professionnels de santé ». La mission émet 5 recommandations pour y parvenir : – Sécuriser l'approvisionnement en équipement de protection individuelle et en produits de santé ; – Relancer, partout où cela est possible, les activités de soins non liées au Covid -19 ; – Rassurer les patients grâce à une communication claire, relayée par les acteurs locaux ;  Poursuivre l'organisation territoriale des soins de ville en investissant les CPTS d'un « mandat de santé publique »et mieux insister sur l'éducation à l'hygiène, dès le premier âge. (source santementale.fr)

L'essai Discovery, victime de l'échec de la coopération européenne contre le Covid

Dans une interview accordée au Monde, l'infectiologue Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat à Paris, déplore le manque de coopération européenne, qui entrave la montée en puissance de l'essai clinique Discovery, qui vise à évaluer l'efficacité de plusieurs traitements contre le Covid-19. En France, 730 patients atteints de formes sévères sur les 800 prévus ont été inclus. "On observe un ralentissement des inclusions, ce qui est bon signe, car cela indique qu'il y a moins de malades pris en charge dans les centres associés à Discovery." En revanche, peu d'autres pays européens semblent avoir réellement pris part à l'étude. "Seul le Luxembourg nous a rejoints", regrette le Pr Yazdanpanah. Le duché n'a pourtant recruté son premier patient, sur les 60 prévus, que le 30 avril. Mais "c'est mieux que l'Allemagne, l'Autriche ou le Portugal, où les discussions sont toujours en cours, car il y a d'autres protocoles développés localement, et parce que l'on rencontre des problèmes en raison des régulations différentes des essais cliniques selon les pays. Or il serait important d'avoir un réseau européen pour disposer de résultats à grande échelle plus rapidement." 

> Le Monde, 4 mai 2020

La France débute son déconfinement, à côté des premiers ratés d'autres pays

La France est l'un des derniers pays du continent à entamer la levée des restrictions ce lundi. Même l'Espagne, dont le confinement a été l'un des plus stricts au monde, a commencé la semaine dernière une "phase 0", premier des quatre temps de son déconfinement, qui s'étalera jusqu'à fin juin. A l'inverse, le Royaume-Uni, le plus meurtri du continent, a annoncé une prolongation de son confinement jusqu'au 1er juin. Partout, le déconfinement se veut très progressif, mais déjà des doutes s'installent. En Allemagne, l'Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses a ainsi noté dans son bilan présenté dimanche que le taux de reproduction du virus ou le "R0" était remonté à 1,1. Or, il doit être inférieur à 1 pour que l'épidémie recule. De nouveaux foyers de contamination sont apparus ces derniers jours, notamment dans deux usines de transformation de viande. Un mécanisme de reconfinement au niveau local a ainsi été mis en place. En Corée du Sud également de nouveaux cas sont apparus, obligeant Séoul à ordonner la fermeture des bars et discothèques de la ville. En Chine, cinq nouveaux cas ont par ailleurs été officiellement rapportés à Wuhan, où le niveau de risque a été relevé. Toutefois, si le risque d'une deuxième vague n'est pas écarté, les médecins tablent plutôt sur une augmentation lente du nombre de cas au cours des deux semaines.

> L'Express, 9 mai 2020

Politique publique

Stratégie nationale de déconfinement : les principales mesures annoncées par Edouard Philippe

Le gouvernement propose une prorogation de l'état d'urgence sanitaire instauré depuis le 22 mars jusqu'au 24 juillet. Une carte des départements a d'ores et déjà été établie avec certains départements en "vert" pour un déconfinement large le 11 mai et certains apparaissant en "rouge" avec un taux de circulation du virus encore élevé et donc une date de déconfinement repoussée ou des mesures plus strictes. Parmi les autres mesures annoncées : réouverture progressive des écoles et des crèches, déplacement limité à 100 km autour du domicile, tests massifs des personnes symptomatiques, « brigades » pour identifier leurs contacts, poursuite du télétravail au maximum, réouverture des commerces sauf bars et restaurants.

