ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
19 février 2021

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

100 % Santé dentaire : des couronnes, bridges et dentiers entièrement remboursés

Depuis le 1er janvier 2021, l'offre « 100 % Santé » dentaire intègre de nouvelles prothèses dentaires prises en charge à 100 % après remboursement par l'Assurance Maladie et les mutuelles : il s'agit de dentiers en résine. Ces dentiers entrent ainsi dans l'offre 100 % Santé dentaire qui, depuis le 1er janvier 2020, propose des couronnes et des bridges pris aussi en charge à 100 %. Dans le même temps, une étude du réseau de soins Carte Blanche Partenaires indique que plus de la moitié des prises en charge en dentaire relève du 100% santé, contre 7,2% pour l'optique. Dans ce dernier secteur d'ailleurs, 56% des équipements sont des panachages entre monture et verres relevant de paniers différents. Enfin, pour les personnes ayant opté pour un panier libre, l'étude montre que le reste à charge a augmenté de 8 M€, principalement dû à une réduction du plafond du remboursement de la monture par les organismes complémentaires. S'agissant du secteur auditif, Santéclair diffuse une première analyse de l'application de la réforme dans son réseau et en dehors, grâce à son activité "tiers payant". Les équipements de base (classe I) à prix plafonné sont majoritaires hors réseau. Les prothèses de classe II, à prix libre, n'occasionnent pas de reste à charge pour près d'un quart des assurés du réseau.

> Site d'Ameli

> Santéclair, 4 février 2021

> Carte blanche partenaire, 4 février 2021

« La réforme de l'aide médicale d'Etat est une triple faute morale, économique et sanitaire ». Tribune

Créée en 1999 pour prendre en charge la santé des personnes en situation irrégulière, l'AME est réduite drastiquement par la réforme dont le second volet entre en vigueur, dénonce dans une tribune au « Monde » un collectif de plus de 500 professionnels de santé.

> Le monde, 16 février 2021

Démographie

La fécondité baisse moins dans les grandes métropoles : Étude de l'Insee

En moyenne sur la période 2016-2018, en France hors Mayotte, l'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est de 1,89 enfant par femme. Il est plus élevé dans le quart nord-ouest y compris l'Île-de-France, dans le quart sud-est, en Guyane et à La Réunion. Les femmes nées à l'étranger ont une fécondité plus élevée que celles nées en France ; toutefois, sauf dans certains départements d'Île-de-France et des DOM, il n'y a pas de lien entre la fécondité d'une zone et leur part dans la population. Les différences départementales reflètent donc essentiellement celles de la fécondité des femmes nées en France. En Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, les femmes vivent plus souvent sans conjoint que dans les autres régions métropolitaines, mais celles qui vivent en couple ont davantage d'enfants. La fécondité est plus faible dans les communes-centres des grandes agglomérations et les femmes y accouchent en moyenne plus tard.

> Site de l'Insee

Les mariages en 2019 : Étude de l'Insee

> Site de l'Insee

Economie de la santé

Dépenses de santé en 2020 : la facture salée pour la Sécurité sociale

03/02/2021- Les dépenses de l'Assurance maladie ont fortement augmenté en 2020 : elles ont enregistré une hausse de 6,5% répartie entre soins de ville (+3,6%), établissements médicaux (+9%) et médico-sociaux (+10,2%). Le premier confinement s'est traduit par une baisse des consultations parallèlement à une forte hausse des indemnités journalières du fait des mesures dérogatoires. De juin à août, on observe un rattrapage partiel de certains soins, notamment chez les spécialistes. Pour le dernier quadrimestre, les dépenses ont principalement été portées par la montée en charge des tests de dépistage, tant PCR qu'antigéniques, la délivrance de masques et une nouvelle hausse des indemnités journalières pour arrêt de travail. Les remboursements de biologie médicale ont ainsi "bondi" de 45,7% et le coût du dépistage pour la Sécurité sociale sur 2020 est finalement évalué à 2,7 Md€, soit 500 M€ de plus qu'anticipé. Pour 2021, 2 Md€ sont déjà prévus pour les tests et 1,5 Md€ pour les vaccins. De leur côté, les hôpitaux publics et les cliniques privées demandent de la visibilité sur la transposition du niveau de dépenses alloués dans les tarifs hospitaliers.
> Le Figaro, 28 janvier 2021
> Le Point, 29 janvier 2021

Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics, a arrêté une trentaine d'actions à déployer pour lutter contre la fraude sociale

Le ministre des Comptes publics a annoncé dans le Figaro, la validation d'un plan d'actions contre la fraude sociale. Dans le contexte de crise économique et sociale et de tensions sur les comptes publics et sociaux, le gouvernement souhaite améliorer les actions de lutte contre la fraude. Les croisements de données relatives à l'identité, à la domiciliation, ou aux comptes bancaires, apparaissent comme des moyens d'action prioritaires. Les cartes Vitale en surnombre, objet de nombreuses polémiques ces derniers mois, reviennent dans les problématiques prioritaires à traiter. Dans le même temps, le HCFiPS a rendu publique une note produite au titre de l'observatoire national du travail dissimulé, fonction qu'il assure depuis 2017. Le manque à gagner en matière de cotisations sociales (à différencier de sommes potentiellement recouvrées ou redressées) est évalué en 2020 sur une fourchette allant de 5,7 à 7,2 Md€. Deux secteurs, le transport routier et les cafés-restaurants, présentent des taux de redressement élevés, concernant plus de 20% des établissements contrôlés (contre 6,2% en moyenne retenue par l'Acoss). L'étude porte par ailleurs pour la première fois sur le périmètre des travailleurs indépendants ("classiques" et micro-entrepreneurs). La fréquence de redressement des travailleurs indépendants "classiques" est évaluée à environ 10% des contrôles effectués. Sur la population des micro-entrepreneurs, le manque à gagner est évalué à un milliard d'euros, soit environ un tiers des cotisations recouvrées.

> Le Figaro, 3 février 2021

> France stratégie, 2 février 2021

Le HCFiPS publie deux rapports sur le financement de la protection sociale

Le premier rapport est un état des lieux du financement de la protection sociale. Il revient dans un premier temps sur l'ampleur de la crise sanitaire et économique. Elle présente ensuite les principaux canaux par lesquels la crise a affecté les comptes sociaux. Le vote des lois financières pour 2021 à l'automne dernier permet enfin d'apporter des éléments prospectifs pour les exercices à venir, même si de grandes incertitudes demeurent à ce stade. 

Le deuxième rapport examine la structure des recettes finançant la protection sociale. Au-delà des évolutions de long terme (diversification des ressources de l'ensemble des régimes de base de sécurité sociale, avec une part croissance du financement assuré par des recettes fiscales et des contributions sociales), il en ressort que le mode de financement de certaines branches a significativement évolué au cours des derniers exercices. Ainsi, La branche maladie sera financée pour une part très significative par la TVA (20%), le produit de la TVA se rapprochant du produit de CSG qui lui est affecté (24%).

> Site du HCFiPS

Etat de santé

Activité physique et sédentarité des adultes pendant la période de confinement lié à l'épidémie de Covid-19 : état des lieux et évolutions perçues

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, dès l'annonce du confinement mis en place du 17 mars au 11 mai 2020, Santé publique France a lancé un dispositif de surveillance comportementale (enquête CoviPrev) permettant d'évaluer l'impact du confinement sur la santé de la population. La sixième vague de cette enquête conduite du 4 au 6 mai 2020 a permis d'analyser les niveaux d'activité physique et de sédentarité de la population adulte pendant le confinement, l'évolution perçue de ces comportements par rapport à avant le confinement et les facteurs qui lui sont associés.

> Site du BEH

Covid et cancer : des patients qui n'auraient pas dû mourir

La surmortalité liée à la pandémie, chez les patients atteints de cancers, pourrait dépasser 6.000 cas. Pour les experts, il s'agit même d'une hypothèse probablement optimiste, car la baisse des nouveaux diagnostics a été majeure au cours des premiers mois de 2020. Et les conséquences de ce phénomène ne seront connues qu'à long terme. De nombreuses inconnues persistent aussi quant à l'immunisation de ces patients. État des lieux avec le Pr Jean-Yves Blay, cancérologue, directeur du Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard de Lyon, et président d'Unicancer, à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, ce 4 février.

> Egora, 4 février 2021

Maladies chroniques, états de santé et risque d'hospitalisation et de décès hospitalier pour COVID-19 lors de la première vague de l'épidémie en France: Étude de cohorte de 66 millions de personnes

EPI-PHARE a réalisé une analyse quasi-exhaustive des données de la population française, soit plus de 66 millions de personnes, afin d'identifier les maladies chroniques et des facteurs tels que l'âge ou le genre susceptibles de présenter un sur-risque d'hospitalisation ou de décès pour Covid-19. Réalisée à partir des données du SNDS, cette étude de cohorte est l'une des plus vastes jamais réalisée en population générale. Portant sur la première vague de l'épidémie (du 15 février au 15 juin 2020), elle étudie le lien entre 47 maladies chroniques et le risque de développer une forme sévère de la Covid-19. Durant cette période, ce sont un peu plus de 87 800 personnes qui ont été hospitalisées pour cette pathologie, dont 15 660 en sont décédées à l'hôpital.

