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Questions d'économie de la santé

QUESTIONS D'ECONOMIE DE LA SANTE 2012


Question d'économie de la santé est un mensuel de 8 pages maximum, d'une grande lisibilité, sur l'actualité de la recherche en économie de la santé.
NB : disponible en texte intégral et téléchargeable gratuitement










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QES français L’effet des interventions contre la consommation de tabac : une revue des revues de littérature
The Effect of Interventions Targeting Tobacco Consumption: a Review of Literature Reviews

Questions d'économie de la santé Irdes n° 182. Décembre 2012
Grignon M. (Centre for Health Economics and Policy Analysis, McMaster University ; Irdes), Reddock J. (McMaster University)

Cette synthèse de revues de littérature systématiques fait le point des connaissances sur l’efficacité des politiques publiques ou interventions visant à réduire le tabagisme. Sont questionnés les effets des interventions auprès des collégiens et lycéens les prévenant des méfaits du tabac et de son caractère addictif, les hausses de prix dues à la taxe sur les cigarettes, ou encore les effets des traitements et interventions pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Parmi les soixante-quatre revues de littérature identifiées, une majorité porte sur l’arrêt du tabac. Les interventions en la matière sont plus efficaces menées par des professionnels de santé qui fixent une date d’arrêt de fumer et qui prescrivent des substituts nicotiniques. L’aide par téléphone portable ou Internet est également efficace. Par ailleurs, toutes les formes d’aide au sevrage semblent très efficaces en termes de coût. Les hausses de prix supérieures à l’augmentation des revenus moyens diminuent la consommation totale de tabac sans pour autant dissuader fortement l’initiation tabagique. En revanche, les interventions communautaires auprès des jeunes semblent y parvenir et réduire la proportion des fumeurs réguliers.


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QES français Panorama de la complémentaire santé collective en France en 2009 et opinions des salariés sur le dispositif
An Overview of Employer-provided Complementary Health Insurance in France in 2009 and Employee Opinions of the Scheme

Questions d'économie de la santé Irdes n° 181. Novembre 2012
Perronnin M. (Irdes), Pierre A. (Irdes), Rochereau T. (Irdes)

La deuxième édition de l’enquête Protection sociale complémentaire d’entreprise, PSCE 2009, s’inscrit dans un contexte différent de la précédente, réalisée en 2003. Elle dresse un panorama de l’offre de complémentaire santé d’entreprise après la mise en œuvre de la loi Fillon au 1er janvier 2009. Cette loi conditionne les exonérations de charges notamment à la mise en place de contrats obligatoires. PSCE 2009 s’est aussi enrichie d’un questionnaire auprès des salariés recueillant leurs opinions sur cette couverture.
La proportion d’établissements offrant une complémentaire santé collective est passée de 40 % en 2003 à 44 % en 2009. Même si elle enregistre une légère hausse, la diffusion de la complémentaire santé collective reste inégale. Ce sont toujours les établissements de grande taille, ceux employant surtout des cadres, et le secteur de l’industrie qui la proposent le plus souvent.
En ce qui concerne les salariés, 98 % déclarent avoir une complémentaire santé en 2009. Ils sont par ailleurs 74 % à déclarer avoir accès à une complémentaire santé par le biais de leur établissement et 60 % à en bénéficier. Parmi ceux qui en bénéficient, 75 % préfèreraient la conserver plutôt que lui substituer une augmentation de salaire. Les salariés déclarant n’avoir pas accès à une complémentaire santé collective sont majoritairement des salariés à faibles niveaux de salaires, en contrat à durée déterminée ou à temps partiel et des jeunes.


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QES français L’évolution des dispositifs de soins psychiatriques en Allemagne, Angleterre, France et Italie : similitudes et divergences
The Evolution of Psychiatric Care Systems in Germany, England, France and Italy: Similarities and Differences

Questions d'économie de la santé Irdes n° 180. Octobre 2012
Coldefy M. (Irdes)

La prise en charge des troubles psychiques, qui concernent un individu sur quatre en Europe, est devenue une priorité des politiques de santé après l’impulsion donnée en 2005 par le plan d’action en santé mentale en Europe de l’Organisation mondiale de la santé. Ce plan encourage un meilleur équilibre entre prise en charge ambulatoire et hospitalière, et le développement des services de proximité.
Depuis les années 1970, la plupart des pays européens sont passés d’une prise en charge dans de grandes institutions à l’intégration du patient dans son environnement à l’aide de soins et de services de proximité. Après avoir montré comment le processus de désinstitutionnalisation des soins psychiatriques s’est opéré à des vitesses et modalités distinctes en Allemagne, Angleterre, France et Italie, sont étudiés l’offre de services, les structures et modes de prise en charge actuels dans ces quatre pays. Ces premiers éléments de comparaison mettent en évidence, outre la difficulté de disposer de données de qualité comparables entre les pays, l’inégal achèvement des politiques de désinstitutionnalisation psychiatrique. Ils pointent également le retard de la France en matière d’intégration de la psychiatrie à l’hôpital général, mais aussi de développement des structures et services d’accompagnement des personnes à l’extérieur de l’hôpital.