> Le Monde, 28 avril 2020

> Discours d'Edouard Philippe

> Séance publique (vidéo)

"Protéger, tester, isoler": les trois mesures du gouvernement face au Covid

"Protéger, tester, isoler" sont les trois grands objectifs qui vont guider la doctrine sanitaire pour le déconfinement. "Il y aura assez de masques pour faire face aux besoins à partir du 11 mai", a assuré Edouard Philippe, en précisant que la France reçoit aujourd'hui 100 millions de masques chirurgicaux par semaine et que 20 millions de masques grand public lavables seront disponibles à partir du 11 mai. Le port de ces masques sera obligatoire dans les transports et recommandé dans les commerces. Pour réaliser le deuxième objectif, le Premier ministre a annoncé la réalisation de 700.000 tests virologiques chaque semaine. Ce chiffre a été calculé à partir des modélisations épidémiologiques qui évaluent entre 1.000 et 3.000 le nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination à partir du 11 mai. "A chaque nouveau cas correspondra en moyenne le dépistage d'au moins 20 à 25 personnes l'ayant croisé dans les jours précédents", a précisé Edouard Philippe. Des "brigades", sous la responsabilité de l'Assurance-maladie, seront chargées de faire ce "travail d'identification" de tous ses cas-contacts. Le débat sur l'application StopCovid, très décrié jusque dans la majorité, a toutefois été repoussé. Les personnes positives seront ensuite invitées à s'isoler soit dans des hôtels, soit chez elles. Mais dans ce cas, c'est tout le foyer familial qui sera confiné durant 14 jours.

> Lettre d'Espace social européen, 30 avril 2020

Plans de sauvetage : une comparaison internationale

Selon le recensement établi par le centre de réflexion économique Bruegel, le total des aides financières déployées par l'État français en réponse à la crise du coronavirus s'élève actuellement à plus de 622 milliards d'euros, soit un peu plus du quart du PIB national l'année dernière. Le rapport révèle que la France aurait mobilisé un niveau relativement élevé de fonds rapporté à la taille de son économie en comparaison à d'autres pays. Les plans de sauvetage italiens et britanniques représentent par exemple 21 % du PIB des pays respectifs et le ratio est de 12 % aux États-Unis et en Espagne. Mais c'est l'Allemagne, avec plan estimé à plus de 2000 milliards d'euros, soit 60 % de son PIB, qui a pour le moment investi le plus massivement - rompant au passage avec son principe du « frein à l'endettement », qui lui interdit habituellement tout recours au déficit budgétaire.

> Statistica, 23 avril 2020

L'Europe se déconfine

L'Europe voit son bilan quotidien de décès causés par le coronavirus en nette baisse. Certains pays ont déjà commencé à assouplir leurs mesures, mais tous restent prudents face au risque de résurgence de l'épidémie. Depuis le 20 avril, l'Allemagne est le second pays européen après l'Autriche (14 avril) a avoir commencé un déconfinement progressif, avec la réouverture des magasins de moins de 800 m2. Mais le pays observe depuis un rebond des cas et s'inquiète d'une possible deuxième vague de contaminations. Plus récemment, les Suisses ont eux aussi entamé un déconfinement par étape. Depuis lundi 27 avril, certains commerces, comme les magasins de bricolage, jardineries, coiffeurs et salons de beauté sont autorisés à lever le rideau. Ailleurs, le début du déconfinement n'est pas prévu avant début mai. L'Italie et la Belgique tablent sur la date du 4 mai, alors que l'Espagne et la France ont prévu de se déconfiner respectivement à partir du 9 et 11 mai.

> Statistica, 28 avril 2020

Crise sanitaire et urgence sociale : la précarité à l'épreuve du coronavirus 

Si l'épidémie de Covid-19 est une crise sanitaire d'ampleur inédite, elle est également une crise bien plus globale, qui interroge l'ensemble des politiques publiques, et tout particulièrement celles qui sont destinées aux plus précaires. Le secteur de la lutte contre la précarité n'a pu qu'intégrer après coup l'effet des consignes sanitaires : la question des impacts immédiats, et graves, du confinement sur les plus démunis, ne s'est posée qu'après son commencement. Terra Nova publie aujourd'hui le témoignage d'un professionnel du secteur sur les prémices d'un drame social d'une ampleur inégalée en France, sur les difficultés d'application du confinement, la mobilisation des professionnels de l'urgence sociale, et les impacts de la crise sanitaire sur les plus vulnérables.

> Site de Terra Nova

COVID-19 chez l'enfant : état des connaissances en amont de la réouverture des écoles

Santé publique France publie une synthèse des connaissances actuelles du COVID-19 chez l'enfant dans la perspective de réouverture des crèches et des établissements scolaires afin de répondre aux questions sur l'impact en matière de santé publique et sur le plan sociétal.

> Site Santé Publique France

Prévention

Réduire la souffrance psychique des populations en situation de précarité. : Bibliographie sélective

> Site du CREAI-ORS Occitanie. Mars 2020.

