ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
27 avril 2020

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Lancement de #LaSécuEstLà

15/04/2020 - Alors que la France traverse une crise sans précédent, la Sécurité sociale est plus que jamais mobilisée pour assurer sa mission de service public. Si elle est aimée, elle est aussi parfois critiquée ou oubliée. Or, depuis le début de la pandémie, la Sécurité sociale a adapté ses modes de travail, inventé des solutions et traite chaque jour des demandes toujours plus nombreuses. Pour témoigner de cet engagement et valoriser le travail des équipes, les caisses nationales de Sécurité sociale ont décidé de mettre en place une opération pour montrer à tous cette contribution !
- Quand ? Jusqu'à la fin du confinement.
- Où ? Sur Twitter et LinkedIn
- Quoi ? En utilisant #LaSécuEstLà, un hashtag commun à tous les régimes, toutes les branches, tous les organismes.
- Comment ? Dans toutes vos publications liées à la crise sanitaire.
Par ailleurs, le « #LaSécuEstLà » permettra à l'Ucanss de répertorier les initiatives et de les valoriser sur ses canaux de communication (Twitter Ucanss, LinkedIn Sécurité sociale…).

Arrêts maladie des personnes vulnérables : une demande sur trois rejetée

Quelque 250 000 demandes d'arrêts de travail ont été formulées par des personnes vulnérables sur « declare.ameli.fr », selon Les Echos.  Pour rappel, une procédure dérogatoire permet de bénéficier d'arrêt de travail sans prescription médicale, après enregistrement sur la plateforme de l'Assurance maladie. « Dans près de trois demandes sur quatre, [la caisse nationale] identifie effectivement que l'état de santé de l'assuré justifie bien un arrêt de travail et le délivre », indique la Cnam au quotidien économique. Dès lors, environ une demande sur quatre est rejetée.  Deux conditions sont  en effet indispensables pour se passer d'un rendez-vous avec un médecin : être atteint d'une des pathologies identifiées par le Haut Conseil de santé publique et être placé en ALD. 

> Lettre d'Espace social européen, 21 avril 2020

Démographie

Conditions de vie des ménages en période de confinement : Occupation des logements, personnes vivant seules - Etude Insee

Les mesures de confinement mises en place depuis le 17 mars 2020 touchent les populations de façon différenciée selon le type de logement qu'elles occupent ou la composition de leur ménage. L'Insee a souhaité rassembler différents indicateurs à l'échelle locale pour éclairer les phénomènes liés à la suroccupation des logements, et à la spécificité des ménages concernés (familles monoparentales, enfants en bas âge, personnes seules..). Ces éléments sont accessibles soit sous forme de cartes, soit sous forme de tableaux régionaux et départementaux, soit enfin sous forme de base de données téléchargeable. Une publication nationale résume les grands messages que permettent de délivrer ces indicateurs.

>Site de l'Insee

Où les Français vivent-ils le confinement ?

> Site Vie-publique.fr

Economie de la santé

La crise devrait entraîner un dépassement de l'Ondam (objectif national de dépenses d'assurance maladie)

16/04/2020 - Au vu de la crise exceptionnelle que traverse le pays, le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie craint un dépassement de l'Ondam. Dans un rapport publié le 15 avril, il indique en effet que l'examen des premiers éléments de réalisation de l'Ondam 2019 appellerait à lui seul "une vigilance renouvelée pour assurer, comme depuis dix ans, le respect de l'objectif de dépenses prévu par la loi de financement pour 2020". Le prochain rapport du comité - à paraître au plus tard le 1er juin - analysera plus en détail l'ampleur et la nature du risque que fait peser la crise sur les objectifs fixés par la loi (éventuellement actualisés entre temps).
> Avis du Comité d'alerte n° 2020-1 sur le respect de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, 15 avril 2020

Le déficit de la Sécurité sociale plonge à 41 milliards d'euros

Face à la crise du coronavirus qui frappe de plein fouet la France, le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 41 milliards d'€ en 2020. "C'est du jamais vu", a reconnu hier le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. En cause, une baisse des rentrées évaluée à près de 31 milliards d'€, dont 20 milliards en moins au titre des cotisations et de la CSG. Une baisse des recettes qui pourrait encore s'accentuer si le recul de la croissance venait encore à s'accentuer. En outre, ces prévisions partent du "principe que l'ensemble des cotisations reportées seront payées d'ici à décembre, ce qui ne sera probablement pas le cas", a fait savoir Gérald Darmanin. Parallèlement, le gouvernement a engagé 8 milliards d'€ de dépenses exceptionnelles au titre de l'Objectif national de dépenses d'assurance-maladie (Ondam) pour financer l'achat de masques, les indemnités journalières, et enfin les heures supplémentaires et les primes des soignants.
> 20 Minutes, 23 avril 2020

Etat de santé

Confinement : Harvard prône le stop & go jusqu'en 2022

Une étude d'une équipe de chercheurs d'Harvard publiée dans la revue Science montre qu'en l'absence de traitements efficaces ou d'un vaccin, le maintien intermittent de mesures de distanciation sociale, confinement, fermeture des écoles et des entreprises, devra durer jusqu'en 2022. L'étude a consisté à modéliser la pandémie en partant de l'hypothèse que le nouveau coronavirus deviendra saisonnier à l'instar de celui du rhume (de la même famille que lui).

> Les Echos, 15 avril 2020

Peut-on attraper le Covid-19 deux fois ?

Alors que de nombreux pays préparent leur stratégie de déconfinement, une question inquiète les spécialistes. L'immunisation face au coronavirus est-elle réelle ? "On se pose la question de savoir si on n'est pas en train de se tromper complètement en disant que séropositif au Covid-19 est égal à être protégé. Une série d'éléments suggère qu'un réservoir existe peut-être et que des phénomènes de réactivation peuvent arriver. Nous ne savons pas si le fait d'avoir des anticorps est un élément absolu de protection. Et on ne va sans doute pas résoudre cela tout de suite", explique Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique mis en place par l'Elysée. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), par la voix de Mike Ryan, directeur des programmes d'urgence, a également fait part de ses doutes: "Nous ne savons pas. Nous pouvons seulement extrapoler à partir d'autres coronavirus et, même pour eux, les données sont limitées." Une étude réalisée sur 175 patients guéris à Shanghai (Chine), publiée début avril, montre que la grande majorité a développé des anticorps neutralisants. Mais ceux-ci sont-ils réellement efficaces dans la durée ? La réponse reste pour l'instant inconnue.

> Ouest France, 16 avril 2020

Coronavirus : « La Suède va perdre environ 460 000 années de vie »

Alors que la Suède refuse le confinement face au Covid-19, certains économistes comme le Suédois Jacob Lundberg jugent que les conséquences du remède pourraient être pires que celles de l'épidémie.

