Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Rouguiyatou Ndoye et Véronique Suhard.
De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :
• Assurance maladie • Démographie et mode de vie • Economie de la santé • Environnement et santé • Etat de santé • Géographie de la santé • Handicap • Hôpital • Inégalités sociales de santé • Médicament • NTIC : Internet, open data • Politique de santé, politique sociale • Prévention • Psychiatrie • Réglementation • Soins de santé primaires • Sondages • Système de santé • Travail et santé • Vieillissement
À partir d'analyses réalisées sur l'évolution des dépenses et des pratiques, et en s'appuyant sur les recommandations françaises et internationales, le rapport Charges et produits pour l'année 2027 présente des propositions et des pistes de réflexion visant à améliorer la qualité et l'efficience des soins, et à optimiser les dépenses de santé. L'édition 2027 est construite autour de trois grands axes : la prévention (« la grande cause décennale »), les parcours de soins et la qualité de la prise en charge, et payer le juste soin au juste prix. Le rapport sera soumis au vote du Conseil de la Cnam le 9 juillet 2026.
La conjoncture, publiée chaque année dans la revue, répond à la mission de l'Ined, d'informer les pouvoirs publics des évolutions démographiques du pays. Elle comprend plusieurs parties consacrées à la structure par âge de la population, les migrations, les unions, la fécondité, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) et la mortalité. Chaque année, la conjoncture articule l'analyse des tendances récentes sur ces aspects avec une thématique spécifique, transversale à l'ensemble des parties. En 2025, elle porte sur les contrastes entre espaces ruraux et urbains.
Le comité d'alerte du 7 juillet 2026 a permis d'identifier de nouveaux risques de dépassement des dépenses à hauteur d'environ 3 milliards d'euros : 2 milliards d'euros sur l'État liés à la poursuite des mesures de soutien, dont le coût total s'élève aujourd'hui à 1,4 milliard d'euros, et aux tensions sur certains budgets ministériels ; 1 milliard d'euros sur l'Assurance maladie. Conformément au principe fixé par le gouvernement, ce surcroît de dépense publique devra être compensé par des économies, afin de continuer à maîtriser le déficit et conserver la capacité à faire face aux aléas.
> Communiqué de presse du gouvernement
La répétition des déficits budgétaires et l'accumulation d'une dette sociale mettent en péril l'édifice de la Sécurité sociale. Minant la confiance et nivelant les marges de manoeuvre, ces réalités hautement problématiques invitent à reconsidérer les fondamentaux du financement des besoins sociaux. La situation s'avère en effet particulièrement préoccupante, quand la perspective de retour à l'équilibre s'éloigne toujours davantage. Les dynamiques économiques (faible croissance) et démographiques (vieillissement) percutent les trajectoires institutionnelles et politiques. Ce dossier de Regards fait le point sur les conventions et les débats relatifs à la nature et à l'ampleur des maux, étudiant le cas français par rapport à des contextes comparables. Les articles rassemblés dans cette livraison traitent de gouvernance financière, d'équité entre générations, d'institutions variées confrontées à des enjeux similaires, de pistes d'évolutions du côté des dépenses comme des recettes. L'ambition générale est de mieux saisir les tensions contemporaines afin de remettre le système sur les bons rails de l'avenir.
Le rapport analyse les garanties de complémentaire santé et de prévoyance, mises en place dans les entreprises, notamment celles couvrant des risques lourds tels que le décès ou l'invalidité. Depuis de nombreuses années, leur financement bénéficie de soutiens publics significatifs, à travers un régime fiscalo-social dérogatoire et complexe.
