ACTUALITÉS SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
21 mai 2021

Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de Lettres d'actualités et de Revues de presse en ligne ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Marie-Odile Safon et Véronique Suhard.

De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :

Assurance maladie DémographieEconomie de la santéEtat de santéGéographie de la santéHandicapHôpitalInégalités sociales de santéMédicamentNTIC : Internet, open dataPolitique de santé, politique socialePolitique publiquePréventionPrévision - évaluationPsychiatrie  • RéglementationSoins de santé primairesSondagesStatistiquesSystème de santéTravail et santéVieillissementNominations

Assurance maladie

Démographie

La certification des comptes de la Sécu impactée par la crise

Dans un contexte particulièrement mouvementé en raison de la crise sanitaire, la Cour des comptes vient de rendre son traditionnel rapport portant sur la certification des comptes du régime général de Sécurité sociale, pour l'exercice 2020.

> Site de la Cour des comptes

Economie de la santé

Vaccin Covid : 157 milliards pour s'offrir l'immunité de groupe mondiale

L'effort de vaccination mondial sans précédent pour permettre l'immunisation contre le Sars-CoV-2 de 70% de la population devrait coûter jusqu'à 157 milliards de $ d'ici à 2025. Pour parvenir à cette conclusion, IQVIA s'est basé sur les augmentations de capacité annoncées, les contrats signés par les fabricants, et les stratégies de déploiement vaccinal dans les différents pays. IQVIA anticipe un pic de la demande en 2021 et 2022, puis une baisse à compter de 2023, avec des rappels administrés tous les deux ans. Par ailleurs, l'augmentation de la part de la production destinée aux pays en voie de développement devrait réduire le prix des vaccins. Ainsi, le tarif moyen de 22 $ la dose cette année devrait descendre à 19 $ en 2022, puis tomber à 9 $ dès 2023, et 7 $, puis 5 $ en 2024 et 2025. Avec une évolution parallèle des ventes de 53 milliards de $ en 2021 et 51 milliards en 2022 à 23 milliards dès 2023. IQVIA note par ailleurs dans son étude l'impact de la Covid sur les ventes de médicaments en 2020, avec un manque à gagner évalué à 23 milliards de $. Toutefois, "on devrait assister à un rebond des dépenses cette année, suivi d'une baisse en 2022 puis d'une stabilisation à compter de 2023", explique Jean-Marc Aubert, président d'Iqvia en France.

> Les Echos, 6 mai 2021

Hospitalisation : des restes à charge après assurance maladie obligatoire plus élevés en soins de suite et de réadaptation et en psychiatrie : Étude de la Drees

En 2016, sur le champ des dépenses remboursables, les restes à charge après assurance maladie obligatoire (RAC AMO) sont les plus faibles en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), qui concentre à elle seule plus des trois quarts des dépenses de séjours hospitaliers, et en hospitalisation à domicile (HAD). Dans le secteur public, les RAC AMO sont en moyenne de 290 euros par an et par patient pour des séjours en MCO et en HAD, alors qu'ils atteignent 680 euros en moyenne en soins de suite et de réadaptation (SSR), et 620 euros en psychiatrie. En pourcentage de la dépense, ils sont globalement moins élevés dans le public que dans le privé (5 % contre 8 %).
> Site de la Drees

Etat de la santé

Les indicateurs épidémiques s'améliorent en France, mais la prudence demeure

Tous les départements français affichent désormais un taux d'incidence inférieur à 400 infections pour 100.000 habitants, avec une moyenne de 223 sur l'ensemble du territoire. Ce chiffre (400) est la condition fixée il y a quelques jours par Emmanuel Macron pour amorcer la sortie du confinement, rappelle Le Parisien. "Les indicateurs laissent apparaître une amélioration nette de la situation sanitaire", s'est félicité le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à la sortie hier du Conseil de défense. Le retour des terrasses, des lieux de culture et de sport le 19 mai semble à portée de main. "Il n'y a pas de raison que cette baisse s'arrête dans les dix prochains jours. On peut ainsi légitimement espérer que l'incidence passe à 15.000 cas quotidiens autour de la mi-mai et que la mortalité commence sérieusement à chuter", ajoute Mahmoud Zureik, professeur d'épidémiologie et de santé publique. Mais, si la décrue est réelle, elle est cependant beaucoup moins rapide que lors des deux premières vagues. En avril 2020, il n'avait fallu qu'une semaine pour que les admissions quotidiennes en réanimation passent de 600 à 350. Cette fois-ci, le pic a été atteint il y a trois semaines, avec un maximum de 490, contre 300 aujourd'hui, note Le Figaro. L'épidémiologiste Catherine Hill dénonce aussi le risque d'une baisse artificielle: "de tous les indicateurs, le taux d'incidence est le plus mauvais, car il est fortement dépendant de la politique de tests", explique-t-elle, en soulignant la baisse du nombre de dépistages ces derniers jours, en particulier le 1er mai. "Même si on peut être optimiste pour les prochaines semaines et espérer que les vaccins et le beau temps permettent de contrebalancer la réouverture à venir des commerces et des restaurants, la fin de l'épidémie n'est pas quelque chose qui se décrète", ajoute Mahmoud Zureik