> Le Monde, 3 avril 2020

Scénarios du nombre de décès, d'hospitalisations et d'admissions en réanimation construits à partir des caractéristiques des cas de covid-19 observés dans la province de Hubei, Chine. Comparaison avec les caractéristiques des patients hospitalisés en France avec un diagnostic de grippe de 2012 à 2017. Etude de Santé Publique France

Cette étude construit des scénarios de projection du nombre de décès en France par Covid-19 à partir du nombre de décès et de cas recensés dans la province de Hubei en Chine jusqu'au 8 mars 2020. Trois niveaux d'impact ont été proposés selon qu'ils incluent ou non la ville de Wuhan, épicentre de l'épidémie. Ils sont déclinés en trois scénarios : scénario 1 le plus favorable correspondant à la province d'Hubei sans la ville de Wuhan, scénario 2 (intermédiaire correspondant à l'ensemble de la province d'Hubei) et scénario 3 (le plus défavorable, correspondant à la ville de Wuhan seule). En complément, des projections du nombre d'admissions en réanimation et d'hospitalisations ont été construites par analogie avec le ratio hospitalisations en réanimation/décès observés chez les cas de grippe hospitalisés en France. L'intérêt de cette approche est de s'affranchir du décompte des cas de Covid-19.

> Site de Santé Publique

Profils des malades atteints du Covid

15/04/2020 - Le personnel de santé commence à dresser le portrait des patients. Le virus touche en majorité les hommes. Le surpoids ou l'obésité entraîne très souvent une hospitalisation en soins intensifs. L'âge médian est de 65 ans. L'hypertension ou le diabète sont des facteurs aggravants dans 20% des cas. Le groupe sanguin O semble plus épargné que les autres. Le taux de survie en réanimation est plus élevé chez les femmes (53%) que chez les hommes (47%). Les fumeurs semblent moins touchés, mais quand ils le sont, les impacts respiratoires sont plus violents. Des études montrent également que la distance de 1 m serait insuffisante et que la distance de sécurité serait au minimum de 2 m. Des discussions ont lieu pour savoir si un patient guéri est immunisé et si le virus disparaîtra avec le printemps. Le virus mute tous les 15 jours.
> Futura sciences, 4 avril 2020
> Coronavirus : les groupes sanguins pourraient influencer la transmission du Covid-19 - Sciences et Avenir, 23 mars 2020
> Coronavirus : une séparation d'un mètre ne suffit pas - Futura sciences, 11 avril 2020
> Positif au Covid-19 donc immunisé contre la maladie ? On vous explique pourquoi ce n'est pas si simple - Francetvinfo, 12 avril 2020
> Le coronavirus est-il un virus saisonnier comme la grippe ? - Medisite, 10 avril 2020
> Hommes et femmes, inégaux face au coronavirus - Statista, 16 avril 2020

Les épidémies à travers l'histoire

15/04/2020 - Les épidémies de ce premier quart du 21ème siècle sont moins meurtrières que celles du 20ème siècle, comme le Sida, la grippe espagnole ou celle de Hong-Kong qui comptabilisent, à elles trois, environ 82 millions de morts. Plus lointaines, certaines épidémies de peste ont quant à elles réduit de moitié la population, notamment au XIIIe siècle. Elles ont également inauguré la mise en quarantaine…
> Au 21e siècle, des épidémies moins meurtrières qu'au 20e siècle - Sciences et Avenir, 11 avril 2020
> Peste, grippe espagnole... Les grandes pandémies ont-elles accouché d'un "monde nouveau" ? - Slate, 6 avril 2020

Covid-19 : une modélisation  indique que près de 6% des Français ont été infectés

Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec l'Inserm et Santé Publique France, ont réalisé une analyse détaillée des hospitalisations et des décès dus au Covid-19 en France et construit des modélisations à partir de ces données. Les premiers résultats suggèrent que près de 6% de la population française aura été contaminée par le SARS-CoV-2 au décours de la première vague épidémique. Le nombre de reproduction (R0), qui indique le nombre de personnes infectées par chaque malade, est passé de 3,3 en début de confinement à 0,5. Ces résultats sont accessibles en ligne sur le site de l'Institut Pasteur.

> Communiqué de presse

> Site de l'Institut Pasteur

La faiblesse de l'immunité collective impose un déconfinement progressif

Une étude épidémiologique de l'Institut Pasteur montre que le confinement a permis de réduire très nettement la vitesse de transmission du coronavirus. Le nombre de personnes infectées par chaque porteur du virus est passé de 3,3 en début de confinement à 0,5 actuellement, soit une chute de 84% des infections. ​Ainsi, entre 2,3 et 6,7 millions de personnes auront été infectées au moment de la levée du confinement le 11 mai, soit de 3 à 11% de la population. Le risque d'être hospitalisé après avoir contracté le Covid-19 n'est "que" de 2,6%, et d'en décéder de 0,5%, estime par ailleurs l'Institut Pasteur, qui a observé à la fois les données hospitalières nationales. Selon les projections de l'institut, la situation sanitaire devrait donc s'améliorer​, avec entre 1.370 et 1.900 lits de soins intensifs occupés à l'échelle nationale à échéance du 11 mai. Le nombre d'infections quotidiennes devrait passer à 1.300 contre plusieurs centaines de milliers avant le confinement. Mais pour que l'épidémie reste sous contrôle, une vigilance accrue sera nécessaire, afin d'éviter l'apparition de nouveaux foyers d'infection loin de la vue de tous. Selon les chercheurs, la date du 11 mai ne marque pas de seuil particulier sur le plan épidémiologique. "Avec ce faible niveau d'immunité, les mesures de contrôle habituelles (masques, gestes barrières, distanciation sociale), mais aussi nouvelles (tests des cas suspects et contacts, isolement des cas infectés), devront être mises en œuvre au-delà du 11 mai pour éviter une reprise de l'épidémie", prévient Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale à l'Institut Pasteur. 