Comme chaque année, la Cour des comptes publie son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques destiné à éclairer le débat public en amont de la préparation des textes financiers qui seront présentés à l'automne. Les finances publiques françaises se situent à un moment charnière. Après les retours en arrière de 2023 et 2024, qui ont vu le déficit public se creuser et l'endettement public progresser alors que la quasi-totalité des autres pays de la zone euro parvenaient à améliorer leur situation, l'exercice 2025 a enfin marqué une première étape, significative quoiqu'insuffisante, sur la voie du redressement. Mais à peine cette étape a-t-elle été franchie que des perspectives macroéconomiques assombries et l'absence de marges de manœuvre dans un contexte politique particulier menacent les objectifs, déjà modestes, de l'année 2026. C'est désormais au risque d'un nouveau recul que sont exposées les finances publiques nationales, dans un contexte où la France ne peut pourtant plus différer les ajustements nécessaires, sauf à voir s'éroder sa crédibilité vis-à-vis des acheteurs de sa dette.
> Cour des comptes, 25 juin 2026
Le comité de suivi du respect de l'objectif de dépenses d'assurance maladie souligne un risque de dépassement pour les enveloppes des soins de ville et des établissements de santé. Aucune mesure d'urgence n'est invoquée, à l'inverse de 2025. Il met en garde contre un risque de creusement des déficits des établissements publics.
> Hospimédia, 26 juin 2026 (accès abonnés)
SEn 2025, en France métropolitaine, une personne sur dix cite l'environnement comme premier enjeu pour le pays parmi sept propositions. La préoccupation pour l'environnement augmente avec le diplôme, le revenu et la satisfaction dans la vie. Quatre personnes sur dix se déclarent très inquiètes des effets du dérèglement climatique. Cette inquiétude est plus marquée dans les zones urbaines denses, pour les plus diplômés et pour les femmes. Pour protéger l'environnement, près de neuf personnes sur dix estiment faire autant ou plus d'efforts que les autres. Cependant, dans les pratiques quotidiennes, les efforts ne sont pas majoritairement motivés par des raisons écologiques. Ainsi, la baisse du chauffage en hiver répond davantage à des impératifs budgétaires et la limitation de la consommation de viande à des raisons de santé ou économiques. L'usage de la voiture pour les trajets de plus de 100 kilomètres est privilégié sur les transports collectifs. Au total, les personnes les plus enclines à modifier leurs pratiques pour des raisons écologiques sont aussi les plus préoccupées par les enjeux environnementaux.
Cette étude décrit la mortalité par cause initiale et associée en 2024. Le taux de mortalité standardisé diminue légèrement par rapport à 2023, porté par la diminution de la mortalité due à la Covid-19. Inversement, la mortalité due aux maladies de l'appareil respiratoire augmente. Celle due aux maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, aux maladies de l'appareil circulatoire, de l'appareil digestif et de l'appareil génito-urinaire reste en hausse par rapport aux tendances prépandémiques. Près d'un tiers des certificats contiennent au moins une cause associée, dont le profil évolue avec l'âge. L'hypertension artérielle, les troubles du rythme et de la conduction, le diabète sucré et les tumeurs constituent les causes associées les plus fréquentes, tous âges confondus. Cette étude rapporte des évolutions cohérentes avec les résultats internationaux. Au‑delà de la cause initiale, les causes associées correspondent à des comorbidités, qui constituent des facteurs de risque ou d'aggravation de la cause initiale. (tiré de l'éditorial)
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur la mortalité périnatale, qui augmente légèrement en 2024. Cette publication présente les évolutions de la mortinatalité (enfants nés sans vie) et de la mortalité néonatale précoce (enfants nés vivants et décédés pendant leur première semaine de vie) qui composent la mortalité périnatale, à partir des données hospitalières. Des données complémentaires sont disponibles en ligne pour disposer d'informations départementales et régionales sur la mortinatalité et la mortalité périnatale. Cette étude est complémentaire du bilan sur la santé périnatale au cours des 10 dernières années, publié par Santé publique France (SPF) aujourd'hui.