> Site Epi-Phare

Trois mois après une infection Covid-19 : une étude montre une baisse des anticorps chez les soignants

Les professionnels de santé sont une population particulièrement exposée au risque d'infection SARS-CoV-2 (et potentiellement de réinfection) du fait de la prise en charge de patients Covid-19. Au moment de la première vague, très peu de données étaient connues sur la réponse immunitaire suite à l'infection et nous nous posions notamment la question de l'immunité protectrice chez des professionnels de santé après une forme modérée de Covid-19. L'objectif de l'étude auprès de soignants, publiée aujourd'hui 8 février dans la revue Nature Communications, était donc de déterminer si dans ces formes modérées il y avait bien apparition de différents types d'anticorps (ou immunoglobulines) : IgM, IgA et IgG, s'ils pouvaient avoir un caractère protecteur et surtout combien de temps ils pouvaient persister après l'infection.

> The Conversation, 8 février 2021

Epidémie de Covid-19 : le virus circulait sans doute en France dès novembre 2019

Les résultats des travaux de chercheurs français repris par le Monde, mettent à mal l'hypothèse d'un départ de l'épidémie sur le marché chinois de Wuhan au début du mois de décembre 2019. Des travaux de chercheurs français publiés samedi 6 février dans la revue European Journal of Epidemiology viennent appuyer ces observations : ils indiquent, avec un haut niveau de preuve, que le SARS-CoV-2 circulait déjà en France en novembre 2019.

> Le Monde, 10 février 2021

> European Journal of Epidemiology

Géographie de la santé

Le manque de médecins : aux sources de la désertification. Le monde rural en première ligne : enquête de l'Association des maires ruraux de France

Alors que la population augmente et notamment celle des personnes âgées, la croissance du nombre des médecins ne permet plus de suivre la demande et l'on assiste à une stagnation de la densité médicale depuis les années 2000 à l'échelle du pays tout entier et on assiste désormais à une désertification médicale dans de nombreux territoires. Depuis 30 ans, cette désertification est chaque année un peu plus marquée car il s'y est ajouté une baisse passagère des effectifs de nouveaux docteurs qui a encore aggravé le peu d'installations et de reprises de cabinet. Ce sont des régions entières ou presque qui sont atteintes : la région Centre, la Champagne-Ardenne, l'Auvergne en dehors du Puy de Dôme ou la Bourgogne. S'observe ainsi un déclassement de pans entiers du territoire.

> La synthèse

> Le dossier documentaire

L'ORS Ile-de-France publie un panorama complet des profils socio-sanitaires pour chaque commune d'Île-de-France

Ces profils permettent de visualiser les principaux chiffres clés et cartographies, éléments d'analyses et enjeux sanitaires pour chacune des 1 287 communes franciliennes. Ils offrent un panorama des connaissances essentielles nécessaires à l'élaboration de diagnostics sanitaires partagés à un niveau local, véritable enjeu de démocratie sanitaire locale. Ces profils ont été développés par l'Observatoire régional de santé (ORS) et l'Institut Paris Region à la demande de l'Agence régionale de santé (ARS) et en partenariat avec le Conseil régional.

> Site de l'Ors Ile-de-France

Handicap

Le projet EPoP se lance sur cinq axes pour soutenir la pair-émulation

Ce 8 février, dans l'optique de massifier le recours à la pair-aidance et au pair-accompagnement, la Croix-Rouge française a lancé officiellement le projet EPoP (pour empowerment and participation of persons with disability ou encapacitation et participation des personnes en situation de handicap). Cette initiative débutera d'abord dans les régions des Hauts-de-France, où elle sera portée par le centre régional d'études, d'actions et d'Informations (Creai), et de Nouvelle-Aquitaine, portée par Ladapt, grâce à l'engagement de leurs ARS respectives.

> Hospimédia, 8 février 2021 (Accès abonnés)

Handicap et autonomie : des enjeux d'inclusion… y compris dans les statistiques

L'observation statistique du handicap et de l'autonomie repose en premier lieu sur les enquêtes spécifiquement dédiées, complètes mais menées tous les 10 ans environ. Les nouvelles enquêtes de cette série, constituant le dispositif « Autonomie », ont débuté fin janvier 2021. L'observation statistique s'appuie aussi sur de nombreuses autres sources plus fréquentes mais plus partielles, produites par une grande diversité d'organismes. Plusieurs évolutions vont permettre un suivi plus complet et plus régulier des conditions de vie des personnes handicapées ou en perte d'autonomie : le déploiement, dans un nombre croissant d'enquêtes, d'indicateurs permettant de repérer ces personnes ; la création prochaine de deux nouvelles bases croisant les données administratives de divers organismes gestionnaires : l'une sur les prestations versées aux individus (projet « RI-Autonomie »), l'autre sur les structures médico-sociales (base « BADIANE »). Enfin, la coordination entre les divers producteurs de données statistiques se renforce, avec la création d'un groupe dédié fin 2020.

> Site de l'Insee

La politique du handicap depuis la loi de 2005 : Vidéo

> Site de Vie publique

Comment vivent les personnes handicapées - Les conditions de vie des personnes déclarant de fortes restrictions d'activité : Etude de la Drees

Cette étude dresse un bilan descriptif du profil et des conditions de vie des personnes handicapées, âgées de 16 ans et plus. La notion de handicap est approchée par l'indicateur « GALI » (« Global Activity Limitation Indicator », ou indicateur de restriction globale d'activité), qui repère en tant que personnes handicapées les personnes qui se déclarent fortement limitées, depuis au moins 6 mois et pour un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement. Cet indicateur présente l'intérêt d'être disponible dans de nombreuses enquêtes statistiques, ce qui permet de disposer de résultats variés et récents sur les personnes handicapées.

> Site de la Drees

Deux nouvelles études de la Drees sur la prestation de compensation du handicap

La première étude examine les caractéristiques des bénéficiaires de la PCH, les montants versés et la ventilation des dépenses. La deuxième étude examine plus particulièrement les bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap résidant dans les quartiers prioritaires de la ville.

> Site de la Drees

> Site de la Drees

Hôpital

Les hôpitaux sont-ils prêts à faire face à une nouvelle hausse des cas de Covid ?

Le taux de patients Covid dans les services de réanimation atteint désormais 64,5% pour l'ensemble du pays. Un niveau comparable à celui enregistré le 29 octobre, jour de l'annonce du deuxième confinement. Le Figaro s'interroge sur la capacité des services à mobiliser de nouveaux lits, comme l'a d'ailleurs promis Olivier Véran, en juin dernier. Mais en pratique, aucun nouveau lit pérenne de réanimation - ou quasiment - n'est venu s'ajouter aux 5.130 lits existants, depuis le début de la crise. Et les structures improvisées mises en place au début de l'épidémie n'ont pas fait leurs preuves. "Il est maintenant démontré que prendre en charge des malades dans ces réas improvisées est associé à une mortalité plus élevée  : l'endroit n'est pas fait pour ça, le matériel n'est pas adapté et le personnel pas formé", souligne le Dr Damien Barraud, réanimateur au CH de Metz-Thionville. Surtout, le personnel manque pour ouvrir des lits. "On ne peut pas résoudre ce problème en claquant des doigts. D'une part parce que cela prend des années de former ces personnes, d'autre part parce que ces métiers ont considérablement perdu en attractivité", rappelle le Pr Bertrand Dureuil, président du conseil national d'anesthésie-réanimation. Des pistes sont évoquées: "Tout l'enjeu est d'être capable d'absorber de forts à-coups en faisant monter des personnes en compétence sur des gestes et soins techniques en un laps de temps très court", résume Laurent Chambaud, directeur de l'EHESP. Le centre hospitalier de Valenciennes propose ainsi des formations accélérées pour apprendre les bases de la réanimation aux équipes mobilisées en renfort. À plus long terme, les experts plaident pour plus de flexibilité dans les affectations des soignants, en favorisant l'évolution des compétences professionnelles.