Faux traitements, remèdes supposément efficaces, théories du complot sur les origines de la maladie... ont un impact sur notre santé mentale

Le Centre de suivi de la mésinformation sur le coronavirus recense un nombre croissant de sites qui ont publié de fausses allégations sur le Covid-19. De nombreux sites listés sur cette page publient les mêmes intox et mythes, et la mésinformation se propage de manière virale d'un domaine à l'autre, et via des billets sur les réseaux sociaux qui servent de chambre d'écho à ces faux articles. Cet article de la revue Usbek&Rica documente et tord le cou aux 10 mythes les plus répandus sur le Covid-19 sur ces sites, en France mais aussi aux États-Unis, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni — et nous traçons leurs origines, pour comprendre où l'intox a émergé pour la première fois, et comment elle s'est propagée sur Internet.
> Site Usbek&Rica

Psychiatrie - Santé mentale

Lancement du site covidout.fr

Ce site est un outil en ligne gratuit pour aider à préserver notre santé mentale et développer nos capacités d'adaptation face à la crise engendrée par le Covid-19, conçu par des soignants et des chercheurs. L'objectif de Covidout.fr est d'aider les personnes en souffrance psychique passagère ou chronique à trouver des stratégies d'adaptation à moyen et long terme pour mieux vivre la crise dans ses différentes dimensions, sanitaire, psychologique, sociale et économique, dans un contexte de grande incertitude.

> https://www.covidout.fr/

La santé mentale des Français face au covid-19 : prévalence, évolutions et déterminants de l'anxiété au cours des deux premières semaines de confinement (Enquête COVIPREV, 23-25 mars et 30 mars-1er avril 2020)

Le nombre grandissant de cas et de décès liés au Covid-19 a été à l'origine de la mise en place d'un confinement de la population française à partir du 17 mars 2020. Cette crise épidémique, ainsi que les conditions de vie en confinement sont susceptibles d'avoir un impact sur la santé mentale de la population. Santé publique France a ainsi mis en place une surveillance comportementale et psychologique dont l'objectif est, entre autres, d'évaluer l'état de la santé mentale de la population, d'en identifier les déterminants et d'en suivre les évolutions.

> Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 7 mai 2020

Santé mentale et Covid : l'anxiété baisse un peu au fil du confinement en France, bientôt des résultats à l'international dans l'étude COHFIT

Si plusieurs mois de recul seront certainement nécessaires pour mesurer l'impact du confinement et de la crise épidémique actuelle sur la santé mentale, plusieurs enquêtes permettent d'entrevoir l'état psychique de la population.

> Le Quotidien du médecin, 7 mai 2020

Réglementation

Projet de loi pour une prolongation de l'état d'urgence

30/04/2020 - Une prolongation - pour 2 mois à compter du 24 mai 2020 - de l'état d'urgence sanitaire sera à l'ordre du jour du Conseil des ministres, ce 2 mai. Le projet, qui compte 7 articles, pose notamment les bases d'une exploitation des données de santé pour suivre l'épidémie.
 > Site du Sénat

Loi d'état d'urgence sanitaire: censure partielle du Conseil constitutionnel  

Le Conseil constitutionnel a validé en grande partie la loi de prorogation de l'état d'urgence sanitaire, mais il a censuré plusieurs éléments relatifs au « traçage » et à l'isolement des personnes atteintes de covid-19. Concernant le système d'information visant à identifier les personnes infectées par le coronavirus et leurs contacts, les Sages ont limité le nombre de personnes pouvant accéder aux données personnelles à caractère médical. L'article 11 de la loi permettait initialement une extension aux organismes chargés de l'accompagnement social. Mais le Conseil a estimé que celui-ci « ne relève pas directement de l'épidémie », l'absence de recueil du consentement n'étant alors pas justifiée. La disposition a donc été censurée « comme méconnaissant le droit au respect de la vie privée ». Plusieurs « réserves d'interprétation » ont aussi été formulées. Le Conseil constitutionnel a notamment demandé au pouvoir réglementaire « de définir des modalités de collecte, de traitement et de partage des informations assurant leur stricte confidentialité et, notamment, l'habilitation spécifique des agents chargés, au sein de chaque organisme, de participer à la mise en œuvre du système d'information ainsi que la traçabilité des accès à ce système d'information ». En cas de recours à des sous-traitants, ces derniers devront respecter « les exigences de nécessité et de proportionnalité ». A propos des mesures de quarantaine et d'isolement, la juridiction estime que celles-ci ne peuvent imposer aux personnes concernées « de demeurer à (leur) domicile ou dans (leur) lieu d'hébergement pendant une plage horaire de plus de douze heures par jour sans l'autorisation du juge judiciaire ». Il censure l'article 13 de la loi « qui a pour effet de laisser subsister, au plus tard jusqu'au 1er juin 2020, le régime juridique actuellement en vigueur des mesures de mise en quarantaine et de placement et maintien à l'isolement en cas d'état d'urgence sanitaire ».