> La Croix, 21 avril 2020

Hôpital

Covid-19: Le nombre de personnes hospitalisées baisse pour la première fois en France

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé le 15 avril 2020 1.438 décès supplémentaires liés au Covid-19, pour un bilan total de 17.617 décès, hôpitaux et Ehpad confondus. Les derniers chiffres montrent une hausse de 514 morts dans les établissements de soins et 924 morts de plus dans les Ehpad et établissements médicaux-sociaux. Selon Jérôme Salomon, "il ne s'agit toutefois pas d'une mortalité observée en 24 heures. La hausse qui est observée ce soir est liée à un rattrapage de saisie des données dû à des mises à jour et surtout à l'issue de ce long week-end de trois jours." Par ailleurs, 31.779 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection Covid-19. Un chiffre en baisse (-513) pour la première fois depuis le début de l'épidémie. Dans les services de réanimation, la dynamique se confirme également à la baisse, et ce pour la septième journée consécutive avec un recul de 263 du nombre de personnes traitées, à 6.467, a indiqué Jérôme Salomon. "La pandémie de COVID-19 est toujours active", a-t-il prévenu, appelant la population française à rester vigilante et à continuer de respecter strictement les "gestes barrière".
> La Dépêche, 15 avril 2020

Inégalités sociales de santé

Hors coronavirus, le renoncement aux soins prend des proportions très inquiétantes

Selon l'Assurance Maladie, les consultations chez les généralistes sont en chute de 40% et chez les spécialistes de 50% depuis le début de l'épidémie, même en comptabilisant les téléconsultations qui ont bondi. Selon Nicolas Revel, ce "freinage" représente 350 millions d'€ de dépenses de soins en ville en moins par semaine, en dépit de 185 millions supplémentaires de dépenses liées aux arrêts maladie dérogatoires. Soit, pour deux mois de confinement, 2,8 milliards. Il ne s'agit pas uniquement de rémunérations qui baissent, mais aussi de médicaments moins prescrits, même si, pendant trois semaines en mars, la possibilité de renouveler certaines ordonnances directement auprès du pharmacien a fait bondir les achats en officine. Cette baisse des dépenses pourrait cependant coûter cher à l'Assurance Maladie, qui redoute après la vague du Covid-19, un flot d'autres patients aux urgences à cause des complications de leur maladie. "On ne peut pas dire aujourd'hui: on s'occupe des malades du Covid et les autres, on verra plus tard, sinon c'est la double peine", prévient Jean-François Mattei, président de l'Académie de médecine. Cette baisse des soins concerne également les malades chroniques. De nombreux centres de lutte contre le cancer ont décidé de reporter certaines consultations de surveillance et opérations jugées non urgentes. 

> Les Echos, 15 avril 2020

Revenu, niveau de vie et pauvreté en 2017 : Enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) de l'Insee

> Site de l'Insee

Les oubliés du confinement : la situation des personnes sans abri et mal logées

Un mois après, le Collectif des associations unies tire un premier bilan pour les personnes sans-abri et mal-logées, dans un dossier de presse alimenté par de très nombreuses remontées de terrain.
> Dossier de presse

Infographie : Surmortalité, conditions de vie... les populations défavorisées plus vulnérables face à l'épidémie de coronavirus

> Site de Francetvinfo.fr

Médicaments - Dispositifs médicaux

Depuis le début confinement, les Français se sont rués sur les médicaments : Étude de l'ANSM et de la Cnam

Au cours des deux dernières semaines de mars, premiers jours du confinement, les Français se sont précipités sur les médicaments, avec un surcroît d'achat de 20 à 40% selon les classes thérapeutiques. Selon une étude menée par l'Assurance Maladie et l'Agence de sécurité des médicaments, ce sont surtout les patients atteints de maladies chroniques comme les pathologies cardiovasculaires, le diabète ou les troubles mentaux qui ont fait leur stock. Près de 600.000 personnes supplémentaires se sont ainsi rendues en pharmacie pour la délivrance d'un antihypertenseur la première semaine du confinement et 470.000 la deuxième, 230.000 et 175.000 pour les antidiabétiques, sans oublier les 270.000 et 220.000 clients de plus pour les statines (contre le cholestérol). L'augmentation a aussi concerné les traitements antirétroviraux du VIH (+32% la première semaine) et les produits pour la thyroïde à base de lévothyroxine (+41%). La contraception orale enfin a connu un pic de demande la première semaine (+45,3%). En revanche, la demande des médicaments dont l'administration nécessite le recours à un professionnel de santé, comme les vaccins, les traitements de la DMLA ou les produits destinés aux actes d'imagerie, a baissé. Cette situation est cohérente avec le recul du recours aux médecins hors Covid-19.

> RTL, 22 avril 2020

> Site de l'ANSM

NTIC : open data, internet

Confinement : à quoi correspond 1 km autour de son domicile ?

Les mesures du confinement tolèrent de se déplacer brièvement près de son domicile, dans la limite d'1h quotidienne et dans un rayon maximal d'1 km pour une activité physique individuelle, une promenade avec des personnes de son foyer ou pour les besoins des animaux de compagnie. Mais comment estimer cette distance ? Jusqu'où puis-je aller ? Comment être certain de rester dans le périmètre autorisé ? Service-public.fr vous explique comment avec Géoportail.

> Service public

> Géoportail

Le supercalculateur Jean ZAY en action contre le coronavirus

> Site du CNRS

Coronavirus : un site pour géolocaliser les pharmacies qui vendent du gel hydroalcoolique

> Actu.fr, 15 avril 2020

La lettre bimensuelle de Pratiques en santé

Pratiques en santé réalise une veille sur une large palette de thématiques au travers de lettres électroniques, des réseaux twitter, linkedin, facebook, alerte google. Elle propose une sélection de 15 à 20 articles par quinzaine dans les champs de la santé, du médico-social, du social. Un historique des articles sélectionnés est accessible par rubrique sur le site. Cette sélection est accessible sur Twitter ou Facebook ou Linkedin mais surtout est diffusée via une lettre électronique bi-mensuelle diffusée gratuitement sur abonnement.

> Pratiques en santé

Plateforme européenne de données sur le COVID

Le portail de données COVID-19  assembler les ensembles de données pertinents pour le partage et l'analyse dans un effort pour accélérer la recherche sur les coronavirus. Il permet aux chercheurs de télécharger, d'accéder et d'analyser les données de référence et les ensembles de données spécialisées liées à COVID-19 dans le cadre de la plate-forme européenne de données COVID-19.
https://www.covid19dataportal.org/

Covid-19: Sanofi développe un autotest de dépistage sur smartphone

Sanofi vient de s'associer à la startup californienne Luminostics pour créer une « solution innovante d'autotest de dépistage du covid-19 » via smartphone. D'une durée de 30 minutes, ce test grand public sera basé sur des échantillons respiratoires (obtenus à partir de prélèvements de salive ou de sécrétions) et ne nécessitera pas l'intervention d'un professionnel de santé. Le dispositif « repose sur la technologie unique de Luminostics qui utilise l'optique du smartphone – contrôlée par une application iOS/Android et couplée à un adaptateur peu coûteux – en association avec un dispositif intelligent de détection de signal chimioluminescent », explique Sanofi. Sur BFM TV, Olivier Bogillot, président de Sanofi France a indiqué hier que les travaux de développement étaient en cours et que ces autotests ne seront donc pas disponibles « avant plusieurs semaines ».  L'objectif du groupe est de mettre sur le marché cette solution en accès libre d'ici la fin de l'année « sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires applicables ».