L'objectif de cette étude est de décrire les accidents de la vie courante (AcVC) avec un recours aux soins hospitaliers (urgences seules ou avec hospitalisation) chez les enfants de 1 à 10 ans de la cohorte Elfe et d'en analyser les facteurs de risque ou protecteurs associés.
Cette nouvelle organisation territoriale s'adressera à tous les enfants et jeunes confrontés à un trouble de santé à caractère durable et invalidant en proposant une prise en charge précoce du handicap et sans reste à charge. Elle vise à mettre fin aux pertes de chance liées aux retards de diagnostic et aux difficultés d'accès aux soins
> Handicap.gouv.fr, 16 juin 2026
Par saisine, la HAS a été chargée par la loi du 29 janvier 2025 de proposer des ratios minimum de soignants afin de garantir la qualité et la sécurité des soins. Cette note de cadrage concerne prioritairement l'obstétrique-maternité, la néonatalogie, les soins palliatifs et la psychiatrie. La phase exploratoire s'appuie sur la revue de littérature scientifique, les textes réglementaires, l'étude des productions HAS existantes, l'analyse des entretiens avec les parties prenantes, ainsi que sur un recensement des effectifs soignants issus de la SAE.
Ce premier Comité stratégique a été consacré à la préparation des établissements de santé aux enjeux d'organisation, de qualité des soins et soutenabilité du système de santé. Les travaux engagés s'articuleront autour de trois priorités : 1/ le juste recours à l'hôpital en intensifiant les alternatives à l'hospitalisation complète, notamment l'hospitalisation à domicile, et en renforçant l'évaluation de la pertinence des prises en charge et des journées d'hospitalisation ; 2/ l'accompagnement des transformations organisationnelles des établissements de santé. Avec l'appui de l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), les travaux viseront à identifier et diffuser les organisations les plus performantes au service de la qualité des soins, des conditions d'exercice des professionnels et de l'efficience des établissements ; 3/ le renforcement des coopérations entre établissement.
> Ministère chargé de la santé
Dans quelle mesure les Français et les Françaises résidant en milieu rural et dans les Quartiers prioritaires de la Ville (QPV) ressentent-ils une discrimination à leur égard, que ce soit en matière d'emploi, de santé, de mobilité, de sécurité, de cadre de vie ? Les résultats d'une étude qualitative réalisée par Toluna Harris Interractive, analysés par plusieurs experts de la Fondation, permettent de saisir notamment le décalage qui peut exister entre la façon dont les commentateurs parlent des populations en question et le regard que celles-ci portent sur elles-mêmes. Cette étude permet in fine, de percevoir les éléments de convergence entre les situations dans la « France des bourgs » et la « France des tours », sans nier leurs spécificités.
> Think Tank Fondation Jean Jaurès, 30 juin 2026
La Guadeloupe est confrontée à une situation sanitaire particulière, marquée par une faible densité médicale et un accès aux soins inégalement réparti sur l'ensemble du territoire. Par ailleurs, la population guadeloupéenne est vieillissante et le nombre de personnes atteintes de maladies chroniques ne cesse d'augmenter. Réduire les inégalités d'accès aux soins est un enjeu majeur des politiques publiques, notamment dans les territoires ultramarins. C'est dans ce contexte que le Conseil régional de Guadeloupe a sollicité l'Observatoire régional de la santé de Guadeloupe (Orsag) pour réaliser une étude visant à identifier les besoins de la population en matière d'accès aux soins, ainsi que les leviers permettant d'en améliorer les conditions.
Cette étude est consacrée à l'analyse des évolutions des dépenses de médicaments remboursables en officine de ville et à l'hôpital entre 2016 et 2024. Après une décennie de stabilité, les dépenses repartent à la hausse. Les remises versées par les laboratoires pharmaceutiques à l'Assurance maladie atténuent cette progression au global, mais la hausse demeure toutefois soutenue pour les médicaments onéreux et innovants prescrits à l'hôpital, notamment en oncologie.