> Le Figaro, Le Parisien, 6 mai 2021

Une étude française montre la réalité du Covid long

Des chercheurs de l'Inserm, l'AP-HP et l'Université de Paris publient dans Clinical Microbiology and Infection les résultats de suivi d'une cohorte de patients, hospitalisés de la Covid-19. Six mois plus tard, 60% présentaient encore au moins un symptôme et un quart trois symptômes ou plus de la maladie (essentiellement fatigue, difficultés respiratoires, douleurs articulaires et musculaires). Un tiers de ceux qui avaient un travail avant n'y étaient pas retournés. Les auteurs notent qu'être une femme ou avoir eu une forme initialement grave (plus de trois symptômes à l'admission ou admission en soins intensifs) augmente le risque de symptômes au long cours. Ils reconnaissent également une limite à leur étude: sur les 2.500 patients éligibles, seulement 1.137 sont venus au rendez-vous des six mois. Si la réalité du Covid long s'affirme désormais, sa quantification reste donc difficile. "Chaque étude a des résultats différents", remarquait la semaine dernière, lors d'un séminaire en ligne, le Dr Viet-Thi Tran, épidémiologiste (Hôtel-Dieu, AP-HP). Selon les travaux, "cela va de 90 à 50% (des patients) pour les études à l'hôpital, de 40 à 10% dans les études en ville. Tout ça est lié au pays, au contexte, au moment où on a évalué les choses par rapport à la dynamique de l'épidémie et par rapport au temps depuis le début des symptômes chez les patients". D'anciens malades souffrant de symptômes au long cours affirment par ailleurs que leur état s'est amélioré lorsqu'ils ont été vaccinés contre la maladie. Des récits accueillis avec une certaine prudence, mais des spécialistes estiment qu'ils méritent d'être étudiés.
Hospimédia, 10 mai 2021 (Accès abonnés)
> Clinical microbiology and infection

Influence de l'environnement social sur la survie des patients atteints d'un cancer en France. Étude du réseau Francim : Étude de Santé publique France

Cet article examine l'intérêt de cette perspective pour la recherche sur les ISS : comment peut-elle aider à lire, dans la santé des individus, la trace des rapports inégalitaires multiples, imbriqués et co-construits dans lesquels ils sont pris ?

> Site de Santé publique France

« Ampleur et impact sur la santé des discriminations et violences vécues par les personnes lesbiennes, gays, bisexuel·le·s et trans (LGBT) en France » (BEH)

La Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie a été créée en 2005 pour mettre en lumière les discriminations et les violences subies par les lesbiennes, les gays, les bisexuel·les, les trans (LGBT), et toutes les personnes ayant des orientations sexuelles et/ou des identités de genre qui diffèrent de celle attendue, à savoir l'hétérosexualité cisgenre. Ces expériences de discriminations et de violences ont des répercussions importantes sur l'état de santé des minorités sexuelles. Ce document propose de faire un état des lieux des liens entre discriminations et santé sur la base d'une revue de la littérature des travaux menés en contexte français.

> Site du BEH

Géographie de la santé

Le coronavirus rebat les cartes de l'urbain

Au sommaire de ce dossier : la densité en question, les inégalités socio-spatiales de santé, le retour de l'hygiénisme et la place de la nature, la qualité des logements, l'urbanisme tactique, l'essor des tiers-lieux, ou encore la critique renouvelée des métropoles… Autant de sujets clés pour construire, à terme, la résilience urbaine des territoires face au risque sanitaire.

> Diagonal, n° 211, mars 2021. pp. 26-58

Atlas des départements français

> Site de l'Agence nationale de la cohésion des territoires

Handicap

Le handicap, une caractéristique parmi d'autres : une approche croisée du handicap au cours de la vie : Revue française des affaires sociales

> Site de Cairn

Hôpital

L'activité de la filière oncologie repart mais fait face aux conséquences du confinement

Les prises en charge en cancérologie sont actuellement sanctuarisées grâce aux coopérations et aux nouvelles technologies. Pour certains types de cancer, le déficit d'activité dû à l'arrêt des diagnostics début 2020 et au renoncement aux soins n'a cependant pas été rattrapé. L'Inca incite les patients à consulter et à se faire vacciner.
> Hospimédia, 4 mai 2021 (Accès abonnés)

Covid-19 : comment les établissements sanitaires et sociaux ont géré l'urgence

Cet article repose sur une étude des pratiques professionnelles mises en œuvre lors de la première vague de l'épidémie. Les auteurs se sont appuyés sur les récits collectés lors de séances d'analyses des pratiques professionnelles (APP) réalisées avec 26 managers suivant un master en management des établissements sanitaires et sociaux, et évoluant au sein d'organisations de ce secteur.

> The Conversation, 9 mai 2021

Données de morbidité hospitalière disponibles sur le site data.Drees

La DREES met à disposition des données sur les hospitalisations en court séjour survenues entre 2010 et 2019. Ces tableaux ont été réalisés à partir des données hospitalières (PMSI MCO) produites par l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH). Ils complètent la série de données annuelles mises à disposition sur le site data.Drees depuis 2010, pouvant être déclinés au niveau national, régional et départemental.
> Site data.drees

Inégalités sociales de santé

Analyse des lacunes pour améliorer les connaissances et les pratiques en matière d'équité en santé

L'auteur étudie les lacunes susceptibles de nuire à la capacité des acteurs de la santé publique d'améliorer ou d'atténuer les déterminants sociaux de la santé. Cette analyse fondée sur les données probantes et les connaissances, aborde les différentes lacunes dans leur globalité en les regroupant selon 3 auditoires : les chercheurs, les responsables de l'élaboration des politiques et les décideurs du gouvernement et, enfin, les praticiens de la santé publique. Elle fait état des lacunes dans les travaux de recherche sur les systèmes et les pratiques de santé publique en ce qui a trait à l'équité en santé, à l'insuffisance et à l'incohérence des connaissances et des compétences professionnelles et, aux obstacles à l'accès aux connaissances et à l'application de ces connaissances.
> Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé

Pauvreté en conditions de vie de 2004 à 2019 : Étude de l'Insee

> Site de l'Insee

La crise sanitaire vue d'en bas

Ce 12 mai sera remis au Premier ministre un rapport sur les conséquences de la crise sanitaire sur les classes les plus pauvres de la société. Par la qualité et la diversité de ses contributions, il prend à contre-courant les polémiques récentes sur le fossé entre les sciences sociales et le discours politique. Ce document met en lumière, sans misérabilisme, la violence qui s'abat sur toutes les dimensions de leurs conditions de vie, tendant au pouvoir un miroir cru des réalités sociales vécues par ceux d'en bas.

