Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Rouguiyatou Ndoye et Véronique Suhard.
De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :
• Démographie et mode de vie • Economie de la santé • Environnement et santé • Géographie de la santé • Handicap • Médicament • NTIC : Internet, open data • Prévention • Psychiatrie • Réglementation • Soins de santé primaires • Sondages • Travail et santé • Vieillissement • Nominations
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), l'Inserm, via son Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm) et Santé publique France analysent les causes médicales de décès des personnes résidentes et décédées en France en 2024. Parmi les études publiées, une étude s'intéresse aux principales causes de décès médicales.
L'IGF et l'Igas analysent la situation de la Caisse des Français de l'étranger, organisme hybride assurant la protection sociale des Français expatriés. Elles mettent en évidence une dégradation financière continue depuis 2018, marquée par un déficit chronique, une baisse des fonds propres et une sous-tarification des contrats individuels. Cette fragilité s'explique notamment par des déséquilibres tarifaires, les effets de la réforme de 2018 et une gouvernance trop orientée vers les contrats individuels, au détriment des contrats collectifs plus équilibrés. Le rapport recommande une réforme du modèle économique (réajustement des cotisations, réduction des coûts, évolution de la gouvernance) afin de rétablir l'équilibre financier dès 2026, et ouvre des pistes de transformation structurelle de la CFE à long terme.
Malakoff Humanis publie aujourd'hui une étude sur l'impact des organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) sur le reste à charge des soins pour les Français. Cette étude est réalisée dans le cadre d'un appel à projets du Health Data Hub. Elle permet, pour la première fois, l'agrégation de données de l'Assurance maladie, issues du Système national des données de santé (SNDS) et celles d'une complémentaire santé, Malakoff Humanis.
> Malakoff Humanis, 12 juin 2026
Oxfam publie un rapport sur l'impact du changement climatique sur la santé. Elle estime pour l'heure que ces changements augmentent le risque sanitaire tout en affaiblissant le système de santé, qui n'est pas apte à répondre aux besoins de santé grandissants. Urgence climatique et crise du système de santé devraient être résolues conjointement.
> Hospimédia, 18 juin 2026 (accès abonnés)
Le manque de praticiens ne suffit pas à expliquer les difficultés d'accès à certaines spécialités médicales observées dans certains territoires. La désertification médicale résulterait de trois inégalités qui se cumulent sans toujours se confondre : une offre de soins mal répartie, des délais d'attente très inégaux pour obtenir un rendez-vous et la généralisation des dépassements d'honoraires.
>The Conversation, 17 juin 2026
Le député Guillaume Garot, co-président du groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur les déserts médicaux, a déposé au nom de la commission des affaires sociales un projet de loi visant à lutter contre les déserts médicaux. Le texte a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 7 mai. Le projet de loi a ensuite été examiné par la commission des affaires sociales du Sénat, qui a ajouté sept amendements avant de le soumettre à la discussion en séance publique.
> Conseil national de l'Ordre des médecins, 21 mai 2026
Cette étude, réalisée à partir du volet « Aidants » de l'enquête Autonomie-Ménages 2022, porte sur le nombre de proches aidants en 2022, leurs caractéristiques démographiques, le lien qui les unit aux personnes aidées et le type d'aides apportées. Ces résultats sont mis en perspective avec ceux issus du volet « Aidants informels » de l'enquête Handicap-Santé 2008 afin de retracer les évolutions sur quinze ans.
L'édition 2026 de l'Observatoire européen des délais d'accès aux médicaments, publiée par la Caisse nationale de l'Assurance maladie en partenariat avec la Haute Autorité de santé, analyse les délais d'accès à des traitements innovants dans quatre pays : l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et la France. Elle porte sur un échantillon de 72 médicaments apportant un progrès thérapeutique et destinés principalement à des patients atteints de maladies graves. L'étude compare les différentes étapes d'accès aux médicaments, de l'évaluation à la mise à disposition effective, en distinguant les procédures de droit commun et les dispositifs d'accès dérogatoire. Son objectif est de mesurer les écarts entre pays, d'identifier les facteurs influençant les délais et de mettre en évidence les spécificités des systèmes nationaux. Cette édition fournit ainsi des indicateurs comparatifs utiles pour éclairer les politiques de santé et améliorer l'accès rapide aux innovations thérapeutiques en Europe.