Chaque année, 7 675 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) sont rapportés en pharmacie en France puis collectés par l'éco-organisme Cyclamed pour être incinérés et valorisés. Pour mieux comprendre les comportements et agir plus efficacement, l'ANSM et l'Assurance maladie, en partenariat avec Cyclamed, ont conduit l'étude Perimed, première analyse statistique portant sur la nature, la composition et les causes supposées du non-usage des médicaments en France. Les résultats observés ouvrent des pistes d'actions concrètes, au service du bon usage des médicaments, de la soutenabilité du système de santé et de la transition écologique.
L'ensemble des dispositions légales, cadre général et politique du CEPS est désormais en ligne sur le site internet.
La désinformation en santé n'est pas un phénomène nouveau, mais les crises sanitaires successives, de l'affaire du sang contaminé à la pandémie de Covid-19, ont contribué à en accroître la visibilité. Les réseaux sociaux ont amplifié la circulation de la désinformation en santé tandis que les IA conversationnelles redéfinissent les pratiques d'accès à l'information. Le gouvernement français a émis des recommandations pour former les citoyens à démêler le vrai du faux dans ce nouvel écosystème informationnel complexe.
> The Conversation, 24 juin 2026
Dans son Avis n° 151, le Comité consultatif national d'éthique examine une question centrale : comment mobiliser ces données patients pour mieux comprendre les inégalités de santé, sans renforcer les risques d'assignation, de stigmatisation ou de discrimination ?
La souveraineté numérique est devenue un objectif central de la politique européenne. Au-delà de l'intelligence artificielle, des semi-conducteurs et du cloud computing, ou « informatique dématérialisée », le débat s'étend désormais à l'une des catégories d'information les plus sensibles détenues par les gouvernements : les données de santé, qui sont collectées par les hôpitaux, l'assurance maladie, les laboratoires d'analyses médicales et les institutions publiques. Pour mieux anticiper les risques de santé publique, suivre les épidémies, allouer les ressources, l'Union européenne a adopté la création d'un Espace européen des données de santé, qui entrera en application de manière différée à partir de mars 2027 et qui soulève de nombreuses questions de gouvernance, bien au-delà de la protection de la vie privée.
> The Conversation, 20 juin 2026
L'année 2025 a été riche en production avec la publication de 8 ouvrages, 50 études et 61 jeux de données. La Drees poursuit sa politique d'ouverture des données, algorithmes et codes sources avec la mise à disposition de 11 codes sources. L'année passée a également été marquée par la collecte et la préparation de nombreuses enquêtes et par d'importants investissements méthodologiques afin d'améliorer de manière continue la qualité des données produites.
Ce dossier consacré à l'aide sociale à l'enfance (ASE), rassemble et synthétise de nombreuses données statistiques disponibles sur le sujet. Il analyse le profil des bénéficiaires, les mesures dont ils font l'objet, ainsi que les dépenses départementales associées. Il met également en évidence les tendances nationales et les disparités départementales. Ce dossier décrit par ailleurs les caractéristiques des jeunes accueillis dans les établissements de l'ASE.
Cet ouvrage s'intéresse aux tendances nationales, récentes et passées, concernant à la fois les personnes âgées ou handicapées bénéficiaires d'aides sociales, et les dépenses associées. Les disparités départementales en matière d'aide sociale aux personnes âgées et handicapées sont également présentées. Il décrit en outre les ressources de ces bénéficiaires, leur lieu de résidence et leurs conditions de vie, en s'appuyant sur de nombreuses sources statistiques. Enfin, cet ouvrage présente des éléments sur les établissements accueillant ces personnes âgées ou handicapées, en mobilisant les enquêtes quadriennales que la Drees mène auprès de ces structures. Pour cette édition 2026, seuls les fichiers de données et la vue d'ensemble de l'ouvrage ont été mis à jour.