> AOC, 12 mai 2021

Migrants en situation de vulnérabilité et santé : Étude de Santé publique France

> La Santé en action

Médicament

Xenothera lance la production industrielle du XAV-19 contre la Covid-19

La biotech nantaise Xenothera a annoncé hier la signature avec le gouvernement français d'un contrat de précommande de 30.000 doses de son candidat-médicament XAV-19, contre la Covid-19. Il s'agit d'un anticorps polyclonal développé sur la base de sa technologie d'anticorps glycohumanisés, c'est-à-dire des anticorps à l'origine porcins, qui ont été modifiés, explique le journal 20minutes. Il est destiné aux patients atteints de Covid-19 modéré, pour éviter l'aggravation de la maladie et un transfert en réanimation. Cet accord avec le gouvernement va permettre de débuter dès à présent sa production industrielle, en anticipation des résultats de l'essai clinique de phase IIb/III Polycor, attendus cet été. L'entreprise espère obtenir dans la foulée une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ASNM). "Je me réjouis de la réponse favorable du ministère de la Santé à notre proposition de réserver les premières productions de notre traitement aux patients français, ce qui nous semblait logique compte tenu des soutiens reçus depuis le départ. Ce contrat démontre aussi qu'il est possible d'entreprendre en France", se félicite Odile Duvaux, présidente de Xenothera.

> 20 minutes, 11 mai 2021

Le vaccin Moderna arrive en ville

Les médecins et pharmaciens pourront commander les vaccins Moderna à partir du 17 mai en vue d'une livraison la semaine suivante, ont indiqué hier la FSPF et l'Uspo à l'AFP. Jusqu'ici disponible uniquement dans les centres de vaccination, le vaccin Moderna est donc le premier vaccin à ARN messager qui pourra être administré en ville. Les premières injections pourront démarrer dès le 28 mai prochain. Médecins et pharmaciens pourront ainsi commander 300 000 doses par semaine.   

> Lettre ESE, 11 mai 2021

Moins de cas de grippe et de gastro-entérite : les ventes de médicaments courants sont en forte baisse

11/05/2021- En un an, les ventes de médicaments courants ont fortement diminué, selon la société de conseil spécialisée dans la santé Iqvia. Les ventes de produits contre la toux ont même chuté de 54%. Cette baisse est compensée par les ventes de masques et de gel hydroalcoolique, en forte augmentation. La fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) annonce toutefois 145 M€ de pertes sur le premier trimestre 2021. D'autres enseignements peuvent également en être déduits : les gestes barrières sont globalement respectés dans le cadre de la crise sanitaire, ce qui explique cette diminution des maladies contagieuses comme la grippe ou les gastro-entérites. Santé publique France indique, en effet, qu'en métropole, la détection de virus grippaux A(H1N1), A(H3N2) et B/Victoria est sporadique et sans circulation active.
> PharmaNews Médicament #149 - Iqvia, mai 2021
> Huffington Post, 7 mai 2021

NTIC : open data, internet

L'Usine Digitale fait le point sur le déploiement du Health Data Hub

L'Usine Digitale fait le point sur le déploiement du Health Data Hub, dont la mission est de permettre aux porteurs de projets, publics comme privés, d'accéder facilement à certaines données de santé des Français. Aujourd'hui, il accompagne une quarantaine de projets, dont une vingtaine a été sélectionnée par le biais d'appels à projets. D'après sa directrice Stéphanie Combes, le catalogue de données devrait en outre augmenter prochainement à travers de nouveaux partenariats. L'année 2021 devrait également être l'occasion de trouver une issue au contentieux lié à l'hébergement des données du Health Data Hub par Microsoft Azure.

> L'Usine digitale, 11 mai 2021

> Accès au rapport 2020 du Health data hub

Comment bien lire et comprendre une étude scientifique

Beaucoup d'internautes tentent désormais de lire les publications scientifiques à la source, quitte à parfois mal les interpréter ou à prendre au sérieux des études qui n'ont rien de scientifique. Voici quelques repères utiles pour lire correctement ces publications.

> Le Monde, 10 mai 2021

Comment les scientifiques s'organisent pour s'affranchir des aspects commerciaux des revues

L'expression « évaluation par les pairs » a fait irruption dans les médias avec la crise du Covid-19 et l'on en mesure bien l'importance : pour être dignes de foi, les résultats d'une recherche doivent d'abord être examinés de manière critique par d'autres spécialistes du domaine, des « pairs ».

> The Conversation, 2 mai 2021

Traducmed : des fiches en 43 langues

La prise en charge des migrants, qu'ils soient en situation régulière ou irrégulière, est complexe. En effet, elle se heurte à plusieurs barrières dont une des plus importantes est la barrière linguistique. Les outils existants qui ont pour but de pallier cette difficulté ont certaines limites. Il manquait un outil intermédiaire qui se situerait entre le livre de traduction et l'interprétariat.