> Le Figaro, 9 février 2021

Covid-19 : les hôpitaux passent en "organisation de crise" : la DGS sonne la mobilisation générale en vue d'une nouvelle vague épidémique

La direction générale de la santé (DGS) et celle de l'offre de soins (DGOS) ont transmis vendredi aux agences régionales de santé (ARS) et aux hôpitaux et cliniques une nouvelle directive, intitulée "Organisation de l'offre de soins en prévision d'une nouvelle vague épidémique". Ainsi, tous les établissements de santé français doivent activer ou maintenir "des plans de mobilisations internes […] voire, en fonction des niveaux de tension observés [le] plan blanc". Celui-ci est destiné à faire face à l'accueil et à la prise en charge d'un afflux massif de patients. Les autorités de santé les appellent également à organiser "la déprogrammation graduée et adaptée" de l'activité chirurgicale non urgente, et à favoriser l'ambulatoire et l'hospitalisation à domicile. La circulaire supprime par ailleurs toute dérogation possible au travail des professionnels d'un établissement de santé (soignants ou non) positifs au Covid 19, même atteints légèrement ou asymptomatiques. Ils devront systématiquement s'isoler, sept jours s'ils sont touchés par le virus "originel" ou le variant anglais et dix en cas de variants sud africain ou brésilien. "Cette organisation de crise doit être mise en oeuvre dans chaque région, quel que soit le niveau de tension hospitalière, et doit être opérationnelle dès le 18 février", précise la DGS.

> Le Journal du dimanche, 13 février 2021

Inégalités sociales de santé

Résultats de l'enquête « Prévention Des Personnes Vulnérables : Où En Sommes-Nous ? » Sondage BVA pour la FEHAP et la MNH

L'étude, menée par l'institut BVA, permet de faire un point sur la situation des personnes vulnérables (personnes sans domicile fixe, familles en situation de précarité, personnes âgées, enfants et adultes en situation de handicap, jeunes en insertion, personnes en milieu carcéral, personnes migrantes et/ou d'origine étrangères), leurs besoins et leurs priorités en matière de prévention. Elle dresse les résultats d'une enquête menée auprès des Français et les regards croisés de 274 Directeurs d'établissements adhérents à la FEHAP et de 365 personnels soignants (infirmiers.ères et aides-soignant.e.s), adhérents de la MNH, tous professionnels de santé.

> Site de la FEHAP

26e Rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur l'état du mal-logement en 2020

03/02/2021- Le 26ème rapport sur l'état du mal-logement analyse les conséquences de la crise sanitaire, économique et sociale liée à la pandémie de la Covid sur le mal-logement. À l'heure du couvre-feu et des confinements, il met en exergue l'augmentation de la précarité et la nécessité d'un logement décent. Le rapport souligne également la dégradation de la situation financière des Français, en particulier des jeunes et des plus démunis, avec un recours accru à l'aide alimentaire. Les centres d'hébergement d'urgence pour les sans-abri sont saturés. Par ailleurs, la fondation relève que les politiques publiques ont été réactives pour limiter la "casse sociale". Elle note toutefois que la situation risque de s'aggraver dans les années à venir, du fait de la chute de la production de logements, notamment de logements sociaux, du blocage des attributions Hlm, de la montée des impayés, de l'accroissement de la précarité et du chômage, de la rupture de suivis sociaux, de la destruction d'emplois à venir et de l'endettement généralisé. La ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a indiqué la prolongation pour deux mois de la trêve hivernale. Cette dernière prendra donc fin au 1er juin au lieu du 1er avril. Elle a également reçu le rapport de M. Dumoulin relatif à la prévention des expulsions locatives. Ce dernier préconise, tout comme la Fondation Abbé Pierre, la création d'un fonds d'indemnisation pour les bailleurs par suite d'un refus d'octroi du concours de la force publique. Il pourrait être abondé de 80M€ pour 2021.
> 26e rapport sur l'état du mal-logement en France 2021 - Fondation Abbé Pierre

Étude Odenore : près de 2 personnes sur 3 ont renoncé à se soigner pendant le premier confinement

L'observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) et l'Assurance Maladie ont lancé une enquête afin d'estimer l'ampleur, la nature, les causes et conséquences des non-réalisations de soins pendant la première période de confinement. Les premiers résultats de l'enquête montrent que 60 % des personnes interrogées disent ne pas avoir réalisé à leur initiative, pendant le premier confinement, au moins un soin dont elles avaient besoin. Parmi les personnes qui n'ont pas consulté de médecin généraliste pendant le 1er confinement malgré un besoin, une nette majorité (68 %) dit avoir consulté à l'issue du 1er confinement. Il ressort de cette étude un renoncement «définitif» assez faible (entre 2 % et 7 % selon le type de besoin de soins). La plupart des personnes qui n'ont toujours pas réalisé la consultation ou l'acte au moment de l'enquête garde l'intention de le faire

> Site ameli.fr

Médicament

Projet de loi ratifiant l'ordonnance n°2020-1407 du 18 novembre 2020 relative aux missions des agences régionales de santé et l'ordonnance n°2020-1408 du 18 novembre 2020 portant mise en œuvre de la prescription électronique

L'ordonnance relative aux missions des agences régionales de santé apporte des précisions, des simplifications et des adaptations. Par exemple, elle étend le dispositif de déclaration des incidents de sécurité à l'ensemble des acteurs du système de santé et met en place un service national de cyber‑surveillance. Elle simplifie le dispositif de signalement de maladies à déclaration obligatoire. Et enfin, elle réforme le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens dans le but d'en faire un outil plus stratégique. L'ordonnance relative à la e-prescription met en place une expérimentation sur le médicament. Les autres champs de e‑prescriptions dématérialisées seront déployés ultérieurement et progressivement pour chaque type de prescription.

> Site de l'Assemblée nationale

Les gestes barrières font chuter les ventes de médicaments sans ordonnance

Les ventes de médicaments sans ordonnance (paracétamol, ibuprofène, aspirine, etc.) ont reculé de 9% en 2020, à 1,8 milliard d'€. En cause: la baisse des pathologies hivernales (rhumes, gastro, grippe et autres troubles digestifs…) due aux différentes mesures prises pour lutter contre la Covid-19 : port du masque, respect des gestes barrières et limitation des déplacements. A contrario, les ventes de dispositifs médicaux (seringues, bas de contention, couches antifuite…) ont grimpé de plus de 10%, à 700 millions d'€, selon le baromètre annuel de l'association française des fabricants de produits de premier recours (Afipa), publié jeudi. Christophe de la Fouchardière, président de l'Afipa, souligne en outre un transfert de certains achats des supermarchés vers la pharmacie, qui témoigne du renforcement de la relation entre le client et son pharmacien. "Les pharmacies ont été l'un des rares établissements à pouvoir rester ouverts pendant le confinement, et grâce au maillage des officines en France, il y en avait forcément une à moins d'un kilomètre", explique-t-il. Enfin, l'Afipa n'a rapporté aucune rupture de stock durant l'année écoulée. Malgré un énorme stress sur la chaîne d'approvisionnement au début du confinement. L'association, par la voix de son délégué général Luc Besançon, appelle ainsi les pouvoirs publics à "préserver et soutenir la production de médicaments sans ordonnance" en France.

> Les Echos, 5 février 2021

Certains antidépresseurs pourraient protéger contre les formes graves de Covid-19

Selon une étude de l'AP-HP, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, certains antidépresseurs pourraient avoir un effet préventif contre les formes sévères de Covid-19. Les chercheurs ont analysé, de façon rétrospective, les données de 7.230 patients adultes hospitalisés à l'AP-HP, entre le 24 janvier et le 1er avril 2020. Parmi eux, 345 (4,8%) avaient pris un traitement antidépresseur dans les 48 heures ayant suivi leur admission à l'hôpital (dans le cadre du suivi de leur dépression). Leur risque d'intubation ou de décès était alors réduit de 42% à 78% par rapport aux autres patients. Un avantage qui semble toutefois restreint à cinq antidépresseurs: trois de la famille des "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine" (fluoxétine, paroxétine, escitalopram) et deux autres (venlafaxine et mirtazapine). "Dès le début de la pandémie, j'ai été intrigué par le fait que nos patients, atteints de maladies psychiatriques, développaient très peu de formes sévères de Covid-19", explique le Dr Nicolas Hoertel, psychiatre à l'hôpital Corentin-Celton (AP-HP). D'autres indices semblent étayer les résultats de l'étude parisienne. L'Université Washington à Saint Louis aux États-Unis a comparé la fluvoxamine à un placebo dans la prise en charge des patients. Selon les données préliminaires, sur 80 patients recevant l'antidépresseur, aucun n'a vu son état s'aggraver contre six patients sous placebo. Une autre analyse, publiée fin octobre dans le Cell Reports Medicine, suggère également que la fluoxétine, comme l'escitalopram, bloque l'entrée du SARS-CoV-2 dans les cellules humaines de l'épithélium nasal (par où le virus pénètre dans l'organisme). Ces résultats encourageants nécessitent désormais d'être confirmés par des essais randomisés à grande échelle, notent les chercheurs.

