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QUESTIONS D'ÉCONOMIE DE LA SANTÉ 2006


Question d'économie de la santé est un mensuel de 8 pages maximum, d'une grande lisibilité, sur l'actualité de la recherche en économie de la santé.
NB : disponible en texte intégral et téléchargeable gratuitement

















Un conseil ?

Améliorer la répartition géographique des professionnels de santé : les enseignements de la littérature.
Improving the geographical distribution of health professionals: What the literature tells us.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 116. Décembre 2006
Bourgueil Y., Mousquès J., Tajahmadi A.

La capacité des systèmes de santé des pays développés à garantir l’accessibilité aux soins et services de santé sur l’ensemble du territoire se posera avec acuité face à la diminution attendue du nombre de professionnels de santé, notamment des médecins, dans les années à venir. La répartition géographique et la productivité des professionnels de santé seront également touchées par des modifications déjà perceptibles – faible investissement dans la médecine générale, difficultés d’installation dans certaines zones, attrait pour l’exercice en groupe ou en institution –, ces changements étant liés notamment à une évolution des arbitrages entre vie professionnelle et vie privée. La plupart des travaux se limitent à une description des inégalités de répartition géographique en fonction de critères principalement démographiques ou professionnels, et analysent plus rarement les politiques visant à améliorer la répartition géographique des professionnels de santé et leurs résultats. Sur ce dernier point, la littérature étrangère ne permet pas de mettre en évidence de « remède miracle ». Néanmoins, tout en rendant compte d’une grande diversité de mesures intervenant à différents moments du parcours professionnel, elle souligne les limites des deux mesures les plus mobilisées : d’une part, l’augmentation globale du nombre de médecins, jugée inefficace, et d’autre part, les mesures financières, considérées comme insuffisantes.

Voir l'étude complète dans le rapport Irdes n° 1635.









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Complémentaire maladie d'entreprise : contrats obligatoires ou facultatifs, lutte contre l'antisélection et conséquences pour les salariés.
Company supplementary health insurance: Compulsory or voluntary schemes, avoiding adverse selection and its effect on employees.

Questions d'économie de la santé Irdes n° 115. Novembre 2006
Francesconi C., Perronnin M., Rochereau T.

La couverture complémentaire maladie d’entreprise proposée à 72 % des salariés, d’après l’enquête sur la Protection sociale complémentaire en entreprise (PSCE), est loin de représenter un bloc uniforme. De multiples offres existent : contrats obligatoires proposés à tous les salariés ou à une partie d’entre eux, contrats à souscription facultative avec ou sans options… Ces offres ne sont pas toutes exposées au même degré de risque d’antisélection. L’antisélection reflète le comportement d’individus jeunes et en bonne santé qui préfèrent ne pas s’assurer, le financement du risque maladie étant alors reporté sur les individus en mauvaise santé. D’après notre enquête, les assureurs se protègent de ce risque en proposant en grande majorité des contrats collectifs obligatoires ou des contrats facultatifs à options. Les contrats facultatifs sans options sont les plus exposés à ce risque, ils concernent à peine 15 % des salariés. Dans ce cas, des majorations de cotisations peuvent être prévues pour les salariés qui retardent la souscription du contrat. Contrats collectifs obligatoires et contrats facultatifs n’offrent pas les mêmes intérêts aux salariés. Les premiers, non soumis à l’antisélection et qui cumulent une série d’avantages en termes de coûts, proposent des niveaux de garanties en moyenne plus élevés. Les seconds laissent plus de liberté aux salariés, notamment la liberté de souscription, et semblent, dans le secteur des services, plus souvent proposés par des entreprises qui délèguent la gestion du contrat aux salariés.









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Ecarts entre morbidité déclarée et morbidité diagnostiquée. L'exemple de l'obésité, de l'hypertension artérielle et de l'hypercholestérolémie.
Differences between reported and diagnosed morbidity. The examples of obesity, arterial hypertension and hypercholesterolemia.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 114. Novembre 2006
Dauphinot V., Naudin F., Gueguen R. (CETAF), Perronnin M., Sermet C. (Irdes)