> Assurance maladie, 15 juin 2026
Le rapport 2026 du Conseil national de l'Ordre des médecins rappelle que la télémédecine est un outil utile mais doit rester complémentaire à la consultation en présentiel. Elle doit respecter des règles strictes pour garantir la qualité, la sécurité et la continuité des soins. La téléconsultation ne peut pas être l'activité principale d'un médecin ni remplacer totalement les consultations physiques. Elle doit s'inscrire dans un parcours de soins coordonné, avec une attention particulière à l'identification du patient, à la protection des données et à la traçabilité des actes.
> Conseil national de l'Ordre des médecins, 19 juin 2026
Face à la montée en puissance des usages de l'IA générative en santé, la HAS élargit aujourd'hui son action au grand public, afin de permettre à chacun de mieux comprendre le fonctionnement de l'IA générative ; d'identifier ses limites ; d'adopter les bons réflexes dans leurs usages. Sont ainsi mis à disposition de tous : Un guide pédagogique « Intelligence artificielle en santé - Bien l'utiliser et bien se protéger » et une foire aux questions (FAQ).
Profiter des situations de la vie
courante pour faire de la prévention en santé - quand on
se rend dans une structure sociale, à la pharmacie, chez son
médecin généraliste - plutôt que de ne la faire reposer que sur
de grandes campagnes d'information qui alertent sur les risques
de cancers, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses…
C'est ce que prône la démarche « Making Every Contact Count »
(que l'on pourrait traduire par « Profiter de chaque interaction »), développée au Royaume-Uni.
> The
Conversation, 18 juin 2026
À l'occasion de la réunion interministérielle du 2 juin prochain portant sur le bilan et les perspectives des deux années de Grande cause, le Collectif Santé mentale Grande cause nationale, dont fait partie la SFSP, publie ses propositions pour agir à travers le document de plaidoyer : Santé mentale : des propositions concrètes pour transformer l'action publique - Faire des droits et de la participation des personnes concernées le socle d'une politique publique de santé mentale.
Ce décret définit le plafond des durées d'interruption de travail pouvant être prescrites dans le cadre d'un arrêt de travail pour maladie par les médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes. La durée des arrêts de travail sera limitée à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation, sauf exception en raison de l'état de santé du patient.
Le SNPHAR-E a dévoilé le 19 juin les résultats de son étude sur la santé des médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers. Les constats sont alarmants. Le syndicat demande un plan sur la santé des praticiens.
> Site du SNPHAR-E, 19 juin 2026
> Hospimédia, 19 juin 2026 (accès abonnés)
La loi du 27 juin 2025 relative à la profession d'infirmier a renforcé les compétences des infirmiers diplômés d'État (IDE) en leur permettant de prescrire certains produits de santé et examens complémentaires. Dans ce cadre, la Direction générale de l'Offre de soins (DGOS) a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) en mars 2026 afin qu'elle rende un avis sur un projet d'arrêté définissant précisément la liste des produits et examens concernés. Cette démarche vise à mettre en œuvre les nouvelles dispositions du Code de la santé publique et à sécuriser leur application. Le projet d'arrêté poursuit avant tout un objectif de simplification et de clarification réglementaire. Il rassemble dans un texte unique des compétences de prescription jusqu'alors réparties dans plusieurs dispositions réglementaires. Sont notamment concernés : les vaccins, les contraceptifs oraux, les dispositifs médicaux et les substituts nicotiniques. Cette harmonisation doit permettre une meilleure lisibilité pour les professionnels de santé et favoriser une application plus cohérente des règles relatives à la prescription infirmière sur l'ensemble du territoire.
> Hospimédia, 19 juin 2026 (accès abonnés)
L'URPS Médecins Libéraux Île-de-France publie les résultats d'une enquête flash menée auprès des généralistes franciliens sur leurs difficultés d'adressage vers les spécialistes. Les conclusions révèlent une situation critique, aux conséquences lourdes pour les patients et le système de santé.