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QES français Comment les soins primaires peuvent-ils contribuer à réduire les inégalités de santé ? Revue de littérature
In What Way Can Primary Care Contribute to Reducing Health Inequalities? A Review of Research Literature

Questions d'économie de la santé Irdes n° 179. Septembre 2012
Bourgueil Y. (Irdes ; Prospere), Jusot F. (Université de Rouen ; Irdes ; Leda-Legos), Leleu H. (Irdes) et le groupe AIR Project

Après avoir rappelé la définition des soins primaires et expliqué leur rôle en tant que principes organisateurs des systèmes de soins pour réduire les inégalités sociales de santé, nous présentons une revue de littérature ciblée sur les interventions efficaces dans ce domaine. Cette revue de littérature a été réalisée dans le cadre du projet européen AIR (Addressing Inequalities Interventions in Regions). Trois champs d’intervention en soins primaires ont été distingués : le premier concerne le développement de la prévention de la santé ; le second, l’amélioration de l’accès financier aux soins en direction de populations spécifiques ; et le troisième, les pratiques qui visent à améliorer la qualité des soins, pour l’ensemble de la population, dans le cadre d’un réaménagement de l’organisation du système de soins.


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QES français Comment expliquer les écarts de prix des médicaments similaires ? Une analyse en données de panel 2001-2009
How to Explain Price Gaps between Me-too Drugs? A 2001-2009 Panel-data Analysis

Questions d'économie de la santé Irdes n° 178. Juillet-août 2012
Bergua L. (CHU de Rouen), Cartier T. (Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Irdes), Célant N. (Irdes), Pichetti S. (Irdes), Sermet C. (Irdes), Sorasith C. (Irdes)

Le débat autour des médicaments similaires, bien que datant des années 1960, reste d’actualité au regard de leur prolifération sur le marché. Ces médicaments - qui ont une structure chimique, un mode d’action thérapeutique et des indications proches du premier entrant de la classe thérapeutique à laquelle ils appartiennent - sont pour certains équivalents sur le plan clinique en raison de l’effet de classe qui les lie alors que d’autres justifient leur présence sur le marché par l’innovation même faible qu’ils contiennent. Si les médicaments similaires sont suffisamment proches du médicament original, leurs prix ne devraient théoriquement pas différer dès lors que l’un des objectifs du régulateur est de rémunérer prioritairement l’innovation thérapeutique. Or qu’en est-il ?
À partir d’une sélection de 31 groupes de médicaments similaires, élaborée et validée par un médecin clinicien, le médecin responsable de l’étude et un pharmacologue hospitalier indépendant de l’étude, il s’agit ici d’étudier et de chercher à expliquer les écarts de prix existant, sur la période 2001-2009, entre le premier entrant dans une classe thérapeutique et les entrants successifs. Les résultats montrent des écarts de prix significatifs entre similaires, avec un écart moyen par groupe de 59 % par rapport au premier entrant. Parmi les facteurs qui influencent le plus les écarts de prix, notons, ce qui est conforme aux règles de fixation du prix du médicament en France, l’innovation thérapeutique. Mais l’ampleur des écarts de prix due à cette innovation souvent minime (+ 16 % pour un degré d’innovation, + 43 % pour deux degrés ou plus) interroge. Par ailleurs, la tarification proportionnelle au dosage accroît fortement les écarts de prix, ce qui se révèle inéquitable pour les patients dont l’état de santé justifie de plus fortes doses. Au vu des expériences étrangères, la question de la gestion des flux d’entrées et de sorties des médicaments similaires pris en charge par la collectivité mérite d’être posée.

Annule et remplace :
QES français Comment expliquer l’écart de prix entre médicaments d’une même classe thérapeutique ?
Questions d'économie de la santé Irdes n° 151. Février 2010.
Bergua L., en collaboration avec Sermet C., Sorasith C. et Célant N.