> 20 Minutes, 8 février 2021

Surveillance de la consommation d'antibiotiques en Ehpad. Mission SPARES. Données 2018-2019

Des enquêtes de prévalence de l'utilisation des antibiotiques (ATB) dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ont montré une fréquence élevée de recours aux ATB à large spectre. Dans les structures EHPAD bénéficiant d'une pharmacie à usage intérieur (PUI), la surveillance continue de la consommation d'ATB dispensés, plus aisée à mettre en oeuvre, pourrait apporter une aide à l'amélioration des pratiques. Notre objectif était de décrire la consommation d'ATB des structures EHPAD volontaires ayant participé à la surveillance de la mission nationale de surveillance et prévention de l'antibiorésistance en établissement de santé (SPARES).

> Site de Santé Publique France

Démarrage des travaux du CSIS avec une volonté de souveraineté sanitaire pour la France

Le gouvernement a lancé  le 11 février 2021 la 9e édition du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). La concertation avec les acteurs du secteur s'étendra jusqu'en juin, autour de cinq axes stratégiques: le premier vise à assurer une recherche fondamentale d'excellence et multidisciplinaire en France, en évitant la fuite des cerveaux et des projets innovants à l'étranger. Le deuxième axe porte sur les moyens de catalyser l'innovation et le troisième sur l'accès au marché des traitements innovants. La relocalisation de la production des médicaments d'intérêt majeur sera ensuite au programme. Mais il sera aussi question d'assurer la production des traitements innovants à venir. Des experts et laboratoires militent par exemple en faveur d'une filière française des thérapies géniques. Le dernier volet porte enfin sur le développement des formations et des compétences pour remplir ces objectifs, détaille L'Usine Nouvelle. Le pilotage de ce CSIS, sous l'égide du Premier ministre et du président de la République, est confié à Agnès Audier, spécialiste de l'industrie 4.0, à Muriel Dahan, membre notamment de la task force gouvernementale sur les vaccins, à José-Alain Sahel, entrepreneur spécialiste de l'ophtalmologie, à Lyse Santoro, docteure en immunologie et entrepreneuse, et à Jean-Charles Soria, médecin-chercheur oncologue professeur à l'université Paris-Saclay et directeur de l'Institut Gustave Roussy.

> L'Usine nouvelle, 11 février 2021

NTIC : open data, internet

Publication de la nouvelle version de la doctrine technique du numérique en santé et de la trajectoire adaptée au secteur médico-social : rapport de l'ANS

Enrichie de trois nouveaux chapitres (les impacts MOA – MOE par chapitre, la synthèse des évolutions entre la version 2019 et 2020 de la doctrine et les priorités 2021 de la feuille de route), la doctrine se penche de manière plus approfondie sur certaines thématiques telles que : la démarche d'opposabilité, l'Identifiant National de Santé, l'identification électronique et le contrôle d'accès, le programme ESMS numérique, les plateformes numériques de santé (ENS, bouquet de service Pro et Health Data Hub) ou encore l'intégration dans la feuille de route e-santé de l'Union Européenne et la prise en compte des recommandations internationales. Au total, ce sont plus de 84 contributions qui ont permis de mettre à jour la totalité des chapitres de cette nouvelle version de la doctrine technique du numérique en santé.

> Site de l'ANS

Le Conseil de la Cnam opposé au transfert d'une copie du SNDS dans le Health Data Hub

Saisi pour avis d'une nouvelle version du projet de décret relatif au Système national des données de santé (SNDS), le conseil de la Cnam a fait part de son opposition à un transfert d'une copie de ce dernier sur la solution actuelle d'hébergement du Health Data Hub (celle de Microsoft). Lors de la séance du 4 février dernier, le président de l'instance, Fabrice Gombert, a ainsi lu une déclaration en ce sens, rapporte TicSanté (APMNews). Le conseil a décidé de poursuivre les «travaux d'analyse approfondie de l'ensemble des conséquences de ce décret avant de rendre un avis éclairé sur ce texte». Une commission se réunira en vue d' «examiner les évolutions de ce texte technique». Il souhaite par ailleurs «prendre connaissance de l'avis officiel de la Cnil sur ce nouveau texte et des études de réversibilité entre hébergeurs du cloud des données de santé».

> Espace social européen, 10 février 2021

Économie et gouvernance de la donnée : Avis du CESE

Le développement massif des données et de leur exploitation offre un champ considérable d'opportunités économiques et d'accroissement des connaissances. Ces évolutions ont rendu plus aigus les enjeux industriels, économiques, commerciaux et génèrent une lutte mondiale implacable, pour la possession, la gouvernance et l'appropriation des données. Ainsi, la défense des droits fondamentaux et des libertés individuelles et collectives constituent des enjeux d'une importance primordiale, au même titre que la préservation des souverainetés nationales remises en question par de puissants acteurs internationaux du numérique.  Dans cet avis, le Cese fait état des principaux défis de gouvernance et de régulation de l'économie de la donnée et formule des propositions pour qu'ils soient affrontés. Si la France dispose d'atouts institutionnels, industriels et de recherche, le Cese estime qu'elle doit les renforcer par des coopérations accélérées et solides au sein de l'Union européenne, dans un dialogue nourri avec les acteurs.
> Site du CESE

Antidiscriminations.fr, le nouveau service de signalement et d'accompagnement des victimes de discriminations du Défenseur des droits

Ce nouveau service, doté d'un numéro de téléphone à 4 chiffres (39 28), d'un tchat, et d'un accès sourds ou malentendants, est destiné aux personnes victimes ou témoins de discriminations, quel qu'en soit le motif (origine, handicap, sexe, etc.) et le domaine (emploi, logement, accès à un service, accès à un service, etc.). Des juristes du Défenseur des droits écoutent, accompagnent et orientent gratuitement les personnes pour les rétablir dans leurs droits.

> Site du Défenseur des droits

Politique de santé, politique sociale

La France se dote pour d'une stratégie de lutte contre les cancers sur dix ans

Ce Jeudi 4 février 2021, à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer et des 8èmes Rencontres de l'Institut national du cancer, le président de la République a dévoilé la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Ambitieuse, cette stratégie vise à réduire significativement le poids que font peser les cancers sur la santé et la vie quotidienne des Français. Sous le pilotage du ministre des Solidarités et de la Santé, M. Olivier Véran, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Mme Frédérique Vidal, cette stratégie sera coordonnée par l'Institut national du cancer et disposera d'un budget renforcé à 1,74 milliards d'euros pour sa première feuille de route 2021-2025.

Pour la première fois, 4 objectifs chiffrés viennent donner la force de cette ambition :
 - réduire de 60 000 par an le nombre de cancers évitables à horizon 2040 (le nombre de cancers évitables est aujourd'hui estimé à environ 153 000 par an) ;
  - dépister un million de personnes en plus par an à partir de 2025 (9 millions de dépistages sont réalisés chaque année) ;
  - réduire de deux tiers à un tiers la part des patients souffrant de séquelles 5 ans après un diagnostic ;
 - infléchir significativement le rythme de progression du taux de survie des cancers de plus mauvais pronostic, à horizon 2030

Une première feuille de route à 5 ans, détaillant les actions pour les années 2021-2025, sera décrite dans un décret publié le vendredi 5 février 2021.

> Site du ministère de la santé

> Le Monde, 4 février 2021

> Site de l'Inca

Le gouvernement devrait relancer le projet du revenu universel d'activité

03/02/2021- Le projet de revenu universel d'activité (RUA) avait été annoncé par Emmanuel Macron en septembre 2018. Il devait être déployé dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Mis de côté pendant la crise sanitaire, le Premier ministre a annoncé qu'il y aurait une reprise des travaux, sans annoncer de date. Le RUA visait initialement à fusionner plusieurs allocations en une prestation unique. Les aides concernées sont le revenu de solidarité active (RSA), les aides au logement et la prime d'activité. D'autres prestations pourraient également s'ajouter à l'ensemble, comme l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou encore l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Un rapport devrait être rendu en fin d'année.
L'Express, 2 février 2021 (Accès abonnés)

Panorama des cancers en France - Edition 2021

Cette brochure de l'Inca synthétise les données essentielles les plus récentes sur les principaux cancers en France (incidence, mortalité, survie, etc.), ainsi que les actions de prévention et de soin que l'on peut mener avant, pendant et après la maladie. Des décryptages d'experts dans le domaine complètent les chiffres présentés.