> Lettre d'Espace social européen, 21 avril 2020

Politique de santé, politique sociale

"On est au-delà de la propagande" : l'ambassade de Chine publie une tribune au vitriol contre la gestion de l'épidémie de coronavirus par les Occidentaux : la Chine transforme ses mensonges en attaques

Des documents révélés par l'agence Associated Press montrent que la Commission nationale de la santé de Chine a alerté, dès le 14 janvier, les plus hautes instances du pays de la dangerosité du coronavirus identifié deux semaines plus tôt à Wuhan. Un plan d'urgence a aussitôt été lancé et des centaines de lits préparés dans les hôpitaux. Mais jusqu'à la prise de parole du président chinois, Xi Jinping, le 20 janvier, ces informations sont restées secrètes, laissant la population et le reste du monde dans l'ignorance du danger. Ce même 14 janvier, l'OMS validait une enquête des autorités sanitaires chinoises qui assurait qu'il n'y avait pas de preuve de transmission interhumaine. Une dissimulation grave, alors que pendant ces six jours un banquet officiel géant a été organisé à Wuhan pour 40.000 familles. En même temps, cinq millions d'habitants de Wuhan, où les rumeurs sur la maladie s'étaient propagées depuis plusieurs semaines, ont fui dans le reste de la Chine ou à l'étranger. Libération pointe ainsi les failles de la Chine, où l'interdiction de la liberté d'expression et de tout contre-pouvoir a empêché l'information de circuler. Ainsi que la propagande massive et cinglante déployée par le régime pour fuir ses responsabilités, en critiquant de façon inédite les gouvernements démocratiques. Depuis des semaines, l'ambassade de Chine en France multiplie par exemple les provocations, et a publié sur son site, lundi, un long texte s'attaquant aux chercheurs, élus français ou journalistes, mais aussi aux soignants des Ehpad, qui auraient "déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie".

> FranceInfo, 13 avril 2020

> Libération, 16 avril 2020

Le gouvernement annonce des primes pour les soignants

Le Premier ministre a détaillé le 15 avril 2020 plusieurs dispositifs qui seront intégrés au projet de loi de finances rectificative. Ils vont notamment permettre de verser aux soignants une prime exceptionnelle de 500 à 1.500 €. Les salariés et les libéraux des établissements privés sont également concernés. De plus, les heures supplémentaires, déplafonnées au début de l'épidémie, seront majorées de 50% (en plus de leur majoration ordinaire). Ces deux dispositifs seront exonérés de prélèvements fiscaux et sociaux, et coûteront 1,3 milliard d'€. Cet effort financier s'ajoute au milliard d'€ de dépenses supplémentaires d'indemnités journalières pour les arrêts de travail, aux 4 milliards d'€ débloqués pour acheter des masques, des respirateurs et d'autres fournitures médicales, ainsi qu'aux autres surcoûts liés à l'épidémie. Au total, la dernière mouture du projet de loi de Finances rectificatif, prévoit ainsi 8 milliards d'€ de dépenses d'assurance-maladie supplémentaires en 2020 par rapport au budget initial de 205 milliards. De quoi faire bondir la progression de l'objectif de dépenses d'assurance-maladie à plus de 7%, contre 3,2% au départ.
> Le Figaro, 16 avril 2020

Taïwan: un modèle efficace contre la pandémie

Avec "seulement" six morts du coronavirus, Taïwan, qui compte 24 millions d'habitants, est largement salué comme un modèle dans la lutte contre le Covid. Un modèle cependant ignoré par l'OMS depuis le début de l'épidémie. Sous pression chinoise, l'organisation a en effet exclu l'île de ses assemblées générales en 2016. "Taïwan a, d'une certaine façon, tiré parti de son isolement puisque sa défiance très forte vis-à-vis des informations en provenance de Chine a conduit les autorités de Taipei à reconnaître immédiatement la gravité de la crise et à prendre des mesures fortes sur la base de leur propre évaluation", explique Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie de l'Institut Montaigne. Les autorités sanitaires taïwanaises ont ainsi organisé leur réponse bien avant que l'alerte ne soit lancée à l'échelle mondiale et que l'OMS reconnaisse la transmission humaine du virus. Dès le 31 décembre 2019, des prises de température sont mises en place à l'atterrissage de tous les vols en provenance de Wuhan. Avant d'interdire l'entrée de tous les ressortissants chinois sur son territoire. C'est aussi ce 31 décembre 2019 que les autorités taïwanaises ont demandé à l'OMS des informations sur "au moins sept cas de pneumonies atypiques à Wuhan" et sur l'"isolement" des patients. Une preuve selon les observateurs de la suspicion, dès cette date, de la contagiosité du virus. 

> Le Monde, 5 mars 2020

> Les Echos, 15 avril 2020

Impact attendu du déconfinement en Ile-de-France et stratégies de sortie possible : Étude de l'Inserm

Publié dimanche 12 avril 2020, à la veille du discours d'Emmanuel Macron, président de la République française, ce rapport coordonné par la chercheuse Inserm Vittoria Colizza à l'institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique (Inserm/Sorbonne Université) à Paris dessine plusieurs scénarios de sortie du confinement, apportant un éclairage à la décision publique pour les semaines à venir. Fortement médiatisé dès sa sortie, il convient néanmoins de rappeler que ce rapport n'a pas de valeur prédictive et que son objectif n'est ni de prescrire ni d'imposer une stratégie de déconfinement, mais plutôt de modéliser les évolutions possibles de l'épidémie dans cette période de déconfinement, en s'appuyant sur les données hospitalières disponibles ; sur l'effet des mesures de distanciation sociale ; sur des hypothèses de reprise de certaines activités économiques.

> Site de l'Inserm

"La crise sanitaire n'est pas terminée"

Le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé hier que la "crise sanitaire n'est pas terminée". Mais aussi que venait la crise économique. Un avertissement adressé aux Français: "Notre vie à partir du 11 mai ne sera pas exactement la vie d'avant le confinement, pas tout de suite et probablement pas avant longtemps." Les travaux pratiques sur la stratégie de déconfinement vont débuter ce lundi. Elle s'organisera autour du triptyque gestes barrières, tests et isolement des personnes contaminées par le virus. Edouard Philippe a également ouvert la voie à un "probable" port du masque obligatoire dans les transports en commun à partir du 11 mai. Dans un premier temps, la distribution pourrait être assurée par la "puissance publique" avant que les Français ne s'en procurent dans le commerce. Concernant les tests, Olivier Véran assure que leur nombre va passer de 150.000 à 500.000 par semaine d'ici mi-mai. Ils seront réservés aux personnes qui présentent des symptômes du coronavirus. Le ministre de la Santé a par ailleurs exprimé "la plus grande prudence" sur les tests sérologiques, tant que leur fiabilité n'est pas totalement assurée. La réouverture des écoles pourrait se faire soit par territoire en commençant par les zones les moins touchées par le Covid-19 ou bien par "moitié de classe".