Face aux risques que la progression des maladies chroniques et le vieillissement démographique font courir sur la soutenabilité de notre système de santé, la prévention et la promotion de la santé constituent des réponses incontournables. Si les pouvoirs publics affichent comme un slogan leur volonté de prendre le « virage préventif », celui-ci tarde à advenir faute d'engagement politique profond, de sorte que l'organisation des soins reste tournée vers le curatif. Les trois rapporteurs de la mission d'information dressent un bilan pour le moins décevant du développement de la prévention en santé en France : si des moyens certains lui sont consacrés, sa mise en œuvre pâtit d'une architecture brouillonne qui dilue les responsabilités et émiette l'action, d'un modèle financier peu lisible globalement inadapté à l'enjeu d'un système plus préventif, et d'une absence de réflexion pour faire évoluer en profondeur son cadre conceptuel, organisationnel et opérationnel.
Le programme de dépistage organisé du cancer du sein français invite tous les deux ans les femmes de 50 à 74 à effectuer un examen clinique des seins et une mammographie de dépistage. Il propose un bilan diagnostic immédiat en cas de résultat suspect et une deuxième lecture de chaque mammographie normale en première lecture. Le programme est généralisé à tout le territoire français depuis 2004. Le dépistage est coordonné au niveau régional par les Centres régionaux de coordination de dépistage des cancers (CRCDC). Les taux de participation à ce programme, calculés pour les années 2005 à 2025, sont présentés, au niveau national, départemental et régional.
Ce rapport, élaboré en collaboration avec des chercheurs et soutenu par le Conseil scientifique de Nightline France, examine l'évolution de la situation en matière de santé mentale des étudiants en Europe, les interventions mises en place et l'impact des services d'accompagnement par les pairs.
> Nightline France (rapport en anglais)
Cette synthèse vise à rassembler les travaux récents de Santé publique France portant sur les symptômes de dépression post-partum (DPP), sur l'anxiété post-partum (APP), les idées suicidaires en post-partum (IDS) et l'absence de recours aux soins en santé mentale pendant la grossesse. Elle a estimé leur prévalence, et, pour la DPP et l'APP, identifié et évalué les facteurs associés ainsi que leurs disparités territoriales.
L'objectif principal de cette étude est de décrire la survenue des événements indésirables graves (EIG) au cours d'une hospitalisation en psychiatrie, définis dans ce travail par les décès inattendus survenant durant l'hospitalisation et les transferts non programmés vers un service d'urgences générales et repérés par le dossier médical informatisé. Les objectifs secondaires sont de caractériser les causes de ces EIG, d'explorer la part potentielle de l'iatrogénie, d'analyser leur temporalité de survenue au cours de l'hospitalisation et d'évaluer la mortalité à un et six mois de la survenue de l'EIG.
Par le présent décret, le premier ministre crée, au sein des ministères chargés de la santé, de l'action sociale et de la sécurité sociale, une direction générale de la recherche, de l'innovation et du numérique en santé, chargée de mettre en œuvre et coordonner la politique des ministères chargés de la santé, de l'action sociale et de la sécurité sociale dans les domaines du numérique, de la recherche et de l'innovation dans les secteurs sanitaire et médico-social. Cette nouvelle direction fusionne donc la délégation au numérique en santé (DNS), la sous-direction recherche et innovation ainsi que le département santé et transformation numérique de la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et le service dédié au dispositif "article 51". Ces instances sont d'ores et déjà placées sous son autorité.
Ces deux décrets rendent opérationnels la loi du 27 juin 2025 sur la profession infirmière et le décret du 24 décembre 2025. Le 1er texte conforte l'accès direct aux infirmiers en reconnaissant la consultation infirmière, ouvre la prise en charge directe des plaies et des dépistages standards, facilite l'orientation des patients vers d'autres professionnels ou structures. Le second texte permet aux infirmiers de prescrire certains bilans biologiques et antalgiques mais aussi des dispositifs médicaux pour le maintien à domicile, de contribuer au traitement de pathologies chroniques, de favoriser l'accès aux soins en santé sexuelle et le dépistage d'IST.