> Site de Traducmed

Rapport 2020 de la Cnil : les plaintes et violations en lien avec la santé en hausse

Dire que l'année 2020 a été marquée par l'épidémie de Covid-19 est une lapalissade. Le récent rapport d'activité de la Commission nationale informatique & libertés (Cnil) pour l'année passée rend compte d'une activité accrue dans le domaine de la santé. Pendant l'épidémie, 51 % des Français ont indiqué avoir eu recours à des outils numériques pour leurs problématiques de santé, selon un sondage IFOP, cité dans le rapport de la Cnil, autorité chargée principalement de veiller à la protection des données personnelles.

> Le Généraliste, 18 mai 2021

Politique de santé, politique sociale

Le directeur de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus et la chancelière allemande Angela Merkel ont annoncé la création d'un centre mondial de prévision et détection des épidémies à Berlin

La plateforme, financée par l'Allemagne à hauteur de 30 millions d'€ par an, devrait ouvrir ses portes en septembre. Elle travaillera avec des partenaires du monde entier afin de "prédire, prévenir, détecter, se préparer et répondre aux risques de pandémie et d'épidémie dans le monde entier", précise l'OMS. "La pandémie de Covid-19 nous a appris que nous ne pouvions lutter qu'ensemble contre des pandémies et des épidémies", a souligné Angela Merkel.

> Le Figaro, 5 mai 2021

Dans une note publiée par Terra Nova, Aurélie Combas-Richard revient sur la démarche expérimentale de la Cpam de Seine-Saint-Denis à l'occasion de la campagne vaccinale

05/05/2021- Bien que la moyenne d'âge du département soit basse, la Seine-Saint-Denis (93) est particulièrement touchée par l'épidémie de Covid-19. Cela peut s'expliquer par le fait qu'il s'agit d'une des collectivités territoriales les plus denses de France, avec 6 871 habitants au km². 30% des logements présentent par ailleurs une suroccupation et le département connait un taux de pauvreté de 28%. Beaucoup de ses habitants occupent également des emplois de seconde ligne et passent beaucoup de temps dans les transports en commun. La Seine-Saint-Denis est marquée par de fortes inégalités sociales de santé et une prévalence importante des comorbidités. Afin d'inciter à la vaccination, la Cpam a déployé une pédagogie ciblée, via des appels téléphoniques. Ont ainsi été identifiés les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), ceux de l'Aide médicale d'État (AME) et les assurés n'ayant pas déclaré de médecin traitant. Les appels vers ces publics se sont doublés d'un courrier adapté ayant fait l'objet d'un pré-testing pour mieux faire connaitre la démarche. La caisse a également pu poursuivre la stratégie multilingue initiée avec le contact tracing et faciliter le transport vers les centres de vaccination, notamment en partenariat avec Uber. Les premières évaluations montrent un impact significatif de cette campagne. Au 11 avril, 64,9% des plus de 75 ans résidant dans le département étaient vaccinés alors que sans ce dispositif, ce pourcentage se situerait plutôt aux alentours de 54%. Cette campagne a également permis d'analyser les motifs de refus ou d'hésitation face à la vaccination.

> Site de Terra Nova

Un rapport d'experts déplore la lente réponse de l'OMS au début de l'épidémie

Le groupe d'experts mandaté par la direction générale de l'OMS sur sa gestion de la pandémie a rendu, mercredi 12 mai, son rapport final. Il pointe notamment la faible réactivité de l'agence onusienne lors de l'apparition du virus fin 2019. "Un temps précieux a été perdu", déplore Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia et coprésidente du groupe d'experts. "Le système censé valider et répondre à l'alerte a été trop lent. Il n'opère pas à une vitesse suffisante lorsqu'il est confronté à un agent pathogène respiratoire qui se diffuse rapidement", explique-t-elle. Ainsi, l'OMS ne décrète une "urgence de santé publique de portée internationale" que le 30 janvier, alors que les cliniciens de Wuhan, en Chine, avaient, note le panel, suspecté dès la fin décembre 2019 que les clusters anormaux de pneumopathie atypique étaient le fait d'un agent pathogène capable de se transmettre entre les humains. Le rapport appelle ainsi à simplifier les procédures, y intégrer le principe de précaution, mais aussi renforcer l'indépendance de l'OMS.

> Le Monde, 13 mai 2021

Politique publique

Le Conseil scientifique a donné son feu vert à la création d'un pass sanitaire "exceptionnel et temporaire"

En reconnaissant son utilisé pour éviter des événements super-propagateurs, il souhaite cependant en proportionner l'usage, notent Les Échos. En effet, le pass utilise les données personnelles de santé, "un précédent dont il convient de limiter les effets en termes de durée et d'ampleur", souligne l'avis.

> Avis du Conseil scientifique

La fin de la pandémie de Covid-19 marquera-t-elle un retour aux « années folles » comme en 1920 ?

Alors que certains pays sont frappés durement par la troisième vague de la pandémie, d'autres retournent peu à peu vers la normalité. Depuis le 21 avril, le Danemark a autorisé le service à l'intérieur dans les restaurants et les cafés, et les amateurs de football retournent dans les gradins. Dans les pays qui ont déployé avec succès leur campagne de vaccination, un vent d'optimisme souffle. Et pourtant, malgré cette lueur d'espoir, l'incertitude demeure quant à ce que l'avenir nous réserve. Les articles sur ce à quoi le monde ressemblera après la pandémie se multiplient et tous les pays réfléchissent à la manière de se remettre de cette catastrophe économique qui dure depuis un an.