> Le Figaro, 19 avril 2020

Covid : la vitesse de circulation du virus ralentit nettement

En sept semaines, le coronavirus a fait 19.718 morts en France, à l'hôpital et en établissement social ou médico-social. Mais depuis onze jours, des lits de réanimation se libèrent. Ils ont accueilli jusqu'à 7.100 patients atteints par le Covid-19. Samedi, ce nombre est repassé sous le seuil de 6.000, et dimanche il s'est établi à 5.744, avec seulement 137 admissions ce jour-là. 890 personnes infectées ont été hospitalisées hier, contre plus de 1.500 samedi. Les retours à domicile de malades du coronavirus sont de plus en plus nombreux, plus de 36.000 depuis le début, sur 80.000 hospitalisations au total. Les signes observés sur le terrain sont aussi encourageants. Ainsi, selon les données du réseau de surveillance épidémiologique Sentinelles, le nombre de patients potentiellement infectés par le coronavirus qui ont consulté un généraliste du 6 au 12 avril (7.155) a été divisé par quatre par rapport à la semaine précédente. Quant aux passages aux urgences, ils sont tombés d'un peu plus de 27.000 à un peu plus de 19.000 (et seulement 1.286 sur les dernières 24 heures). Outre les effets du confinement, certains chercheurs s'interrogent à nouveau sur l'éventuelle saisonnalité du virus, qui pourrait aussi expliquer ces chiffres. Libération note ainsi que malgré les craintes, l'épidémie ne s'est pas enflammée en Afrique. Ou qu'en France, la Nouvelle-Calédonie, la Martinique ou Tahiti ont été très peu touchés. Une récente étude publiée dans la revue Sciences va dans ce sens, en pointant ainsi le risque d'un retour du Covid un an ou deux plus tard.

> Les Echos, 20 avril 2020

Comment le "P4" de Wuhan, exporté par la France, a échappé à tout contrôle

La thèse d'un accident au sein du laboratoire P4 de Wuhan, qui aurait laissé s'échapper le Covid-19 est étudiée par les services de renseignements américains. Elle est entretenue par le fait que les autorités chinoises n'ont pas rendu public le résultat de leur enquête épidémiologique et par le fait qu'elles aient empêché toute investigation de l'OMS et d'experts étrangers à Wuhan. Pékin a de plus intensifié sa surveillance des recherches sur le sujet. L'affaire embarrasse aussi à Paris, qui a exporté de nombreuses technologies en Chine pour la construction de ce laboratoire. Cette coopération très sensible, lancée par Jacques Chirac en 2004 après l'épidémie de Sras, avait suscité des critiques à l'époque, notamment du ministère des Affaires étrangères et à la Défense, qui redoutaient que le P4 puisse se transformer en arsenal biologique. Le chantier a été terminé en 2015 et la mise en exploitation du laboratoire en 2018. Sans réelle collaboration sur le terrain: les entreprises chinoises ont assuré l'essentiel de sa construction. De plus, les 50 chercheurs français qui devaient travailler au P4 de Wuhan pendant 5 ans ne sont jamais partis. Contrairement au "contrat" passé entre Paris et Pékin, les Chinois de Wuhan travaillent désormais sans l'expérience et le regard critique des chercheurs français. Des défaillances ont été rapportées, aussi bien par l'ambassade américaine en Chine, que par la presse chinoise, qui rapportait, le 16 février dernier, le jet de matériaux de laboratoire non désinfectés dans les égouts. Elle indiquait aussi qu'un certain nombre de chercheurs, pour arrondir leurs fins de mois, vendaient des animaux de laboratoire ayant subi des expérimentations sur les marchés de Wuhan.

> Le Figaro, 21 avril 2020

L'insolente réussite du Vietnam face au Covid-19

Le Vietnam affiche un bilan impressionnant pour un pays de 93 millions d'habitants : 268 cas et zéro décès. Une stratégie gagnante qui repose sur une prise de conscience précoce de la menace et d'un isolement strict des personnes infectées.

> Les Echos, 20 avril 2020

Les lenteurs bureaucratiques freinent la lutte contre le virus en France

La crise du coronavirus met en lumière les lourdeurs administratives françaises. Elles expliquent en partie les difficultés d'accès aux masques et aux tests en nombre suffisant; les incohérences pour associer dans l'urgence le secteur privé et public ou encore les difficultés rencontrées par les collectivités locales pour se faire entendre de Paris… Le Figaro pointe les trop nombreux interlocuteurs, agences, comités, experts, qui occupent des responsabilités. Les Ehpad par exemple sont sous la double tutelle de l'ARS (pour la partie soins) et du département (pour le volet dépendance). "S'ils ne sont pas d'accord sur une autorisation, dans un même arrêté l'un peut dire oui, et l'autre non", fustige un directeur d'Ehpad qui a mis sept mois à transférer seize lits de l'une de ses structures à une autre. "Alors que cela aurait pu être réglé en une semaine ! C'est un monde de fou… Il y a trop d'interlocuteurs, il faut simplifier tout ça." Les ARS sont devenues le symbole de cette technostructure et du manque de collaboration entre régions. "Les agences ont des cultures différentes, des logiciels différents et n'étaient pas en ordre de bataille quand la crise leur est tombée dessus", s'indigne un médecin hospitalier.

> Le Figaro, 21 avril 2020

> Atlantico

Politique publique

Evaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté - Note d'étape

Le comité d'évaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, présidé par Louis Schweitzer, publie son premier rapport annuel. Il s'agit d'une note d'étape qui présente les grands axes de la démarche d'évaluation, les méthodes envisagées et le calendrier des travaux.

> Site France Stratégie

Loi d'urgence contre le COVID-19 : les points de vigilance du Sénat

La commission des lois du Sénat a constitué une mission de suivi chargée d'examiner les effets des dispositions législatives adoptées par le Gouvernement dans le cadre du plan mis en place pour lutter contre le COVID-19. Dix jours après la promulgation de la loi d'urgence sanitaire, le Sénat livre un premier volet d'observations.

> Site de Vie Publique

Création de l'Observatoire des mesures de l'état d'urgence sanitaire : pour le respect des droits humains

La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) a annoncé le 2 avril 2020 la mise en place d'un Observatoire des mesures de l'état d'urgence sanitaire et du confinement, dont l'objectif est d'examiner les conséquences des mesures prises par les pouvoirs publics sur le respect des droits humains en France.