> Décision du Conseil constitutionnel

Soins de santé primaire - Professions de santé

Suivi des patients chroniques : comment adopter la bonne approche ?

Parmi les patients d'un cabinet de médecine générale, une proportion significative souffre d'une affection chronique et suit un traitement adapté, parfois très lourd. Comment accompagner correctement ces patients tout au long de leur parcours de soins ? Voici quelques pistes.

> Le Généraliste, 24 avril 2020

Enquête dans les MSP et CDS durant l'épidémie, les premiers résultats : enquête du réseau ACCORD

L'épidémie de COVID-19 constitue un contexte exceptionnel et rapidement évolutif mettant fortement en tension le système de santé. Le déconfinement annoncé pour le 11 mai prochain s'accompagne de nouvelles sollicitations pour les soins primaires. Une première enquête en ligne a été menée entre le 2 et le 7 avril 2020 auprès des maisons de santé et des centres de santé pluri-professionnels. 358 équipes ont participé à cette enquête qui a permis de faire un premier état des lieux des difficultés rencontrées et des adaptations opérées. La deuxième vague d'enquête par questionnaire est lancée le 4 mai 2020. Elle se déroulera sur une semaine, jusqu'au 11 mai 2020. Elle a pour but le suivi de l'évolution de la situation, du point de vue des équipes de soins primaires.

> Résultats de la première vague de l'enquête sur le site de la Fédération nationale des centres de santé

Les médecins au cœur du circuit de « contact tracing » des patients Covid-19

Le gouvernement a présenté le 28 avril les mesures d'accompagnement de la stratégie de déconfinement progressif à compter du 11 mai prochain. Cette stratégie s'appuie sur une clé de voûte pour casser les chaînes de contamination : la nécessité d'identifier et de mettre à l'isolement les personnes potentiellement malades et contagieuses, mais aussi de recenser pour chacune l'ensemble des personnes avec qui elles ont été en contact rapproché, au cours des jours précédant l'apparition des symptômes, afin qu'elles soient immédiatement invitées à se faire tester et qu'elles observent une période d'isolement à leur domicile. La bonne mise en place de ces mesures constitue un enjeu majeur pour limiter les risques de propagation de l'épidémie et éviter le retour à des mesures de confinement appliquées à toute la population. Les médecins de ville, et particulièrement les médecins généralistes, constitueront le premier maillon de cette organisation. Ils auront évidemment la responsabilité, comme c'est déjà le cas, de prendre en charge leurs patients atteints du Covid-19, de leur faire réaliser un test et d'assurer leur suivi tout au long de leur maladie. Mais ils seront aussi invités à s'engager fortement dans la recherche de leurs contacts afin d'aider à leur identification.

> Site d'Ameli

> Le Monde, 6 mai 2020

Alcov2 : une enquête de grande ampleur pour l'étude de la transmission de SARS-CoV2 au sein des foyers français

Une équipe composée de chercheurs et chercheuses en mathématiques, statistiques et épidémiologie (Sorbonne Université, CNRS, Collège de France, Oxford University) a lancé lundi 27 avril, une enquête à destination des foyers français ayant expérimenté la présence du nouveau coronavirus pendant la période de confinement. Ce projet a été baptisé "Alcov2" - un hybride d'alcôve et de SARS-Cov2.

> Site du CNRS

Une rémunération de 2 euros pour les masques délivrés aux patients

À partir de cette semaine, les modalités de distribution de masques issus des stocks de l'État sont modifiées. Plus simples, elles intègrent aussi une rémunération des pharmaciens par l'assurance-maladie.

> Le Quotidien du pharmacien, 11 mai 2020

Sondages

62 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement

Tel est le résultat baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter, L'Express et la Presse Régionale publié mardi 28 avril.

Les Français plébiscitent l'autorisation des tests en pharmacie : sondage Odoxa - Elsie Santé

Les Français plébiscitent l'autorisation des tests sérologiques au COVID-19 en pharmacie : 9 Français sur 10 le demandent au gouvernement.

> Site d'Odoxa

Comment les Français vont-ils se comporter après le déconfinement ? - BVA, 23 avril 2020

> Site de BVA

Baromètre sur les conditions de vie et de travail des français à l'épreuve du confinement : Ifop pour BNP Paribas Real Estate, avril 2020

> Site d'Ifop

51% des Français ont renoncé à au moins une consultation médicale en ville ou à l'hôpital depuis le début du confinement

Selon un sondage Ipsos réalisé pour Amgen France, dans le cadre de l'observatoire Datacovid, 51% des Français ont renoncé à au moins une consultation médicale en ville ou à l'hôpital depuis le début du confinement. Sur cet échantillon de 5.001 personnes, 1.316 ont déclaré un problème de santé. Parmi elles, 30% considèrent que la crise sanitaire a eu des répercussions sur leur suivi médical: en particulier chez les moins de 35 ans (42%). Ce "renoncement" concerne toutes les pathologies.