>
Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des produits de santé
et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'État
sont autorisés à prescrire ou à renouveler
> Arrêté
du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant
être réalisés par les infirmiers diplômés d'État
En suivant le parcours des praticiens à
diplôme hors Union européenne à chacune de ses étapes, ce
rapport démêle les multiples strates d'un dispositif devenu
particulièrement complexe afin de dresser un état des lieux
complet du droit qui leur est applicable. Il propose un premier
bilan des réformes engagées depuis 2019 et met en lumière les
difficultés auxquelles demeurent confrontés les professionnels,
les établissements de santé et les administrations chargées de
leur recrutement, de leur accompagnement et du suivi de leur
parcours. Il formule ensuite des recommandations destinées à
rendre les procédures plus lisibles, plus prévisibles et plus
cohérentes, tant pour les praticiens que pour les établissements
de santé. Enfin, il esquisse les évolutions nécessaires pour
mieux sécuriser les parcours administratifs et professionnels
des Padhue, sans jamais rogner sur les exigences de sécurité et
de qualité des soins et de protection des patients.
> Site
du Sénat
Les données mises à disposition par la Drees portent sur les effectifs, au 1er janvier 2026, de médecins, de kinésithérapeutes, de pharmaciens, de chirurgiens-dentistes, de sages-femmes et de pédicures podologues. Sont également diffusés des résultats sur la démographie des infirmières salariées jusqu'en 2023.
Dans un contexte de transformation du système de santé marqué par une attente croissante de participation des patients, la Haute Autorité de santé (HAS) publie un guide consacré aux partenariats en santé et aux patients partenaires. Destiné aux professionnels, aux établissements, aux associations et à l'ensemble des citoyens, ce guide propose un cadre de référence clair et des repères pratiques pour accompagner le déploiement de ces démarches sur le terrain. Il est accompagné d'une synthèse et de quatre fiches illustrant des partenariats inspirants dans la recherche, la formation et l'enseignement, les parcours de soins et l'adaptation de l'offre de soins.
Elle fixe les orientations à suivre par
les préfets de département et les directeurs généraux d'ARS pour
la poursuite du déploiement du réseau France santé et le
financement des structures labellisées. Elle rappelle que le
gouvernement a fixé un objectif de 5 000 structures labellisées
à l'horizon 2027 avec une cible intermédiaire de 2 000 à la fin
de l'été 2026.
> Bulletin
officiel du ministère de la santé, 16 juin 2026
Le panorama complet de la démographie des pharmaciens inscrits à l'Ordre au 1er janvier 2026 met en évidence une profession globalement stable mais traversée par de fortes mutations. Il montre notamment une hausse modérée des effectifs, un renouvellement générationnel, une féminisation durable et des différences marquées selon les modes d'exercice et les territoires. Le premier enseignement est la croissance mesurée du nombre de pharmaciens, qui atteint 75 731 inscrits, soit +0,9 % sur un an et +3,2 % en dix ans, avec 3 044 primo-inscrits en 2025. La structure par âge évolue aussi : les moins de 40 ans représentent désormais 36,2 % des effectifs, contre 6,2 % pour les 66 ans et plus, signe d'un renouvellement et d'une prolongation des carrières. La profession reste très féminisée, avec près de 70 % de femmes. L'ancrage territorial des jeunes diplômés demeure fort, puisque 65,3 % exercent dans leur région de formation.
> Ordre national des pharmaciens, 17 juin 2026
> Le Parisien, 17 juin 2026 (accès abonnés)
Réalisée par Frédéric Bizard, économiste, cette étude estime que kinésithérapie précoce constitue un levier majeur d'efficience. Elle plaide pour son extension et sa généralisation afin d'améliorer l'accès aux soins et répondre aux besoins croissants de la population, à l'instar de ce qui est déjà largement déployé à l'étranger.
> Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
> Le Quotidien du médecin, 25 juin 2026 (accès abonnés)
La Drees met à disposition les données de la vague 2025 du Baromètre d'opinion de la Drees. Ce Baromètre suit chaque année, depuis 2000, l'opinion des Français à l'égard de la santé, de la protection sociale et des inégalités sociales. En 2025, 4 000 personnes ont été interrogées en face à face du 13 octobre au 19 décembre. Les données de cette enquête sont disponibles dans l'open data de la Drees. Un outil de datavisualisation permet de consulter les résultats sous la forme de graphiques interactifs et de tableaux modulables. Plusieurs nouvelles questions ont été introduites dans cette édition, notamment sur les priorités de l'action publique, les opinions sur ce qui joue le plus dans la décision de ne pas avoir d'enfants et le mode de financement des dépenses induites par le vieillissement de la population.
À la demande de la Commission des affaires sociales, la division de la législation comparée du Sénat a réalisé une étude sur les politiques de prévention en santé en Allemagne, au Royaume-Uni (Angleterre) et au Canada (Québec). L'étude explore les politiques de prévention en santé mises en œuvre dans les trois pays, en analysant leur cadre juridique, leur financement et leurs dispositifs opérationnels.
Le cadre d'évaluation de la performance du système de santé (HSPA) pour le Luxembourg est un outil conçu pour suivre la santé de la population et la performance du système de santé, soutenir l'élaboration de politiques et la prise de décisions fondées sur des données probantes, et renforcer l'engagement du public sur des questions clés de politique de santé, telles que la littératie en santé et les soins centrés sur la personne. Ce rapport décrit le cadre de référence HSPA pour le Luxembourg et documente son élaboration à travers un processus inclusif et collaboratif. Il décrit également les indicateurs qui ont été sélectionnés pour alimenter le cadre de référence HSPA du Luxembourg, en détaillant la méthodologie de sélection des indicateurs et l'implication des parties prenantes. En outre, le rapport présente la structure de gouvernance de la HSPA du Luxembourg et identifie des stratégies visant à intégrer ses informations dans l'élaboration des politiques nationales. La mise en œuvre du cadre de référence HSPA pour le Luxembourg renforcera la responsabilisation et la transparence des principales parties prenantes du système de santé, permettra l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes et guidera les améliorations stratégiques à l'échelle du système.
> Site du ministère chargé du travail
En 2021, parmi les 18 millions de personnes de 60 ans ou plus vivant en France, plus de 2 millions sont en perte d'autonomie, dont un tiers en perte d'autonomie sévère. À l'horizon 2050, la perte d'autonomie devrait toucher 2,8 millions de seniors. Quelles sont les politiques menées pour répondre à cette évolution démographique ?
Face à l'arrivée des générations du baby-boom aux âges de forts besoins d'aides à l'autonomie, le Conseil de l'âge appelle à transformer en profondeur le modèle des Ehpad vers un nouveau modèle d'établissement domicile attentionnés (« Maison'âge »), conciliant davantage qualité de vie, soins, autonomie, lien social et ouverture sur la cité. Ce rapport présente les principales notions et pratiques liées au maisonage, incluant l'entretien, la rénovation et l'amélioration des logements, avec un accent sur la planification, la sécurité et la conformité réglementaire.