> Site de Vie publique

Prévention

Revenir au savoir-faire de la santé publique : éviter que les malades ne contaminent leurs proches. Étude de Terra Nova

Le confinement universel n'est pas une réponse entièrement satisfaisante : des formes de quarantaine centralisée pour des malades ne présentant pas de signes graves et pour leurs contacts qui risquent d'être contaminés sont utiles, pourvu que les mesures soient proportionnées. Les malades et leurs contacts seront-ils isolés de façon volontaire ? Dans quelles conditions le seront-ils, à domicile ou dans des hôtels, des gymnases, des espaces dédiés ? Des objectifs d'efficacité, d'équité et de protection de nos libertés doivent guider nos réflexions sur le sujet, comme l'analyse Mélanie Heard, enseignante-chercheuse au CRI et co-coordinatrice du pôle Santé de Terra Nova. 

> Site de Terra Nova

Coronavirus : où en est-on dans la recherche de traitements et d'un vaccin ?

Un article du Figaro fait le point sur la recherche pharmaceutique contre le Covid-19. Pas moins de 469 essais ont été déclarés à travers le monde. Parmi les premiers résultats, ceux de l'antiviral   remdesivir sont jugés prometteurs. Il a apporté une amélioration de l'état clinique de deux malades sur trois dans un recueil de données publié le 10 avril dans la NEJM (mais portant sur seulement 63 patients). Faute de groupe contrôle, il est toutefois bien difficile de conclure. En revanche, les premiers résultats des antiviraux lopinavir/ritonavir (utilisés contre le sida) sont décevants. Sur les quelques cas graves soignés avec cette association, "aucun bénéfice supplémentaire par rapport au traitement standard n'a été observé", relevait le 18 mars une étude chinoise publiée dans la New England Journal of Medicine. Autre piste prometteuse, la transfusion d'anticorps de patients guéris à des malades hospitalisés. Un essai baptisé Coviplasm vient de débuter en France. En Chine, cinq malades dans un état critique semblent en avoir réchappé grâce à cette transfusion d'immunité passive (deux étaient encore hospitalisés le 29 mars au moment de la publication). Un dernier résultat prometteur obtenu en Chine sur vingt malades avec un anticorps monoclonal, le tocilizumab, attend d'être confirmé dans un essai plus solide.

> France bleu, 16 avril 2020

Maintenir une activité physique et limiter la sédentarité : les recommandations de l'Anses

Réduction des déplacements, baisse de l'activité physique et augmentation des temps de sédentarité, déséquilibres énergétiques et alimentaires : le confinement préconisé pour combattre l'épidémie de Covid-19 peut être source de risques spécifiques pour notre santé. L'Anses s'est autosaisie afin d'émettre des recommandations pour atténuer les effets de cette situation particulière sur l'appareil locomoteur, cardiovasculaire et sur le métabolisme.

> Site de l'Anses

Généralisation du port du masque : une préconisation de l'Académie nationale de médecine

Le port d'un masque antiprojections doit être, dès maintenant, "obligatoire dans l'espace public" pour lutter contre le Covid-19, a souligné l'Académie nationale de médecine. "Une simple recommandation ne peut suffire, chacun devant se considérer comme potentiellement porteur du virus et contagieux, même quand il se sent en bonne santé", précise l'Académie. Pourtant, leur accès est loin d'être assuré en France, qui reste très dépendante de la Chine. Depuis le début du mois, Pékin a durci les conditions d'exportation. Le nombre d'usines certifiées par les autorités chinoises (autour de 20.000 jusque-là) aurait baissé de 30% en raison des nombreux retours pour contrefaçon ou liés à la piètre qualité des masques, préjudiciable à l'image du pays. "On se retrouve dans une situation où les douaniers chinois ouvrent tous les cartons, ce qui rallonge considérablement les délais d'acheminement", explique au Figaro Patrick Schiltz, PDG de Visiomed. Les pouvoirs publics semblent ainsi avoir reporté leurs espoirs sur la production de masques en textile, lavables et réutilisables. "D'ici la fin du mois, le rythme de production devrait atteindre 15 millions de masques par semaine", explique-t-on à Bercy. "Puisque ces masques peuvent être lavés une vingtaine de fois, cela représente l'équivalent de 300 millions à usage unique."

> Le Figaro, 22 avril 2020

> Site de l'Académie de médecine

Covid-19 : une probable transmission présymptomatique, un élément clé dans la recherche des cas contacts : Revue Nature Medicine

Alors que le déconfinement est conditionné à une stratégie de dépistage, mais aussi de recherche et de suivi des cas contacts, une nouvelle étude chinoise apporte un éclairage sur les chaînes de transmission et la contagiosité du SARS-CoV-2. Publiés dans « Nature Medicine », ces travaux suggèrent une contagiosité avant l'apparition des symptômes et, en conséquence, la nécessité d'une recherche des contacts croisés avant les premiers signes de la maladie.

> Egora, 20 avril 2020

> Nature Medicine

Coronavirus : dix experts tirent les premières leçons

La pandémie qui la frappe de plein fouet pourrait amener la France à façonner un nouveau projet de société. Le Généraliste a demandé à des experts aux profils très divers – médecin, économiste, spécialiste de géopolitique ou sociologue… – de tirer les premiers enseignements de cette crise sanitaire inédite. Amélioration de l'anticipation et de la veille épidémique, indépendance de la production et de la gestion des stocks de matériel stratégique, meilleure collaboration entre les États font partie du premier constat… Tous assurent qu'il y aura un avant et un après Covid-19.

> Le Généraliste, 17 avril 2020

Psychiatrie - Santé mentale


Lignes d'écoute et de soutien actives pendant l'épidémie de Covid-19

Cette rubrique est régulièrement mise à jour sur le site de Psycom.

> Site de Psycom

Covid-19 et santé mentale : un site et une appli pour prévenir le mal-être

Développé en 2018 par l'équipe Epidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables dirigée par Karine Chevreul, le dispositif StopBlues, a pour objectif de prévenir la souffrance psychique et ses conséquences : un site web et une application aident ses utilisateurs à identifier les signes de leur mal-être, à rechercher des causes possibles et à trouver des solutions concrètes pour y faire face et aller mieux. En cette période particulière, l'équipe a enrichi le dispositif avec une nouvelle rubrique dédiée à la pandémie de Covid-19, pour aider tout à chacun à prendre soin de sa santé mentale pendant ce moment difficile et le confinement qu'il implique.