> The Conversation, 10 mai 2021

Lancement du quatrième plan santé environnementale (PSNE 4)

Barbara Pompili et Olivier Véran, respectivement ministres de la Santé et de la Transition écologique, ont donné le coup d'envoi du quatrième plan national santé environnement (PNSE 4), vendredi 7 mai. Cette feuille de route fait suite à une concertation conduite depuis janvier 2019 avec l'ensemble des parties prenantes dans le cadre du Groupe Santé Environnement (GSE), présidé par Elisabeth Toutut Picard. Les premiers enseignements de la crise sanitaire ont également été intégrés dans la finalisation des travaux. Le plan identifie quatre «enjeux majeurs de santé publique» : connaître les risques et en informer les populations pour mieux les protéger ; lutter contre la pollution de l'air ; réduire l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et l'exposition des populations ; identifier et évaluer les perturbateurs endocriniens. Selon l'OMS, 23 % des décès et 25 % des pathologies chroniques dans le monde peuvent être attribués à des facteurs environnementaux et comportementaux.

> Site du ministère chargé de la santé

Covid-19 : les mises en garde du conseil scientifique sur le déconfinement pour éviter une « possible quatrième vague »

Dans un document de 36 pages remis au gouvernement jeudi, le conseil scientifique, qui s'est "autosaisi" sur le déconfinement s'inquiète d'un calendrier décorrélé des données épidémiologiques. Il recommande d'attendre que 35 millions de Français – soit deux tiers de la population adulte – aient reçu une première injection pour lever les mesures de freinage. Les scientifiques craignent par ailleurs que la perspective du déconfinement n'incite les Français à baisser la garde trop tôt.

> Le Monde, 11 mai 2021

Covid-19 : l'hypothèse d'un accident de laboratoire relancée par de nouvelles découvertes

Trois travaux universitaires menés ces dernières années à l'Institut de virologie de Wuhan (WIV) ont été divulgués jeudi sur Twitter, par le compte d'un scientifique anonyme, coutumier des révélations fracassantes. Rédigés en chinois, et jusqu'à présent jamais rendus publics, ils remettent en cause certaines données tenues pour acquises par la communauté scientifique internationale sur le nombre et la nature des coronavirus conservés par le WIV, sur les expériences conduites sur ces virus et même sur l'intégrité des séquences génétiques virales publiées ces derniers mois par l'institution de recherche de Wuhan. Une des thèses revient sur le plus proche parent du Sars-CoV-2, collecté en 2013. Il avait été baptisé Ra4991 dans une étude publiée en 2016 par le WIV, puis rebaptisé RaTG13 en 2020. La virologue Shi Zhengli avait alors indiqué qu'il s'agissait du même virus. Or, une des thèses suggère que la séquence de RaTG13 publiée en 2020 n'est pas rigoureusement identique à la séquence de Ra4991. Les différences majeures sont localisées sur la partie du génome correspondant au spicule (ou "Spike"), la protéine qui permet au virus de pénétrer dans les cellules de son hôte, un domaine jouant un rôle-clé pour l'infectivité du virus. Un autre mémoire confirme par ailleurs les manipulations de plusieurs coronavirus par le WIV afin de tester leur infectivité sur plusieurs types de cellules d'humains ou d'animaux. Enfin, ces études révèlent la présence d'au moins un autre coronavirus collecté en 2013 et conservé au WIV, dont l'existence n'a jamais été divulguée. En parallèle de ces publications, une vingtaine de scientifiques de haut niveau ont appelé vendredi dans la revue Science à ne plus négliger la piste d'une fuite du Sars-CoV-2 depuis un laboratoire.

> L'Express, 14 mai 2021

Déconfinement: le gouvernement affiche un "optimisme raisonnable"

La deuxième étape du déconfinement progressif débute ce mercredi 19 mai dans un contexte épidémique plus favorable. Mortalité, nouveaux cas, lits occupés en soins intensifs: toutes les courbes fléchissent. Simon Cauchemez, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, ne cache pas son optimisme: "Pour la première fois, nos projections montrent que si nous restons sur cette même dynamique et avec un rythme de vaccinations un peu plus élevé, nous pourrons non pas faire reculer la prochaine vague, mais bel et bien l'éviter." Matignon évoque de son côté un "optimisme raisonnable" et Olivier Véran a assuré lundi soir sur BFMTV que la fin du masque dehors "arrivera bientôt". Toutefois, les indicateurs restent surveillés avec attention: "Si la décrue ralentit et que l'on atteint un plateau des nouveaux cas ou des hospitalisations, la situation pourrait rapidement se dégrader", prévient Simon Cauchemez. L'évolution de la campagne de vaccination jouera donc un rôle clé dans la réussite du déconfinement. Déjà, son impact "s'observe à l'œil nu, en particulier chez les personnes âgées", indique Pascal Crépey, chercheur en épidémiologie à l'École des hautes études en santé publique de Rennes. "Alors que l'incidence était à peu près comparable chez les plus de 90 ans et chez les adultes de 20 à 60 ans durant la deuxième vague, elle se révèle deux fois moins élevée lors de la troisième vague chez les premiers, qui ont été largement vaccinés." Selon les données remontées par Santé publique France, on ne compte plus qu'une quinzaine de décès par semaine dans les établissements accueillant des personnes âgées (Ehpad), alors que la situation y était dramatique au début de l'épidémie. Le gouvernement s'est fixé l'objectif d'atteindre 30 millions de personnes primovaccinées mi-juin, soit 58% des adultes.