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QES français Arrêts maladie : comment expliquer les disparités départementales ?
Premières exploitations de la base Hygie
Sick Leave: What Explanation for Disparities between French Departments?
First exploitation of the Hygie database

Questions d'économie de la santé Irdes n° 177. Juin 2012
Ben Halima M.A., Debrand T., Regaert C. (Irdes)

En 2008, le montant des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie obligatoire aux salariés en arrêts maladie s’élevait à 11,3 milliards d’euros, soit plus de 5 % des dépenses de santé en France. Depuis, leur montant a tendance à croître. Par ailleurs, la proportion d’arrêts maladie est très variable selon les départements, passant du simple au double : 13 % dans les Hautes-Alpes à 29 % dans les Ardennes, pour une moyenne de 23 %.
Cette étude cherche à comprendre les raisons de cette variabilité départementale du nombre d’arrêts maladie en utilisant la base de données Hygie. Construite par l’Irdes à partir de la fusion des fichiers de l’Assurance maladie (Cnamts) et de l’Assurance vieillesse (Cnav) sur les salariés du secteur privé en France en 2005, cette base permet de croiser des informations jusqu’à présent non disponibles conjointement sur les salariés (carrière professionnelle, consommation médicale, arrêts maladie…) et les établissements qui les emploient (secteur, taille de l’entreprise…).
Après avoir décrit les caractéristiques des salariés ayant pris des arrêts maladie et les différentes causes de ces arrêts, une analyse économétrique est menée afin d’expliquer les principaux déterminants de ces disparités départementales en matière d’arrêts de travail à partir de deux types de variables : les variables de composition, constituées des caractéristiques individuelles des salariés et de l’établissement qui les emploie ainsi que du régime assurantiel dont ils bénéficient ; et les variables de contexte décrivant le département (taux de chômage, offre médicale) et le contexte de chaque établissement au sein d’un même département (salaire relatif et conditions de travail).


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QES français Comment pérenniser une ressource en voie de raréfaction ? Enseignements d’une comparaison des politiques d’aide aux aidants des personnes âgées dépendantes en Europe
Protecting an Endangered Resource? Lessons from a European Cross-Country Comparison of Support Policies for Informal Carers of Elderly Dependent Persons

Questions d'économie de la santé Irdes n° 176. Mai 2012
Naiditch M. (Irdes)

La délivrance de l’aide et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie, bien que différant d’un pays européen à l’autre, ont un point commun : les aidants (familiaux ou proches) y occupent une place prépondérante. S’assurer de façon pérenne de leur présence constitue un enjeu majeur notamment du fait qu’ils contribuent à atténuer le montant du financement de la dépendance. La mise en place d’une politique d’aide aux aidants en Europe est donc considérée comme une des composantes essentielles de la politique de prise en charge des personnes âgées dépendantes.
Dans le cadre du programme de recherche européen Interlinks, un groupe de travail s’est interrogé sur la possibilité d’isoler et de décrire un ensemble de mesures qui dessinerait l’ossature d’une politique spécifique « d’aide aux aidants ». Comment évaluer l’impact de cette politique sur ses destinataires ? Comment juger de sa capacité à s’intégrer de façon synergique à celle destinée aux personnes âgées en perte d’autonomie ? Afin de répondre à ces questions, un cadre conceptuel a été élaboré. Il a abouti à une classification originale des différents types de mesures de support à partir de critères dont le principal distingue les mesures dites spécifiques, ciblant uniquement les aidants, de celles dites non spécifiques, visant simultanément aidants et aidés.
Les premiers résultats montrent qu’à l’exception des pays scandinaves et des Pays-Bas, il n’y a pas de véritable politique d’aide aux aidants répondant aux besoins et attentes des aidants tout en s’insérant dans la politique globale d’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie.


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QES français Le territoire, un outil d’organisation des soins et des politiques de santé ? Évolution de 2003 à 2011
The Health Area, a Planning Tool for the Organisation of Care Supply and Health Policy?

Questions d'économie de la santé Irdes n° 175. Avril 2012
Coldefy M. (Irdes), Lucas-Gabrielli V. (Irdes)

En 2003, lors de l’élaboration des Schémas régionaux d’organisation des soins de troisième génération (Sros 3), le territoire de santé devient le cadre réglementaire de l’organisation des soins, se substituant à la carte sanitaire créée en 1970. Le territoire de santé est pensé comme un élément structurant de l’organisation des soins encadré par des objectifs quantifiés de l’offre de soins et un projet médical de territoire ; il est également un espace de concertation entre acteurs de santé à travers les conférences sanitaires de territoire.
Dans ce nouveau contexte, les régions sont incitées à repenser le territoire et son découpage. D’abord centré sur l’hôpital avec les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), le territoire est ensuite élargi à des activités de santé publique et d’accompagnement médico-social dans le cadre de la loi Hôpital, santé et territoires (HPST) de 2009, avec les Agences régionales de santé (ARS). Comment les régions ont-elles fait évoluer ce maillage ? Un panorama de la territorialisation en santé de 2003 à 2011.