> Site de l'Inserm

Comment le confinement augmente la dépression

Une nouvelle étude française montre l'impact très fort du confinement sur le moral des Français. Si 54% des personnes interrogées ont eu moins de deux signes de dépression, 29% en ont eu de deux à quatre (sur huit au total) et 17% ont eu plus de la moitié des symptômes au moins une fois, note Le Point. Ces chiffres sont largement supérieurs à ce qui est habituellement constatable, une étude récente estimant qu'au cours d'une année, 10% des individus étaient sujets à un épisode dépressif caractérisé (EDC). Cette étude, basée sur les données du projet « Citizens' Attitudes Under COVID-19 Pandemic », utilise le Patient Health Questionnaire, une version réduite de l'échelle d'Hamilton, échelle référence depuis la fin des années 1950 pour mesurer le degré de dépression chez un individu.

> Le Point, 22 avril 2020

La FHF refuse tout report de la réforme du financement de la psychiatrie

Pas question de repousser la réforme du financement de la psychiatrie prévue début 2021. Dans un courrier à Olivier Véran, la FHF balaie le "prétexte" des difficultés opérationnelles à l'appliquer côté cliniques, avancé par le ministère de la Santé.

> Hospimédia, 20 avril 2020

Réglementation

Les ordonnances Covid-19 de mars et avril 2020

Chômage partiel, aides exceptionnelles, temps de travail, élections, justice... Au 22 avril 2020, 46 ordonnances ont été prises pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Vie-publique.fr vous propose un dossier avec les synthèses de toutes les ordonnances prises depuis le 25 mars. Vie-publique.fr vous propose un dossier avec les synthèses de toutes les ordonnances prises depuis le 25 mars.

> Vie-publique.fr

Soins de santé primaire - Professions de santé

Prise en charge en ville de l'épidémie de COVID-19 : la commission des affaires sociales publie les premiers résultats de sa consultation auprès des professionnels de la santé

Depuis le 31 mars 2020, la commission des affaires sociales a lancé une consultation en ligne auprès des professionnels de la santé. A ce jour, presque 4 000 médecins, pharmaciens, biologistes ou professions paramédicales ont répondu. « Deux préoccupations principales ressortent de la consultation », selon le président Alain Milon. « Face à l'épidémie, le manque d'équipements de protection et de tests a empêché la médecine de ville de remplir son rôle de premier recours, confortant le tropisme hospitalier de notre système de santé et aggravant la saturation des services d'urgence. Dans les territoires où elle s'est structurée, notamment en CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé), les résultats sont cependant différents et plutôt encourageants.
L'autre préoccupation a trait aux difficultés économiques du secteur, dont l'activité a connu une baisse importante depuis la mise en place du confinement, qui devront être entendues et accompagnées. L'activité doit reprendre dans le respect des gestes de protection, au risque d'une seconde crise sanitaire liée au défaut d'accompagnement des personnes âgées et à la carence du suivi des patients chroniques. »

> Site du Sénat

> Synthèse des premiers résultats

Coronavirus SARS-CoV-2 : prise en charge à domicile ou en structure de soins - Avis du Haut Comité de santé publique

Dans la majorité des cas, les patients atteints de Covid-19 sont pris en charge par un spécialiste en médecine générale. Les signes cliniques le plus souvent rapportés en médecine de ville, mais aussi les signes atypiques (anosmie ou agueusie, particularités chez la personne âgée…), sont précisés. Les critères pouvant nécessiter une prise en charge hospitalière doivent être recherchés d'emblée. La réponse sanitaire en ambulatoire doit faire appel à la coordination des acteurs des structures de prise en charge (cabinet de groupe, maison de santé, centre de santé, réseaux de soins de première ligne, Ehpad et hospitalisation à domicile [HAD]).

> Site du HCSP

La Rémunération sur objectifs de santé publique : résultats pour l'année 2019

Pour la seconde année consécutive, les résultats de la Rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) sont en hausse avec, comme conséquence, une rémunération accrue pour les 73 582 médecins libéraux concernés en 2020.

> Site ameli

Sondages

Dépistage, masques et recherche: les trois clés du déconfinement

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, les Français approuvent en majorité la plupart des décisions présentées lundi soir par Emmanuel Macron, dans sa troisième allocution sur l'épidémie de Covid-19. Mais d'importantes questions demeurent, à commencer par celle des tests de dépistage. Leur généralisation doit permettre de dépister au plus vite toute personne ayant des symptômes afin de l'isoler pour éviter toute nouvelle contamination. Seront-ils disponibles en quantité suffisante ? "Oui, on est train de monter en puissance, notamment via l'acquisition de machines à haut débit qui vont nous permettre de doubler notre capacité de dépistage", explique le virologue Bruno Lina qui attend 60.000 tests par jour début mai. Les tests sérologiques qui doivent mesurer l'immunité de la population vont également se multiplier. "Une étude de ce type est faite en ce moment à Marseille auprès des donneurs de sang et devrait bientôt donner des résultats. L'Inserm va de son côté mettre en place une étude plus large en population générale", explique Xavier de Lamballerie, virologue à l'hôpital de la Timone à Marseille. L'autre grande question concerne les masques. L'Etat, via les mairies, entend fournir à chaque Français un masque alternatif en tissu, fabriqué selon des normes sanitaires précises. "Des premières études semblent montrer qu'ils ont une efficacité presque identique aux masques chirurgicaux", indique le Pr Didier Lepelletier, président du conseil scientifique de la Société française d'hygiène hospitalière. Dernière question: où en sera la recherche le 11 mai ? Impossible de répondre à ce stade, mais la recherche avance vite, voire très vite, avec déjà 469 essais déclarés à travers le monde.

> Site d'Odoxa

Les soignants vus par les Français : sondage Odoxa

En cette période inédite de lutte contre le coronavirus, l'enquête comporte deux grands chapitres, l'un sur l'impact du covid-19 pour les soignants et les Français, et l'autre sur l'image et le vécu des soignants en général et des infirmières à l'hôpital en particulier. Ce sondage révèle l'impact du Covid-19 en chiffres en France et parmi les soignants. Les infirmières sont aimées et le savent, mais elle sont déprimées et se sentent abandonnées par les pouvoirs publics.

> Site d'Odoxa

Rôle et place des pharmaciens dans la crise du Coronavirus : Sondage Ifop

Le groupe Pharmacie Référence vient de réaliser avec l'Ifop un sondage exclusif sur le rôle et la place des pharmaciens dans la crise du coronavirus. Cinq principaux chiffres et résultats sont à retenir qui changent la donne, traduisent le rôle essentiel des pharmaciens durant cette crise et « conduisent sans hésiter à penser que le déconfinement ne pourra se faire sans eux » affirme Lucien Bennatan, président du groupe Pharmacie Référence. 97 % des français ont « tout à fait confiance en leur pharmacien ». Pour la première fois, le niveau de confiance en son pharmacien (toujours très élevé) est identique à celui accordé aux médecins, particulièrement pour les pharmacies de quartier.
93 % des français assurent que « les pharmaciens exercent courageusement leur activité dans le contexte du Coronavirus », générant un fort attachement. 80 % des français pensent que la phrase « S'apparentent à une sorte de Service Public » s'applique bien aux pharmacies. Les pharmacies sont parfaitement identifiées comme les lieux principaux d'accès aux soins des Français, même plus encore perçues comme un « service public ». 82 % des français considèrent que les pharmaciens « Devraient être davantage associés à l'élaboration des politiques de prévention en matière de santé ». 88 % des français sont favorables à la mise en place de services de santé par les pharmaciens notamment la livraison, mais aussi la réalisation de tests Covid-19. A noter par rapport aux années précédentes, une légère érosion de l'adhésion à l'idée de nouveaux services qualifiée par le groupe Pharmacie Référence de « normale » en période de crise sanitaire où on attend du professionnel de santé qu'il se concentre sur son cœur d'activité. Ce sondage a été mené auprès d'un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 15 au 16 avril 2020.