> Le Monde, 19 mai 2021

Mission indépendante nationale sur l'évaluation de la gestion de la crise Covid-19 et sur l'anticipation des risques pandémiques : Rapport final

Un rapport de près de 180 pages sur la gestion de la crise sanitaire a été publié mardi par une mission d'experts, à la demande d'Emmanuel Macron. Il pointe en creux le manque d'anticipation et de préparation de la part des institutions et des autorités et la "complexité de la gouvernance et la centralisation excessive ayant initialement nui au pilotage". "En France, la santé publique est assez morcelée. Il y a de magnifiques écoles, des épidémiologistes de renom, des agences… Mais ces dernières sont issues d'un ministère de la Santé désormais dépouillé de ses forces", note le Pr Didier Pittet, à la tête de la mission. "Petit à petit, les agences sont devenues indépendantes avec leur propre agenda, et dans l'ensemble, la Santé publique se retrouve affaiblie. Il faut que tout soit réintégré, au service du ministère. Mais aussi que l'administration lourde, historique, cède la place à la coordination." Une quarante de propositions sont évoquées. Selon le Pr Didier Pittet, l'urgence absolue concerne "l'épidémiologie de terrain". Le rapport plaide ainsi pour "rattacher les cellules d'intervention en région de Santé publique France aux Agences régionales de santé (ARS) au sein d'équipes dédiées", et "maintenir une compétence en contact tracing au sein de l'Assurance-maladie. Il faut comprendre chaque chaîne de transmission pour pouvoir les interrompre."

> La Croix, 19 mai 2021

> Hospimédia, 19 mai 2021 (Accès abonnés)

> Site de Vie publique

Prévention

Vaccin Pfizer/BioNTech : des cas de myocardite à surveiller

Cinq cas de myocardite ont été détectés en France chez des personnes vaccinées avec le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer/BioNTech, sans que le lien avec le vaccin puisse être établi pour le moment, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires

> Egora, 4 mai 2021

Les taux de vaccination en Ehpad vont être révisés en raison de surestimations

Même le président de la République Emmanuel Macron est susceptible de diffuser sur les réseaux sociaux des informations erronées. Dans un tweet du 30 avril, il vante ainsi un taux de primo-injection des vaccins dirigés contre le Sars-Cov-2 de 99% en Ehpad. Pourtant, dans son bulletin du 29 avril, Santé publique France soulignait déjà que les couvertures vaccinales des résidents en Ehpad ou USLD sont "surestimées".
> Hospimédia, 4 mai 2021 (Accès abonnés)

Coronavirus Covid-19 : la vaccination

> Dossier actualisé en temps réel ARS Pays de la Loire

Prévision - Evaluation - Méthodologie

L'Académie des technologies décrit la modélisation de données comme un outil efficace à mettre en place pour prévenir et anticiper les crises sanitaires à venir

"Anticiper" c'est le mot d'ordre du nouveau rapport de l'Académie des technologies. Mis en ligne le 3 mai, cette publication s'intéresse aux différentes façons de prévenir les crises sanitaires à venir pour pouvoir les anticiper via des scénarios déjà étudiés en amont. L'Académie des technologies propose alors cinq recommandations pratiques, toutes axées sur la modélisation de données à des fins préventives.

> Académie des technologies

Psychiatrie

La Fnors et le réseau des ORS lance la Revue “Épitomé”

La Fédération nationale des observatoires régionaux de santé annonce la diffusion de son premier numéro Épitomé sur la thématique de la santé mentale. L'ambition de cette nouvelle collection thématique est d'offrir un condensé de l'observation de la Fnors et des ORS et d'en extraire les tendances majeures de l'action en santé sur les territoires.
> Revue Epitomé

Réglementation

L'ordonnance sur l'identification électronique des utilisateurs de services numériques en santé publiée

Une ordonnance publiée au Journal officiel jeudi dernier, en application de la loi du 24 juillet 2019, encadre l'identification électronique des utilisateurs de services numériques en santé et des bénéficiaires de l'Assurance Maladie.  Le texte concerne trois catégories : les usagers, les professionnels personnes physiques (médecins, infirmiers, psychologues, préparateurs en pharmacie, aides-soignants, etc.) et personnes morales (établissements de santé, etc.).

> Site de Legifrance

Soins de santé primaire

La mission sur l'évolution des professions de santé rendra copie en juillet

Identifier les leviers pour renforcer les coopérations entre les professionnels de santé et réfléchir à la manière de faire évoluer les différents métiers dans leur champ de compétence ou même en pratique avancée. Tel est l'objectif de la mission d'information mise en place ce 5 mai par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le député du Rhône Cyrille Isaac-Sibille (Modem) a ainsi été nommé rapporteur de la mission "Professions de santé : évolution des périmètres de compétences, des protocoles de coopération et des pratiques avancées" qui rendra ses conclusions en juillet.
> Hospimédia, 5 mai 2021 (Accès abonnés)

Retour d'expérience sur l'impact de la crise liée à la Covid19 sur les soins de premiers recours pendant les premiers confinement et déconfinement

Données de surveillance d'activité & résultats d'enquêtes. Document de synthèse
> ORS Provence-Alpes-Côte d'Azur, avril 2021

COVIDOM. Étude sur les caractéristiques cliniques et les facteurs associés à l'hospitalisation ou au décès des patients ambulatoires suivis à distance