> Site de l'Inca

Les associations de patients gagnent un rôle plus politique

Les associations de patients ont pris un rôle prépondérant ces vingt dernières années dans la production et la diffusion de connaissances sur les maladies et leur prise en charge. "Les bénévoles, à la fois bénéficiaires et acteurs, sont très engagés, professionnels. Ils en savent tout autant que les médecins", explique Dan Ferrand-Bechmann, professeure honoraire à l'université Paris-VIII et auteure de l'essai "Les Bénévoles face au cancer". Cette expérience des patients est ainsi mise à disposition d'autres personnes malades, de leurs proches, mais aussi des soignants et des industriels de la santé, qui apprennent ainsi davantage sur le vécu de la maladie. Les associations ont ainsi occupé un rôle central dans l'épidémie, cherchant à répondre aux inquiétudes de leurs adhérents sur leurs risques face au Sars-CoV-2. "Puis elles se sont très vite mobilisées pour continuer à accompagner les malades qui se sont trouvés très démunis dès le premier confinement. Elles ont mis en place des plateformes d'écoute, des réunions Zoom, des webinaires, etc.", explique Catherine Cerisey, ancienne patiente et fondatrice de Patient & Web, société de conseil fondée sur l'expertise des patients. Certains groupes, en particulier les plus jeunes, n'hésitent pas non plus à adopter un positionnement plus politique, comme l'association Renaloo au service des patients greffés et dialysés, ou encore l'association de diabétiques Diabète et méchant. "Nous faisons ce que les autres associations du diabète ne font pas. Comme réclamer l'extension du droit à l'oubli dans les contrats d'assurance pour ne plus payer de surprime ou encore lutter contre le prix exorbitant et injustifié de l'insuline", martèle Bertrand Burgalat, fondateur de l'association.

> Le Figaro, 15 février 2021

L'UE lance un programme d'étude des variants du coronavirus

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé le lancement d'un nouveau programme consacré à l'étude des mutations du coronavirus, lesquelles "inquiètent beaucoup" l'Union européenne. Baptisé HERA (Health Emergency Response Authority) incubator, il "réunira les laboratoires, les autorités sanitaires, les scientifiques et la Commission européenne, avec d‘importants fonds dédiés", explique-t-elle aux Échos. L'ambition est d'améliorer la réactivité des autorités européennes. "Nous devons assurer un échange d'information permanent avec l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour qu'elle puisse accélérer son processus d'autorisation des futurs vaccins réadaptés aux mutations", précise Ursula von der Leyen, en appelant également à "aider les industriels à développer des capacités de production de ces vaccins de deuxième génération". Thierry Breton, le commissaire à l'Industrie, a déjà été missionné pour travailler au plus près avec les producteurs, voir où et comment l'UE peut les aider. Elle souhaite également "encourager et développer les collaborations au sein du secteur, comme celle annoncée entre Sanofi et BioNtech". Ursula von der Leyen écarte par ailleurs fermement l'idée d'une licence obligatoire sur les vaccins, qui permettrait leur production par d'autres laboratoires.

> La Tribune, 15 février 2021

Politique publique

L'Europe, entre stratégie d'élimination et stratégie d'éradication face à la Covid-19 ?

03/02/2021- La stratégie d'éradication veut réduire à néant le nombre de cas sur une période donnée. La stratégie d'élimination, quant à elle, tend à supprimer toute transmission humaine sur la durée, par la vaccination. La stratégie d'éradication, "no covid" ou "0 covid", est suivie en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Chine et dans certains pays asiatiques. À Melbourne, par exemple, la vie a repris son cours normal. Le prix à payer semble lourd : Perth se reconfine pour cinq jours, suite à un cas détecté ; le premier en dix mois… Cette stratégie s'accompagne également d'un contrôle strict aux frontières, avec isolement des entrants. En Allemagne, certains experts appellent à une stratégie similaire, avec un confinement strict jusqu'à ce que le taux d'incidence soit inférieur à 10 pour 100 000 habitants dans certaines zones. Une circulation entre zones d'incidence différente serait interdite. En France, certains experts en santé publique, comme Antoine Flahault, partagent cette vision. Les détracteurs de cette stratégie allèguent une transposition impossible en Europe : l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont des îles avec une faible densité de population. Les autres pays où la stratégie d'éradication fonctionne sont habitués et préparés depuis une vingtaine d'années à lutter contre ce genre d'épidémie, ou sont peu démocratiques. La tardiveté de la mise en place joue également en défaveur : le virus circule trop largement et les efforts à consentir seraient trop importants et difficilement acceptés par la population.
> Journal International de médecine, 2 février 2021
> Graphique animé des statistiques Covid mondiales - CovidTrends, mise à jour quotidienne

Les mutations du Covid-19 ne déstabilisent pas encore le plateau épidémique en France

Jean Castex a répété jeudi 4 février 2021 que la France pouvait espérer "éviter" un nouveau confinement. Les "mesures strictes" (couvre-feu à 18 heures, fermetures des bars, restaurants, lieux culturels et, depuis dimanche, des grands magasins...) ont permis de "garder le contrôle [...] de l'épidémie", a-t-il souligné, sans annoncer de nouveau tour de vis, mais en jugeant "impératif" de renforcer le télétravail. La situation demeure fragile : les nouvelles contaminations quotidiennes ou hospitalisations restent "élevées", mais les chiffres sont toujours "stables" et la circulation du virus n'a "pas sensiblement augmenté". Le nombre de nouvelles hospitalisations déclarées à Santé publique France n'a en effet presque pas changé entre la semaine passée (11.252 entre le 25 et le 31 janvier) et la précédente (11.284). Idem pour les entrées en service de réanimation. Hier, elles ont même enregistré une légère baisse. Une surprise pour les spécialistes: "La situation est assez inattendue. Avec un variant plus transmissible, on pouvait s'attendre à ce que la situation change plus vite que cela. Il va falloir une semaine encore pour essayer de comprendre ce qui se passe", indique à Libération Pierre-Yves Boëlle, de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique. Selon le gouvernement, les variants représentent aujourd'hui 14% des cas de Covid-19.

> Le Figaro, 4 février 2021

Rapport pour mesurer et prévenir les effets de la crise du covid-19 sur les enfants et la jeunesse

Ces jeunes nous le disent et nous le redisent : la société, les médias, les adultes en général véhiculent une image négative et pessimiste de leur génération. Ils n'ont pas été contaminés par le virus, mais par la sinistrose. Le Covid-19 n'est — 16 — pas le seul à leur avoir ravi leur insouciance déjà battue en brèche bien avant par les informations en continu, les attentats, la violence et la crise éco-climatique. 

> Site de l'Assemblée nationale

Le Parlement adopte la prorogation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin 2021

> Dossier législatif

Optimiste, le gouvernement mise sur une amélioration de la situation sanitaire en France

Le Parisien salue les efforts des Français face à la crise sanitaire - peut-être 70, 80, 90% - respecte les règles", confirme Enrique Casalino, chef du service des urgences de l'hôpital parisien Bichat (XVIIIe). "Ils observent le couvre-feu, le port du masque, ne rentrent pas dans une boulangerie si un groupe y est agglutiné. Sans cela, on serait repassé depuis longtemps au confinement." Le Monde reconnaît également que l'évolution de l'épidémie confirme pour le moment la décision d'Emmanuel Macron de ne pas reconfiner la France. Un diagnostic, qui découle directement des chiffres, car pour l'heure, la flambée épidémique tant redoutée ne s'est pas produite. S'il est "élevé", le niveau de l'épidémie en France reste "stable", résume le ministre de la Santé Olivier Véran. Avec près de "20.000 nouveaux cas par jour", la situation sanitaire est en effet "la même qu'il y a deux semaines". "Il est évidemment possible et souhaitable qu'on ne soit jamais reconfinés", a-t-il indiqué. L'exécutif veut croire que la situation va s'améliorer progressivement, jusqu'à une sortie de crise, envisagée à l'été. L'arrivée de nouveaux vaccins est scrutée avec attention, pour amplifier la montée en puissance de la campagne dans les mois à venir. Et ainsi tenir la promesse du chef de l'État, qui s'est engagé à "proposer un vaccin à tous les Français" d'ici à la fin de l'été. La menace des variants demeure cependant très vive. L'infectiologue Gilles Pialoux s'est alarmé hier sur BFMTV de la poussée "alarmante" du variant britannique, en Île-de-France, en appelant à renforcement des mesures sanitaires en vigueur.

> Le Monde, 10 février 2021

La stratégie du non-confinement validée, jusqu'en mars

Emmanuel Macron est en passe de remporter le pari lancé il y a près de trois semaines de ne pas reconfiner le pays face à la menace des virus variants de la Covid-19. Les courbes épidémiques ont en effet cessé leurs trajectoires ascendantes depuis la fin janvier, et certains indicateurs, notamment les admissions quotidiennes à l'hôpital, sont en léger recul, constate Le Figaro. "Les comportements ont changé après le retour des vacances de Noël", analyse Vittoria Colizza, directrice de recherche à l'Institut Pierre Louis d'épidémiologie à Paris. "On a d'ailleurs pu constater une baisse de la mobilité, liée au couvre-feu, mais probablement aussi à un comportement préventif des Français." À court terme, la situation épidémique devrait rester à peu près stable, avec les vacances scolaires. "Celles de la Toussaint avaient contribué à limiter les contagions, on peut espérer la même chose cette fois-ci", juge Vittoria Colizza. Toutefois, la plupart des épidémiologistes sont pessimistes pour les semaines suivantes. Selon une étude de l'Inserm, Orange Labs et Santé publique France, le variant anglais deviendrait majoritaire en France entre fin février et début mars. Plus contagieux que le virus d'origine, il devrait alors provoquer un rebond de l'épidémie: les admissions à l'hôpital passeraient ainsi d'environ 10.000 par semaine à près de 15.000 autour du 7 mars, puis à plus de 25.000 dans la dernière semaine de mars. C'est-à-dire plus qu'au pic de la deuxième vague, qui a avoisiné 20.000 admissions hebdomadaires.