> Celtipharm, 20 avril 2020

Statistiques - Méthodologie

L'Ined propose en libre accès des données internationales sur les décès liés au COVID-19 documentées et détaillées par sexe et groupes d'âges.

Sur ce site, des données sont fournies pour l'Allemagne, l'Espagne, la France, et l'Italie (d'autres pays seront ajoutés prochainement). Ces données sont issues des statistiques officielles délivrées quotidiennement par les pays.

> Site de l'Ined

Mourir de la grippe ou mourir du Covid : blog de l'Insee

Cet article a pour objectif de compléter les données officielles de l'Insee relatives au décès par covid.  Il permet de
de publier plus rapidement des travaux, sans processus de relecture habituel interne à l'Insee. Il n'engage que les auteurs.

> Blog de l'Insee

Prévision de l'évolution des cas de Covid

Les modèles permettant de prévoir les jours à venir de l'épidémie anticipent d'ores et déjà de "10.000 à 15.000 nouvelles contaminations par jour à partir de la mi- ou fin mai", a affirmé hier le président du conseil scientifique Covid19, Jean-François Delfraissy, lors d'une audition au Sénat. "L'épidémie s'est réduite, mais est loin d'avoir disparu", a-t-il ajouté, avant d'évoquer la possibilité d'une situation durable: "Quand on regarde l'histoire des grandes épidémies, elles se sont toutes calmées à l'été et elles ont toutes repris en septembre. "

Statistiques en temps réel sur le Covid : Université de John Hopkins

> Données au niveau mondial et par pays

> Données sur la France

Enquête Sapris : une grande enquête nationale pour étudier la santé et les enjeux sociaux de la pandémie de COVID-19 et du confinement

Intitulée SAPRIS (“Santé, pratiques, relations et inégalités sociales en population générale pendant la crise COVID-19”), l'étude est coordonnée par Nathalie Bajos, directrice de recherche Inserm, sociologue-démographe, et par Fabrice Carrat, professeur de santé publique à Sorbonne Université, en collaboration avec Santé Publique France .Cette enquête s'appuie sur les cinq grandes cohortes nationales en population générale (Constances – Etude familiale E3N-E4N – Elfe / Epipage 2 – NutriNet Santé) et est menée en étroite coordination avec les responsables de ces cohortes.

> Site de l'Inserm

Coronavirus : visualisez les pays qui ont "aplati la courbe" de l'épidémie et ceux qui n'y sont pas encore parvenus

> Le Monde, mise à jour quotidienne

Plateforme de l'Observatoire démographique de la méditerranée sur le Covid

L'observatoire Démographique de la Méditerranée, avec l'aide de la Plateforme Universitaire de Données d'Aix-Marseille, a mis en place une page recensant les liens vers les sites officiels des pays méditerranéens qui présentent les données sur le CoVid-19. Il est précisé à chaque fois si l'on trouve des données, graphiques et cartographie à propos des cas de coronavirus. Cela diffère beaucoup d'un pays à l'autre.
> Accès à la plateforme

COVID-19: Impact d'un mois de confinement sur le poids de l'épidémie en France : Etude de l'EHESP

Cette étude chiffrée examine l'impact du confinement en terme de décès, d'hospitalisations et de réanimations évités, au niveau national et par régions.

> Site de l'équipe Repères de l'EHESP

Travail et santé

Arrêté du 16 avril 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Cet arrêté permet aux kinésithérapeutes de pratiquer le télésoin dans certaines conditions. Les professionnels libéraux, “ou les autres structures”, peuvent ainsi facturer ces actes à l'Assurance maladie.

> Site Legifrance

Vieillissement

Les personnes vulnérables sont appelées à rester confinées après le 11 mai : interdiction ou recommandation ?

En raison des risques qui pèsent sur elles, les personnes âgées et handicapées ont été les premières à avoir été placées en confinement. Au vu des annonces faites par le président de la République, il semble qu'elles seront également les dernières à en sortir. Dans son allocution du 13 avril, Emmanuel Macron a en effet demandé aux personnes les plus vulnérables - c'est-à-dire "aux personnes âgées, en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques" - de rester chez elles ou dans l'établissement qui les héberge après le 11 mai. Cette mesure de protection suscite d'ores et déjà de nombreuses interrogations : au-delà de quel âge les seniors devront-ils rester confinés ? S'agit-il d'une recommandation ou d'une interdiction stricte de contact ? Jusqu'à quand durera cette mesure ? Le Conseil scientifique Covid-19 considère que 17 millions de Français présentent un risque de déclencher une forme grave de la maladie. Parmi eux, il estime qu'une attention toute particulière doit être portée aux 10 millions de personnes âgées de plus de 70 ans. De son côté, la présidente de la Commission européenne - Ursula von der Leyen - préconise un confinement des seniors jusqu'à la fin de l'année, le temps qu'un vaccin soit mis au point.
> Avis du Conseil scientifique Covid-19, 2 avril 2020

Il serait temps de repenser l'accompagnement du grand âge

17/04/2020 - La crise sanitaire a exposé au grand jour les failles du système de prise en charge des personnes âgées : manque de personnels qualifiés ; sous-valorisation des rémunérations et des carrières des aidants ; faiblesse des équipements de protection et de soin dans les établissements d'accueil ; coordination imparfaite avec les structures sanitaires et hospitalières… Conscient de ces difficultés, le gouvernement a adopté un ensemble de mesures d'urgence au cours de ces dernières semaines dans l'optique de protéger la santé des personnes âgées et de combattre leur isolement social. Ces mesures - par définition temporaires - devront être consolidées dans les semaines qui viennent. Après avoir annoncé la préparation d'un "plan massif pour notre santé, notre recherche, nos aînés", le président de la République relancera peut-être le projet de loi grand âge et autonomie.
> Le Monde, 17 avril 2020
> France Inter, 17 avril 2020

> Localtis, 17 avril 2020

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