> Communiqué de presse Inserm, 28 avril 2021

Médecins en maisons de santé pluriprofessionnelles :  des revenus en hausse et des effets prometteurs pour l'accès aux soins. Étude Drees/Irdes

Cette étude a été réalisée auprès des médecins généralistes en secteur 1 exerçant en France métropolitaine, âgés de moins de 65 ans et ayant perçu au moins 1 euro d'honoraires et actifs pour chaque année d'observation. Entre 2008 et 2020, 1 300 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) ont été créées en France, majoritairement implantées dans les territoires médicalement défavorisés. La qualité des soins et services rendus dans ces maisons de santé est souvent supposée comme étant plus élevée que celle en exercice isolé. Cette étude vise notamment à savoir si, du point de vue des professionnels de santé, et particulièrement des médecins généralistes, l'évolution de leurs revenus nets de charges est susceptible de refléter ou non une fragilité des MSP.
- Chaput, H., et al. (2020, janvier). Difficultés et adaptation des médecins généralistes face à l'offre de soins locale. Drees, Études et Résultats, 1140.
- Chevillard, G., Mousquès, J. (2020, mars). Les maisons de santé attirent-elles les jeunes médecins généralistes dans les zones sous-dotées en offre de soins ? Irdes, Questions d'économie de la santé, 247.

Sondages

Enquête sur la rémunération des médecins : l'impact Covid : Medscape et Univadis, 4 mai 2021

> Site de Medscape

Quelle image de la Sécurité sociale dans le contexte de crise sanitaire ?

Cette quatrième édition, réalisée par l'Institut Harris Interactive, visait non seulement à analyser l'évolution des résultats depuis la dernière enquête mais également à «déterminer le degré de confiance accordé à la Sécurité sociale en cette période de crise sanitaire». Premier enseignement : l'image reste très positive dans l'opinion publique. Ainsi, 85% des Français sont fiers de leur système de protection sociale et 88% expriment un fort attachement. «Des scores élevés, conformes aux précédentes éditions», rappelle l'Ucanss. Ils se sentent également bien protégés par la Sécurité sociale (84%), perçue comme «un atout pour l'économie française et sa contribution à la redistribution des richesses et à la croissance» (75 %). Pourtant, l'institution reste encore mal connue. 71% des personnes interrogées s'estiment bien informés sur la Sécurité sociale, mais elle reste principalement appréhendée par le biais de l'Assurance Maladie (92 %). Si la mission de collecte des cotisations est «bien identifiée» (75% des répondants), celles de gestion des retraites et des allocations familiales le sont beaucoup moins (respectivement 50% et 43%). La solidarité reste la première valeur associée à la Sécurité sociale (82 %), suivie par l'accessibilité (76 %, +8 points) ; la proximité (75 %, + 14 points) ; l'adaptabilité aux évolutions de la société (74 %, + 18 points) ; la modernité et l'innovation (63 %, + 7 points).
Dans le contexte sanitaire, une large majorité des sondés (82%) soulignent le «rôle important» joué par la Sécu concernant sa gestion et 72 % estiment que son action a permis de réduire les conséquences négatives pour la population. Ce rôle d' «amortisseur de la crise» est reconnu pour toutes les branches, et pour l'Assurance Maladie en premier lieu (86 %).

> Lettre ESE, 10 mai 2021

Statistiques - Méthodologie

Environ 45% des Français seraient partiellement immunisés contre la Covid-19

Près de la moitié des Français de plus de 20 ans aurait acquis une première protection contre le Sars-CoV-2, rapporte Libération. Le journal cite les derniers travaux de modélisation de l'Institut Pasteur, qui évaluent, en date du 9 avril, à 22,7% la part de la population française déjà contaminée par le virus. Parallèlement, Santé publique France rapporte que 30% de la population adulte a reçu une première dose de vaccin début mai. Il ne convient pas, cependant, d'additionner ces deux chiffres, puisqu'une partie de ceux qui ont déjà contracté le virus, et qui pour la plupart l'ignorent, ont aussi bénéficié d'une première injection. En faisant donc l'hypothèse que la proportion d'adultes primovaccinés (30%) concerne autant les personnes déjà infectées que celles qui ne l'ont pas été, on obtient alors 23,2% de personnes non infectées, mais primovaccinées. L'ensemble des personnes partiellement protégées s'élèverait alors à 45,9 % de la population adulte. Ces taux d'immunité partielle, plutôt encourageants, devraient désormais contribuer à faire reculer l'épidémie sur le territoire.

> Libération, 5 mai 2021

Évolution de la 3e vague en Europe

La France a entamé la première phase de son déconfinement lundi 3 mai, après six mois de restrictions visant à garder l'épidémie de Covid-19 sous contrôle. Cette réouverture progressive est basée sur un calendrier en quatre étapes s'échelonnant jusqu'au 30 juin, avec, dans un premier temps, la fin des attestations en journée et des restrictions de déplacements interrégionaux depuis lundi, puis la réouverture des terrasses et des musées prévue le 19 mai. Le timing de ce déconfinement "à la française" a entraîné plusieurs réactions chez nos voisins, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, où certains avancent qu'il est trop précoce, évoquant notamment le retard dans les vaccinations et un taux d'incidence encore trop élevé dans l'Hexagone.