> Pourquoi Docteur, 6 mai 2020

Quel est l'impact du confinement sur le poids et les habitudes alimentaires des Français ?

> Site de l'Ifop, 6 Mai 2020

Statistiques - Méthodologie

La France confinée : vers un nouveau paradigme sociétal. Enquêtes du Credoc

En pleine crise sanitaire, sociale et économique liée au covid-19, le Crédoc a lancé plusieurs dispositifs d'observations qui devraient permettre d'analyser avec attention et comprendre ce qui se joue en ce moment depuis plusieurs semaines. Elles portent sur les sujets suivants : le regard sur l'Etat et les services publics, le rapport à la famille, aux amis, l'organisation du travail, l'éducation, les transports, la consommation, le rapport aux outils numériques, les sujets de discussion, les préoccupations en matière de santé, de chômage, de tensions internationales, la pauvreté, les inégalités, les conditions de vie, le pouvoir d'achat, le bien-être, le sentiment de solitude, la perception de son état de santé, etc.
- Une enquête flash sur l'impact social du confinement lié au Covid-19.
- Une enquête flash sur la consommation en période de confinement
- Une vague exceptionnelle de l'enquête « Conditions de vie et aspirations » en avril va analyser en détail l'impact de la crise sur le quotidien de nos concitoyens et les enjeux à venir, en resituant les observations dans une perspective historique.
Un nouvel outil de « Social Listening » scrute actuellement les discussions sur les réseaux sociaux pendant cette période très particulière.
Une enquête exceptionnelle auprès d'un panel représentatif des établissements de moins de 200 salariés (PME et TPE) appréhendera les évolutions et les adaptations des entreprises face à la conjoncture exceptionnelle du printemps 2020.

Confinement: "Il ne faut pas oublier la mortalité collatérale"

Le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) note une baisse des certifications de décès non liés au Covid à l'hôpital depuis le débit de l'épidémie. "Où sont les patients les plus vulnérables, en phase terminale de cancer, victimes d'infarctus ou d'AVC ?", s'interroge sa directrice adjointe Claire Morgand. S'il y a moins d'accidents du travail et de la route, les mentions "suicide sur confinement" commencent par ailleurs à apparaître. "Tout le monde se focalise sur la mortalité par Covid, et c'est normal, car il est essentiel de la caractériser, mais il y aura un énorme retour d'expérience à faire", poursuit Claire Morgand. "Il ne faut pas oublier la mortalité collatérale, qui sera en partie le reflet de l'organisation du système de soins en amont et en aval." Le Dr Jacques Battistoni, président de MG France, dénonce de son côté la "communication de crise du gouvernement, maladroite et incohérente, qui a découragé les gens de se rendre chez leur médecin traitant. Elle a vidé nos cabinets des patients qui en avaient le plus besoin. Ces dernières semaines, nous avons vu 40% de personnes en moins : des malades chroniques ou nécessitant une prise en charge urgente. C'est une vraie perte de chance pour eux. On s'apercevra que, durant le confinement, certains patients sont morts chez eux, d'une crise cardiaque par exemple, sans avoir pu être soignés."

> Le Journal du dimanche, 26 avril 2020

Covid-19: "Il n'y a aucune donnée correcte"

Le nouveau coronavirus a déjà fait plus de 206.000 morts dans le monde, dont 26.000 pour l'Italie et près de 23.000 pour la France et l'Espagne. Des chiffres assurément loin de la vérité, car les bilans sont contestés dans tous les pays. Au Royaume-Uni, le Financial Times estimait mercredi que le nombre de décès liés au coronavirus au Royaume-Uni n'était pas alors de 17.377, comme l'indiquaient les autorités britanniques, mais se rapprochait de 41.000, soit plus du double, en prenant en considération ceux survenus hors hôpitaux. En Italie, il serait plus lourd d'au moins 10.000 victimes dont 7.000 pour la seule Lombardie. En Equateur, où seulement 576 décès ont été rapportés, le véritable bilan dépasserait les 7.000. Quant au succès de l'Allemagne, qui affiche une mortalité quatre fois inférieure à celle de la France, il s'expliquerait tout simplement par un défaut de statistiques, selon le virologue et épidémiologiste Alexander Kekulé, directeur de l'Institute for Medical Microbioloby à l'Université Martin-Luther-de-Halle. Seuls les Länder de Berlin et de Hesse enregistrent régulièrement les déclarations de décès, ce qui biaise considérablement la réalité. Sans même parler de la Chine, dont les courbes statistiques ne ressemblent à aucun autre pays. "Il n'y a aucune donnée correcte. C'est un vrai problème quand on considère le poids des mesures de confinement et l'impact économique de la pandémie. Les gouvernements ont besoin d'un maximum d'informations alors qu'ils commencent à déconfiner", observe Enrique Acosta, chercheur au Max Planck Institute for Demographic Reseach. 