À partir d'un échantillon de personnes ayant à la fois répondu à une enquête santé par interview et accepté de subir ensuite un examen médical, cette étude compare les prévalences relevées dans ces deux sources pour trois facteurs de risque cardiovasculaires : obésité, hypertension artérielle et hypercholestérolémie. Quel que soit le problème de santé considéré, les individus sous-déclarent leurs troubles. Ils sont au contraire très peu à déclarer un problème alors que l'examen médical est négatif. Ainsi, - une personne sur trois a déclaré une taille et un poids erronés conduisant à une sous-estimation de la prévalence de l'obésité ; - près d'une personne sur deux souffrant d'hypertension artérielle ou d'hypercholestérolémie n'en a pas fait état lors de l'enquête. Dans le cas de l'obésité, la sous-déclaration semble liée à un léger défaut d'évaluation, volontaire ou non. En revanche, la très forte sous-déclaration de l'hypertension artérielle et de l'hypercholestérolémie apparaît plus inquiétante car elle traduit une probable méconnaissance du problème, faute de dépistage. Les résultats issus de cette étude montrent que les prévalences établies à partir d'auto-déclarations doivent être utilisées avec prudence, par exemple dans le cadre de campagnes de prévention. L'enjeu est de taille pour les maladies cardiovasculaires qui, avec 180 000 décès par an, représentent la première cause de mortalité en France.









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Logiques de recours aux soins des consultants de centres de soins gratuits Enquête Précalog 1999-2000.
Why patients attending free health centres seek care - Precalog Survey 1999-2000.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 113. Octobre 2006
Collet M. (Drees), Menahem G., Picard H.

Une personne sur deux en situation de précarité déclare avoir souffert de douleurs difficiles à supporter dans l’année précédant l’enquête. Pourtant, plus de la moitié d’entre elles renoncent ou retardent le moment de se faire soigner. Tout se passe comme si certaines étaient réticentes aux soins médicaux : elles diffèrent en effet le moment de consulter ou n’y recourent que ponctuellement, alors que d’autres n’observent pas les traitements qui leur ont été prescrits ou vont même jusqu’à refuser de soigner leurs troubles de santé. Pourquoi de telles résistances ou refus ? Sans répondre complètement à cette question, notre enquête montre l’importance des rapports à la santé et le caractère déterminant des trajectoires particulièrement difficiles auxquelles les patients en situation précaire ont pu être confrontés (problèmes familiaux graves dans la jeunesse, chômage prolongé, etc.). Cette nouvelle exploration de l’enquête menée en 1999/2000 auprès de personnes consultant dans des centres de soins gratuits permet d’analyser la diversité des logiques de recours aux soins d’individus en situation de précarité. Elle complète la toute récente étude présentée par Médecins du monde en portant un autre regard sur un échantillon plus large.

Voir l'étude complète dans le rapport Irdes n° 1627.









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La complémentaire maladie d'entreprise : niveaux de garanties des contrats selon les catégories de salariés et le secteur d'activité.
Workplace provided supplementary health insurance: Levels of cover in contracts by type of employee and sector of activity.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 112. Septembre 2006
Francesconi C., Perronnin M., Rochereau T.

A partir d'une enquête menée fin 2003 auprès d'entreprises, cette étude montre qu'en matière de couverture maladie collective, les cadres cumulent les avantages : plus nombreux que les non-cadres à y accéder, ils bénéficient également de niveaux de garanties plus élevées. En effet : - les entreprises employant de fortes proportions de cadres offrent en moyenne des contrats avec des garanties plus importantes ; - et lorsqu'elles proposent des contrats différents selon la catégorie des salariés, les garanties sont presque toujours plus fortes pour les cadres. Au final, pour les soins les moins biens remboursés par l'Assurance maladie obligatoire, les soins dentaires et l'optique, un cadre sur trois peut accéder, via son entreprise, à un contrat offrant des garanties élevées contre seulement un non-cadre sur cinq. Si, en moyenne, les niveaux de garanties varient peu selon les secteurs d'activité, de fortes disparités existent entre entreprises d'un même secteur, selon leur taille et le statut des salariés. Ainsi, les salariés des petites entreprises du secteur des services et encore plus de l'industrie restent majoritairement exclus de la protection maladie collective ; par ailleurs, contrairement au secteur de l'industrie, le secteur de la construction fait peu de différences entre cadres et non-cadres que ce soit pour l'accès aux contrats collectifs ou pour les niveaux de garanties offerts.









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Les dépenses de prévention et les dépenses de soins par pathologie en France.
Expenditure on prevention and care by disease in France.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 111. Juillet 2006
Fénina A., Geffroy Y., Minc C., Renaud T., Sarlon E., Sermet C.