> Statistica, 4 mai 2021

Systèmes de santé

Travail et santé

Les entreprises peuvent jouer un rôle dans la préservation de la santé mentale de leurs salariés

05/05/2021- Un arrêt du 6 janvier 2021, rendu par la Chambre sociale de la Cour de cassation, a rappelé l'obligation de l'employeur en matière de prévention concernant la santé et sécurité au travail. Elle s'applique également en cas d'atteinte à la santé psychique du salarié. Les juges précisent que l'employeur doit pouvoir démontrer qu'il a mis en place des mesures de prévention suffisantes pour évaluer et prévenir les risques psychosociaux.
Si plusieurs démarches de prévention des risques professionnels sont à l'œuvre depuis quelques années, le cas des troubles psychiques reste peu abordé. Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, encourage les employeurs à "se doter d'outils de dépistage dans la durée" et à s'appuyer davantage sur la prévention. Ce constat est partagé par le psychologue Tim Greacen, directeur du laboratoire de recherche en santé mentale et sciences sociales du GHU Paris. Ce dernier invite les entreprises à développer des dispositifs d'informations. Il avance que plus les salariés prendront conscience des signes d'apparition des troubles, plus ils seront à même de les constater chez leurs collègues et de le signaler auprès des personnes compétentes.

> Site d'Eurojuris

Les longues heures de travail augmentent la mortalité liée aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux : Rapport OMS, OIT

Les longues heures de travail ont entraîné 745 000 décès par accident vasculaire cérébral et par cardiopathie ischémique en 2016, soit une augmentation de 29% depuis 2000, selon les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Organisation internationale du travail publiées dans Environment International  le 17 mai. Dans une première analyse mondiale des pertes en vies humaines et en santé associées aux longues heures de travail, l'OMS et l'OIT estiment qu'en 2016, 398000 personnes sont décédées d'un accident vasculaire cérébral et 347000 d'une maladie cardiaque du fait d'avoir travaillé au moins 55 heures la semaine. Entre 2000 et 2016, le nombre de décès dus à une maladie cardiaque due à de longues heures de travail a augmenté de 42% et d'un accident vasculaire cérébral de 19%.

> Site de l'OMS (article en anglais)

Vieillissement

Grand âge et autonomie : la Mutualité Française engagée dans une expérimentation

En partenariat avec la Croix-Rouge française et l'association Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve, la Mutualité Française conduit une expérimentation visant à permettre à la personne âgée en perte d'autonomie de continuer à vivre chez elle, dans un environnement sécurisé. Conduit pour 3 ans, en lien avec le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie, ce projet s'inscrit dans le cadre de l'article 51 de la LFSS 2018. Il vise à prévenir les risques d'aggravation de la perte d'autonomie et assurer la continuité de la prise en charge et du parcours de santé, offrant une alternative à l'entrée en Ehpad. Dans ce cadre, 274 personnes de plus de 60 ans, en perte d'autonomie et souhaitant rester chez elles, pourront être accompagnées par les mutuelles de la Mutualité Française.
Dans les 11 territoires concernés, le dispositif s'appuie sur un référent au sein d'un établissement ou service d'accompagnement mutualiste (Ehpad ou SSIAD), en lien étroit avec des acteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaires locaux.
> Lettre ESE, 6 mai 2021

Remise du rapport Turquois-Causse sur les petites pensions de retraite

Le Premier Ministre a confié le 11 mars 2020 aux députés Lionel Causse (LREM) et Nicolas Turquois (Modem) une mission visant à établir un diagnostic sur la situation des Français percevant une petite pension de retraite. Ce rapport a été remis mardi 10 mai 2021 à Laurent Pietraszewski, secrétaire d'État en charge des Retraites et de la Santé au travail. Ce rapport marque une avancée importante dans l'évaluation et la compréhension du nombre et des causes des petites pensions, grâce à un travail technique inédit. La mission dénombre près de 5,7 millions de retraités vivant avec une pension de retraite inférieure à 1000 € brut par mois. Il s'agit avant tout de carrières dites « heurtées », pénalisées par le système actuel de retraites peu lisible et favorable aux carrières linéaires. Les femmes, qui représentent 74% des retraités percevant une petite pension, sont particulièrement touchées.
Le rapport formule une série de propositions pour mieux anticiper et corriger ces situations, dont la revalorisation de l'ensemble des retraités actuels pour les carrières complètes en se fixant comme objectif une pension cible de 85% du SMIC net d'ici 2025.

> Site du ministère du travail

La réforme de la prise en charge de l'autonomie pourrait arriver au Parlement avant la fin de l'année 2021

11/05/2021- La réforme du grand âge et de l'autonomie pourrait passer devant le Parlement avant la fin de l'année 2021. C'est en tout cas le souhait de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée en charge de l'Autonomie. Ce projet de loi avait été mis en attente au regard de la crise sanitaire et des débats, notamment autour des conséquences des confinements sur les jeunes générations. Brigitte Bourguignon souhaite que cette réforme se concentre sur la prise en charge à domicile des personnes âgées dépendantes, à travers une réflexion "sur les métiers, les bâtis et le logement". Pour la ministre, ce "virage domiciliaire" permettrait de réduire le coût de la réforme, estimé à 9,2Md€ par le rapport Libault, facilitant ainsi sa mise en œuvre prochaine. Elle pourrait s'accompagner d'une réflexion autour du rôle des aidants, notamment familiaux, dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Actuellement, ils sont près de 11 millions en France à s'occuper d'un proche âgé ayant besoin de l'assistance d'une tierce personne. Une campagne de sensibilisation et d'information à ce sujet intitulée "la Caravane Tous Aidants" est en cours durant le mois de juin dans plusieurs villes d'Ile-de-France, comme Bobigny ou Boulogne-Billancourt.
> Les Echos, 10 mai 2021
> France Info, 9 mai 2021

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