Avec un objectif fixé à 4 000 établissements d'ici 2027, les maisons de santé, qui regroupent médecins généralistes, masseurs-kinésithérapeutes, infirmier(ère)s, pharmacien(ne)s et autres professionnel(le)s de santé, montent en puissance. Elles sont présentées comme l'une des solutions pour améliorer l'accès aux soins de toutes et tous, en particulier pour les personnes qui souffrent de maladies chroniques. Mais ont-elles fait leurs preuves ?
>The Conversation, 15 juin 2026
Conformément aux engagements pris dans le cadre de la convention médicale signée en 2024, les indicateurs-clés de l'accès aux soins sont accessibles sur Data ameli. Ils font l'objet d'un suivi régulier par les partenaires conventionnels, aux niveaux national et local, afin d'évaluer les progrès réalisés et de répondre aux défis auxquels le système de santé est confronté. Les données arrêtées au 31 décembre 2025 sont désormais disponibles et elles témoignent d'une dynamique positive sur l'ensemble du territoire français en matière d'offre médicale, de suivi des patients et d'organisation des soins, tout en rappelant que de fortes tensions démographiques demeurent.
> ameli.fr
> Le Quotidien du médecin, 11 juin 2026 (accès abonnés)
L'association Médecins solidaires lance, jeudi, une campagne pour appeler les médecins généralistes à la "mobilisation générale" contre les déserts médicaux en prenant part à son dispositif de volontariat une semaine par an en zone rurale, sur fond d'impasse législative sur la question.
> Site de l'association Médecins solidaires
> Ipsos-BVA pour Andès, 15 juin 2026
Le plan Santé au travail 2026-2030 s'inscrit ainsi dans la continuité des actions menées toutes ces dernières années en faveur de la sécurité des travailleurs. Cinq priorités sont mises en avant : la prévention des accidents graves et mortels ; la promotion de la santé des femmes au travail ; la prévention des risques liés au changement climatique ; la réduction de l'absentéisme au travail ; la promotion de la santé mentale, grande cause nationale en 2025 et 2026.
Le seizième baromètre consacré à l'état
psychologique des salariés français, réalisé par Empreinte
Humaine avec Ipsos BVA, met en évidence une progression de la
détresse psychologique au travail. Selon cette enquête, un
salarié sur deux présente au moins un signe de détresse
psychologique, soit le niveau le plus élevé observé depuis le
lancement de ce suivi en 2020. Une part importante des personnes
concernées établit un lien direct entre cet état et leur
environnement professionnel. L'étude souligne également la
persistance du risque d'épuisement professionnel, qui concerne
près d'un tiers des salariés. Les jeunes actifs, les femmes et
les employés figurent parmi les catégories les plus exposées.
Plusieurs facteurs sont mentionnés, comme la surcharge de
travail, le manque de temps pour accomplir un travail jugé
satisfaisant ou encore un déficit de reconnaissance.
> Empreinte
Humaine, juin 2026
Le numéro 40 de Questions politiques sociales - Les brèves propose un rapide panorama statistique des flux de départs à la retraite des fonctionnaires hospitaliers et territoriaux affiliés à la CNRACL. Il met en exergue leurs principales caractéristiques (effectifs, motifs de départ, âge à la liquidation, durée validée, montant de la pension…) et leurs évolutions jusqu'en 2025, liées à la fois à la démographie du régime et aux réformes des retraites successives.
> Les brèves n° 40 - Caisse des dépôts, 16 juin 2026
Une étude publiée dans le cadre des "Perspectives budgétaires" de l'Institut des politiques publiques (IPP) examine la désindexation des retraites comme un levier potentiel d'ajustement des finances publiques. Ce mécanisme consiste à revaloriser les pensions à un rythme inférieur à l'inflation, ce qui permet de contenir la progression des dépenses de retraite. Cette option s'inscrit dans un contexte de besoin persistant de financement des régimes, et figure parmi les instruments régulièrement envisagés aux côtés d'autres mesures d'équilibrage, comme la hausse des cotisations. L'analyse souligne toutefois que les économies générées pour le seul système de retraite ne se traduisent pas intégralement par un gain pour les finances publiques globales, en raison d'effets indirects sur d'autres prélèvements et dépenses sociales
> Institut des politiques publiques, juin 2026
ISSN 2824-9658