> Les Echos, 26 avril 2020

Crise sanitaire : l'apport de la démographie et des sciences sociales

 La pandémie liée au COVID-19 plonge le monde dans une situation totalement inédite qui soulève de nombreuses questions. Les taux de mortalité sont-ils comparables d'un pays à l'autre ? Les hommes et les femmes sont-ils exposés de la même manière au risque de développer des formes sévères de la maladie et d'en mourir ? Comment s'organise la vie familiale et sociale pendant le confinement ? Quelles mesures ont été les plus efficaces pour rompre la chaîne de contamination ? Que nous dit cette pandémie des inégalités au sein des pays et dans le monde ? Les chercheurs et ingénieurs de recherche de l'Ined se mobilisent pour apporter des réponses à ces questions et de nouveaux projets de recherche débutent.

> Site de l'Ined

Le regard de deux démographes sur l'analyse de la mortalité liée à la pandémie

France Meslé, Directrice de recherche à l'Ined, et Jean-Marie Robine, Conseiller auprès de la direction de l'Ined en charge des questions de vieillissement, Directeur de recherche émérite à l'Inserm - CERMES3 (Paris) - MMDN "biologie du vieillissement" (Montpellier) et Directeur d'étude à l'EPHE, ont répondu à nos questions sur la crise du COVID-19.

> Site de l'Ined

EpiCOV : Connaître le statut immunitaire de la population pour guider la décision publique

Quantifier la proportion de personnes ayant développé des anticorps en réaction au virus SARS-CoV2 et documenter les effets de cette épidémie sur les conditions de vie de nos concitoyens apparaissent comme des enjeux majeurs pour appuyer l'élaboration des stratégies de déconfinement et de prévention les plus adaptées, permettre la détection précoce de toute reprise épidémique et, sur le plus long terme, suivre l'efficacité des mesures prises.
Porté par l'Inserm et la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Solidarités et de la Santé, en lien avec leurs partenaires (INSEE, Santé publique France, CNRS, INED, Université Paris-Saclay), le projet EpiCOV est une large étude épidémiologique, adossée à une grande enquête statistique, proposant de fournir une cartographie globale et scientifiquement fiable du statut immunitaire de la population et de sa dynamique, sur l'ensemble du territoire, via la collecte d'échantillons biologiques couplée à des questionnaires.

> Site de la Drees

Covid-19 : quel est le statut des cas identifiés ?

Environ 160 000 cas de COVID-19 ont été détectés depuis le début de l'épidémie dans l'Hexagone. La part des patients décédés des causes du virus représente 14 % des cas diagnostiqués, soit un taux similaire à l'Italie, au Royaume-Uni et à la Belgique où il est compris entre 13 % et 15 %, selon Johns Hopkins University. Une part bien plus faible de décès est en revanche observée au Canada (5 %) et en Allemagne (4 %). Le taux de guérison des cas diagnostiqués permet de se faire une idée globale (bien que partielle) de la virulence et de l'avancement de l'épidémie dans les pays touchés. En France, la part des patients rétablis représente désormais plus du quart des cas identifiés à ce jour. Le taux de guérison actuel est de 30 % en Italie, 43 % en Espagne et grimpe même à 70 % en Allemagne, où le nombre de cas diagnostiqués est similaire à la France.

> Site de Statistica

Un balcon en forêt 2020 : Essai comparatif sur l'épidémie de Covid (Paul-André Rosental)

Depuis le début de l'épidémie, des nombreuses comparaisons sont faites d'un pays à l'autre, le plus souvent à partir d'un indicateur de mortalité. La présente étude propose un classement plus sophistiqué en expliquant quelle comparaison est possible entre des pays très différents. Il faut tenir compte notamment des écarts de densité et de concentration de la population, de la structure d'âge des populations et de l'intensité des flux de circulation sur le territoire. Un pays ouvert sur le monde, dense, dont la population est plutôt plus âgée et concentrée dans quelques métropoles, est à l'évidence plus exposé aux ravages du virus qu'un pays moins connecté aux échanges, peu dense, plus jeune et sans grande métropole. L'examen minutieux des données à partir de ces critères pour 24 pays (dont la France) par l'historien des populations Paul-André Rosental pour Terra Nova permet de les placer sur un pied de comparaison stable. La hiérarchie des résultats présente plusieurs surprises. Sur la base d'un indicateur de mortalité ainsi corrigé, l'étude tente ensuite d'évaluer les politiques publiques mises en place pour faire face à la crise dans ces différents pays.