> Site du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge
Dans son étude économique consacrée à la France, l'OCDE consacre un chapitre sur la prise en charge de la dépendance. Alors que la France se heurte déjà à des difficultés pour garantir une prise en charge de la dépendance suffisante et de qualité, notamment à domicile, ces difficultés pourraient encore s'aggraver du fait du vieillissement de la population, qui va entraîner une hausse de la demande. L'accroissement de l'offre et de la qualité de cette prise en charge passera par une amélioration des conditions de travail des professionnels du secteur et par l'accompagnement des aidants informels. La définition d'un panier socle de services à l'échelon national pourrait contribuer à assurer un accès plus équitable à la prise en charge de la dépendance sur tout le territoire. Les dépenses de soins de longue durée vont également peser sur les finances publiques. Un renforcement de la prévention contribuerait à favoriser le vieillissement en bonne santé, tout en contenant la progression des coûts. Une hausse de la contribution des personnes âgées au financement, tout en renforçant le ciblage du soutien public aux soins de longue durée vers les personnes âgées à faible revenu et ayant des besoins sévères, permettrait de mieux contenir les risques de pauvreté, les coûts budgétaires et les effets négatifs sur l'économie. L'amélioration de la disponibilité des données et du contrôle interne favoriserait un suivi des dépenses plus efficace. Un soutien mieux ciblé aux aidants informels renforcerait leur capacité à travailler ainsi que le PIB.
L'association Conséquences, qui regroupe des citoyens d'horizons divers, a analysé les effets récents des épisodes de fortes chaleurs en France et interrogé la capacité du pays à protéger ses populations âgées face à des canicules de plus en plus fréquentes. Le rapport s'inscrit dans un contexte de réchauffement climatique et de vieillissement démographique, où la question de la vulnérabilité des seniors devient centrale. Il met en perspective la situation actuelle avec la canicule de 2003, souvent considérée comme un événement de référence ayant révélé de graves défaillances dans la gestion des crises sanitaires liées à la chaleur. Le rapport constate que les personnes âgées restent particulièrement exposées aux risques liés aux fortes températures, en raison de facteurs combinés tels que l'isolement social, la présence de pathologies chroniques et une moindre capacité d'adaptation physiologique. Cette vulnérabilité est illustrée par les données récentes de Santé publique France, qui font état d'environ 1 000 décès supplémentaires enregistrés en France en seulement quelques jours lors de l'épisode caniculaire de fin juin 2026, dont une très large majorité concerne des personnes âgées de plus de 65 ans. Les analyses soulignent une augmentation des décès à domicile, ainsi qu'une pression accrue sur les hôpitaux et les services d'urgence, confrontés à une hausse des pathologies liées à la chaleur, comme les déshydratations ou les hyperthermies.
> Le Nouvel Obs, 2 juillet 2026 (accès abonnés)
Le présent rapport présente l'activité de la branche Autonomie de la Sécurité sociale en 2025. La branche Autonomie a franchi une étape décisive dans sa structuration et son ancrage territorial. Face à une population vieillissante, à la hausse continue des demandes adressées aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et aux attentes des aidants, l'accès effectif aux droits reste une priorité.
Le dernier baromètre de la Fnadepa sur les ressources humaines et sur les finances des établissements et services pour personnes âgées évoque des déficits qui se creusent malgré les aides. Laissant une impression d'amélioration en faux-semblant.
> Hospimédia, 30 juin 2026 (accès abonnés)
Cet article construit, en complément de l'espérance de durée de retraite (ER), un indicateur d'espérance de durée de retraite sans incapacité (Ersi) à partir de données de mortalité, d'incapacité et de retraite, puis mesure les inégalités de durée de retraite sans incapacité selon le sexe, la catégorie socioprofessionnelle ou le diplôme, sur données françaises de 2009 à 2019. Le gradient social d'Ersi, à sexe donné, est plus fort que celui d'ER : un ouvrier peut s'attendre à moins d'années de retraite qu'un cadre du même sexe, et parmi elles, à plus d'années de retraite avec des incapacités. Ces inégalités d'Ersi s'expliquent par des écarts d'incapacité et de mortalité, compensés en partie chez les hommes par un départ à la retraite plus précoce des ouvriers et des moins diplômés. Sur la période, l'ER diminue du fait du départ plus tardif à la retraite, alors que grâce au recul des incapacités l'Ersi augmente chez les femmes et pour les plus diplômés.
ISSN 2824-9658