Réalisée à partir des comptes nationaux de la santé de 2002, cette étude présente une estimation de la répartition des dépenses de santé d'une part entre soins curatifs et soins préventifs et, d'autre part, entre les grands groupes de pathologies. En 2002, la France a consacré 10,5 milliards d'euros à la prévention, soit 6,4 % de la dépense courante de santé, la moitié étant destinée à éviter la survenue d'une maladie ou d'un état indésirable, le quart au dépistage des maladies et un autre quart à la prise en charge des facteurs de risque ou des formes précoces des maladies. Les dépenses de prévention issues de la consommation de soins et de biens médicaux s'élèvent à 5,7 milliards d'euros. La consommation de soins et de biens médicaux qui ne ressort pas de la prévention a pu être répartie par pathologie. Ainsi, les maladies cardiovasculaires représentent le poste le plus important (12,6 %), devant les troubles mentaux et les maladies ostéo-articulaires (respectivement 10,6 % et 9 %). Les affections de la bouche et des dents prédominent dans les dépenses de soins ambulatoires (28,3 %) et les maladies circulatoires et les troubles mentaux concentrent à eux deux plus du quart des dépenses hospitalières.

Voir l'étude complète dans le rapport Irdes n° 1706.









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Enquête santé, soins et protection sociale 2004 : premiers résultats.
Health, Health Care and Insurance Survey 2004: First results.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 110. Juillet 2006
Allonier C., Guillaume S., Rochereau T.

L'enquête Santé et Protection sociale (ESPS) dresse un tableau de l'état de santé, des soins et de la protection sociale de la population de France métropolitaine selon ses caractéristiques sociales. En 2004, de nouvelles données sur l'état de santé montrent que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à ne pas se déclarer en bonne santé (29,6 % contre 22,5 %). Elles déclarent d'ailleurs plus de maladies (3,9 contre moins de 2,7 pour les hommes), mais de moindre gravité. Les hommes, qui ont une espérance de vie plus faible, déclarent plus de maladies graves. Malgré l'existence de la couverture maladie universelle complémentaire, près d'une personne sur 10 déclare encore ne pas avoir de couverture maladie complémentaire et 13 % avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois. Près de la moitié des renoncements concernent les soins dentaires, 18 % les lunettes et 9 % les soins de spécialistes. L'enquête confirme le fort gradient social des statistiques de santé : ce sont les ménages d'ouvriers ou d'employés qui se déclarent en plus mauvais état de santé, qui déclarent le moins bénéficier d'une couverture complémentaire maladie et le plus de renoncements aux soins.









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L'impact de l'état de santé sur l'emploi des seniors en Europe.
Effects of health on the labour force participation of older persons in Europe.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 109. Juin 2006
Barnay T., Debrand T.

L'état de santé des seniors européens joue fortement sur la probabilité d'être en emploi, selon l'étude réalisée à partir de l'enquête SHARE 2004. A l'échelle européenne, le taux d'emploi des personnes de 50 ans et plus est en effet beaucoup plus faible pour les personnes déclarant une maladie ou une limitation sévère dans leurs activités quotidiennes. II est, par exemple, deux fois moins élevé que la moyenne chez celles qui déclarent souffrir d'un accident vasculaire cérébral (AVC). De même, pour les personnes atteintes d'un cancer, le taux d'emploi passe de 43 % à 34 % pour les femmes et de 63 % à 42 % pour les hommes. Après avoir éliminé les effets de l'âge, du niveau d'études, du statut marital et du pays de résidence sur l'état de santé, l'analyse montre que les maladies les plus invalidantes pour l'emploi sont pour les hommes : les fractures de la hanche, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer et pour les femmes : les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et le diabète. L'étude montre enfin que l'état de santé n'explique pas les différences entre les taux d'emploi des seniors des pays européens étudiés, qui varient dans la population masculine d'un peu plus de 40 % en Autriche à 80 % en Suisse. Ces écarts seraient à mettre plutôt sur le compte des conjonctures économiques nationales et des cadres institutionnels concernant par exemple l'âge légal de départ à la retraite ou les dispositifs de cessation d'activité.







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Quels dispositifs de cessation d'activité pour les personnes en mauvaise santé ?
Questions d'économie de la santé Irdes n° 108. Mai 2006
Barnay T., Jeger F.