> Site de Terra Nova

Enquête Nationale "COVJEUNENFANT"

> Accès au questionnaire

Programme Epidemic

Des chercheurs de Toulouse étudient les conséquences sociales et psychologiques du confinement.

> Actu.fr, 3 mai 2020

> Accès au programme

Les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19. Impacts économiques, démographiques et sociétaux.

> Site de l'Insee

Système de santé

Systèmes de santé

Is Two-Tier Health Care the Future? Ouvrage en open access sous la direction de Colleen M. Flood et Bryan Thomas

Cet ouvrage fait l'analyse des expériences canadienne, australienne, irlandaise, française et d'ailleurs en matière de réglementation de soins de santé à deux vitesses afin d'en tirer des options en matière de politiques publiques qui pourraient être mises en place advenant que la contestation constitutionnelle actuelle du système des soins de santé ait gain de cause.es collaborateurs à ce volume sont experts en droit, en économie, en histoire, en médecine, en sociologie, en science politique et en politique publique. Une analyse qui fait appel à ces disciplines permettrait de mieux déterminer la meilleure façon de réglementer un système de soins à deux vitesses. Cet ouvrage s'inscrit dans la collection Libre accès des PUO. Tous les titres de la collection Libre accès des PUO sont disponibles en version PDF téléchargeable sans frais.

> Site des Presses universitaires de l'Ottawa

Les budgets de santé seuls ne font pas de miracles

Le cabinet Tacotax compare dans une nouvelle étude les investissements en santé par pays à leur performance. "Il en ressort quelques surprises, avec des pays qui dépensent beaucoup et sont mal classés en nombre de lits d'hôpitaux par habitant ou en nombre de médecins par habitant", note Aldric Emié, son président. Les Etats-Unis, qui consacrent chaque année près de 9% de leurs dépenses publiques à la santé, sont par exemple le seul grand pays industrialisé avec une espérance de vie inférieure à 80 ans. Le nombre de médecins (26 pour 10.000 habitants) est sous la moyenne de l'échantillon et le nombre de lits de réanimation pour 1.000 habitants parmi les plus faibles (2,4). Le Japon est emblématique des différentes stratégies mises en œuvre avec le nombre de lits d'hôpitaux le plus élevé, mais un nombre de médecins parmi les plus faibles (24,1 pour 1.000). Le pays, comme la Corée du Sud, a fait le choix de la technologie et des équipements hospitaliers et semble mieux préparé à la vague actuelle de coronavirus. En Europe, à budget équivalent, la France et l'Allemagne n'affichent pas les mêmes résultats face au coronavirus (quatre fois moins de décès). L'Allemagne compte plus de médecins (42 contre 32) et de lits d'hôpitaux en soins curatifs (6 contre 3), ce qui permet au système de santé allemand de mieux gérer la vague de malades à réanimer. 

> L'Agefi, 27 avril 2020

Ont-ils fait mieux que nous ? Six États, six stratégies face à la crise

Ce dossier du Quotidien du médecin fait le point sur les différentes manières dont les pays européens, le Québec et la Russie gèrent la crise sanitaire liée au covid-19

> Quotidien du médecin, 24 avril 2020

Travail et santé

Covid-19 : les syndicats veulent étendre la reconnaissance en tant que maladie professionnelle

Les syndicats demandent à l'unanimité au gouvernement de reconnaitre le coronavirus comme maladie professionnelle pour tous les travailleurs concernés.  Le 21 avril dernier, Olivier Véran avait annoncé que l'automaticité serait réservée aux soignants. Ce premier geste a été salué par les syndicats mais jugé insuffisant. Ils appellent ainsi le gouvernement à aller au-delà du champ sanitaire et à attribuer cette reconnaissance à tous les professionnels « en deuxième ligne » (caissiers, éboueurs, distribution alimentaires, transports, etc). Selon Les Echos, l'entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, indique que « la réponse viendra prochainement », des discussions étant en cours avec les partenaires sociaux. Les cinq fédérations représentatives des salariés ont par ailleurs évoqué ce sujet lors d'une réunion jeudi dernier.  Plusieurs pistes sont envisageables concernant la prise en charge, l'Unsa préconise de recourir à la branche des AT/MP. De son côté, la CFDT appelle à la création d'un fonds spécifique, sur le modèle de celui mis en place pour les victimes de l'amiante.