> Les Echos, 16 février 2021

> Etude de l'Inserm

Prévention

Vaccin Covid : un outil numérique pour le suivi de la vaccination

> Site d'Ameli

Vaccination par les généralistes : les recommandations et demandes de MG France

Selon une récente enquête réalisée par MG France, 9 généralistes sur 10 «se déclaraient prêts à vacciner à condition de disposer de tous les renseignements indispensables». Par ailleurs, le syndicat met en place cette semaine un observatoire de l'approvisionnement visant à s'assurer de leur accès rapide aux doses de vaccin nécessaires pour la population la plus exposée aux formes graves.  Dès lors, pour que les volontaires puissent vacciner leurs patients, le représentant des omnipraticiens réclame «un circuit d'approvisionnement simple permettant la comptabilisation des doses souhaitées» ; «la possibilité immédiate de passer commande auprès du circuit de distribution» ; «une communication rapide en direction des médecins libéraux précisant les modalités et la cible de la vaccination (4 millions de personnes environ seraient concernées), et les recommandations d'utilisation du vaccin». Il adresse également plusieurs recommandations aux généralistes concernés : «repérer leurs patients susceptibles d'être vaccinés, et les grouper par 10» ; «mettre en place à partir du 24 février un ou plusieurs créneaux de vaccination au cabinet» ; «commander dès maintenant à leur pharmacie de proximité un ou plusieurs flacons du vaccin AstraZeneca».

> Lettre ESE, 11 février 2021

Trop d'effets secondaires : des hôpitaux bretons suspendent la vaccination des soignants avec AstraZeneca

Le CHRU de Brest et l'hôpital de Morlaix ont décidé de suspendre la vaccination du personnel soignant démarrée samedi, face à une proportion importante de vaccinés présentant des effets secondaires.  Les effets secondaires relevés étaient des syndromes grippaux avec maux de tête et fortes fièvres qui, selon Le Télégramme, ont obligé 20 à 25 % des personnels vaccinés à se mettre en arrêt de travail. Ces réactions et proportions ont été enregistrées pour les personnels de l'hôpital de Quimper et du CHRU de Brest. L'hôpital de Morlaix, qui devait recevoir les premières doses de vaccin AstraZeneca, ce vendredi, pour commencer la vaccination des soignants, a aussi décidé de suspendre l'opération, indique le quotidien breton. Au CHU de Rennes, des syndromes grippaux ont aussi été relevés. Deux personnes ont même eu une température supérieure à 39° C. "Nous disposons de données sur 70 personnes. Environ la moitié d'entre elles a été concernée par un syndrome grippal mais une seule a ressenti cela comme quelque chose de grave", rapporte l'infectiologue François Bénézit. L'état des soignants s'améliorait en général le lendemain. Les arrêts de travail n'ont pas dépassé les 24 heures.

> Egora, 12 février 2021

Covireivac, plateforme de l'Inserm, lance son premier essai d'un vaccin de la Covid-19

La plateforme Covireivac, mise en place par l'Inserm pour conduire des études cliniques de grande ampleur sur les vaccins contre le Covid-19, en France, a débuté le 1er février son tout premier essai clinique. Il s'agit d'une étude de phase III du candidat vaccin développé par le laboratoire Janssen, filiale de Johnson & Johnson. "L'objectif est d'évaluer son efficacité en comparant la fréquence de la maladie entre la population ayant reçu le vaccin et celle qui aura reçu le placebo", résume Marie Lachatre, médecin infectiologue à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). 1.175 personnes devraient y participer en France, réparties dans une dizaine de centres en Île-de-France, en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Grand Est. Le prochain candidat sera celui de Moderna (ARN messager).  Les volontaires, eux, ont déjà été sélectionnés: 120 de plus de 65 ans, 60 de plus de 70 ans. Les résultats seront comparés à ceux d'une population âgée de 18 à 45 ans, dans le but d'étudier finement la capacité des vaccins à produire une réponse immunitaire sur des individus dont le système immunitaire est généralement affaibli, alors même qu'ils sont plus à risque de développer des formes graves de la maladie.

> Site de Coviveirac

Vaccination en cabinet : la DGS précise les modalités

Dès le 25 février, les généralistes pourront participer à la campagne vaccinale contre la Covid-19. Cette nouvelle phase concernera les 50-64 ans avec des comorbidités, qui pourront recevoir le vaccin AstraZeneca, conformément aux recommandations de la HAS. La Direction générale de la santé (DGS) vient de publier une note relative aux modalités pratiques. «Les volumes des premières livraisons destinées aux médecins de ville sont faibles au regard du nombre de médecins potentiellement engagés dans la campagne de vaccination. De ce fait, chaque médecin disposera d'un seul flacon lors de la première livraison (semaine du 22 février), et de 2 ou 3 flacons maximum pour la deuxième livraison (semaine du 1er mars) en fonction de la consommation et du nombre de doses livrées», souligne-t-elle. Pour rappel, chaque flacon contient 10 doses. Les praticiens de ville devront se procurer le vaccin auprès d'une officine référente de leur choix. À partir du mois prochain, les quantités augmenteront «très progressivement » et « dans des proportions encore à préciser». L'identification des médecins volontaires a commencé vendredi dernier. Ils doivent se rapprocher de la pharmacie d'officine de leur choix pour signaler leur volonté de recevoir des doses de vaccin lors de la première livraison. Depuis hier matin, les pharmaciens peuvent renseigner le nom et le numéro RPPS des médecins via leur portail de télédéclaration. Ce service sera ouvert jusqu'à demain soir, il sera ensuite réactivé chaque semaine. Les médecins, de leur côté, doivent programmer dès à présent des plages de rendez-vous pour la vaccination, à compter du 25 février. «Deux options sont envisageables». La première implique une organisation de l'ensemble des vaccinations dans les 6 heures suivant le retrait du flacon. Dans ce cas, le généraliste peut le transporter et le conserver à température ambiante s'il a planifié «une semaine à l'avance» 10 rendez-vous dans une demi-journée. Une liste d'attente devra être élaborée «pour maximiser l'utilisation des doses restantes éventuelles». Ce scénario est à privilégier, précise la direction du ministère de la Santé. Elle envisage toutefois une deuxième option : le médecin peut programmer sous 48 heures ses vaccinations, à condition de disposer d'un réfrigérateur qualité et contrôlé à +2° et +8°, uniquement réservé au stockage de médicament. Le praticien devra par ailleurs assurer le maintien de la chaine du froid pendant le transport.
Les flacons seront livrés aux pharmacies par les grossistes-répartiteurs au plus tard le 24 février. Dans la foulée, ils pourront être retirés par les médecins dans leurs officines de référence. Aiguilles et seringues seront fournies.

> Lettre ESE, 16 février 2021

Le point sur le partage équitable des outils de lutte contre le Covid-19 (ACT-A) à l'international

Une réunion du Conseil de facilitation du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la Covid-19 (ACT-A) rassemblait la semaine dernière le directeur général de l'OMS, le professeur Tedros Adhanom Ghebreyesus, et des ministres des pays participants, dont Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. A cette occasion a été adoptée une Charte pour l'accès équitable aux outils de lutte contre la Covid-19, portée par la France.  De son côté, l'Élysée qui revendique le «rôle moteur» de la France dans cette démarche a récemment présenté un point d'étape sur la réponse coordonnée à la pandémie. Celle-ci repose sur 4 piliers. Premier d'entre eux, le «développement des capacités de diagnostic» a permis «de catalyser l'accès aux tests antigéniques rapides dans les pays à revenu faible et intermédiaire». Plus de 40 millions de ces outils de dépistage ont ainsi été déployés.  Le deuxième axe porte sur les traitements. Dans ce cadre, un suivi de 1 700 essais a été mis en place et 175 Ms $ ont été investis dans la Recherche et développement. Ce pilier finance par exemple un essai clinique pour évaluer les options de traitement précoce pour les personnes atteintes de Covid-19 légère et de coïnfections dans 13 pays africains. Il a également permis l'identification de la dexaméthasone «comme premier traitement susceptible de sauver des vies». Concernant les vaccins (troisième levier), Covax rassemble 190 pays (représentant 90% de la population mondiale). Le dispositif a sécurisé plus de 2 milliards de doses, dont 1,3 milliard pour les pays à faible revenu. «Ces commandes permettront d'atteindre l'objectif de vacciner 20% des populations des 92 pays à revenu faible et intermédiaire ciblés d'ici fin 2021», souligne la présidence de la République. Enfin, le pilier «systèmes de santé», copiloté par la Banque mondiale, l'OMS et le Fonds mondial, a permis la mise à disposition de matériel de protection pour les soignants dans les premiers mois de la crise. Il accompagne aussi les pays volontaires dans «l'élaboration de plans nationaux de réponse à la crise».