Les pensions d'invalidité constituent le principal dispositif dédié à la cessation d'activité pour raison de santé : un peu plus de 510 000 personnes de plus de 50 ans en bénéficient fin 2004. Ce mode de sortie anticipée de l'emploi semble toutefois moins fréquent en France que dans d'autres pays d'Europe notamment au Royaume-Uni et en Suède. Pourtant, une santé dégradée joue autant en France qu'ailleurs sur la probabilité de cesser son activité. Cette situation est en partie due à l'existence en France de mesures de politique de l'emploi ou du chômage indemnisé dont bénéficient aussi certaines personnes ayant des problèmes de santé. Chez les hommes âgés de 50 à 59 ans, une partie des personnes souffrant d'une incapacité se retrouvent en effet au sein des chômeurs dispensés de recherche d'emploi. En France, les différentes mesures liées aux préretraites et la dispense de recherche d'emploi permettent ainsi aux salariés dont l'état de santé est dégradé de quitter prématurément le marché du travail alors que dans d'autres pays d'Europe, ce sont les dispositifs d'invalidité qui jouent essentiellement ce rôle.







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Construction d'un indicateur continu d'état de santé agrégeant risque vital et incapacité.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 107. Mai 2006
Perronnin M., Rochaix L., Tubeuf S.

Les études sur les disparités d'état de santé requièrent l'utilisation d'indicateurs continus mesurant globalement l'état de santé. En effet, du fait de leur caractère synthétique, ces indicateurs permettent de situer les différentes catégories de la population sur une échelle unique et facilitent ainsi les comparaisons. De plus, leur aspect continu permet de nombreux calculs statistiques (moyenne, variance, indices de concentration). Or, la plupart du temps, lorsque des individus sont enquêtés sur leur santé, plusieurs dimensions sont abordées par le biais de questions à items de réponse multiples : liste de maladies, incapacités, état de santé autoévalué. S'appuyant sur les données de l'année 2002 de l'Enquête Santé et Protection Sociale, cette étude présente une méthode de construction d'un indicateur continu d'état de santé qui agrège le pronostic vital et le niveau d'incapacité que les pathologies individuelles déclarées induisent au minimum. Cette agrégation est réalisée en classant au préalable les pathologies suivant ces deux dimensions puis en attribuant aux pathologies d'une même classe un poids en fonction de leur influence sur la note de santé que les individus s'attribuent.







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Modes d'accès aux spécialistes : état des lieux avant la mise en place du parcours de soins coordonnés.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 106. Avril 2006
Le Fur P., Lengagne P.

Protection sociale menée par l'Irdes en 2004, et donc avant la mise en place de la réforme de l'Assurance maladie d'août 2004, environ un tiers des séances de spécialistes résultait d'un accès direct des patients, avec d'importantes variations selon la spécialité du praticien. Trois catégories de spécialistes se distinguent : - les spécialistes pour lesquels l'accès est principalement à l'initiative du patient : les dermatologues, les ophtalmologues et les gynécologues ; - les spécialistes consultés très majoritairement après conseil médical (y compris celui du spécialiste consulté lui-même) : les anesthésistes, radiologues, endocrinologues, chirurgiens, pneumologues, cardiologues, gastro-entérologues et rhumatologues ; - enfin, ceux qui ont un accès mixte : les psychiatres et les ORL. Parmi les consultants de spécialistes, le mode d'accès (conseillé ou non par un médecin) était peu influencé par le statut socio-économique des patients, mais dépendait principalement de leur état de santé, du lieu de la séance (ville ou hôpital) ou encore de la spécialité concernée.







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L'Enquête santé protection sociale 2004, un outil d'analyse pluridisciplinaire de l'accès aux soins, de la couverture maladie et de l'état de santé des Français.
Questions d'économie de la santé Irdes n° 105. Janvier 2006
Allonier C., Dourgnon P., Rochereau T.

L'Enquête santé protection sociale (ESPS) 2004 est un outil pluridisciplinaire qui permet d'étudier, au niveau de l'individu, les relations entre l'état de santé, l'accès aux services de santé, l'accès à la couverture maladie publique ou privée et le statut économique et social. Sa périodicité courte, l'étendue de ses questionnements et sa dimension longitudinale lui permettent de participer à l'évaluation des politiques de santé, de traiter les problématiques d'équité du système ou de santé publique. Enfin, son lien avec les données de prestation de la Sécurité sociale rend notamment possible des analyses fines des déterminants du recours aux soins. En 2004, ESPS a interrogé plus de 8 000 ménages et 22 000 individus, avec le taux de participation le plus élevé depuis 1998. Parmi les principales nouveautés, on peut noter des questions sur le déroulement de séances de médecine ambulatoire, des questions sur les périodes d'inactivité, de difficultés financières ou d'isolement, ainsi qu'un recueil du capital social.


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10 avril 2008