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QES français L’Accessibilité potentielle localisée (APL) : une nouvelle mesure de l’accessibilité aux médecins généralistes libéraux.
Local Potential Accessibility (LPA): A New Measure of Accessibility to Private General Practitioners

Questions d'économie de la santé Irdes n° 174. Mars 2012
Barlet M. (Drees), Coldefy M. (Irdes), Collin C. (Drees), Lucas-Gabrielli V. (Irdes)

Cette étude propose un indicateur original et enrichi de mesure de l’accessibilité spatiale aux soins, appliqué ici aux médecins généralistes libéraux. Cet indicateur, l’Accessibilité potentielle localisée (APL), tient compte du niveau d’activité des médecins pour mesurer l’offre et du taux de recours différencié par âge des habitants pour mesurer la demande. Il s’agit d’un indicateur local, calculé au niveau de chaque commune mais qui considère également l’offre de médecins et la demande des communes environnantes.
L’indicateur d’Accessibilité potentielle localisée (APL) aux médecins généralistes libéraux présente une plus grande variabilité que les indicateurs d’accessibilité habituellement utilisés (temps d’accès, densité par bassin de vie…). En 2010, l’Accessibilité potentielle localisée (APL) est, en moyenne, de 71 équivalents temps plein (ETP) de médecins généralistes médicaux pour 100 000 habitants en France, mais elle est inférieure à 31 ETP pour 100 000 habitants pour les 5 % d’habitants ayant l’accessibilité la plus faible et supérieure à 111 pour les 5 % d’habitants ayant l’accessibilité la plus élevée.
L’Accessibilité potentielle localisée (APL) aux médecins généralistes libéraux est, en moyenne, plus élevée pour les habitants des communes urbaines. Au sein de ces communes, les habitants des moyens ou petits pôles ont une meilleure accessibilité (81 ETP pour 100 000 habitants) que ceux des grands pôles (75 ETP pour 100 000 habitants). Au sein des communes rurales, les communes rurales isolées ont une accessibilité plus élevée (63 ETP pour 100 000 habitants) que les communes rurales situées en périphérie des pôles (52 ETP pour 100 000 habitants).


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QES français Les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus de pathologies que le reste de la population.
Résultats des enquêtes ESPS 2006-2008.
Cmu-c Beneficiaries Self-report more Illness than the Rest of the Population
Results of the ESPS 2006-2008 surveys

Questions d'économie de la santé Irdes n° 173. Février 2012
Allonier C. (Irdes), Boisguérin B. (Drees), Le Fur P. (Irdes)

Les bénéficiaires de la CMU-C, plus jeunes et plus souvent des femmes, se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population selon les résultats des Enquêtes santé et protection sociale 2006 et 2008. À âge et sexe équivalents, ils mentionnent plus de pathologies que le reste de la population, jusqu’à deux fois plus pour certaines affections comme la dépression et le diabète. L’exposition aux facteurs de risque comme le tabac et l’obésité est également plus élevée au sein de cette population, 1,6 fois supérieure au reste de la population pour le tabac et 1,7 fois pour l’obésité, en lien avec les affections digestives hautes et maladies cardiovasculaires qu’ils déclarent davantage.
Parmi les principaux motifs de la dernière consultation chez un médecin généraliste ou spécialiste, les maux de dos, la dépression, les problèmes respiratoires, digestifs et hépatiques sont plus fréquemment évoqués par les bénéficiaires de la CMU-C, conformément aux pathologies déclarées. En revanche, alors qu’ils déclarent davantage souffrir de maladies de l’oreille et des dents, ils invoquent moins que les autres ces motifs de recours.


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QES français État de santé et recours aux soins des immigrés : une synthèse des travaux français
Immigrants’ Health Status and Use of Healthcare Services: A Review of French Research

Questions d'économie de la santé Irdes n° 172. Janvier 2012
Berchet C., Jusot F.

Cette étude propose une synthèse des travaux français portant sur l’état de santé et le recours aux soins des migrants depuis une trentaine d’années. Malgré la divergence des résultats de la littérature - due notamment à la diversité des indicateurs utilisés et des périodes considérées -, cette synthèse souligne l’existence de disparités entre les populations française et immigrée. De meilleur, l’état de santé des immigrés est devenu moins bon que celui des Français de naissance. Ces différences sont plus marquées chez les immigrés de première génération, les femmes, et varient selon le pays d’origine. Un moindre recours aux soins de ville et à la prévention a également été constaté.
Si des phénomènes de sélection liés à la migration permettent d’expliquer le meilleur état de santé initial des immigrés, leur situation économique fragilisée dans le pays d’accueil ainsi que la détérioration du lien social contribuent notamment à la dégradation de leur état de santé et à leur moindre recours aux soins.
Ce constat appelle la mise en œuvre de politiques de santé publique adaptées visant à améliorer l’état de santé et l’accès aux soins des populations d’origine étrangère, notamment à travers la prévention, le développement d’actions de proximité et de simplification de l’accès à certains droits et dispositifs tels que la Couverture maladie universelle ou l’Aide médicale d’État.


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7 juin 2013