> Lettre ESE, 15 février 2021

Ségur de la santé : une proposition de loi qui « n'est pas à la hauteur », selon la commission des affaires sociales du Sénat

La proposition « de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification », portée par la majorité présidentielle, a déçu la commission des affaires sociales du Sénat. Elle la trouve éloignée des espoirs nés du Ségur de la santé, et des enseignements de la crise sanitaire.

> Public Sénat, 12 février 2021

Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l'adulte - Diagnostic et prise en charge

Plusieurs semaines après la maladie, un nombre important de patients présentent encore des symptômes. La Haute Autorité de santé continue d'accompagner les professionnels de santé en proposant des réponses rapides pour les aider à identifier et prendre en charge ces patients.

> Site de la HAS

Crise sanitaire: pourquoi il faut presque tout changer

François Pelen, ancien vice-président de Pfizer France, et cofondateur du groupe Point Vision, qui compte une quarantaine de centres d'ophtalmologie en France, publie "Crise sanitaire: pourquoi il faut presque tout changer (Cherche midi)". Un plaidoyer pour adapter la médecine libérale et la faire entrer dans le monde économique. "On ne peut plus exercer aujourd'hui comme hier. Pas simplement à cause de la crise. Mais parce que la technologie est devenue tellement prépondérante qu'un médecin seul ne peut pas disposer de tous les appareils dont il a besoin. Et cela ne fera que s'accélérer."

> Site de la librairieparoles

Psychiatrie

PsychoRessources face à la Covid et ses conséquences

Ce document a pour objectif de présenter différentes ressources disponibles afin de vous permettre de traverser au mieux cette période particulière liée à la crise de la COVID 19. Vous y trouverez notamment des informations sur le stress, plus particulièrement présent en cette période, mais également sur les inquiétudes qui surgissent face à l'incertitude dans laquelle nous pouvons être plongés.

> Site de l'Université de Reims Champagne-Ardenne

Parcours de soins en psychiatrie : Rapport de la Cour des comptes

En lien avec les chambres régionales des comptes, la Cour a cherché, à partir des nombreuses données disponibles et de visites et contrôles sur site, à décrire et comprendre la répartition et l'allocation des moyens entre les différents types de patients concernés par les soins de santé mentale et de psychiatrie (du simple mal-être aux troubles psychiatriques plus sévères). Le constat principal est celui d'une offre de soins diverse, peu graduée et insuffisamment coordonnée. Pour y remédier, la Cour formule sept recommandations, visant notamment à définir une politique de soins plus cohérente et à renouer avec la pratique des soins inclusifs initiée dans les années 1960, dans une logique de qualité de l'accompagnement et de dignité des patients.

> Site de la Cour des comptes

> Le Monde, 16 février 2021

Olivier Véran annonce deux modifications "majeures" liées aux autorisations en psychiatrie

Alors que peu d'éléments filtrent pour l'heure sur la réforme des autorisations en psychiatrie en cours de concertation, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a fourni des éléments concrets sur le dispositif envisagé, à l'occasion d'une réponse écrite à la Cour des comptes, qui a publié ce 16 février un rapport sur "les parcours dans l'organisation des soins de psychiatrie".  Un projet d'ordonnance soumis prochainement au Conseil d'État doit modifier d'une part le cadre d'autorisation des soins sans consentement et d'autre part introduire une gradation des soins pour l'activité de psychiatrie.

> Hospimédia, 16 février 2021 (Accès abonnés)

Réglementation

Décret n°2021-119 du 4 février 2021 portant définition de la stratégie décennale de lutte contre le cancer prévue à l'article L. 1415-2 1° A du code de la santé publique - JORF du 5 février 2021

> Site Legifrance

Masques anti-Covid : lesquels utiliser ?

En tissu lavables, chirurgicaux jetables, artisanaux, industriels ... Quels masques faut-il porter pour se protéger au mieux ? En raison de la propagation de nouveaux variants très contagieux, le ministre de la Santé, suivant l'avis du Haut conseil de santé publique (HCSP), recommande de ne plus porter les masques en tissu fabriqués à la maison ainsi que les masques industriels de catégorie 2 car ils ne sont pas assez filtrants. Service-Public.fr précise les nouvelles dispositions prévues par le décret paru au Journal officiel du 28 janvier 2021.

> Service public

Soins de santé primaire

Pénibilité des professions de santé libérales : Étude de Carpimko

03/02/2021- Ce travail réalisé par la caisse de retraite Carpimko a ciblé un échantillon de 12 671 affiliés entre octobre et juin 2020. Alors que le personnel de santé publique est particulièrement soutenu par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, les conditions de travail des infirmiers libéraux, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes méritent d'être mises en lumière également. Le premier point de vigilance de l'étude est l'hyperstress, qui concerne 37,8% des professionnels interrogés, entraînant des situations de travail à risque pour leur propre santé et la prise en charge des patients. Les femmes sont davantage touchées avec 39,6% des répondantes atteintes d'hyperstress, ainsi que les praticiens effectuant entre deux et quatre heures de trajet par jour, avec 45,7%. L'ensemble des cinq professions présente des facteurs de risques psychosociaux supérieurs à la moyenne nationale, entraînant 53,5% des professionnels interrogés à être concernés par des signes de burn-out.
> Site de Carpimko

Soins non programmés, assistants médicaux, IPA... Comment la Cnam veut doper les maisons de santé

La nouvelle est passée un peu inaperçue. Jeudi 28 janvier, de nouvelles négociations se sont ouvertes entre l'Assurance maladie et les professionnels de santé sur les maisons de santé, quatre ans après un premier accord cadre interprofessionnel (ACI). Au menu, prise en charge des soins non programmés, intégration des assistants médicaux et des infirmières en pratique avancée et lutte contre les crises sanitaires graves. Face au Covid, en effet, les MSP sont particulièrement mobilisées.

> Egora, 2 février 2021

Sondages

Covid-19 : 56% des Français craignent un conflit intergénérationnel. Sondage Odoxa pour le cercle "Vulnérabilités et société"

Réalisé par l'institut Odoxa (auprès de 1 005 personnes du 3 au 4 février), le sondage a été commandé par le Cercle Vulnérabilités et Société, un groupe de réflexion sur les fragilités sociales et dans le domaine de la santé.

> Site du cercle Vulnérabilités et société, 16 février 2021

> Le Monde, 16 février 2021

Statistiques - Méthodologie

Lancement de l'enquête Vie quotidienne et santé : mieux connaître l'état de santé des personnes

> Communiqué de presse commun à la Drees et à l'Insee, 29 janvier 2021 

Les variants du Sars-Cov-2 se diffusent avec une vitesse différenciée par département

Les données du groupe de laboratoire Biogroup montrent, dans les régions où il est implanté, la circulation des variants du virus Sars-Cov-2 par département début février. Une circulation active mais hétérogène.

> Hospimédia, 15 février 2021 (Accès abonnés)

Covid et mortalité en Europe en 2020 : des statistiques à regarder de près

En France, le nombre de décès en 2020 s'est accru de 9 % par rapport à l'année précédente, selon les statistiques publiées par l'Insee mi-janvier. Et en Europe ? La situation est très contrastée, tant sur la hausse de la mortalité que sur la façon dont elle se répartit entre les deux vagues de l'épidémie de la Covid-19. Bien qu'affectée dès la première vague, la France se situe dans une position médiane au sein des pays européens. En fin d'année, plusieurs pays ont en effet subi une hausse de la mortalité extrêmement forte, notamment en Europe de l'Est. Dans ces pays, le décompte en temps réel des décès liés à la Covid-19 par les autorités sanitaires ne permet pas toujours de bien appréhender la gravité de la situation.

> Site de l'Insee

Baromètre santé 2021 : lancement de l'enquête

Santé publique France lance à partir du 11 février 2021 la 13e édition de l'enquête Baromètre auprès d'un échantillon représentatif de 25 000 personnes âgées de 18 à 85 ans résidant en France métropolitaine.