> Espace social européen, 5 mai 2020

Un protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés publié par le ministère du travail

Ce protocole précise la doctrine générale de protection collective que les employeurs du secteur privé doivent mettre en place. Il vient en complément des fiches conseils et guides métiers élaborés en partenariat avec les fédérations professionnelles et les partenaires sociaux.
Il est divisé en 7 parties distinctes et apportent des précisions relatives :

• aux recommandations en termes de jauge par espace ouvert ;
• à la gestion des flux ;
• aux équipements de protection individuelle ;
• aux tests de dépistage ;
• au protocole de prise en charge d'une personne symptomatique et de ses contacts rapprochés ;
• à la prise de température ;
• au nettoyage et à désinfection des locaux.

Des lignes directrices en provenance de l'Union européenne ont été également mis en ligne par Agence de l'Union européenne en matière de sécurité et de santé au travail

> Site du ministère du travail

> Les Echos, 4 mai 2020

> Site de l'OSHA

Vieillissement

HCFEA : Comment améliorer le taux du maintien à domicile ?

Malgré les objectifs, le taux de personnes âgées vulnérables vivant à domicile ne s'améliore pas. Depuis 2008, 40% des allocataires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) vivent en établissement. Pour une véritable amélioration du maintien à domicile, le HCFEA publie son avis sur « le recours des personnes âgées vulnérables aux emplois et services d'aide à domicile ».  En préambule, il y constate que les services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD) ne sont pas en l'état de répondre à la hauteur des enjeux du vieillissement, alors que leur développement constitue une des trois priorités de la politique de l'offre (avec les moyens des Ehpad et le soutien aux aidants).  L'avis plaide pour rénover le secteur de l'aide à domicile en diversifiant ses missions : prévention santé, contre l'isolement, aménagement du domicile, apprendre à utiliser les aides techniques... Il estime qu'un vrai renforcement des SAAD nécessitera une augmentation de 30% du volume des heures prestées et une revalorisation du tarif horaire de 4 €, tout en développant l'emploi direct. Dans le cadre de leur financement, il propose un tarif national de facturation opposable à l'ensemble des SAAD pour leur garantir les ressources nécessaires à leur bon fonctionnement et réduire les inégalités de reste à charge. Si le coût de ces mesures et évalué à près de 3,5 Mds d'€, la baisse du taux de placement en établissement de 5% permettrait d'économiser 1,6 Md d'€.

> Site du HCFEA

Mortalité en hausse de 50% dans les Ehpad

« Parmi les décès enregistrés entre le 1er mars et le 13 avril 2020 en France hors Bouches-du-Rhône, environ 46 000 ont eu lieu dans un hôpital ou une clinique (soit 51 % des décès enregistrés), 21 000 ont eu lieu à domicile (24 %), 14 000 dans un établissement pour personnes âgées (15 %) et enfin 10 000 dans un autre lieu ou dans un lieu indéterminé (10 %) », relève l'Insee. Les décès survenus dans les établissements pour personnes âgées augmentent plus fortement avec une hausse de + 50 % par rapport à 2019 (contre + 26 % à domicile et + 20 % en hôpital ou clinique). La hausse de la mortalité dans ces structures s'observe à partir du 22 mars, elle était auparavant inférieure à celle observée en 2019 ou 2018. La première quinzaine d'avril, 440 morts y étaient recensées quotidiennement, contre 320 la deuxième quinzaine de mars. Cette augmentation est encore plus marquée dans les régions les plus touchées : Île-de-France (3 fois de décès plus sur la période) et Grand Est (en particulier dans le Haut-Rhin). 
Dans l'ensemble de la population, la mortalité apparaît similaire entre 2019 et 2020. Ensuite, la hausse est « d'autant plus forte que l'âge augmente» :  22 % entre 65 et 74 ans et de 30 % au-delà.

> Lettre d'Espace social européen, 27 avril 2020

Variations territoriales de la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées : à domicile et en établissement en France dans un contexte de politique décentralisée

Il existe des modèles de prise en charge de la perte d'autonomie très différents d'un territoire à l'autre. A l'échelle européenne, les pays du Sud ont une solidarité familiale plus forte que les pays du Nord (Peyrache et Ogg, 2017) ; à l'échelle infranationale, en France, le recours à l'institution est plus important dans la région Bretagne et Pays-de-la-Loire (Trabut et Gaymu, 2016). Ces différences de mode de prise en charge peuvent trouver leurs origines dans des besoins, des ressources, une offre de prise en charge de la perte d'autonomie, voire des préférences hétérogènes sur le territoire.

> Lire la suite sur le site de l'Ined

Nominations

Emmanuel Touzé devient président de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé -  Arrêté du 14 avril 2020, JORF du 19 avril 2020

> Site de Legifrance

AUTRES REVUES DE PRESSE EN LIGNE

COORDONNEES DES JOURNAUX