> Site de Santé publique France

Élargir les sources d'étude quantitative de la population handicapée : Que vaut l'indicateur « GALI » ? - Utilisation de la question GALI pour repérer les personnes handicapées et établir des statistiques sur leurs conditions de vie : Etude de la Drees

Depuis le début des années 2000, la DREES participe à la construction, la discussion et la diffusion d'un indicateur synthétique pour saisir le handicap dans le plus grand nombre possible d'enquêtes quantitatives, en France et plus largement en Europe : le « GALI » (Global Activity Limitation Indicator, indicateur global de restriction d'activité).

> Site de la Drees

Systèmes de santé

Un système de santé pour toutes et tous, ancré dans les territoires

L'étude du Labo de l'ESS, réalisée en partenariat avec la Caisse des dépôts, se focalise sur l'accessibilité aux soins de premier recours, premier niveau de contact entre la population et le système de santé. S'appuyant sur l'analyse croisée de cinq structures, elle met en avant des réponses portées par l'ESS en faveur d'une accessibilité à la fois économique, géographique et sociale à ces soins cruciaux, vecteurs d'un système de santé fonctionnel et juste.

> Site du Labo de l'ESS

Plan européen pour vaincre le cancer

A la veille de la Journée mondiale contre le cancer, la Commission européenne a présenté le  plan européen pour vaincre le cancer, qui constitue une priorité essentielle dans le domaine de la santé. Le plan cancer s'articule autour de quatre domaines d'action clés comprenant 10 initiatives phares et de multiples mesures de soutien. Il sera mis en œuvre à l'aide de l'ensemble des instruments de financement de la Commission, un montant total de 4 milliards d'euros étant réservé aux actions de lutte contre le cancer, notamment au titre des programmes «L'UE pour la santé», «Horizon Europe» et du programme pour une Europe numérique.

> Site de la Commission européenne

Travail et santé

Reconnaissance de la Covid en maladie professionnelle : Olivier Véran s'engage sur le délai de traitement

Olivier Véran s'est engagé à ce que les demandes de reconnaissance en maladie professionnelle non-automatiques «d'affection à Covid responsables de séquelles», soient traitées sous 3 mois. Interrogé lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé a précisé que des dossiers sont traités dans «le cadre régulier de reconnaissance en maladie professionnelle, qui fait l'objet d'une enquête et d'une expertise rapides par les médecins compétents». Ainsi, ces procédures «permettent à des soignants et à des non-soignants aussi de faire reconnaître en maladie professionnelle une affection à Covid responsable de séquelles». Le locataire de l'avenue de Ségur a par ailleurs rappelé la reconnaissance d'office en tant que maladie professionnelle aux soignants malades du Covid avec des séquelles respiratoires identifiées comme telles.

> Lettre ESE, 11 février 2021

Le BEH consacre deux articles aux troubles musculosquelettiques

- Estimation de la sous-déclaration des TMS en France : évolution entre 2009 et 2015 : L'objectif de ce premier article est de décrire l'évolution de la sous-déclaration entre 2009 et 2015 pour quatre catégories de TMS (épaule, coude, rachis lombaire et syndrome du canal carpien – SCC);

- Troubles musculo-squelettiques liés au travail : nombre de cas évitables par l'application d'un scénario théorique de prévention : Il s'agit ici d'estimer d'une part le nombre de TMS évitables par l'application d'un scénario théorique de prévention visant à réduire de 10% le nombre de cas uniquement liés au travail, et d'autre part le niveau de réduction d'incidence de l'ensemble des cas de TMS équivalent à la réduction de 10% de l'incidence de ceux liés au travail.

> Site du BEH

Vieillissement

Brigitte Bourguignon fait un point d'étape sur le plan d'actions pour les métiers du grand âge

04/02/2021- Dans la suite des travaux menés par Dominique Libault et Myriam El Khomri, Michel Laforcade a été missionné fin 2020 pour coordonner, au niveau national, le Plan des métiers du grand âge. Cette mission durera jusqu'à l'été 2021. Les travaux de la mission s'orientent autour de quatre axes pour lesquels sont formulés des constats et des objectifs. Ces axes sont la réponse tant à l'urgence qu'aux enjeux de long terme, l'adaptation des formations, l'amélioration de la qualité de vie au travail et l'amélioration des conditions de rémunération pour les professionnels intervenant à domicile comme en établissement. Afin d'accompagner ces derniers dans leurs dilemmes éthiques, un "document-repère" a également été remis, le 2 février 2021, par Fabrice Gzil à la ministre déléguée à l'Autonomie. Il a été élaboré à la suite d'une enquête nationale, à laquelle près de 1 800 personnes représentant 35 métiers différents ont répondu. Il se veut un soutien à la réflexion et à l'engagement pour accompagner les équipes dans leur prise de décisions. Dans un second temps, ce travail devrait déboucher sur l'élaboration d'une charte éthique pour les professionnels.
> Plan d'actions pour les métiers du grand âge et de l'autonomie : Brigitte Bourguignon fait un point d'étape en présence de Michel Laforcade - Communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé, 30 janvier 2021
> Présentation et remise du "document-repère" élaboré dans le cadre de la mission confiée à Fabrice Gzil - Communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé, 2 février 2021

20% des résidents en Ehpad refusent de se faire vacciner contre la Covid-19

Au total, 500.800 résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD) à l'hôpital devraient avoir reçu les deux doses du vaccin Pfizer/BioNTech début mars. Un premier succès pour la campagne française. Toutefois, 125.000 personnes âgées, soit 20% du public cible, ne seront pas vaccinées, faute de consentement. Selon une enquête du Monde, les justifications à ce refus sont diverses. Certains ont peur d'être des "cobayes" et préfèrent donc attendre. D'autres ne croient pas "aux bienfaits de la vaccination". Comme Yvette Quéméré, 95 ans, dont le médecin, naturopathe, lui a "expliqué que vacciner, consiste à introduire un poison dans un corps sain". Il n'est pas rare non plus de voir les personnes les plus âgées refuser tout simplement ce soin: " Attraper le Covid, ça m'est égal: j'ai 98 ans. Combien de temps ai-je encore à vivre ?" s'interroge Lucienne Athias. "La question du sens de cette vaccination se pose en effet pour certains résidents déjà très affaiblis et en fin de vie", observe Anne-Marie Jamault, la directrice d'Ehpad. Tous les soignants témoignent par ailleurs de la "tâche énorme" du recueil du consentement pour les 44 résidents. Pour ceux qui souffrent de démence ou d'Alzheimer, une majorité dans certains établissements, ce fut "encore plus compliqué", souligne le médecin référent dans un Ehpad d'une petite commune du Loir-et-Cher. Atténuer les appréhensions des enfants, les convaincre de l'importance et de l'innocuité du vaccin, lui a pris "beaucoup de temps".

> Le Monde, 8 février 2021

Inégalités et évolutions récentes de l'espérance de vie  : dossier du COR

Cette séance présente les résultats d'études récentes et novatrices sur l'espérance de vie de la population générale, réalisées essentiellement par l'INSEE. Elle sera complétée par une autre séance en mai, consacrée à l'espérance de vie dans les différents régimes de retraite. Trois sujets sont abordés dans ce dossier : les disparités d'espérance de vie selon la catégorie socioprofessionnelle, le diplôme et le niveau de vie (partie I) ; les évolutions récentes avant la crise de la Covid, marquées par un ralentissement de l'allongement de l'espérance de vie (partie II) ; enfin l'impact de la Covid sur la mortalité en 2020 (partie III).

> Site du COR

Installation du comité stratégique de lutte contre l'isolement des personnes âgées

Brigitte Bourguignon a lancé, lundi dernier, le comité stratégique de lutte contre l'isolement des personnes âgées. Pilotée par la ministre déléguée à l'Autonomie, l'instance est co-animée par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et la CNSA. D'après le ministère de la Santé et des Solidarités, 300 000 personnes âgées seraient en état de «mort sociale», situation mise en lumière et amplifiée pendant la crise sanitaire. Pour permettre aux différentes parties prenantes de s'identifier et développer une «culture commune et partagée de la lutte contre l'isolement». Le comité stratégique réunit notamment des acteurs du secteur associatif, des associations d'élus locaux, des caisses de retraites, des acteurs de l'habitat, des fondations, des administrations ou encore des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Il vise également à bâtir des solutions pour prévenir et lutter contre l'isolement social.  Une feuille de route sera prochainement élaborée, mais la ministre déléguée a déjà indiqué plusieurs grands axes : «encourager la citoyenneté, sensibiliser le grand public et lutter contre l'âgisme», prévenir et rompre l'isolement, renforcer une politique territoriale de proximité, diffuser les bonnes pratiques.

> Lettre ESE, 17 février 2021

Nominations

Quatre médecins supplémentaires nommés au conseil scientifique

Un décret daté du 16 février nomme quatre médecins supplémentaires membres du comité de scientifiques constitué au titre de l'état d'urgence sanitaire déclaré pour affronter l'épidémie de Covid-19.

> Le Monde, 17 février 2021

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